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News heroes

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Summary

Tome I : Un nouveau héros Tout le monde rêve de devenir un héros. Mais avoir le courage de le devenir est une tout autre histoire. Valérian est un jeune homme ordinaire qui aspire à devenir un héros capable de protéger les autres. Pourtant, derrière ce rêve se cachent des blessures, des doutes et un passé qui continue de le hanter. Un jour, des rencontres inattendues vont bouleverser son quotidien. Entre héros aux pouvoirs surnaturels, criminels dangereux et mystères encore enfouis, Valérian découvrira peu à peu un monde bien plus complexe qu'il ne l'imaginait. Mais devenir un héros ne se résume pas à posséder un pouvoir ou à vaincre ses ennemis. Le courage, les choix et les sacrifices peuvent avoir un prix que personne n'est prêt à payer. Dans un monde où les héros existent, qu'est-ce qui fait réellement de quelqu'un un héros ? L'aventure ne fait que commencer. Et à mesure que les secrets se dévoileront, les ténèbres pourraient bien gagner du terrain. Le courage n'est que le commencement.

Genre
Action
Author
Axel
Status
few sec ago
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
16+

Le courage

NEWS HEROES

TOME I — UN NOUVEAU HÉROS

Chapitre 1 — Le courage

— Mamie, je pars faire mes livraisons !

Sa grand-mère leva les yeux vers lui.

— D’accord, Valérian. Fais attention à toi et ne rentre pas trop tard.

— Ne t’inquiète pas, mamie ! À tout à l’heure !

Valérian enfourcha son vélo et quitta la maison pour commencer ses livraisons.

Comme tous les vendredis soirs, après ses livraisons, Valérian avait l’habitude de se rendre dans un parc pour observer les étoiles. À cette heure tardive, le parc était presque désert. Le silence de la nuit n’était interrompu que par le bruissement des feuilles et quelques sons lointains provenant de la ville. C’était un endroit où son père et lui aimaient passer du temps, avant cet incident qui lui avait coûté la vie.

Valérian s’avança jusqu’à l’endroit où ils avaient l’habitude de s’asseoir ensemble. Pendant un instant, il eut presque l’impression que son père allait apparaître à ses côtés, comme autrefois. Mais il n’y avait personne. Seulement lui, le silence et les souvenirs.

À chaque fois qu’il s’y rendait, une même pensée lui revenait en tête :

Tout ça, c’est à cause de moi. Maintenant, je suis seul. Si seulement je pouvais revenir en arrière… Comme je regrette ce que j’ai dit et fait ce jour-là…

Ses doigts se refermèrent lentement. Il baissa légèrement la tête, comme s’il cherchait à fuir ses propres pensées. Pourtant, peu importe où il regardait, les souvenirs finissaient toujours par le rattraper.

Il scruta le ciel, ce même ciel qui le fascinait autrefois autant que son père. Désormais, il ne lui rappelait plus que la douleur d’avoir perdu un être cher.

Les étoiles brillaient toujours avec la même intensité. Rien n’avait changé dans le ciel. Pourtant, pour Valérian, plus rien n’était comme avant.

Valérian resta silencieux quelques instants, les yeux rivés sur les étoiles.

Finalement, il détourna lentement le regard. Il ne pouvait pas rester là éternellement, même si une partie de lui aurait voulu que le temps s’arrête.

Puis, il remonta sur son vélo et reprit la route.

En chemin, il entendit un bruissement sourd.

Il s’arrêta et tendit l’oreille.

Le bruit semblait provenir d’une ruelle sombre, très mal éclairée, où un vieux lampadaire clignotait faiblement. Sa lumière vacillante éclairait à peine les murs et le sol, laissant une grande partie de la ruelle plongée dans l’obscurité.

Le bruit doit venir de cette ruelle.

Valérian descendit de son vélo et s’avança prudemment.

Plus il s’enfonçait dans la ruelle, plus le bruit devenait distinct. Il ralentit légèrement, attentif au moindre mouvement autour de lui.

Ce n’était finalement pas un simple bruissement.

C’était la voix d’une jeune fille.

— S’il vous plaît, lâchez-le ! Vous allez finir par le tuer si vous continuez à lui donner des coups à la tête !

— Ferme-la, poufiasse ! cria l’un des agresseurs.

— Ouais ! Fallait pas jouer aux héros !

— Tu vas crever ici comme un chien !

Valérian aperçut alors trois voyous en train de tabasser violemment un jeune garçon.

Il comprit immédiatement la situation.

Son cœur se mit à battre plus vite. La violence de la scène le prit de court. Le jeune garçon était au sol, incapable de se défendre efficacement, tandis que la jeune fille tentait désespérément de faire cesser l’agression.

Il savait que se jeter dans la bagarre n’était probablement pas la meilleure solution. Face à trois agresseurs, il n’avait pratiquement aucune chance. Il risquait seulement d’aggraver la situation.

Valérian réfléchit rapidement.

Il observa les agresseurs, puis la victime. Il devait trouver un moyen de les faire partir sans provoquer un affrontement direct.

Puis, une idée lui vint à l’esprit.

Il se dépêcha de revenir sur ses pas et, une fois suffisamment éloigné, cria de toutes ses forces :

— Monsieur le policier ! J’entends du bruit là-bas ! Il faudrait aller vérifier !

Les trois agresseurs se figèrent.

— Merde ! Les flics ! Fichons le camp !

— Fais chier ! Cassons-nous !

Les trois voyous prirent immédiatement la fuite. Leurs pas résonnèrent quelques instants dans la ruelle avant de disparaître au loin.

Valérian attendit quelques secondes avant de retourner dans la ruelle.

Le jeune garçon était toujours au sol.

La jeune fille était agenouillée près de lui. Elle semblait inquiète et ne quittait pas le blessé des yeux.

Valérian s’approcha.

— Ça va ?

Elle leva les yeux vers lui.

— Qui… qui êtes-vous ?

Valérian regarda les trois silhouettes disparaître au bout de la rue.

Il haussa légèrement les épaules.

— Personne.

Puis, il reporta son attention sur le garçon blessé.

— Il faut appeler les secours.

Quelques minutes plus tard, les secours arrivèrent et le garçon fut transporté d’urgence à l’hôpital.

Il était sérieusement blessé.

La police ne tarda pas à arriver, elle aussi, afin de les interroger.

La jeune fille raconta sa version des faits, puis Valérian expliqua à son tour ce qui s’était passé.

Les policiers leur demandèrent de les accompagner au poste pour compléter leurs témoignages.

— Montez, les enfants, dit l’un des policiers.

— D’accord, monsieur… répondit Valérian, un peu inquiet.

La jeune fille semblait légèrement rassurée. Elle regarda Valérian pendant un court instant, puis détourna brusquement le regard. Ses doigts se crispèrent légèrement, mais elle finit par monter dans la voiture.

Une fois installés dans la voiture, elle prit son courage à deux mains et lui adressa la parole.

— Je te suis reconnaissante. Merci d’avoir porté secours à ce garçon et à moi.

— Euh… non… Ce n’est rien.

— Si, c’était quelque chose. Si tu n’étais pas passé par là ce soir, Dieu sait ce qui nous serait arrivé !

Elle marqua une courte pause.

— Alors, je tiens à te remercier !

— D’accord… Mais tu n’es pas obligée de me vouvoyer, tu sais. J’ai à peu près le même âge que toi. Enfin… je crois.

— Hum… D’accord, si tu veux. Euh… Comment vous appelez-vo…

Elle s’interrompit et se reprit aussitôt.

— Euh… Je veux dire, comment tu t’appelles ?

— Je m’appelle Valérian ! Et toi ?

— Moi, c’est Eléonore.

Valérian leva doucement le bras, lui tendit la main et dit :

— Enchanté !

Eléonore regarda la main que lui tendait Valérian.

Qu’est-ce qu’il fait ?

Il me tend la main !

Dois-je la prendre ?

Pendant qu’elle hésitait, une scène familière de son passé ressurgit dans son esprit. Son expression changea imperceptiblement, comme si ce souvenir venait de la ramener à une émotion qu’elle aurait préféré ne pas ressentir.

Elle leva à son tour le bras.

Il m’a sauvée. Refuser de lui serrer la main serait comme une insulte à son égard.

Pendant ce temps, Valérian restait immobile, se demandant s’il ne l’avait pas un peu brusquée. Après tout, elle venait de vivre une situation difficile.

Finalement, elle lui tendit la main.

— Je suis tout aussi enchantée d’avoir croisé votre chemin aujourd’hui !

Elle se rappela que Valérian lui avait demandé de ne pas le vouvoyer et se reprit aussitôt :

— Je veux dire… d’avoir croisé ton chemin.

Valérian comprit qu’elle n’était pas à l’aise et éclata de rire.

Eléonore, elle, était encore plus gênée. Elle détourna légèrement le visage, ne sachant plus vraiment où regarder.

— Détends-toi, Eléonore. Tu es toute crispée ! lui dit-il.

Elle répondit d’un air embarrassé :

— D’accord, j’essaierai.

Ils discutèrent tout au long du trajet. Ils étaient tellement absorbés par leur conversation qu’ils ne virent pas le temps passer. Peu à peu, la tension de la soirée semblait s’éloigner, au moins pour quelques instants.

Ils étaient presque arrivés à destination.

Le policier qui les conduisait esquissa un léger sourire. Il était rassuré de voir que la jeune fille semblait avoir trouvé une compagnie agréable malgré les événements de la soirée.

Lorsqu’ils arrivèrent au poste, le policier les interrompit.

— Nous sommes arrivés, les enfants. Descendez, s’il vous plaît.

— D’accord ! répondirent-ils en chœur.

Ils suivirent le policier et racontèrent en détail ce qui s’était passé.

Lorsqu’ils eurent terminé leurs témoignages, le policier leur proposa de les raccompagner chez eux.

Au même moment, vingt dangereux criminels furent conduits au poste.

Tous les regards se tournèrent vers l’homme qui était à l’origine de cet exploit.

Il était grand et semblait avoir une vingtaine d’années.

Sa bouche et son nez étaient dissimulés derrière un masque. Il portait un pyjama noir et avait l’air d’avoir sommeil. Son allure décontractée contrastait fortement avec l’agitation provoquée par l’arrivée des criminels.

D’un air nonchalant, il s’approcha des policiers et déclara :

— Tenez. Je suppose que ce sont les criminels que vous recherchiez ?

— Oui, ce sont eux ! Ce sont les fameux braqueurs qui volent tout sur leur passage : les Mains noires ! s’exclama l’une des policières.

— D’accord. Ils sont à vous.

Il se retourna et commença à s’éloigner.

— Bon, moi, je retourne me coucher. J’en peux plus de votre boucan.

Il s’arrêta un instant et tourna légèrement la tête vers les policiers.

— Non, mais franchement, vous faites quoi de vos journées ? Ces types braquent une banque en plein milieu de la ville, juste à côté de chez moi, et vous n’êtes même pas capables de les arrêter !

Il soupira.

— Aujourd’hui, c’était mon jour de repos. MON JOUR DE REPOS. Vous savez ce que ça signifie ? Ça signifie que je dors, que je mange et que je ne fais absolument rien. C’est pourtant pas compliqué à comprendre.

Il désigna les criminels d’un mouvement de tête.

— Mais non ! Il faut que je sorte de mon lit, que je m’habille, que je me déplace jusqu’à la banque et que je fasse votre travail à votre place. Sérieusement, vous ne trouvez pas qu’il y a un problème ?

Les policiers demeurèrent silencieux.

Raiden reprit calmement :

— Enfin, bref. Ils sont à vous maintenant. Faites votre travail, les gars, et essayez de ne pas les laisser s’échapper. Je n’ai aucune envie de devoir les rattraper une deuxième fois.

Il remit ses mains dans ses poches.

— Et, par pitié, évitez de faire autant de bruit. Certains d’entre nous essaient de dormir.

Toute la salle resta silencieuse face aux réprimandes de l’homme masqué. Quelques policiers échangèrent des regards sans oser répondre.

Seul le chef de la police prit la parole.

— Oui, naturellement. Nous vous promettons de faire de notre mieux.

— Tant mieux.

Valérian le regardait avec émerveillement. Ses yeux brillaient tandis qu’il observait cet homme qui venait de capturer vingt criminels, tout en se plaignant de ne pas pouvoir dormir.

— Waouh… Raiden ! s’exclama-t-il.

— Hmm ? Quoi ? Qu’est-ce que tu veux, petit ? Tu vois pas que je suis en train de me battre pour qu’on prenne mes droits en considération ?

— Ra… i… den…

Raiden le regarda quelques secondes.

— Tu comptes rester comme ça longtemps ? Parce que j’aimerais bien rentrer chez moi avant demain matin.

Valérian ne répondit pas. Il continuait à le regarder, émerveillé.

Raiden soupira.

— Bon. Je crois que j’ai perdu mon temps.

Au même moment, une silhouette masquée entra dans le commissariat en traînant plusieurs criminels derrière elle.

En entendant les dernières plaintes de Raiden, elle s’immobilisa un instant. Son regard se posa sur lui.

Elle serra lentement les poings.

Puis, sans prononcer un mot, elle se dirigea vers lui.

Soudain, l’atmosphère se refroidit. L’ambiance changea si brusquement que plusieurs personnes ressentirent un frisson.

Raiden lui-même se mit à transpirer.

Une aura familière et glaciale venait d’apparaître.

Tout le monde savait comment cela allait se terminer.

Une voix menaçante retentit :

— Non, mais tu te prends pour qui, à parler comme ça aux policiers, hein ?!

Raiden se retourna lentement.

— Ah… C’est toi ? Je peux tout expliquer !

La personne qui inspirait tant de peur à Raiden fit son entrée, traînant elle aussi plusieurs dangereux criminels derrière elle.

Elle salua poliment les policiers, qui lui rendirent son salut. Le contraste entre sa politesse et la menace qu’elle venait de faire peser sur Raiden était saisissant.

Elle aussi portait un masque.

Soudain, elle asséna un grand coup sur la tête de Raiden avant de lui tirer les oreilles.

— Je suis désolée. Il se comporte parfois comme un idiot.

Valérian était émerveillé.

Deux super-héros en une seule soirée !

Pour lui, c’était un rêve devenu réalité.

Cette héroïne s’appelait Mistra.

Remarquant l’émerveillement du jeune garçon, elle lui caressa doucement la tête de son autre main.

— Waouh ! s’exclama de nouveau Valérian.

Eléonore lui pinça le bras pour le ramener à la réalité.

— Aïe ! cria-t-il.

— Il est temps de rentrer, Valérian. Monsieur le policier, il se fait tard.

Pendant ce temps, alors que Mistra et Raiden continuaient à se chamailler, l’un des criminels profita de la situation pour tenter de prendre Eléonore en otage. Il la jugeait facile à maîtriser.

Mais, à sa grande surprise, à peine eut-il commencé à avancer qu’il remarqua les regards des deux héros braqués sur lui.

C’était comme s’ils avaient su depuis le début ce qu’il allait tenter.

Et il n’était pas le seul à avoir essayé de profiter de la situation. Plusieurs criminels avaient tenté leur chance.

En un éclair, les deux héros maîtrisèrent les uns et assommèrent les autres.

Valérian n’avait même pas eu le temps de comprendre ce qui se passait que tout était déjà terminé. Il n’avait aperçu que quelques mouvements rapides avant que les criminels ne se retrouvent incapables de poursuivre leurs tentatives.

Et la querelle entre les deux héros reprit aussitôt.

Mistra entraîna Raiden vers la sortie en le tirant par les oreilles, tandis que celui-ci continuait à se plaindre.

Les policiers ramenèrent ensuite Valérian et Eléonore chez eux.

Lorsque Valérian arriva chez lui, il fit ses adieux à Eléonore.

Cette dernière était triste de devoir quitter celui qu’elle considérait déjà comme un ami.

Elle lui promit de venir lui rendre visite et le remercia une nouvelle fois.

Valérian rentra chez lui.

Il n’en revenait toujours pas d’avoir rencontré des super-héros, surtout Raiden et Mistra.

Il était aux anges. La soirée qu’il venait de vivre dépassait tout ce qu’il aurait pu imaginer.

Emporté par son excitation, il se mit à sauter dans tous les sens. Mais, dans son enthousiasme, il trébucha et dévala les escaliers.

Sa tête heurta violemment le sol.

Il resta allongé pendant un moment.

Puis, il remarqua quelque chose d’étrange.

Une partie du mur, à l’endroit où il était tombé, semblait laisser passer un courant d’air.

Il n’en revenait pas.

Avec difficulté, il se releva.

— Valérian ?! Qu’est-ce qui s’est passé ?!

Sa grand-mère venait d’accourir, alertée par le bruit de sa chute.

— Ça va, mamie ! Je suis juste tombé dans les escaliers.

Elle s’approcha pour vérifier qu’il ne s’était pas sérieusement blessé. Puis, elle remarqua son regard dirigé vers le mur.

— Qu’est-ce que tu regardes ?

Valérian désigna la partie du mur d’où semblait provenir le courant d’air.

— Mamie, il y a quelque chose derrière ce mur !

Sa grand-mère observa l’endroit un moment, puis comme si de rien n'était sourit avant de répondre :

— Oh, ça ? Ce n’est rien d’important. C’est juste un ancien grenier. Il n’y a rien d’intéressant là-dedans.

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