Chapitre 1
Aujourd’hui dans le journal, il y avait à nouveau un article sur la bibliothèque. Il n’y a que ça en ce moment. Dans la page Ragot et Potin, tout le monde met ses idées sur la potentielle existence d’un fantôme qui hanterait la bibliothèque.
Mais je ne les crois pas du tout. C’était la bibliothèque du patrimoine. Cet immense bâtiment qui renferme de nombreux savoirs ne peut être hanté. Tout cela s’est produit à cause d’un malheureux accident.
Il y a de cela 4 ans, un de nos lecteurs serait tombé des escaliers menant au 3e étage. Il est donc tombé pendant un long moment dans les escaliers jusqu’à atterrir par terre. Les secours n’ont plus rien fait, ils étaient cognés la tête tellement fort qu’il en est mort sur le coup.
Depuis, on raconte une certaine malédiction : tous les 4 ans, une personne se blesse, disparaît ou meurt dans des circonstances étranges. Plusieurs personnes, il croit sincèrement.
Moi qui ai rêvé d’être embauché dans cette bibliothèque, j’ai peur de me faire rejeter à cause de cette mauvaise publicité. Les autorités pensent qu’il faudrait fermer l’établissement pour enquêter sérieusement sur toutes ces coïncidences.
Heureusement, des lecteurs fidèles à cette bibliothèque ont refusé à de nombreuses reprises, et des manifestations ont été organisées pour laisser la bibliothèque ouverte. Une affiche est donc placée tous les quatre ans à l’accueil de la Bibliothèque.
Cette affiche mais en garde les lecteurs de faire attention en entrant dans la bibliothèque. Ça y est : après de longues études et un concours passé, je suis diplômé et qualifié pour devenir bibliothécaire.
En entrant dans ce bâtiment magnifique, je vis la plus belle chose qui m’était donné de voir. 5 étages et des colonnes et des colonnes de livres à en perdre la tête : j’étais tellement fasciné que j’étais resté devant la porte d’entrée bloquant le passage des autres.
Monsieur, veuillez m’excuser, mais pouvez-vous bouger, s’il vous plaît ? Vous dérangeriez les autres lecteurs qui aimeraient rentrer.
En tournant dans la tête, je vis des visages en colère et des visages exaspérés ; je me suis donc poussé, laissant les gens entrer. Je m’excuse auprès de la bibliothécaire qui m’avait alerté.
– Je suis sincèrement désolé, mais pouvez-vous me dire où je peux trouver votre responsable ?
– Bien sûr, veuillez me suivre.
Elle m’a donc emmené voir la personne la plus haut gradée de ce bâtiment. J’étais tellement content de pouvoir enfin avoir cet entretien que je l’attendais avec impatience. Depuis que je suis tout petit, j’ai toujours adoré lire des livres. Mon plus grand rêve est d’en écrire un qui deviendrait un best-seller.
Pour cela, il me fallait tous les diplômes nécessaires que j’ai réussi à obtenir. Il était maintenant temps de trouver un travail. Un ami a demandé à son voisin s’il pouvait m’embaucher dans sa bibliothèque. Ce dernier a tout de suite répondu favorablement.
— Ah, bonjour, tu dois être Daniel, c’est ça ?
– Oui, ravi de vous rencontrer.
– Je savais que tu aimais lire, mais je ne t’imaginais pas aussi excité pour ce petit entretien.
– Vous n’imaginez même pas à quel point.
– Je te présente Mia. Ce sera ta collègue et responsable, Mia. Je te présente Daniel, c’est notre nouvelle recrue.
– Oh, ravi de faire ta connaissance, suis-moi, je vais te faire visiter.
Je trouvais que c’était un peu trop facile la façon dont j’ai réussi à avoir ce job et le fait que cet entretien se soit rapidement déroulé. Il ne m’a posé aucune question, que ce soit professionnel ou non. D’habitude, on veut savoir qui est la personne qu’on embauche.
Mais, comme tout, je mets ça sur le compte de cette fameuse malédiction.
– D’ailleurs, j’ai remarqué qu’il y avait l’affiche.
– En effet, bien entendu, sache qu’ici nous avons tous perdu espoir, alors si tu t’enfuis pour x raisons, sache que nous ne t’en voudrons aucunement.
– Pourquoi je m’enfuirai ? Il faudrait me passer sur le corps si je devais partir de cet endroit magnifique.
– Qu’il en soit ainsi alors.
Elle me fit visiter tout le bâtiment ; après cela, nous sommes partis manger. Elle me montra tous les bons restaurants qu’il y avait à côté. De retour à la bibliothèque, elle m’expliqua comment nous travaillons.
À la fin de journée, je suis donc rentré chez moi, toujours aussi content. Sur le chemin, j’ai croisé mon ami qui m’a aidé à trouver ce travail.
– Alors comme ça, tu as réussi, Daniel ! Félicitations,
– C’est grâce à toi, merci de m’avoir aidé.
– Tu n’as rien à craindre, juste une chose : est-ce qu’il y a l’affiche ?
– Oui, pourquoi ?
– Pour rien, bien, je vais te laisser, j’ai du travail.
Il travaillait comme gardien de nuit dans certains magasins, c’était rassurant de l’avoir comme ami, mais des fois, il se comportait bizarrement.
Le jour suivant, je me suis rendu à la Bibliothèque en avance. Mia m’attendait, alors j’ai couru vers elle.
– Est-ce que je suis en retard ? Dit-je essoufflé.
– Non pas le moins du monde, mais je voulais m’assurer que tu ne bloques pas à nouveau le passage, dit-elle en souriant.
– Oh bien sûr, je vois.
Une nouvelle journée de travail a donc commencé.








