Échos d'un Adieu
- Enfin ! J'ai attendu ce moment pendant des heures, dit Zohla un peu théâtrale, accompagnant ses mots de gestes exagérés.
- Tu dramatises toujours tout, répondit Dorali en riant.
- Alors on se retrouve toujours à 17 h ce soir ? La Demanda Zohla
- Oui, j'aurais juste à passer chez moi, aidez ma mère dans quelques affaires, et la prevenir que je rentrerai tard, entame Dorali, en souriant.
De retour chez elle, Dorali trouva sa mère chantonnant dans la cuisine
_ Salut maman, lança-t-elle en piquant quelques biscuits.
_ Tu tombes bien, j'allais avoir besoin d'aide ! Alors cette journée?
_ un peu mieux que les autres jours, mais fatiguant quand même, dit Dorali en s'installant sur le canapé.
_ Tu finiras par t'y habituer, dit doucement sa mère en lui caressant les cheveux. Et en plus, reprend-elle, tu es forte Do..
Dorali détourna les yeux, l'air troublé. Le regard plongé dans le carrelage avant de reprendre
_ Je vais chez Zohla pour bosser un peu ce soir.
_ d'accord, mais fais attention à toi, et n'oublie pas de manger, je te ferai un petit truc à emporter.
_ Ok man. Dit elle en montant les escaliers.
Arriver dans sa chambre, elle posa son sac et resta un moment immobile à fixer le vide. Un frisson étrange la traversa, elle se retourna mais rien, elle avait une mauvaise sensation. Un bruit sec se fit entendre, comme le bruit d'un ver briser en bas. Ele desendit doucement à pas de loup.
_ maman....... appela t-elle, d'une vois faible, la gorge nouée.
Du bruit se fit entendre dans le couloir menant vers la chambre de sa mère, comme pour verifier ce qui n'allait pas. Dorali entra doucement tout en prenant soin de refermer la porte. Elle tomba sur sa mère, bléssée, apeurée.
_maman, qu'est ce qui ne va pas? Dit elle le soufle court.
- ne.... reste....pas...ici
_ maman qu'est ce qui ce passe? Enchainat Dorali en pleurant.
Elle entendit du bruit dans le couloir, comme des bruits de pas, par reflexe, elle courut se cacher dans l'armoire. Des secondes après, des bruits etouffés, se fit entendre, une silhouette vêtue de noir fit son apparition, grand, droit, son visage sombre, marqué par les ténebres. La silhouette fit un pas, le bruit de ces bottes resonnaient contre le mur de la chambre. Les yeux rivés, sur sa mère, il s'approcha lentement comme un predateur maitrisant avec exellence l'art de l'illusion. Il ne parla pas, pas un mot, juste ce regard glacial, cette machoir serré, et ce silence effrayant, plus lourd que tous les cris.
Dorali tremblante dans l'obscurité de l'armoire, plaqua une main contre sa bouche, elle voulait crier, courir, intervenir, mais ces jambes refusaient de bouger. L'homme s'accroupit devant sa mère et sortit un petit objet de sa veste: un couteau au manche argenté, gravé d'un motif étrange, Dorali retint un sanglot.
_ pourquoi....? Soufla sa mère, la voix briser.
Il pencha la tête, presque curieux, et repondit d'un ton glacial
_ ce n'est pas personnel, seulement necessaire.
Le silence revint, et puis tout alla vite, une eclair d'acier, le soufle coupé, et la vie s'echappa dans un soupir. Dorali vit tout, elle vit l'ombre se relever, essuyer la lame, puis se retourner et ............. fixer l'armoir, elle crut mourir sur place. Le regard de l'homme s'attarda quelques secondes comme s'il sentait une presence.... puis il tourna les talons et disparut. Il quitta la maison sans un regard en arrière, les poches pleines de silence, ces bottes crissaient contre le beton trempé, dans sa tête ce n'etait pas le bruit du sang qui resonnait, mais cette sensation de presence tout à l'heure.
Ce qu'il ne savait pas était en train de se produire.
La pluie redoubla d'intensité comme pour sceller, un secret, un témoin qui n'aurait jamais dû être là, qui aurait dû mourir.
Regle num 1: ne pas laisser de temoins.








