Le réveil
La jeune femme se réveilla. Ce n’était pas sa chambre dans laquelle elle se réveillait. Elle se releva assez vite et essaya de sortir de cette pièce inconnue. Des dizaines de détritus jonchaient le sol. J’aimerai bien savoir qui vit ici, pesta t-elle en retirant de son pied une cannette de soda sur qui elle venait de marcher dessus. Elle réussit tout de même à sortir de la pièce. L'entrée de la chambre donnait sur un mini couloir. Elle le traversa et se retrouva au millieu d'un salon rempli d'un bazar sans nom. Une baie vitrée donnait sur un quartier de campagne. Suprise de trouver des vêtements à sa taille, elle sortit par la baie vitrée.
Il y faisait un froid glacial, à l'extérieur. Elle descendit les marches de l'entrée et se retrouva sur le trottoir. Un banc se trouvait quelques mètres plus loin. Elle trouva l'énergie de marcher jusqu'au banc pour s'y affaler. Ses doigts gelés tremblaient. Elle les frotta l'un contre l'autre tout en soufflant pour avoir un infime sentiment de chaleur. Elle resta assise là pendant de longues minutes, même des heures, qu'importe car elle n'avait pas l'heure.
Une voix interrompit son silence.
-" Ça va ? Demanda l'inconnu.
Elle ne répondit pas tout de suite, levant la tête pour apercevoir le visage de son interlocuteur.
Celui ci avait des cheveux bruns clairs, flottants au vent et des yeux bleus, des traits si doux qui pourraient presque être décrits comme parfaits. Il la regardait avec des yeux remplis de pitié. Elle marmonna un oui.
-« Tes mains sont gelées. Viens, j’ai vu un café pas loin »
Il l’aida à se lever et il lui prit la main pour la guider vers le café qu’il avait indiqué. La chaleur de la main de l'inconnu réchauffait la sienne. Le café dont il parlait avait l'air neuf. Comme si il avait été remplacé il y a peu... Ils entrèrent dans le café et elle s'assit à une table au hasard. Elle remarqua une cheminée et, se levant pour y remettre du bois, elle l'alluma. Sa chaleur réchauffait ses mains et lui procurait un sentiment de réconfort. Le jeune homme revint avec deux cafés. Leur repas se fit dans le plus grand silence, jusqu'à ce qu'elle ose poser une question.
-" Alors, tu viens d'où ?
- Sais pas. Et toi ?
- Pareil.
Quelle idiote je suis de poser cette question ! Ça n'a même pas fait avancer la conversation ! Et puis lui là, pourquoi il répond ça ? Sérieux, il aurait pu me poser une autre question ! Bon, essayons autre chose.
- Tu t'appelles comment ?
- Vincent. Et toi ?
-Rose.
- Comme la fleur.
- Oui.
La discussion n'avait toujours pas avancé. Elle ne savait de lui que son prénom. Il n'était vraiment pas très bavard. Rose resta pensive un instant.
Pardon ?
Qu'est ce qu'il se passe là ? Je suis avec un inconnu dont je ne connaît pas la vie. Je ne l'ai jamais vu avant. Pourtant il m'a accueillie, non ? Mais, ça commence pas comme ça, les histoires flippantes ?
Non, ça n'existe pas les histoires flippantes.
Et merde, on s'en fout, c'est de ma vie qu'on parle là.
En pensant ces mots, elle se leva brusquement. C'était maintenant, qu'il fallait partir. Elle marmonna quelques mots assez incompréhensibles.
-" Je... Je dois y... Aller, dit-elle en finissant sa phrase dehors, après avoir fermé la porte.
Et quand la porte fut fermée, elle courut.
Courut. Aussi vite qu'elle put.
Jusqu'à la maison d'où elle s'était réveillée. Elle trouva la clé sous le paillasson, ne savant ni comment elle se trouvait là, ni comment elle avait su où elle était. Elle ouvrit la porte. Se dépêchant de rentrer dans son lit, se pelotonna dans son lit.
Elle dormit profondément, ce jour là.








