L’alpha Du Trilion by Laplumedupaon at Inkitt
Customize readability
Aa

L’ALPHA DU TRILION

All Rights Reserved ©

Summary

Traqué par les siens et grièvement blessé, Léo trouve refuge auprès de Mathieu, l’Alpha du Trilion. Mais lorsqu’il reprend connaissance, le jeune homme ne se souvient de rien. Ni de son passé, ni de son identité, ni des raisons qui ont poussé les siens à vouloir sa mort. Accueilli au sein de cette nouvelle meute, Léo tente peu à peu de reconstruire sa vie. Pourtant, un danger bien différent l’attend : les sentiments qu’il développe pour Mathieu. Car l’Alpha est marié, son épouse attend un enfant, et dans leur monde, l’amour entre deux hommes est considéré comme une abomination. Entre désir, devoir et interdits, une relation secrète naît entre eux. Une relation qui, si elle venait à être découverte, pourrait leur coûter bien plus que leur place au sein de la meute. Mais le passé de Léo n’a pas disparu. À mesure que des fragments de mémoire refont surface, une menace se rapproche. Quelque part, un homme puissant le recherche sans relâche. Et il est prêt à tout pour récupérer Léo.

Status
Ongoing
Chapters
17
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapitre 1 : La Fuite

Léo

J’avançais en boitant vers les bois.

Chaque pas m’arrachait une grimace. J’étais couvert de sueur, mes vêtements collaient à ma peau et mon souffle s’échappait de mes lèvres fendues en inspirations courtes et douloureuses. Une douleur lancinante me traversait les côtes à chaque mouvement, tandis que ma jambe gauche menaçait de céder sous mon poids.

Pourtant, je continuais. Je devais continuer.

Lorsque j’atteignis enfin l’orée de la forêt, je m’arrêtai net. Devant moi, les bois formaient une immense muraille noire.

Je déglutis. Non. Tout mon corps refusait d’avancer.

D’aussi loin que je me souvienne, j’avais toujours eu peur de l’obscurité des bois. Depuis mon enfance, ces arbres serrés les uns contre les autres, ces branches qui semblaient se refermer au-dessus de ma tête et cette impossibilité de savoir ce qui pouvait se cacher quelques mètres plus loin éveillaient en moi une profonde sensation d’insécurité.

Dans une forêt plongée dans le noir, le danger pouvait surgir de partout. Cette peur m’avait valu bien des moqueries.

Quel genre de loup a peur des bois ?

Je pouvais presque entendre leurs rires.

Nous sommes les maîtres de ces forêts, Léo.

Et puis cette phrase, toujours accompagnée d’un sourire moqueur :

Tu es sûr d’être un véritable loup ?

Même lorsque mes parents avaient essayé de me forcer à affronter cette peur, j’avais toujours trouvé une excuse pour ne pas m’aventurer seul entre les arbres après le coucher du soleil.

Et voilà que ce soir, l’endroit que j’avais passé ma vie à éviter représentait ma seule chance de survie. Si ça, ce n’était pas de l’ironie…

Je levai les yeux vers le ciel. Même la lune semblait avoir décidé de m’abandonner. Elle qui, quelques heures plus tôt, avait été ma plus précieuse alliée s’était maintenant réfugiée derrière un immense nuage sombre, plongeant la forêt dans une obscurité presque totale.

— Lâche… murmurai-je.

Un sourire amer étira mes lèvres fendues.

Un bruissement éclata soudain dans les feuillages. Je sursautai. Mon sourire disparut aussitôt.

Mes yeux parcoururent nerveusement les alentours. Je scrutai les buissons, les arbres, les hautes herbes. Pendant quelques secondes, je retins mon souffle.

Rien. Seulement le vent. Du moins, je l’espérais.

Je finis par avancer jusqu’au premier arbre et posai une main contre son tronc. L’écorce rugueuse du vieux chêne écorcha légèrement ma paume, mais je m’y agrippai pour ne pas tomber.

Je fermai les yeux. Juste quelques secondes. Il me fallait seulement quelques secondes pour reprendre mon souffle.

Une douleur aiguë me traversa les côtes et je serrai les dents. Ma jambe gauche me lançait tellement que je pouvais sentir les battements de mon cœur jusque dans ma cuisse.

Je n’en pouvais plus. Puis j’aperçus quelque chose. En contrebas. De petites lueurs blafardes vacillaient au loin. Une. Puis une autre. Puis plusieurs. Des torches.

Mon cœur manqua un battement. Ils m’avaient retrouvé. Je me redressai aussitôt, oubliant presque la douleur. La forêt. Je regardai l’obscurité devant moi. Puis les lumières derrière.

Soudain, les monstres que mon imagination avait toujours placés entre ces arbres me parurent bien moins terrifiants que ceux qui arrivaient derrière moi.

Je m’engouffrai dans les bois. Je progressai en m’aidant des troncs, avançant aussi vite que ma jambe me le permettait. Très vite, l’obscurité m’enveloppa entièrement.

Pas un rayon de lumière ne perçait la canopée.

Les arbres s’élevaient autour de moi comme de longues silhouettes immobiles, leurs cimes disparaissant dans les ténèbres. Une brume légère rampait entre les troncs, effleurait les fougères et les racines noueuses avant de se perdre dans les profondeurs de la forêt.

Pourtant, tout semblait étrangement paisible.

Quelques feuilles frémissaient sous la caresse du vent. Le chant régulier des grillons se mêlait au murmure d’un ruisseau que je ne pouvais pas voir. De temps en temps, le craquement d’une branche ou le hululement lointain d’une chouette venait troubler cette tranquillité.

J’avançai malgré la peur qui me nouait l’estomac. Un pas. Puis un autre. Et encore un autre.

J’étais presque parvenu à me convaincre que je pouvais le faire lorsque la terre se mit à vibrer.

Je m’immobilisai. Non.

Une nuée d’oiseaux s’arracha brusquement aux branches dans un concert de cris et de battements d’ailes.

Cette fois, je compris. Ils avaient atteint l’orée des bois. La panique prit le dessus. Je saisis ma chemise et tirai dessus avec tellement de force que le tissu se déchira. Mes haillons tombèrent les uns après les autres sur le sol humide. Le vent glacial mordit immédiatement ma peau nue et un frisson parcourut tout mon corps.

Mais je n’avais pas le temps d’avoir froid. Je laissai le changement venir. La douleur fut brève et familière. Mes os craquèrent. Mon corps se courba. Mes mains touchèrent le sol avant de devenir des pattes, mes ongles s’allongèrent en griffes et une fourrure rousse recouvrit progressivement ma peau.

Quelques secondes plus tard, l’homme avait disparu. À sa place se tenait un loup roux. Un loup qui n’avait plus grand-chose d’impressionnant. Mon corps était chétif, amaigri au point que mes côtes se dessinaient sous mon pelage. Mes blessures n’avaient pas disparu avec la transformation. Au contraire, chacune d’elles semblait me rappeler brutalement son existence.

Je n’avais cependant besoin que d’une chose. Courir. Je bondis entre les arbres. Mes pattes frappèrent la terre humide à une cadence folle.

L’obscurité ? Je n’y pensais même plus.

Les branches basses fouettaient mon museau et s’accrochaient à mon pelage. Les pierres meurtrissaient mes coussinets. Les racines surgissaient devant moi sans prévenir.

Je courais. Aussi vite que mon corps épuisé me le permettait.

La lune finit par ressortir de derrière son nuage et quelques-uns de ses rayons réussirent à traverser l’épaisse canopée. Ils accrochaient par instants mon pelage roux, le faisant flamboyer dans la nuit avant que l’obscurité ne m’avale de nouveau.

Je ne savais plus depuis combien de temps je courais. Mes poumons brûlaient. Chaque inspiration devenait plus difficile que la précédente. Mes muscles me suppliaient de ralentir. Mes coussinets, meurtris par les pierres et les kilomètres parcourus, me lançaient à chaque foulée.

Je voulais m’arrêter. M’allonger. Fermer les yeux. Rien qu’un instant. Mais je ne pouvais pas. Ils me poursuivaient.

Je tendis l’oreille. Pendant quelques secondes, je n’entendis plus que le martèlement de mes propres pattes contre la terre et mon souffle rauque.

Peut-être les avais-je semés. Peut-être—

Un hurlement déchira la nuit. Mon sang se glaça. Un deuxième lui répondit. Puis un troisième.

Ils étaient encore là. La terreur traversa mon corps comme une décharge. J’accélérai. Plus vite. Il fallait mettre le plus de distance possible entre eux et moi. Atteindre une autre forêt. Une rivière. Une frontière. N’importe quoi. Je me fichais de savoir où j’allais. Il fallait seulement qu’ils perdent ma trace.

Je bondis par-dessus un tronc abattu et poursuivis ma course sans ralentir. Les arbres défilaient autour de moi. Je ne distinguais presque plus rien. Seulement des silhouettes noires, quelques éclats de lune et des fragments de sol apparaissant devant mes pattes une fraction de seconde avant de disparaître derrière moi.

Encore quelques mètres. Encore un peu. Je pouvais y arriver. Je pouvais—

Ma patte avant se prit dans une racine. Tout bascula. Mon corps fut projeté vers l’avant avec une violence qui me coupa le souffle. Je heurtai brutalement le sol. Puis je roulai. Une pente. Je n’avais pas vu la pente. J’essayai de planter mes griffes dans la terre, mais mon corps continuait sa chute. Terre. Branches. Pierres. Ciel. Terre.

Je ne savais plus où était le haut. Une branche me lacéra le flanc. Je poussai un gémissement. Mes griffes labourèrent désespérément le sol sans parvenir à trouver de prise. Puis je le vis. Un énorme rocher. Juste devant moi.

Non.

Je tentai de me retourner. Trop tard. Mon crâne percuta la pierre. Une douleur fulgurante explosa dans ma tête. Pendant une fraction de seconde, je ne ressentis plus rien. Plus la douleur. Plus la peur. Plus mes poursuivants derrière moi.

Je crus apercevoir la lune entre les branches. Puis elle disparut à son tour. Et les ténèbres m’emportèrent.

Let Laplumedupaon know what you thought about this chapter!
Love this

1

Love this

Funny

0

Funny

Spicy

0

Spicy

Suspenseful

1

Suspenseful

Emotional

1

Emotional

Profound

1

Profound

Heartwarming

1

Heartwarming

Shocking

1

Shocking

Good Writing

1

Good Writing

Compelling Plot

1

Compelling Plot

Great Character

1

Great Character

Strong Dialog

1

Strong Dialog

Further Recommendations

A Blessing in Disguise

Miriam0011: Hi there! I really enjoyed reading your story, it was both interesting and well written. Your style feels very natural and easy to connect with. Do you usually write in this genre, or do you explore others as well?

Read Now
Silver's Second Chance

Clare: Loved the second chance mate story line. But loved even more the strong female lead. Would love to a mini fic of this couple a few years down the line.

Read Now
My Fake Straight Boyfriend

shane3140sw: Interesting read. A bit slow in parts and a little repetitive. But for some reasion, I couldn’t put it down. I had to find out what happened next.

Read Now
Mystic Wolf

Shriya: After a long time i came across a long, romantic story with lovely characters, engaging plot and a decent pace across most times. Ignoring a few typos, this story has been lovely to read and deeply engaging.

Read Now
The Alpha's Exiled Mate

Sonakshi: I like the characters and emotions that was so good and perfect and the story was definitely amezing

Read Now
Fated to My Ex- Best Friend

Saraa: I really admire how unique your plot is. It didn't feel predictable at all. Did you always know how the story would end, or did the ending change while you were writing?

Read Now
The Orc's Pet

Aleesa: I loved reading this book! Great job Stephanie, you have a wonderful talent, thank you so much for sharing it☺️.

Read Now
Alpha’s Claim

Stefania: It's the best book of this kind that a ever read, and i read a lot. I like everything, how was handled every chapter, every emotion.

Read Now
The Mate he couldn't have

Jayne K. Ainslie: It was a great story - loved the plot line and curse and everything. It just felt a bit rushed, although I’m a sucker for more dramatics so maybe that’s just me. Love the HEA though. Thank you for the story!

Read Now
L’ALPHA DU TRILION