Des yeux fixant le vide
« Où est le corps ? »
Moustapha répondit lentement, comme s’il n’en croyait pas lui-même ses yeux.
« Dans le salon. »
Bourhane entra dans la pièce. Un long couloir semblait mener au salon, et chaque pas résonnait dans le silence pesant. Lorsqu’il arriva, il s’arrêta un instant. La pièce était grande, avec un haut plafond. Au centre, un canapé en cuir était taché de sang. Sur le sol, un homme d’âge moyen était étendu sur le dos. Ses yeux étaient ouverts et fixaient le vide. Son visage était livide, et une profonde blessure à la poitrine laissait comprendre qu’il avait été violemment attaqué. Des gouttes de sang étaient visibles sur le tapis clair, formant une traînée qui menait jusqu'à une table renversée. Des papiers et un vase brisé étaient éparpillés sur le sol, comme si la victime avait tenté de se défendre. Un grand miroir accroché au mur reflétait toute la scène, rendant l’atmosphère encore plus étrange.
Bourhane sentit quelque chose changer en lui. Il observa chaque détail avec attention.
Une nouvelle enquête commençait.








