Colision première
Il y avait cette tension électrique entre nous,
un champ de forces invisible qui nous poussait l’un vers l’autre depuis des semaines.
Chaque regard,
chaque silence trop long était une promesse que nous n’osions pas encore formuler.
Et puis ce jour-là, le barrage a cédé.
Tes yeux ont plongé dans les miens avec une faim nue,
une envie si pure, si brute, que j’en ai eu le souffle coupé.
Je voyais dans tes pupilles le reflet de mon propre désir :
cette urgence partagée, cette soif identique.
Nous nous sommes rapprochés sans un mot,
comme deux aimants qui ne peuvent plus lutter contre leur nature.
Quand nos lèvres se sont enfin touchées,
ce fut une explosion douce et violente à la fois.
Pas un simple baiser : une rencontre totale.
Ta bouche s’est ouverte sur la mienne avec une passion que personne ne m’avait jamais offerte avant.
Tu m’embrassais comme si tu avais attendu ce moment toute ta vie,
comme si chaque seconde précédente n’avait existé que pour nous mener ici.
Tes mains glissaient sur ma nuque, possessives, tendres et fiévreuses.
Les miennes s’enfonçaient dans tes cheveux, te rapprochant encore,
comme si je voulais te fondre en moi.
Le goût de toi, chaud, légèrement sucré, un peu sauvage, m’a envahi tout entier.
Le monde autour a disparu.
Il n’y avait plus que ton souffle mêlé au mien,
le battement affolé de nos cœurs qui s’accordaient,
et cette envie mutuelle, presque douloureuse, de nous dévorer l’un l’autre.
Tu m’embrassais avec une ardeur que je n’avais jamais connue :
ni timidité, ni retenue, seulement une passion pure,
un désir qui disait « enfin » à chaque mouvement.
C’était le baiser que j’avais toujours espéré sans le savoir.
Le premier vrai, le plus intense, le plus vivant.
Celui qui effaçait tous les précédents,
qui les rendait pâles et incomplets.
Personne ne m’avait jamais embrassé avec une telle envie,
une telle soif de moi, une telle urgence amoureuse.
Et je te rendais cette passion au centuple,
nos corps serrés l’un contre l’autre,
comme si ce baiser pouvait à lui seul sceller quelque chose d’éternel.
Quand nos lèvres se sont séparées, à regret,
nous sommes restés front contre front,
le souffle court, les yeux brillants.
Un sourire tremblant s’est dessiné sur mon visage, et j’ai su, à cet instant précis,
que ce premier baiser fougueux resterait gravé en moi comme le plus beau, le plus fort, le meilleur de toute ma vie.








