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Le contrat du Don

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Summary

Bianca Romano, fille d’un Don, diplômée de Yale et première de sa promotion, n’a jamais laissé un homme décider de son avenir. Alessandro Vitale, Don rival et diplômé d’Oxford, pense pourtant pouvoir l’enlever et l’épouser pour régler une guerre entre familles. Il a préparé son plan pendant des semaines. Il a simplement oublié une chose : lire son dossier jusqu’à la dernière page. Une comédie romantique mafieuse pleine de glamour, de réparties, de tension et d’une héroïne bien décidée à faire regretter à son ravisseur d’avoir eu cette idée.

Status
39 mins ago
Chapters
10
Rating
n/a
Age Rating
16+

Prologue

PROLOGUE

Avant l’enlèvement

À huit ans, Bianca Romano avait déjà compris deux choses importantes sur l’existence.

La première était qu’un cheval pouvait parfaitement vous ignorer tout en sachant très bien que vous étiez là.

La seconde était qu’un adulte qui disait « nous verrons » voulait généralement dire non, mais n’avait pas encore trouvé le courage de l’admettre.

Elle avait découvert la première vérité grâce à Belladonna, une jument alezane qui considérait apparemment que sortir de son box relevait de sa seule décision. Pendant vingt minutes, Bianca avait tenté de l’attirer avec une carotte, des caresses et une quantité de promesses qu’elle n’aurait de toute façon pas pu tenir. Belladonna l’avait regardée avec une indifférence royale.

La seconde vérité, elle l’avait apprise grâce à son père.

— Papa, je peux avoir un poney ?

Salvatore Romano avait levé les yeux du dossier posé sur son bureau.

À cette époque, Bianca ne savait pas encore très bien ce que son père faisait. Elle savait seulement qu’il avait énormément de rendez-vous, que beaucoup d’hommes semblaient nerveux lorsqu’ils entraient dans son bureau et que personne ne touchait jamais aux papiers laissés sur sa table.

Pour elle, cela signifiait simplement qu’il travaillait beaucoup.

— Nous verrons, avait-il répondu.

Bianca avait plissé les yeux.

— Donc non.

Salvatore avait reposé son stylo.

— Pardon ?

— Maman dit que quand tu dis « nous verrons », ça veut dire non.

Depuis le canapé installé près de la fenêtre, Sofia Romano avait immédiatement relevé la tête de son livre.

— Je n’ai jamais dit ça.

Bianca s’était tournée vers elle.

— Si.

— J’ai peut-être dit que ton père utilisait cette expression lorsqu’il espérait que les gens oublient leur demande avant qu’il ait besoin de répondre.

Salvatore avait fixé sa femme avec un air faussement offensé.

— Merci pour ton soutien.

Sofia lui avait adressé son sourire le plus innocent.

— Toujours.

Deux semaines plus tard, Bianca avait reçu son premier poney.

Salvatore prétendit pendant des années qu’il avait simplement voulu lui apprendre la patience.

Personne ne le crut.

Surtout pas Sofia.


L’enfance de Bianca se déroula dans un monde où une immense richesse coexistait avec des règles qu’aucun enfant n’aurait normalement dû connaître.

Certains noms ne devaient pas être prononcés à table.

Certains hommes qui venaient dîner chez eux étaient officiellement promoteurs immobiliers, restaurateurs ou importateurs, mais possédaient un talent remarquable pour faire taire une pièce entière simplement en y entrant.

Son père voyageait beaucoup.

Des hommes de sécurité attendaient devant l’école.

Les voitures changeaient régulièrement d’itinéraire.

Bianca avait grandi avec tout cela sans trouver la situation particulièrement étrange.

Ce n’est qu’en vieillissant qu’elle avait compris que les autres enfants n’avaient pas toujours un garde du corps qui attendait devant le portail.

Un jour, à neuf ans, elle avait demandé à son père pourquoi.

— Parce que je suis prudent.

À onze ans, elle comprit que cette réponse n’était pas complète.

À treize ans, elle comprit qu’elle ne le serait probablement jamais.

Sofia, elle, faisait tout pour que sa fille connaisse autre chose que le monde de la famille Romano.

Elle lui achetait des livres.

Elle l’emmenait voir des expositions.

Elle insistait pour qu’elle voyage.

Elle lui parlait de musique, de littérature et des pays qu’elle avait visités avant son mariage.

Elle lui avait transmis son amour des langues.

Le français était venu très tôt.

Puis l’anglais.

Puis l’espagnol.

À douze ans, Bianca avait demandé à apprendre l’allemand parce qu’elle trouvait hilarant que certains mots semblent avoir été fabriqués pour empêcher les gens de respirer avant la fin.

À quatorze ans, elle s’attaqua au russe.

Salvatore avait observé les livres posés sur la table de la cuisine avant de regarder sa femme.

— Elle n’a pas déjà assez de langues comme ça ?

Sofia avait haussé les épaules.

— Elle aime apprendre.

— Elle a quatorze ans.

— Et alors ?

— À quatorze ans, je pensais principalement au football.

Bianca, qui passait derrière eux avec un manuel sous le bras, avait répondu sans même ralentir :

— Ce qui explique certaines choses.

Salvatore s’était retourné.

— Je t’ai entendue.

— C’était volontaire.

Sofia avait éclaté de rire.

Ce rire-là accompagna une grande partie de l’enfance de Bianca.

Elle l’entendait dans la cuisine, dans le jardin, dans les couloirs et parfois depuis l’étage lorsqu’elle faisait ses devoirs.

Pendant longtemps, il lui sembla que la maison elle-même possédait ce rire.

C’était probablement pour cette raison que le silence devint si insupportable lorsqu’il disparut.


Bianca avait seize ans lorsque sa mère mourut.

Pendant plusieurs années, elle détesta l’expression « perdre quelqu’un ».

Elle trouvait cela presque insultant.

On perdait des clés, un billet de train ou une boucle d’oreille.

On ne perdait pas une mère.

Sa mère était morte après plusieurs mois de maladie, et cette longue attente avait eu quelque chose de particulièrement cruel. Tout le monde savait ce qui allait arriver, mais personne n’était capable de s’y préparer.

Bianca avait passé les dernières semaines à entrer dans la chambre de sa mère avec un sourire trop enthousiaste.

Elle apportait des livres, racontait les bêtises de ses professeurs et exagérait volontairement les histoires de l’écurie pour réussir à la faire rire.

Elle refusait de parler de ce qui approchait.

Sofia avait respecté ce choix presque jusqu’au bout.

Puis, un soir, elle avait attrapé la main de sa fille.

Bianca avait immédiatement compris que cette conversation serait différente.

— Tu vas devoir me promettre quelque chose.

— Si c’est de ranger ma chambre, je préfère que nous nous quittions en bons termes.

Sofia avait laissé échapper un petit rire affaibli.

— Continue à faire ça.

Le sourire de Bianca avait diminué.

— Quoi ?

— Rire.

Bianca avait détourné les yeux.

— Je ris tout le temps.

— Oui. Et tu continueras.

— Maman…

— Écoute-moi.

Bianca avait obéi.

— Il va t’arriver des choses tristes dans ta vie. Celle-ci en fera partie. Mais je ne veux pas que tu deviennes une femme triste simplement parce qu’un événement terrible t’est arrivé.

La gorge de Bianca s’était serrée.

— Je ne suis pas triste.

Sofia avait souri.

— Tu mens très mal.

— C’est faux.

— Ton nez bouge légèrement lorsque tu mens.

Bianca avait porté une main à son nez avant de comprendre.

Sofia avait souri davantage.

— Tu vois ?

— C’est de la manipulation.

— Absolument.

Puis son regard était devenu plus doux.

— Étudie. Voyage. Monte à cheval. Fais des erreurs. Aime des gens. Laisse-les t’aimer. Et surtout, ne deviens jamais quelqu’un d’autre pour obtenir ce que tu veux.

Bianca avait serré la main de sa mère.

Elle ne répondit pas.

Trois semaines plus tard, Sofia Romano mourut.

Et Bianca fit exactement ce que beaucoup de gens font lorsqu’ils ne savent pas quoi faire de leur douleur.

Elle s’occupa.


Elle commença à travailler avec une discipline presque excessive.

Tant qu’elle apprenait, elle ne pensait pas.

Tant qu’elle préparait un examen, elle avait un objectif précis.

Tant qu’elle poursuivait quelque chose, elle ne restait pas seule avec l’absence.

Elle termina brillamment ses études secondaires.

Puis elle apprit le mandarin.

Le japonais arriva ensuite.

Au fil des années, elle en vint à parler couramment huit langues : l’italien, l’anglais, le français, l’espagnol, l’allemand, le russe, le mandarin et le japonais.

À dix-neuf ans, Salvatore la trouva un soir dans sa chambre en train de lire un ouvrage juridique en anglais tout en écoutant un cours en russe.

Il resta quelques secondes devant la porte.

— Qu’est-ce que tu fais ?

— Je travaille.

— Dans deux langues en même temps ?

— Oui.

— Pourquoi ?

Bianca leva les yeux.

— Parce que je peux.

Son père soupira.

— Ta mère m’avait prévenu que tu deviendrais dangereuse.

Bianca sourit.

— Elle avait généralement raison.

Le silence qui suivit fut bref, mais lourd.

Salvatore regarda sa fille.

Bianca baissa les yeux vers son livre.

Ils avaient appris à vivre ainsi avec Sofia, en évoquant son nom sans avoir besoin de transformer chaque souvenir en tragédie.


L’équitation était différente.

Les études occupaient l’esprit de Bianca.

Les chevaux le vidaient.

Lorsqu’elle montait, elle ne pouvait pas penser à trois choses à la fois.

Elle devait sentir le mouvement de l’animal, contrôler son propre corps, anticiper l’obstacle et rester totalement présente.

Elle pratiquait le jumping depuis l’enfance et s’était révélée particulièrement douée.

Elle participa à des compétitions de plus en plus importantes et commença à remporter des prix.

Son père devint rapidement insupportable à ce sujet.

Après une victoire particulièrement importante, Salvatore fit installer une vitrine pour exposer ses trophées.

Bianca resta devant pendant quelques secondes.

— C’est affreux.

— C’est magnifique.

— On dirait un musée consacré à ma gloire personnelle.

— C’est exactement ce que c’est.

Elle se tourna vers lui.

— Papa, c’est extrêmement prétentieux.

— Tu as gagné ces prix.

— Je le sais. J’étais là.

Salvatore croisa les bras.

— Je suis ton père. J’ai parfaitement le droit d’être embarrassant.

Bianca finit par garder la vitrine.

Pas parce qu’elle l’aimait.

Parce qu’il l’aimait, lui.


Puis Yale entra dans sa vie.

Bianca arriva convaincue qu’elle se consacrerait presque exclusivement aux études.

Cette résolution dura moins d’une semaine.

Elle était incapable de rester longtemps inconnue quelque part.

Elle avait toujours été sociable, mais Yale amplifia encore ce côté-là.

Bianca aimait les soirées, les discussions qui se prolongeaient tard dans la nuit, les restaurants improvisés après les cours et les groupes d’amis qui finissaient dans une cuisine à débattre de sujets totalement inutiles.

Elle avait énormément d’amis, aussi bien des femmes que des hommes.

Elle plaisantait facilement.

Elle riait beaucoup.

Et, malgré la charge de travail, elle trouvait toujours un moyen de vivre.

Un soir, elle se retrouva assise sur les marches d’un bâtiment du campus avec son ami Ethan, une part de pizza froide entre les mains.

Il la regardait depuis plusieurs secondes avec une expression étrange.

— Pourquoi tu me fixes ?

— J’essaie de comprendre quelque chose.

— Mauvaise idée.

— Pourquoi tu ne sors jamais avec personne ?

Bianca mordit dans sa pizza.

— Je sors avec des gens tout le temps.

— Tu sais très bien ce que je veux dire.

— Malheureusement.

Ethan leva les yeux au ciel.

— Jason t’a invitée trois fois.

— Je sais.

— Marcus deux fois.

— Je sais aussi.

— Et Daniel voulait te présenter à son frère.

— Le frère qui possède une collection de sabres japonais et appelle sa mère six fois par jour ?

— D’accord, mauvais exemple.

Bianca sourit.

— Très mauvais.

Ethan la regarda plus sérieusement.

— Tu n’as vraiment jamais eu de petit ami ?

— Non.

— Jamais ?

— Tu veux que je vérifie mon agenda depuis la maternelle ?

— Je trouve ça juste bizarre.

Bianca haussa les épaules.

— Je n’en ai jamais eu envie.

— De tomber amoureuse ?

— Je n’ai pas dit ça.

— Alors quoi ?

Elle resta silencieuse quelques secondes.

— Je suis bien comme ça.

C’était vrai.

En grande partie.

Bianca aimait sa vie.

Elle aimait ses amis.

Elle aimait travailler.

Elle aimait voyager.

Elle aimait son cheval.

Elle n’avait jamais ressenti ce besoin presque urgent que certaines personnes semblaient éprouver de construire leur existence autour d’un couple.

Mais une petite partie d’elle savait aussi autre chose.

Aimer profondément quelqu’un signifiait accepter la possibilité de le perdre.

Elle avait déjà vécu cela une fois.

Elle n’était pas certaine d’avoir envie de recommencer.

Alors elle continuait à rire, à sortir et à profiter de tout ce qui lui plaisait, mais personne n’avait encore réussi à traverser cette dernière barrière.


À Yale, son intelligence finit rapidement par devenir impossible à ignorer.

Bianca travaillait énormément, mais elle possédait aussi une facilité naturelle pour l’analyse.

Elle aimait les contrats.

Les clauses ambiguës.

Les contradictions.

Les mots qui semblaient anodins jusqu’à ce qu’on comprenne qu’ils pouvaient coûter plusieurs millions.

Un professeur lui demanda un jour :

— Mademoiselle Romano, pourquoi prenez-vous autant de plaisir à trouver les failles d’un contrat ?

Bianca sourit.

— Parce qu’une faille existe, que je la trouve ou non. Autant être la personne qui la découvre avant qu’elle devienne coûteuse.

— Réponse très diplomatique.

— Je peux vous donner la version honnête.

— Essayez.

— J’adore avoir raison.

La salle éclata de rire.

Le professeur également.

Bianca poursuivit ensuite avec une démonstration juridique tellement précise que personne ne douta qu’elle avait effectivement de bonnes raisons d’aimer avoir raison.

Elle termina finalement première de sa promotion.

Avec mention très honorable.

Le jour de la remise des diplômes, Salvatore Romano était assis dans le public.

Il portait un costume sombre parfaitement coupé et tentait avec très peu de succès de paraître digne.

Bianca, depuis l’estrade, l’aperçut immédiatement.

Il souriait.

Vraiment.

Après la cérémonie, elle fut rapidement happée par les félicitations de ses camarades, les embrassades de ses amis, les photos avec ses professeurs et les conversations qui se chevauchaient tandis que tout le monde essayait de célébrer plusieurs années de travail en même temps.

Bianca riait.

Elle était heureuse.

Profondément heureuse.

Puis son regard glissa quelques mètres plus loin.

Une jeune diplômée venait de se jeter dans les bras de sa mère.

La femme l’embrassa sur le front avant de remettre doucement une mèche de cheveux derrière son oreille.

Bianca se figea.

Seulement une seconde.

Salvatore le vit.

Il la rejoignit sans rien dire et posa une main légère dans son dos.

Bianca inspira.

— Elle aurait été fière ?

Son père tourna la tête vers elle.

— Insupportablement.

Un rire tremblant lui échappa.

— Elle aurait dit à tout le monde que je suis sortie première.

— Elle aurait probablement fait imprimer ton classement sur des cartes.

— Elle les aurait distribuées à des inconnus.

— Dans la rue.

Bianca sourit malgré les larmes qui commençaient à lui monter aux yeux.

Salvatore l’attira contre lui.

Elle posa brièvement la tête sur son épaule.

— Elle me manque.

— À moi aussi.

Ils restèrent ainsi un moment.

Puis Bianca se redressa, essuya rapidement le coin de ses yeux et regarda son père avec un sourire retrouvé.

— Bon. Maintenant, nous pouvons célébrer le fait que je suis officiellement plus qualifiée que toi.

Salvatore soupira.

— Tu es vraiment incapable de rester émouvante plus de trente secondes.

— J’ai mes limites.

Il secoua la tête.

— Ta mère serait très fière.

Cette fois, Bianca ne répondit rien.

Elle lui prit simplement le bras.


À vingt-cinq ans, Bianca Romano possédait un diplôme de Yale obtenu avec les plus hautes distinctions, parlait couramment huit langues et avait remporté suffisamment de concours de jumping pour que son père transforme une partie de la maison en exposition privée.

Elle avait également beaucoup d’amis, une vie sociale qu’elle adorait et absolument aucune expérience des relations amoureuses.

Elle n’avait jamais eu de petit ami.

Elle n’avait jamais vécu avec un homme.

Elle n’avait jamais sérieusement envisagé le mariage.

Et elle considérait comme parfaitement évident qu’elle serait toujours la seule personne autorisée à décider de ce genre de chose.

Cette certitude allait malheureusement rencontrer un obstacle.

Il s’appelait Alessandro Vitale.

Don Alessandro Vitale, pour être exact.

Trois mois après la remise de diplôme de Bianca, il allait décider que la meilleure façon de régler un conflit avec Salvatore Romano serait d’enlever sa fille.

Puis de l’épouser.

Il pensait avoir choisi une héritière superbe, très protégée, probablement capricieuse et certainement habituée à ce que les hommes prennent les décisions importantes autour d’elle.

Il ignorait qu’elle avait étudié le droit.

Il ignorait qu’elle était sortie première de sa promotion.

Il ignorait qu’elle parlait huit langues.

Il ignorait également qu’elle avait un talent remarquable pour transformer le moindre désagrément en problème collectif.

Tout cela se trouvait pourtant dans le dossier qu’il avait fait préparer sur elle.

Alessandro n’avait simplement pas pris la peine de lire jusqu’au bout.

Ce fut sa première erreur.

Certainement pas la dernière.

Mot de l’autrice

Bianca a grandi entourée d’amour, de privilèges, de danger et d’une absence qui ne l’a jamais vraiment quittée. Elle a choisi de remplir ce vide avec les études, les chevaux, ses amis et beaucoup d’humour, jusqu’à devenir une jeune femme qui semble avoir parfaitement organisé sa vie.

Le problème, c’est qu’Alessandro Vitale s’apprête à bouleverser cette organisation sans avoir la moindre idée de la femme qu’il vient de choisir comme future épouse.

À votre avis, combien de temps lui faudra-t-il avant de comprendre qu’il aurait dû lire le dossier jusqu’à la dernière page ?

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