Prologue
On nous apprend dès le plus jeune âge l’importance de la stabilité.
On nous apprend à vivre à travers un quotidien répétitif, des habitudes qui rythment nos vies, dans une société où tout est un cycle, où chaque matin nous attendons le soir, chaque semaine nous attendons le week-end, chaque jour de travail nous attendons les vacances et, finalement, dès notre naissance on nous apprend à attendre notre mort.
On nous apprend à fuir le changement et à le craindre. Mais, avant tout, à accepter ce à quoi on est confrontés depuis toujours, à ne plus réfléchir ou remettre en question ce qu’on nous a imposé.
C’est en place depuis des années, pourquoi le changer maintenant ?
Après tout, moins on cherche à questionner notre existence, moins on risque de se rebeller. Et la rébellion, c’est exactement ce qui les effraie. Ce qui effraie n’importe quel individu dont la seule inspiration est la domination. Le pacifisme nous rend soumis, la rébellion nous rend notre liberté.
Ce pacifisme m’a suivi longtemps et aurait pu me faire découvrir cette mort que l’on chasse tous beaucoup plus vite que prévu. Penser qu’on ne peut rien changer à ce qui est déjà en place, en être intimement convaincu, est bien pire que d’essayer et d’échouer.
Mais lorsque l’on sort de cet état de déni, le changement n’en est que plus bouleversant.








