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La malle africaine

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Summary

Une comédie policière où l’argent circule plus vite que la vérité et où tout le monde finit par chasser le « pigeon ».

Status
2h ago
Chapters
1
Rating
4.0 (1 review)
Age Rating
13+

Chapitre sans titre 3

PROLOGUE

(Le soir du réveillon du 31 Décembre)

La scène représente un local professionnel (un bureau) : D’un côté de la scène il y a un fauteuil confortable et un autre, un peu moins, ainsi qu’un lampadaire. Une petite table se trouve entre les deux fauteuils. Une fenêtre se trouve sur le mur du fond. Un coffre-fort, un matelas gonflable. A l’opposé de la scène, se trouvent une chaise et un bureau couvert de tickets de jeux de grattage, de grilles de jeux divers. Une corbeille à papier pleine de papiers et d’emballages. La scène est dans la pénombre. Alan et Lise entrent en scène avec la torche de leurs téléphones allumées. Ils sont tous les deux en tenue de soirée dissimulées sous leurs manteaux et ils portent un collant sur la tête.

Alan et Lise

Alan - Ne claque surtout pas la porte, s’il te plait.

On entend une porte claquer.

Alan - Je t’ai demandé...

Lise - Excuse-moi, elle m’a échappée des mains.

La scène s’éclaire brutalement. On voit Alan et Lise avec un collant sur la tête.

Alan - Eteins la lumière !

Alan se presse de fermer les rideaux de la fenêtre.

Lise - Mais pourquoi ?

Un signal d’alarme retenti.

Alan - (À lui-même). Pour ça !

La scène retombe dans la pénombre.

Alan - Quand tu allumes la lumière, le signal d’alarme se met en route. Voilà pourquoi ! Je vais désactiver l’alarme. C’est bon, maintenant tu peux allumer.

Lise retire le collant de son visage. Alan dégage son visage mais garde le collant sur le front.

Lise - (Excitée et un peu éméchée) Cette soirée est incroyable ! C’est la première fois que je fais un truc pareil ! Je crois que je ne me suis pas autant amusée depuis mes années de fac. On est parti comme des voleurs !

Alan - C’est le cas de le dire.

Lise - Qu’est-ce que je m’ennuyais à cette soirée de réveillon. Pas toi ?

Alan - Ce n’est rien de le dire.

Lise - Je devais retrouver une copine et finalement elle n’a pas pu venir.

Alan – Moi, c’était diffèrent, j’ai revu des gens dont je ne pensais plus devoir croiser la route.

Lise - Et voilà qu’un inconnu m’aborde et après quelques verres il me lance un pari stupide.

Alan - Je t’ai juste proposé une promenade digestive.

Lise - Une promenade digestive avant de passer à table ? Tu parles ! Ça a fini par le cambriolage d’une bijouterie ! C’est dingue !

Alan - C’est un peu de ta faute, tu dévorais de convoitise un collier hors de prix.

Lise - Et les boucles d’oreilles.

Alan - Pour une première rencontre, c’était cool. Je ne connaissais que ton prénom : Lise.

Lise - Et moi le tiens : Alan. Mais qu’est-ce qui nous a pris ? On est complétement fou.... Je n’ai jamais fait une chose pareille... Et toi ?

Alan - Je dois avouer que moi non plus.

Lise - Tu aurais pu te contenter de me les offrir ? Les boucles d’oreilles.

Alan - On a fait un pari, je te le rappelle. Celui de rentrer dans la boutique et d’en ressortir avec le collier et les boucles d’oreilles sans les payer.

Lise - Et c’est à ce moment-là que tu m’as demandé si je portais des bas ou des collants. On ne peut pas faire plus direct.

Alan - C’était des collants.

Lise - C’est comme ça que je me suis retrouvée sur le trottoir, en train de soulever ma robe, pour essayer de retirer mes collants tout en essayant de garder ma dignité.

Alan - Le gérant de la boutique ne nous a pas vu venir. Il n’a même pas tenté de résister.

Lise - J’en ai encore des palpitations

Alan - On n’avait même pas d’arme.

Lise (En riant) - Tu sais que ton visage est effrayant. Alors avec un collant par-dessus...

Alan enlève le collant de sa tête.

Lise – Maintenant, qu’est-ce que l’on va faire ?

Alan - Si on regardait si tout ça en valait la peine.

Il vide ses poches.

Lise - C’est fou ce que ces petites choses peuvent se faufiler partout. Il y en a pour combien d’après toi ?

Alan - Cinq ans dont deux fermes.

Lise (Surjouant la scène)Pitié, Mr le juge, je ne suis pas coupable. Je suis une fashion victime ! J’implore votre clémence. Je n’en suis qu’à mon premier délit.

Alan - C’est vrai qu’avec une plaidoirie de ce genre, tu as de grandes chances d’être acquittée.

Lise embrasse Alan puis elle met le collier et les boucle d’oreilles. Elle se regarde dans son téléphone.

Lise - Tu en penses quoi ? Moi j’adore !

Alan - Rien que de te voir sourire comme ça, je pense que ça en valait la peine.

Lise (Excitée) - Qu’est-ce que tu as mis dans ton sac ?

Alan - J’ai ramassé ce qui traînait.

Lise (Encore plus excitée) Fais voir !

Alan vide son sac sur le fauteuil.

Lise - Des liasses de billets de 100 et 500 € ! Il y en a pour une fortune !

Alan - Environ 250 000 €.

Lise - Tu dis ça comme ça pour m’impressionner.

Alan – Non. Mais à vue d’œil, il doit y en avoir pour environ 250 000 €.

Lise - Comment ça, à vue d’œil ? Comment tu peux le savoir ? Tu es banquier ?

Alan - Non.

Lise - Tu es dealer ?

Alan – Sûrement, pas non !

Lise - Ne me dis pas que tu travailles pour la police.

Alan - Je suis détective privé.

Lise (Elle rit) - C’est une blague ?

Alan - Et toi, tu fais quoi dans la vie ?

Lise (Prise de panique) - La question n’est pas là, Alan. Maintenant je suis sûr que tu vas me faire porter le chapeau et que je vais aller en prison !

Alan - Pourquoi je ferais ça ?

Lise (Angoissée) Parce que tu m’as tendu un piège. C’était un coup monté, j’en suis sûr. Je n’aurais jamais dû accepter de te suivre. Qui t’a payé pour m’entraîner là-dedans ?

Alan - Lise, un détective ce n’est pas un homme de main.

Lise - Qu’est-ce que j’en sais moi ? Je te connais à peine.

Alan (S’approchant de Lise) - Lise, qu’est-ce qui se passe ?

Lise - Excuse-moi. J’ai besoin d’une minute…

Alan regarde Lise un peu inquiet.

Lise - (Reprenant le contrôle) J’ai eu une crise de panique. J’ai eu l’impression que je n’arrivais plus à me contrôler. Je me rends compte que je viens de passer d’un état euphorique à un état...hystérique, mais ça va aller.

Alan - C’est le contre coup. On n’est pas des professionnels. Tu n’as pas répondu à ma question. Tu fais quoi dans la vie ?

Lise - Je suis infirmière.

Alan - Et bien Voilà. Toi tu es infirmière et moi je suis détective. Nous nous sommes rencontrés par hasard, il y a un peu plus de deux heures à cette soirée de nouvel an très ennuyeuse. C’est aussi simple que ça. Ni plus, ni moins.

Lise (Se ressaisissant) Nous ne sommes peut-être pas des professionnels, mais ce n’est pas une raison pour se laisser abattre.

Lise sort de son sac une bouteille de champagne.

Alan - Tu es partie avec une bouteille de champagne ?

Lise - Je crois qu’elle a coulé dans mon sac.

Alan (En plaisantant) - Tu sais que c’est du vol.

Lise (Désinvolte) - Tu la mettras sur la liste.

Lise s’approche du bureau.

Lise - Il y a des verres ici ?

Alan trouve deux verres qu’il pose sur le bureau. Il les remplit de champagne. Lise voit le matelas pneumatique gonflé contre le mur.

Lise - Le matelas, c’est pour quoi faire ?

Alan - Parfois, je termine tard le soir, alors je préfère dormir ici.

Lise - J’imagine les folles soirées que tu dois passer.

Alan - Allez, on trinque à notre rencontre. Tous mes vœux pour la nouvelle année !

Lise - Bonne année ! Elle commence fort. Lise prend des tickets de jeux de grattage sur le bureau et les regarde un à un.

Lise - Black Jack, Numéro fétiche, millionnaire, Astro, Banco, Ticket d’or... ? Je pensais que tu étais plutôt le genre d’homme qui ne laisse rien au hasard.

Alan - C’est le bureau de FDJ.

Lise - FDJ ?

Alan - Oui, mon assistante : FDJ.

Lise – Original comme surnom.

Alan - Son prénom, c’est : Francoise.

Lise - C’est beaucoup moins original. FDJ : Comme Françoise de quelque chose ?

Alan – FDJ, comme la française des jeux ! Elle est totalement « addicted » aux jeux de grattage. Elle doit y consacrer une bonne partie de son salaire. Tu sais, c’est une fille un peu spéciale, elle vit dans son monde. Mais, elle est très efficace dans son travail. Un vrai chien de chasse. Une pugnacité, une détermination hors du commun. Je n’aimerais pas être son petit copain.

Lise - Et pourquoi ?

Alan - Parce qu’elle est désocialisée ! Quand ce n’est pas les jeux de grattage, ce sont les jeux en ligne.

Lise - (Compatissante) Elle n’a pas essayé de s’en sortir ?

Alan - Si, en tout cas c’est ce qu’elle dit. Mais comment se fier à une personne qui chaque soir regarde : qui veut gagner des millions ?

Lise - A propos d’argent, tu penses que la police peut nous retrouver ?

Alan - Tu sais, s’il est possible de dévaliser un musée parisien très connu sans être inquiété par la police, je pense que l’on a toutes nos chances.

Lise - Tu connais des gens dans la police ?

Alan - J’ai gardé quelques contacts. J’y ai travaillé dix ans.

Lise – Tu as préféré te mettre à ton compte ?

Alan - Tu sais, la police c’est comme l’école. Il y a le public et le privé. Chacun est libre d’aller où il se sent le mieux. Moi, j’ai fait mon choix depuis un petit moment.

Lise - Donc, d’après toi, on va pouvoir continuer à avoir une vie normale.

Alan - Non, je suis désolé. Ce ne sera plus jamais comme avant. Ni pour toi, ni pour moi.

Lise - (Inquiète) Qu’est-ce que tu veux dire ?

Alan - Je dis simplement que même en si on divise 250 000 par deux, ça nous fait un reste à vivre de 125 000 € chacun. Donc, notre quotidien va changer.

Lise (Soulagée) - C’est une façon de dire les choses. Et en ce qui concerne les bijoux, on en fait quoi ?

Alan - Mes anciennes relations devraient pouvoir nous permettre d’en tirer quelque chose.

Lise - Rien de tout cela ne semble t’inquiéter. Je suis rassurée.

Lise voit le coffre-fort.

Lise - Tu as un coffre dort ?

Alan acquiesce de la tête.

Lise - Tu t’en sers pour quoi ?

Alan - J’y met principalement des papiers confidentiels et une arme aussi.

Lise - Tu as une arme ? Tu veux bien me la montrer ?

Alan - Ce n’est pas une arme de service. J’ai un port d’arme pour aller m’entraîner au tir avec d’anciens collègues de la police.

Lise – Allez, montre-la-moi ?

Alan - Peut être un autre jour. Il est tard. Il est temps de s’organiser. Tu ne peux pas rester là. Je propose que l’on se sépare, le temps que ça se tasse. Je te tiendrai au courant.

Alan lui donne une carte de visite.

Alan - Appelle-moi ici dans une semaine. On y verra plus clair.

Lise - C’est tout ?

Alan - Comment ça, c’est tout ?

Lise - On se dit au revoir et on se rappelle ?

Alan - Tu vas prendre avec toi l’argent et les bijoux.

Lise - Tu pourrais les mettre dans ton coffre.

Alan - C’est justement parce que c’est un coffre-fort qu’il ne faut pas l’utiliser. Parce que si par hasard, on remonte jusqu’à moi, c’est le premier endroit où ils iront fouiller.

Lise - Tu penses qu’ils peuvent nous retrouver.

Alan - Dans cette situation mieux vaut être prudent.

Alan cherche un sac à dos et y place les billets et les bijoux. Lise ferme le sac avant qu’Alan ait terminé.

Lise - Gardes-en la moitié. Il n’y a pas de raison et comme cela on partage les risques.

Alan reprend une partie de l’argent sans compter.

Alan – Prends soin de toi. On se parle dans une semaine. Rentre chez toi et fais comme si c’était un soir comme un autre.

Lise - Comme si je ne savais pas comment faire semblant. Je suis une actrice !

Lise sort de scène. Alan s’assoit dans le fauteuil puis se relève rapidement.

Alan (À lui-même) - Quel imbécile ! J’ai laissé filer une belle opportunité. Tout ça à cause de ça.

Il prend l’argent et le met dans le coffre.

Alan - De toute façon, je suis sûr que ce n’est pas le genre de femme qui couche le premier soir. Quoi que parfois, on peut être surpris. Un peu de romantisme me fera du bien.

Un crissement de pneu retenti dans la rue et on entend deux portes de voiture claquer. Alan se précipite à la fenêtre et tire légèrement le rideau pour voir à l’extérieur. La lumière d’un gyrophare lui saute aux yeux. Un coup de feu retenti, non loin de chez lui.

Rideau

Si vous n’avez pas la patience d’attendre la parution de l’épisode 2, vous pouvez vous procurer le texte « la malle africaine » sur Amazon

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Good Writing

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Great Character

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Strong Dialog

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