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Vice Caché

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Summary

À l’université, Cha Nari fait tout pour passer inaperçue. Derrière ses vêtements trop larges et son apparence discrète se cache pourtant une jeune femme bien différente… ainsi qu’un secret qu’elle compte emporter dans sa tombe. Nari pensait pouvoir maîtriser ses désirs tant qu’elle gardait ses distances. Mais il suffit parfois d’un regard, d’un message ou d’une mauvaise rencontre pour faire tomber les limites qu’on croyait infranchissables. Et lorsque son vice caché menace de bouleverser sa vie, rester invisible devient beaucoup plus compliqué.

Status
10h ago
Chapters
3
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapitre 1


Quatre ans plus tôt — dix-huit ans.

Ma première semaine de vacances devait être simple : dormir tard, lire des webtoons et dessiner chaque fois que j’en avais envie.

À la place, je suis réveillée tous les matins à sept heures par des coups de marteau, des moteurs et des hommes qui crient juste derrière notre maison.

Ils construisent une nouvelle maison sur l’ancien terrain vague situé derrière la nôtre.

La construction s’élève tout près de la nôtre.

Depuis ma chambre à l’étage, je peux distinguer chaque mouvement des ouvriers.

Et, malheureusement pour ma concentration, mon petit balcon donne directement sur leur chantier.

Au début, je n’y vois qu’une nouvelle raison de détester mes matinées.

Puis, un jour, je m’approche de la fenêtre pour leur lancer un regard meurtrier.

Et je les vois.

Je reste plantée devant la vitre quelques secondes, oubliant complètement la raison de ma présence.



Ils sont nombreux sur le chantier, mais trois d’entre eux attirent immédiatement mon attention.

Ils n’ont rien à voir avec les garçons que j’ai l’habitude de côtoyer.

Ceux de mon lycée sont encore minces, parfois même frêles, avec des épaules étroites et des corps qui semblent ne pas avoir terminé de grandir.

Eux sont différents.

Plus larges.

Plus solides.

Plus bruts aussi.

Leurs bras se contractent lorsqu’ils soulèvent du matériel.

Leurs tee-shirts humides collent à leur dos et leurs mains paraissent assez grandes pour entourer presque entièrement les poutres qu’ils transportent.

Je ne savais pas qu’un simple corps pouvait dégager une telle impression de force.

Ce premier matin, je finis par m’éloigner de la fenêtre.

Le lendemain, j’y retourne.

Seulement quelques minutes.

Enfin, c’est ce que je me raconte.

Au fil des jours, observer le chantier devient une habitude.

Chaque matin, j’approche ma chaise de la porte-fenêtre et ouvre mon carnet sur mes genoux.

Au début, je dessine réellement.

Une épaule.

Un bras tendu sous l’effort.

La courbe d’un dos penché pour soulever une charge.

Cela devrait rester un simple exercice de dessin.

Pourtant, plus les jours passent, plus mon corps réagit.

Ma respiration devient plus profonde lorsque l’un d’eux se dénude.

Ma nuque se couvre de transpiration alors que je reste parfaitement immobile.

Une chaleur étrange apparaît au creux de mon ventre avant de descendre entre mes cuisses.

Parfois, ce n’est qu’une légère pulsation.

D’autres fois, elle devient si forte que je dois serrer les jambes pour la calmer.

Comme si mon corps réclamait quelque chose que je ne parviens pas encore à comprendre.

Des garçons m’ont déjà plu.

Il m’est même arrivé d’imaginer en embrasser un.

Mais jamais mon corps ne s’était mis à réagir avant même que j’aie le temps de réfléchir.

Certains matins, mes tétons durcissent brusquement sous mon tee-shirt.

Je croise alors les bras sur ma poitrine, comme si quelqu’un pouvait me voir à travers les murs.

Et parfois, lorsque l’un des ouvriers soulève une poutre ou que son débardeur remonte en dévoilant son ventre tendu sous l’effort, la chaleur devient si intense que je referme précipitamment mon carnet pour aller m’enfermer dans la salle de bains.

Même l’eau froide ne suffit pas toujours à me calmer.




Le lendemain matin, je suis de nouveau devant la fenêtre.

Et le jour suivant aussi.

À force d’avaler ma salive en les regardant, je vais finir déshydratée avant qu’ils aient terminé le toit.

Le dessin ne me suffit même plus.

J’ai envie de les reproduire en sculpture.

De modeler chaque relief de leurs corps et de faire glisser mes doigts sur l’argile jusqu’à retrouver toute cette puissance sous mes mains.

Dans un but strictement artistique, bien entendu.

Mes tétons durs et les douches froides font probablement partie du processus créatif.

Il faut tout de même que je me rende à l’évidence.

Je suis fascinée par ces créatures robustes.

Voilà.

Le diagnostic est posé.

Le plus troublant, c’est qu’ils n’en savent rien.

Pendant qu’ils poursuivent tranquillement leurs journées, moi, je les transforme en œuvres d’art depuis ma chambre.



Et cette pensée ne fait qu’aggraver mon cas.

Je commence même à laisser la porte-fenêtre entrouverte malgré le bruit.

Officiellement, c’est à cause de la chaleur.

Officieusement, je suis devenue une véritable catastrophe.

Ce matin, j’essaie de n’en dessiner qu’un seul.

C’est du moins le plan.

Le deuxième finit par le rejoindre.

Puis le troisième.

Je contemple ma page.

Ensuite, les trois hommes réunis face à ma chambre.

Il va me falloir un carnet plus grand.




Un après-midi, je suis allongée sur mon lit en train de lire un webtoon lorsque le bruit de plusieurs planches déplacées me fait relever la tête.

Je pensais le chantier désert.

Les ouvriers quittent généralement les lieux à cette heure-ci et, aujourd’hui, il n’y a personne à la maison.

Mes parents sont sortis et je dispose enfin de quelques heures de tranquillité.

Je pose ma tablette et me dirige vers la fenêtre.

Le plus jeune des trois ouvriers est encore là.

Seul.

Il doit être au début de la vingtaine.

Son tee-shirt sombre colle à son dos tandis qu’il range du matériel sur la dalle du premier étage, légèrement plus bas que mon balcon.

Quelques mètres à peine nous séparent.

Je devrais retourner sur mon lit.

À la place, je reste derrière la vitre à le regarder travailler.

Puis une envie aussi soudaine qu’insensée me traverse.

Je veux qu’il me voie.

Cette idée fait aussitôt accélérer mon cœur.

Je baisse les yeux vers ma tenue.

Un débardeur léger, aucun soutien-gorge et un short suffisamment court pour dévoiler le haut de mes cuisses.

Je pourrais simplement entrouvrir la porte-fenêtre et rester à l’intérieur.

Mais ce n’est pas assez.

Je sors sur le petit balcon attenant à ma chambre et attrape le chiffon abandonné sur une chaise.

Je commence à essuyer les barreaux de la rambarde en feignant de ne pas avoir remarqué sa présence.

Durant quelques secondes, rien ne se passe.

Puis je sens son regard.

Je ne sais pas comment l’expliquer.

Je ne le vois pas encore me regarder, mais tout mon corps le comprend avant moi.

Mes tétons se durcissent sous le tissu et une chaleur lente se répand entre mes cuisses.

Une pulsation affolée remonte jusque dans ma gorge.

Je me penche légèrement pour nettoyer le bas de la rambarde.



Mon short remonte sur mes fesses.

Je pourrais le remettre correctement.

Je ne le fais pas.

Lorsque je tourne discrètement la tête, l’ouvrier ne travaille plus.

La tête levée vers moi, il me fixe sans détour. Même à cette distance, l’intensité de son regard me traverse.

Putain…

Qu’est-ce que je viens de faire ?

C’est la première fois que j’ose quelque chose d’aussi provocant.

Une satisfaction brûlante remonte dans ma poitrine.

Je me redresse avec une innocence parfaitement étudiée et continue de passer mon chiffon sur la rambarde.

— Hé !

Sa voix me fait sursauter.

Je tourne la tête vers lui comme si je venais seulement de découvrir sa présence.

— Oui ?

— Qu’est-ce que tu fais ?

Je regarde le chiffon dans ma main.

— Je nettoie mon balcon.

Il me détaille sans aucune discrétion.

Même à cette distance, je comprends très bien que ce n’est pas le chiffon qui l’intéresse.

— Tu es certaine que c’est seulement ce que tu fais ?

La chaleur gagne brusquement mon visage.

— Je ne comprends pas votre question.

Il laisse échapper un rire bref et pose la planche qu’il tenait.

— Tu joues à un jeu dangereux, tu sais.

— Quel jeu ?

— Celui où tu fais semblant de ne pas savoir que je te regarde.

La chaleur entre mes cuisses s’intensifie.

— Vous me critiquez, mais vous passez vos journées à retirer vos tee-shirts face à ma chambre.

Ses sourcils se soulèvent.

— Ah… Alors tu t’es dit que tu pouvais faire pareil ?

Je reste silencieuse.

Son sourire s’élargit.

— Et si je me mets à poil, tu fais pareil aussi ?

Ma bouche devient sèche.

La question est absurde.

Provocante.

Pourtant, je refuse de reculer.

— Bien sûr.

Il rit, comme s’il ne croyait pas une seconde à ma réponse.

Puis ses doigts attrapent le bas de son tee-shirt.

Il le retire lentement et le laisse tomber près de ses outils.

Mon souffle se suspend.

Je l’ai déjà observé torse nu, mais jamais alors qu’il savait que je le regardais.

Ses épaules se redressent volontairement.

Ses muscles se contractent sous ma surveillance et toute son attention reste fixée sur moi.

— À ton tour.

Mon cœur frappe si fort contre mes côtes qu’il doit presque l’entendre depuis le chantier.

Je pourrais rentrer.

Refermer la porte-fenêtre.

Faire semblant d’avoir plaisanté.

Je ne sais pas ce qui me possède.

C’est comme si une autre version de moi venait de se glisser sous ma peau, plus audacieuse, plus affamée, incapable de reculer.

Avant que je puisse la retenir, mes doigts saisissent le bas de mon débardeur et le remontent par-dessus ma tête.

L’air chaud caresse ma poitrine nue.

Il reste figé, visiblement surpris par ce qu’il découvre.

Un frisson me traverse.

Je ne ressens aucune honte.

Seulement cette chaleur dévorante qui s’étend dans tout mon corps à mesure qu’il me contemple.

— Putain… Regarde-moi ces nichons. Et moi qui croyais que tu trichais avec un soutien-gorge rembourré.

Je retiens difficilement mon sourire.

Je passe lentement une main sous l’un de mes seins et le soulève légèrement.

— Alors ? Ils vous plaisent ? Vous avez envie de les toucher ?

Un sourire moqueur étire ses lèvres.

— Regarde-moi cette petite vicieuse…

Sa main descend vers son pantalon.

Il en défait le bouton sans détourner son attention de moi, puis le fait glisser le long de ses jambes.

Il ne conserve que son boxer.

Mes yeux descendent malgré moi.

La forme tendue sous le tissu est impossible à ignorer.

Une pulsation violente traverse mon bas-ventre.

— À toi, répète-t-il.

Mes doigts tremblent légèrement lorsque j’ouvre mon short.

Je le laisse tomber à mes pieds et reste devant lui en culotte, la poitrine toujours nue.

Il passe lentement sa langue sur sa lèvre inférieure.

— Tu prends ton pied à me chauffer, hein ?

Sa voix est devenue plus grave.

Je serre les cuisses :

— Vous avez peur de perdre ?

Son sourire disparaît lentement.

— Non. Mais fais attention à ce que tu réveilles en moi.

Il glisse ses pouces sous l’élastique de son boxer.

— Je te laisse une dernière occasion de rentrer dans ta chambre.

Il attend ma décision.

Je pourrais arrêter ce jeu maintenant et il ne ferait rien.

Cette certitude m’encourage davantage.

— Vous changez déjà d’avis ?

Son expression se durcit.

Il fait descendre son boxer.

Mon souffle se bloque.

Son sexe se libère devant moi, déjà dur.

Je reste incapable de détourner les yeux.

Je n’ai encore jamais vu un homme nu en vrai.

Seulement dans mes livres d’anatomie, sur des photographies ou à travers les dessins du club d’art.

Rien d’aussi réel.

D’aussi dur.

D’aussi imposant.

Et surtout, aucun homme ne s’était encore dévoilé uniquement parce que je l’avais provoqué.

— Alors ? demande-t-il. Tu ne dis plus rien ?

J’avale difficilement ma salive.

Les battements affolés de mon cœur couvrent presque tous les bruits du chantier.

Puis j’accroche mes doigts aux côtés de ma culotte.

Je la fais lentement glisser le long de mes jambes.



Lorsque je me redresse complètement nue devant lui, sa main se referme autour de son sexe.

— Putain de merde…

Il me dévore sans chercher à dissimuler sa réaction.

Et c’est exactement ce que je voulais.

Mes seins se soulèvent au rythme de ma respiration.

Mes jambes deviennent fébriles et l’humidité entre mes cuisses commence à devenir impossible à ignorer.

Il fait lentement coulisser sa main le long de son sexe.



— Tu vois ce que tu me fais ?

Je hoche faiblement la tête.

— C’est ce que tu voulais, n’est-ce pas ?

Cette fois, je souris.

— Peut-être.

Sa prise se resserre.

— Touche-toi.

L’ordre traverse directement mon ventre.

Je pourrais lui rappeler qu’il n’a aucun droit de me commander.

Pourtant, ma main descend déjà entre mes cuisses.

Je brûle.

Je fonds.

Mes doigts rencontrent immédiatement mon humidité.

Un gémissement tremblant s’échappe de mes lèvres.

— Hanh…

— Putain… Tu es si sensible.

Je ne réponds pas.

Je me laisse lentement glisser sur le sol du balcon, le dos contre le mur, puis j’écarte les cuisses face aux barreaux de la rambarde.

Sa main accélère aussitôt.

— T’as honte de rien…

Mes doigts glissent sur mon sexe devenu terriblement sensible.

Je sais que ce jeu est dangereux.

Pourtant, il reste sur la dalle d’en face.

Il ne tente pas de se rapprocher.

Il se contente de me regarder pendant que je le regarde à mon tour.

C’est cette distance qui me rend folle.

Non…

Je suis folle.

Complètement perverse.

J’adore voir les hommes perdre la tête à cause de moi.

J’adore cette sensation de pouvoir, surtout face à un homme pareil : beau, massif, avec ce corps qui respire quelque chose de presque brutal.

C’est tellement excitant que je n’en peux plus.

Mes doigts accélèrent sur mon clitoris tandis que mon regard reste fixé sur sa main refermée autour de son sexe.

Mes gémissements deviennent plus bruyants.

Sa respiration devient plus rauque et, lorsqu’il reprend la parole, sa voix n’a plus rien de moqueur.

— Descends, putain… Laisse-moi l’avoir. Je veux cette chatte.

Ses mots me frappent de plein fouet.

Un frisson violent me traverse.

— Insulte-moi encore…

Sa mâchoire se contracte.

— Si je t’attrape, je te fais bouffer ma bite, petite salope. C’est ça que tu cherchais depuis tout à l’heure ? Tu voulais me rendre fou ?

— Oh oui…

Mes hanches commencent à accompagner mes doigts et mes cuisses tremblent de chaque côté de mon corps.



En face, son bras se raidit.

— Putain de merde…

Il gémit entre ses dents et son sperme jaillit sur le sol devant lui.

Le voir perdre ainsi le contrôle déclenche quelque chose en moi.

Je continue de me toucher, incapable de ralentir.

— Encore…

La chaleur se concentre brutalement au creux de mon ventre.

Puis tout éclate.

Mon dos se cambre contre le mur et mes cuisses se referment brusquement autour de ma main.

Une décharge traverse mon corps tandis que je retiens difficilement mon cri.

Je reste immobile quelques secondes, secouée par les dernières contractions, incapable de reprendre correctement mon souffle.

Lorsque j’ouvre les yeux, il me regarde toujours.

Un rire discret lui échappe.

— Quelle petite pute…

Je baisse les yeux vers mon corps nu, puis vers lui.

Je devrais être mortifiée.

Pourtant, aucune honte ne vient.

Un sourire incontrôlable étire mes lèvres.

C’était excellent.

Je viens de comprendre quelque chose de bien plus troublant.

Regarder ne me suffit pas toujours.

Parfois, j’ai besoin de savoir que l’homme que j’observe est également en train de perdre la tête à cause de moi.

À cet instant, je suis encore persuadée qu’il me suffit de maintenir cette distance pour ne jamais rien risquer.



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