Time Has The Final Word by FirstFP at Inkitt
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Time Has the Final Word

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Summary

À la mort de son père, Alwin hérite du domaine de Norrwyn et se retrouve amené de diriger un territoire du Nord, au cœur d'un Empire en apparence prospère. Entre responsabilités, conflits et défis inattendus, il devra apprendre à gouverner tout en traçant sa propre voie dans un monde où les apparences sont parfois trompeuses.

Status
Ongoing
Chapters
15
Rating
n/a
Age Rating
16+

Chapitre 0: Prologue

Je suis l’héritier d’une famille possédant une immense fortune qui commence à tomber dans l’oubli. Nous possédons de vastes terres, mais aucun titre de noblesse. Pendant quinze ans, ma vie est relativement paisible.

Puis, un soir de forte pluie, quelqu’un frappe à la porte de mon bureau. Lorsque je me lève pour ouvrir, un éclair illumine brièvement la pièce. J’ouvre la porte et découvre mon majordome.

Ses vêtements sont trempés et couverts de boue.

— Que se passe-t-il ?

Il baisse les yeux. Pendant quelques secondes, seul le bruit de la pluie résonne dans le couloir.

— Jeune maître Alwin, une catastrophe s’est produite sur la route de la capitale. Un éboulement s’est produit au passage du mont Neptis Vos parents s’y trouvaient au moment des faits. Nous n’avons toujours aucune nouvelle de leur cortège.

Lorsque j’entends cette nouvelle, le temps semble se figer autour de moi.

— Jeune maître...

Comment ça, mes parents ? Un éboulement ? Ils s’y trouvent ? Ce n’est pas possible.

— C’est une blague ? N’est-ce pas, Alfred ? Dis-moi que c’est une blague !

— Non, je ne me permettrai pas de faire une blague de la sorte. Malheureusement, c’est la réalité, jeune maître.

Paf !

— Jeune maître, vous allez bien !?

— Ou... Oui, excuse-moi. Mes jambes ont lâché. J’arrive pas à croire que ce soit arrivé. Pourquoi eux ? Ils ont toujours été les personnes les...

Mes larmes commencent à couler.

— Je ne sais pas, jeune maître. Mais pour le moment, relevez-vous et mettez-vous assis.

— Tu as raison, je vais m’asseoir. Vous avez déjà envoyé des gardes ?

Pourquoi je pose cette question alors que la réponse est évidente ?

— Oui, des gardes ont déjà été envoyés pour retrouver vos parents.

— Il y a une chance qu’ils soient encore en vie ? Hein, Alfred, dis-moi qu’il y a une chance.

— Il y en a une...

— Y en a une... Ça veut dire qu’ils sont peut-être encore en vie.

...

— Jeune maître, il y a un mais. Vos parents ont pris la route il y a six jours. Ils étaient sûrement déjà arrivés au mont, donc, logiquement, ils s’y trouvaient au moment de l’éboulement. Mon but n’est pas de vous donner de faux espoirs.

— Non, tu as raison. C’est moi qui me suis excité pour rien. Excuse-moi.

— Ce n’est rien, jeune maître.

— Quand les gardes envoyés arriveront-ils ?

— S’ils vont au plus vite, ils devraient arriver d’ici le lever du soleil.

— Ok, merci Alfred. Tu peux sortir, j’aimerais être seul.

— Tout de suite.

Il y a donc de grandes chances qu’ils ne soient plus de ce monde...

Je regarde la pluie frapper les vitres. Chaque minute me semble durer une éternité. Il m’est impossible de fermer l’œil en sachant que mes parents sont peut-être ensevelis sous ces pierres, en train de souffrir... s’ils sont encore en vie.

Les premiers rayons du soleil commencent à apparaître à l’horizon. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Chaque minute passée à dormir aurait été une minute durant laquelle j’ignore ce qu’il est advenu de mes parents.

Alors que j’observe lentement le soleil se lever, trois coups résonnent contre la porte.

Toc. Toc. Toc.

— Entrez.

La porte s’ouvre lentement et mon majordome entre dans mon bureau avec un plateau sur lequel repose une tasse de café. Son parfum se répand rapidement dans toute la pièce.

— Jeune maître, je vous apporte un café afin que vous repreniez un peu de forces après cette nuit blanche.

Il s’avance et pose la tasse sur mon bureau.

— Merci. Cela m’aidera à rester éveillé.

— Toujours aucune nouvelle de mes parents ?

— Nos hommes sont sûrement déjà arrivés sur place. À cette heure-ci, ils devraient bientôt envoyer un messager.

— Très bien. Tu peux disposer.

Je porte la tasse à mes lèvres. Le café est déjà tiède. Je ne quitte pas l’extérieur des yeux, espérant voir arriver le messager. Le soleil monte de plus en plus haut dans le ciel et les ombres se raccourcissent. Il est déjà midi et pourtant, toujours aucune nouvelle. Les domestiques sont occupés à leurs corvées.

Puis, d’une minute à l’autre, ils s’agitent dans la cour.

Quelqu’un frappe à ma porte.

— Entrez !

Une domestique ouvre la porte, essoufflée, comme si elle avait couru jusqu’à mon bureau.

Enfin... Après des heures d’attente, des nouvelles sont arrivées.

Je me lève brusquement, faisant tomber ma chaise à la renverse.

— Que se passe-t-il !?

— Jeune maître, un messager est arrivé.

— Où est-il !?

— Dans la cour, jeune maître.

Je me précipite hors de mon bureau et traverse rapidement la demeure, qui semble bien plus calme que les autres jours, en direction de la cour.

Lorsque j’y arrive, je vois le messager. Il est couvert de poussière et semble épuisé, mais je ne perds pas une seconde.

— Mes parents ont-ils été retrouvés !?

Il évite mon regard lorsque je lui pose cette question.

C’est ce détail qui attire immédiatement mon attention.

— Répondez ! Mes parents... Les avez-vous retrouvés !?

— Oui, jeune maître. Nous avons retrouvé votre père et votre mère.

— Que leur est-il arrivé ?

Le messager hésite un instant avant de répondre.

— Je suis désolé, jeune maître. Vos parents ont été retrouvés morts sous les décombres de l’éboulement.

Autour de moi, la cour devient silencieuse. Les domestiques semblent eux aussi sous le choc. Certaines servantes portent leurs mains à leur bouche, incapables de cacher leur émotion. Même Alfred baisse les yeux après avoir entendu cette terrible nouvelle.

C’est donc vraiment arrivé... Ils sont vraiment morts... Pourquoi ? Pourquoi... Ils sont vraiment morts... Tous les moments passés avec eux...

Je pense aux moments passés avec eux...

Je pense aux moments passés avec eux.

— Père, je suis venu comme vous me l’avez demandé. De quoi vouliez-vous me parler ?

— Ah, enfin tu es là. Viens, je veux te donner un livre spécial. Tiens, c’est celui-ci.

— Qu’est-ce que c’est ?

— Il parle des Kro-nest. Lis-le. Même si tu ne le comprends pas maintenant, tu le comprendras quand le moment sera venu.

— Les Kro-nest ? C’est quoi ?

— Je te le dirai plus tard. Garde-le précieusement, tu comprendras un jour.

— D’accord. Merci, père.

Toc. Toc.

— Entrez.

Eira s’incline.

— Le repas est prêt, monsieur.

— Oh, jeune maître, vous êtes là.

— En effet. Mais combien de fois je t’ai dit de m’appeler par mon prénom, Eira ? Nous sommes amis d’enfance.

— C’est vrai... Excusez-moi, jeune maître.

— Laisse tomber. Allons manger.

— Mmm... Excellent.

— Qu’en pensez-vous, mère ? C’est moi qui ai préparé ce ragoût.

— Il est toujours aussi bon. Décidément, tu as un don pour la cuisine.

— Merci.

— J’espè...re que... tu m’en refe...ras...

Le souvenir se brise. Je reprends brusquement mon souffle.

— Gasp... Leurs corps... Où sont-ils ?

— Ils sont encore sur le chemin du retour. Les dégager des décombres a pris du temps.

— Je comprends...

Je baisse les yeux quelques instants.

— Préparez leur arrivée au plus vite...

Ma voix est plus faible que je ne l’aurais voulu.

— Et assurez-vous qu’ils soient traités avec tout le respect qui leur est dû.

Les domestiques s’activent aussitôt. Ils commencent à rassembler tout le nécessaire pour accueillir les corps de mes parents. Les bruits de pas et les voix se multiplient rapidement dans la cour.

Pendant que tout le monde prépare leur retour, je m’assois sur une caisse et essaie de remettre de l’ordre dans mes pensées. Malgré les apparences, je ne suis pas remis de cette terrible nouvelle. Mes mains tremblent encore.

Pourquoi... Pourquoi est-ce arrivé ? Comment Lia et Lio vont-ils réagir en l’apprenant ? Ils vont sûrement pleurer pendant des heures...

Une heure passe, le temps que je retrouve un semblant de calme.

Soudain, la cour s’agite davantage qu’auparavant.

Je lève la tête.

Plusieurs hommes partis à la recherche de mes parents franchissent le portail de la demeure. Au centre du groupe avance un chariot recouvert d’un drap blanc.

Je me lève et me dirige rapidement vers le chariot. Plus je m’en approche, plus mes jambes semblent lourdes.

Une fois arrivé, j’aperçois deux silhouettes immobiles sous des draps. Je n’ai pas besoin qu’on me dise qui elles sont.

Avant de donner mes ordres, je les regarde pendant quelques instants.

Père... Mère... Vous quittez donc vraiment ce monde ? C’est beaucoup trop tôt pour que cela soit réel...

Après avoir hésité quelques secondes, je donne mes ordres.

— Transportez leurs corps dans la chambre funéraire et préparez-les pour les obsèques.

— À vos ordres, jeune maître.

— Prévenez mon frère et ma sœur de venir dans la chambre funéraire avant la fermeture des cercueils.

Les hommes emportent les corps jusqu’à la chambre funéraire. Je les suis à mon tour.

Arrivés dans la chambre, ils déposent les corps sur les lits avant de quitter la pièce. Les domestiques s’occupent des corps pendant que je les observe.

Peu après, mon frère et ma sœur, suivis de mon majordome, arrivent après avoir été prévenus, comme je l’ai ordonné.

Toc. Toc.

— Vous pouvez entrer.

La porte s’ouvre lentement. Mon frère et ma sœur entrent dans la chambre funéraire.

Aucun d’eux ne parle.

Puis leurs regards se posent sur nos parents.

Ils se figent pendant quelques secondes avant de se précipiter vers les lits.

Leurs larmes commencent aussitôt à couler.

Je détourne le regard.

Voir leur douleur est presque aussi difficile que d’accepter la mort de mes parents.

Le reste de la journée se déroule dans un silence pesant. Les domestiques terminent les préparatifs des obsèques tandis que les proches de la famille et les villageois arrivent progressivement après avoir appris la mort du seigneur de ces terres et de son épouse.

Je retourne dans ma chambre à la fin de la journée.

Je regarde vers mon bureau.

C’est le livre que mon père m’a donné la dernière fois. Il m’a dit de le lire... mais je n’ai pas la tête à ça aujourd’hui. Je vais aller me reposer.

Cette nuit-là, personne ne trouve le sommeil.

Enfin, le lendemain matin, le jour des funérailles arrive. Tout le monde est déjà rassemblé et vient présenter ses condoléances à la famille.

Un vieil homme s’approche.

— Votre père était un homme bon, jeune maître. Il m’a aidé lorsque ma maison a brûlé il y a quelques années.

Il s’incline légèrement.

— Merci d’être venu leur rendre hommage.

Un marchand richement vêtu s’approche à son tour.

— Toutes mes condoléances. J’ai fait affaire avec votre mère pendant plus de cinq ans, c’était une femme remarquable. Si vous avez besoin d’aide en ces moments difficiles, je vous aiderai volontiers.

— Je vous remercie.

Ensuite, de nombreuses personnes viennent présenter leurs condoléances pour la mort de mon père et de ma mère, mais une personne ne le fait pas. Toutes semblent sincèrement affectées par leur disparition.

Puis le moment de l’enterrement arrive.

Le prêtre venu du village le plus proche s’avance pour commencer la cérémonie.

— Aujourd’hui, nous nous réunissons pour dire adieu à deux personnes. Deux personnes qui ont consacré leur vie à leur famille et à tous ceux qui vivaient sur ces terres.

Qui est cet homme, au loin ? Il n’est pas venu me saluer... C’est étrange. Bon, il ne faut pas que je pense à ça. C’est sûrement rien. Je dois bientôt faire mon discours.

— Que leur repos soit paisible et que leur souvenir demeure dans nos cœurs. Nous ne les oublierons jamais.

Je m’avance vers les cercueils et prononce quelques mots avant qu’ils ne soient enterrés.

— Je ne sais pas si je serai à la hauteur... Ni si je serai un aussi bon seigneur que l’ont été mes parents. Mais je vous fais une promesse : je donnerai tout ce que j’ai pour apprendre à gouverner ces terres et les rendre encore plus prospères qu’elles ne l’ont jamais été.

Je recule après mon discours, la tête baissée.

Les hommes s’approchent lentement des cercueils. Dans un silence presque total, ils les descendent dans le mausolée familial.

Peu à peu, les invités quittent le mausolée.

Mon frère, ma sœur et moi restons encore quelques instants devant eux.

Puis nous retournons au manoir après avoir fait nos derniers adieux à nos parents.

Le lendemain, une nouvelle vie m’attend.

Petit mot de moi même :

J’allais commencer par “Il était une fois”, puis je me suis dit qu’on avait déjà vu ça quelque part.

Et n’oubliez pas de donner votre avis, c’est mon premier webnovel ! :)

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