Chapter 1: cauchemar et route
Il existe plusieurs façons de commencer une histoire.
Certaines débutent avec une prophétie un peu tirée par les cheveux, juste pour vous faire dire "Waouh".
D'autres plongent directement dans des affrontements sanglants.
Moi personnellement, j'aime bien l'idée d'un cauchemar.
Car voyez-vous, un cauchemar procure un certain malaise, quelque chose d'incompréhensible pour celui qui le fait.
Et c'était justement le cas de Zaleck, le protagoniste principal.
Dans ce cauchemar, il était perdu.
Une forêt... ou du moins quelque chose qui y ressemblait.
Le sol était couvert de débris, de ruines, et de restes qu'il valait mieux ne regarder trop longtemps.
Au milieu de ce chaos, un enfant pleurait.
Il criait.
<< Papa... Maman... Où êtes-vous ? >>
Mais personne ne répondait.
Le silence était lourd. Presque vivant.
Et plus il avançait, plus le monde semblait vide.
Zaleck se réveilla brutalement.
Les larmes aux yeux, le souffle coupé, le corps tremblant.
Il avait l'air épuisé... comme si ce rêve l'avait vidé de toute énergie.
Il soupira.
« Encore... ce rêve... »
Il essuya ses larmes, fatigué de ce cauchemar qui revenait sans cesse.
À côté de lui, la jeune fille qui conduisait la charette tourna légèrement la tête, tout en gardant les yeux sur la route.
« Encore ce cauchemar ? »
Zaleck répondit simplement :
« Oui... »
Il posa lentement sa main droite sur son front, les yeux baissés, comme écrasé par la fatigue.
« Ces derniers temps... ça m'arrive souvent. Pas tous les jours, mais... trop souvent. »
Il marqua une pause.
« Et je ne comprends toujours pas pourquoi... »
Sa voix était plus basse maintenant.
« Cette fois... ça avait l'air tellement réel... »
Ayala le regarda brièvement avant de répondre, d'un ton légèrement moqueur :
« Ah... c'est pour ça que t'es en pleurs. »
Puis, plus sérieusement, elle dit :
« La nuit va bientôt tomber. On va devoir s'arrêter dans le prochain village. »
Quand ils arrivèrent, le village semblait étrange.
Trop silencieux, en soi.
Les habitants avaient des regards fuyants, nerveux... comme s'ils cachaient quelque chose.
Zaleck fronça les sourcils et se mit à observer autour de lui. Puis il dit :
« Tu trouves pas que quelque chose cloche ici ? Ils ont l'air ailleurs... »
Ayala répondit calmement :
« Oui, mais ce n'est pas notre problème pour le moment. La priorité est de trouver une auberge. Ensuite le reste viendra. »
Après quelques minutes à rouler, la charette ralentit progressivement.
Les roues grinçaient sur le sol irrégulier tandis que le village s'étendait autour d'eux, toujours aussi étrange.
Ayala tira légèrement sur les rênes.
« On va s'arrêter ici »
À l'allure modeste.
Un peu plus loin, une auberge se dessinait sur le bord de la route.
Une vieille bâtisse en bois, aux murs légèrement usés, avec une enseigne blanche suspendue au-dessus de l'entrée, marquée par le temps.
La lumière à l'intérieur contrastait avec l'atmosphère lourde du village.
Ayala immobilisa la charette.
Zaleck descendit en premier, jetant un regard autour de lui.
Toujours ces regards.
Toujours cette sensation étrange.
Ils attachèrent la charette à l'écart, près d'un poteau.
Ils s'approchèrent de la porte.
Un court instant de silence.
Puis Ayala poussa.
La porte grinça légèrement en s'ouvrant.
Une cloche tinta doucement.
L'intérieur était simple : quelques tables en bois, une lumière chaude... et des conversations qui s'arrêtèrent net à leur entrée.
Zaleck le remarqua immédiatement.
Derrière le comptoir, une femme essuyait des verres.
Elle leva les yeux.
Un sourire... un peu forcé.
« Vous cherchez une chambre ? »
Ayala répondit calmement :
« Oui, pour la nuit. »
La femme hésita une fraction de seconde.
« Il m'en reste une. »
Cette auberge est le genre d'endroit où les gens observent... mais ne parlent pas. Curieux, n'est-ce pas ?
L'aubergiste leur tendit une clé.
Zaleck la fixa un instant, pensif.
Puis elle détourna les yeux lui confirmant que quelque chose n'allait vraiment pas.
Ils montèrent jusqu'à leur chambre.
Une fois à l'intérieur, Ayala posa ses affaires et commença à les défaire tranquillement.
Zaleck, lui, regardait déjà vers la porte.
« Je vais faire un tour »
Ayala s'arrêta net.
Elle soupira, fatiguée.
« Tu peux pas rester tranquille deux minutes... ? »
« Faut toujours que t'ailles fouiller quelque part. »
Zaleck esquissa un léger sourire.
« Qu'est-ce tu veux... j'aime les mystères »
Ah oui... il aime beaucoup les mystères.
Malheureusement pour lui, les mystères, en général... ne rendent jamais la pareille.
Zaleck sortit de l'auberge.
La nuit commençait à tomber.
Et donc les villageois commençaient à se faire rares.
Des portes qui se fermaient un peu trop vite.
Il s'approcha d'un premier villageois.
« Excusez-moi — »
Mais l'homme ne s'arrêta même pas.
Un autre vers qui il s'approcha.
Même réaction.
Finalement une femme sembla ralentir.
Zaleck tenta sa chance.
« Bonjour... »
Aucune réponse de cette dernière.
Puis il sourit, il tendit la main et dit :
« Vous m'avez l'air bien chargée... puis-je vous
aider madame ? »
« Euh... non, ça ira... », dit-elle d'un air
plutôt hésitant.
Zaleck continua.
« Allez, j'insiste... »
Elle finit par accepter et laissa Zaleck
l'aider avec ses sacs pleins d'aliments.
Ils n'avaient même pas fait dix pas que Zaleck
se lança dans la conversation et dit :
« Il se passe quelque chose ici, non ? »
Elle se figea
Un instant
Puis elle détourna le regard, visiblement nerveuse.
« Je... je suis pressée. »
Sa voix tremblait légèrement.
« Ma famille m'attend... »
Elle reprit ses sacs et s'éloigna rapidement.
Et oui, personne ne voulait parler.
Et ceux qui parlaient... semblaient avoir peur de leurs propres mots.
Alors qu'il allait abandonner, une petite voix l'arrêta.
« Monsieur... »
Zaleck se retourna.
Une petite fille se tenait derrière lui.
Elle regardait autour d'elle, inquiète.
« Moi... je sais ce qui se passe ici. »
Zaleck s'agenouilla légèrement pour être à sa hauteur.
« Alors dis-moi tout. »
Elle hésita.
« Mais... vous ne devez pas dire que ça vient de moi. »
Elle serra ses mains.
« Promettez-le moi... »
Zaleck la fixa, sérieux.
« D'accord, je te le promets. »
Elle leva les yeux vers lui.
« Et... vous devez nous aider. »
Zaleck fronça légèrement les sourcils.
« Vous aider ? »
Puis soudain
« Qu'est-ce que vous faites ? »
Une voix dure
Autoritaire
Zaleck se redressa
C'était le chef du village qui se tenait là, le regard froid.
La petite fille recula immédiatement
Le chef dit :
« Nous vous accueillons ici... et voilà comment vous nous remerciez ? »
Sa voix montait en colère
« À parler avec les enfants et à poser des questions qui ne vous concernent pas ? »
Zaleck le fixa, sans reculer.
Puis rétorqua :
« Hum ?... C'est curieux, je ne vous ai jamais dit de quoi nous parlions avec la petite. »
Le chef rouge de colère :
« Comment oses-tu me parler ainsi à moi le chef du village »
Zaleck voyant la colère du chef
décida de calmer le jeu.
« Excusez-moi chef... je ne fais que visiter
et demander mon chemin »
Le chef inspira et expira
Il reprit son calme
« Je vous autorise à rester cette nuit, mais...
dès demain matin vous partirez, je ne veux
plus jamais vous voir ici. »
Il baissa ses yeux
En direction de la petite
« Rentre chez toi Nono, ta mère doit se faire
du souci à ton sujet... »
La petite s'en alla
Déçue de n'avoir pu rien dire.
Zaleck partit de son côté
Enfin... ça c'est ce qu'il voulait faire croire
au chef
Il suivait le chef discrètement
Convaincu qu'il pouvait lui apporter un indice
Après l'avoir suivi discrètement pendant plusieurs minutes, Zaleck finit par arriver devant une vieille maison abandonnée, à l'écart du village.
Le chef du village entra rapidement.
Zaleck resta caché à l'extérieur, observant à travers une ouverture dans le bois usé.
À l'intérieur, une silhouette se tenait dans l'ombre.
Immobile.
Puis une voix résonna :
« Tu as ramené ce que je t'ai demandé ? »
Le chef sursauta presque,
Il sortit précipitamment une petite boîte cachée dans son manteau.
« O-Oui... la voilà... »
Même sans voir clairement son visage, une chose était évidente :
Le chef du village était terrifié.
Même un aveugle l'aurait remarqué.
Le chef du village s'approcha lentement de l'individu au visage caché sous une capuche.
Il transpirait.
Ses mains tremblaient légèrement.
À l'extérieur, Zaleck était caché près d'une fenêtre brisée.
Il se pencha un peu plus contre le mur pour mieux entendre.
CRAAK
Le mur céda brusquement sous son poids.
Un énorme nuage de poussière envahit la pièce.
Et Zaleck tomba littéralement à l'intérieur.
« Putain, c'est quoi ce bordel ?! » dit l'individu au visage caché.
Le chef sursauta de peur.
Zaleck se releva lentement des décombres.
« Oups... »
Il secoua la poussière sur ses vêtements avant de soupirer.
« Je devrais vraiment améliorer ma discrétion... »
L'individu masqué serra les dents.
« Bordel de merde... t'es qui toi ? »
Zaleck leva les yeux vers lui.
Calme.
« C'est plutôt à moi de te poser cette question. »
Puis il tourna légèrement la tête vers le chef du village.
« Même si mon instinct me dit déjà que t'es la raison de toute cette ambiance bizarre dans le village... »
L'individu masqué tourna brutalement la tête vers le chef.
« Tu m'as balancé ?! »
Le chef immédiatement.
« N-Non ! je vous jure ! »
« Il a dû me suivre sans que je m'en rende compte ! »
Il agitait les mains dans tous les sens.
Complètement terrifié.
Soudain—
L'individu bondit vers lui
« La ferme et crève ! »
Mais Zaleck s'interposa immédiatement.
Il attrapa le bras de l'homme avant l'impact.
Ses yeux se posèrent sur la lame cachée sous sa manche
« Une lame dissimulée dans ton bras... »
L'individu tenta de bouger
Impossible.
La poigne de Zaleck était trop forte
Zaleck tendit lentement la main vers sa capuche.
« Voyons voir qui se cache là-dessous... »
Mais soudain —
L'homme pivota brutalement.
Un coup de pied partit directement vers le visage de Zaleck.
Zaleck esquiva de justesse —
Mais pas complètement.
SCHLK.
Une fine entaille apparut près de son œil.
Zaleck recula légèrement.
Deux doigts posés contre sa blessure.
Il regarda le sang.
Puis releva les yeux vers son adversaire.
L'homme souriait.
La capuche glissa finalement de sa tête.
Zaleck plissa les yeux
« Alors j'avais raison... »
« Un officier. »
L'homme éclata de rire.
« Et ce sera la dernière fois que tu verras ce visage ! »
Les lames fixées à ses bras s'enflammèrent brutalement.
« Crève ! »
Il fonça sur Zaleck.
Une explosion de flammes envahit la pièce.
Un immense nuage de fumée recouvrit tout.
L'officier ricana doucement.
Puis il se tourna vers le chef du village.
« Quant à toi... je vais te - »
« Tu vas quoi ? » dit Zaleck.
La voix de l'officier se coupa net.
Au milieu de la fumée...
Zaleck était toujours debout.
Entouré d'une végétation d'un vert éclatant vivante.
Comme si les plantes elles-mêmes le protégeaient.
L'officier fronça les sourcils.
<< Ces foutues plantes... >>
<< Je vais toutes les brûler ! >>
Zaleck craqua légèrement sa nuque.
<< Ah ouais ? >>
<< Dans ce cas... passons aux choses sérieuses. >>
Zaleck se mit lentement en garde.
Autour de lui, les plantes bougeaient légèrement.
Comme si elles respiraient avec lui.
L'officier serra les dents.
Puis il fonça de nouveau.
Ses lames enflammées traçaient des marques rouges dans l'air
CLANG
Zaleck esquiva au dernier moment
Dans son esquive, il pivota sur lui-même avant de se baisser brusquement
Puis —
BOUM
Son poing s'écrasa violemment contre les côtes de l'officier.
Le choc fut si brutal que l'homme fut projeté contre un mur.
Le bois craqua sous l'impact
Mais l'officier se releva immédiatement
Le visage déformé par la rage.
« Putain... je vais te tuer ! »
Il disparaît soudainement dans la fumée.
Puis réapparut sur le côté.
Ensuite derrière.
Puis devant.
Trop rapide.
Il changeait constamment d'angle pour brouiller la perception de Zaleck.
Mais au moment où sa lame allait toucher la nuque de Zaleck —
SCHRAK.
Des plantes surgirent brutalement du sol.
Elles bloquèrent l'attaque juste avant l'impact.
L'officier recula aussitôt.
Mais cette fois —
Les plantes le suivirent
son regard changea immédiatement
« Quoi... ? »
Les racines traversaient le sol à toute vitesse.
Elles ne protégeaient plus Zaleck
Maintenant...
elles attaquaient
L'officier esquiva plusieurs fois.
Une.
Deux.
Trois.
Mais les attaques continuaient.
Sans arrêt.
Comme si la forêt entière cherchait à l'attraper.
Puis soudain —
Une racine attrapa brutalement sa jambe.
« Merde — »
BOOM
Son corps fut violemment projeté contre un mur.
Cette fois-ci, il ne se releva pas immédiatement.
Du sang coulait le long de son bras.
Sa respiration était lourde.
Instable.
Mais malgré ça...
Il se remit debout.
En titubant.
<<C-c'est pas fini... >>
<<je peux encore me battre... >>
<<Oh que si... C'est terminé>>
Un silence.
Puis une silhouette sortit lentement de
la poussière.
Zaleck.
Calme.
Froid.
Il était déjà devant lui.
Les yeux de l'officier s'écarquillèrent.
<<Quand est-ce qu'il a–>>
BOUM
Le poing de Zaleck s'enfonça violemment
dans son abdomen.
Le choc fut monstrueux.
L'officier fut littéralement expulsé hors de
la maison.
Traversant les débris avant de s'écraser contre un arbre à l'extérieur
Silence
Cette fois...
Il ne pouvait plus bouger.
Après ce dernier coup...
Zaleck resta immobile quelques secondes.
Son poing était encore tendu
Puis lentement...
Il baissa les yeux vers sa main.
Du sang.
Son regard changea légèrement.
« ... Du sang ? »
Il releva les yeux vers l'officier contre l'arbre.
L'homme ne bougeait plus.
Silence.
Puis Zaleck tourna la tête vers le chef du village, toujours caché derrière les débris.
L'homme tremblait encore.
« P-Par pitié... je ne suis pas avec lui... »
« Ne me faites pas de mal... »
Zaleck soupira légèrement.
« Qu'est ce qu'il y avait dans cette boîte ? »
Le chef sursauta avant de sortir rapidement la petite boîte.
« L-La voilà... »
Zaleck l'ouvrit.
À l'intérieur :
Des bandages
Des médicaments
Du matériel de soin.
Ses yeux se plissèrent légèrement.
« Je vois... »
Il regarda une nouvelle fois dans la direction où l'officier était tombé.
« Il était déjà blessé... »
« Je présume donc qu'il se cachait ici pour récupérer. »
Le chef du village l'observait maintenant avec admiration.
Et surtout...
avec soulagement
<< Vous êtes... un guerrier de l'Empire, n'est-ce pas ? >>
Zaleck ne répondit immédiatement.
<< Merci... >>
<< Merci de nous avoir débarrassés de lui... >>
Mais soudain -
Le regard de Zaleck changea.
L'endroit où l'officier était censé être allongé... était vide.
<< ... Mais comment...? >>
Il ne restait qu'une traînée de sang menant vers la forêt.
Zaleck fixa les traces de sang quelques secondes.
Puis soupira.
« Dans son état... »
« Je doute qu'il aille bien loin. »
Il tourna finalement le dos à la forêt.
Le chef regarda la forêt une dernière fois. Puis il laissa échapper un long soupir.
« Je n'aurais jamais cru que quelqu'un réglerait ça aussi vite... »
« Quand il est arrivé, nous pensions qu'il repartirait une fois remis sur pied »
« Mais les jours passaient et il devenait de plus en plus menaçant. »
Zaleck haussa légèrement les épaules.
« Dans ce cas, vous n'avez plus à vous inquiéter. »
Le chef acquiesça avant d'ajouter
« Nous vous devons beaucoup. »
« Vous me remerciez un peu vite »
« Après tout, il est encore vivant »
Zaleck le fixe.
« Il pourrait revenir... »
Le chef pâlit légèrement.
Zaleck continua à le regarder quelques secondes.
Puis ajouta :
« Je plaisante. »
Le chef ne semblait pas complètement convaincu.
Zaleck :
« Bon... je vais retourner au plus vite à l'auberge me reposer. »
« Et puis, si je me souviens bien, vous vouliez nous voir quitter le village dès demain matin. »
Et là, le chef devient un peu gêné :
« Je... les circonstances étaient différentes. »
Il marqua une pause avant d'ajouter :
« Vous pouvez rester autant de temps que vous le souhaitez. Vous êtes nos invités. »
Zaleck esquissa un léger sourire.
« C'est gentil, mais nous devons partir demain. »
« Déjà ? »
« Oui, nous avons encore de la route. »
Le chef acquiesça lentement.
« Je comprends. »
Zaleck lui adressa un dernier signe de tête avant de reprendre le chemin de l'auberge.
Lorsqu'il entra dans la chambre, Ayala était toujours occupée à préparer leurs affaires pour le départ.
Sans même lever les yeux, elle demanda :
« Où étais-tu passé ? Ça fait un moment que tu es sorti. »
Zaleck referma la porte derrière lui.
« Je visitais le village. »
Ayala leva enfin les yeux vers lui.
« Bien sûr. Et pendant ce temps, c'est moi qui prépare tout toute seule. »
« Tu te débrouilles très bien sans moi » Dit Zaleck
« Non... tu crois ?! »
« Oui oui, j'en suis sûr »
Ayala lui lança un coussin.
Zaleck l'évita de justesse.
« Tu vois ? Tu te débrouilles très bien. »
Ayala :
« Oh dégage... va dormir »
« Avec plaisir. »
Quelques minutes plus tard, le silence s'installa dans la chambre.
La journée avait été longue
Très longue
Et bientôt, tous deux sombrèrent dans le sommeil.
Le lendemain matin.
Lorsqu'ils descendirent au rez-de-chaussée, l'auberge était étrangement vide.
« Où est tout le monde ? » Demanda Ayala
Zaleck haussa les épaules.
Puis ils franchirent la porte.
Et s'arrêtèrent immédiatement.
Tous les habitants du village étaient réunis devant l'auberge.
Le chef du village se tenait en première ligne.
Pendant quelques secondes, personne ne parla.
Puis le chef s'inclina légèrement.
« Merci. »
Derrière lui, plusieurs villageois firent de même.
« Merci beaucoup ! »
« Merci de nous avoir aidés ! »
« Nous ne savions plus quoi faire... »
Zaleck regarda la petite fille qui lui avait parlé hier accompagnée de sa mère.
Elles semblaient toutes les deux heureuses.
Ce qui lui fit sourire.
Ayala regarda Zaleck.
« Qu'est ce que tu as encore fait ? »
« Hum... je te raconterai en route »
Ayala soupira
« Évidemment »
Les habitants éclatèrent légèrement de rire.
L'atmosphère était bien différente de celle de la veille.
Après quelques derniers remerciements, Zaleck et Ayala montèrent dans leur charrette.
Le cheval se remit lentement en marche.
Alors que le village s'éloignait derrière eux,
Zaleck lança :
« Ne vous inquiétez pas. »
« Il ne reviendra plus. »
Puis il ajouta, presque pour lui-même
« À l'heure qu'il est, il doit déjà être mort. »
Ayala tourna brusquement la tête.
« Mort ? De qui tu parles ? »
Zaleck répondit :
« Je t'ai dit que je t'expliquerais plus tard »
Mais Ayala continua d'insister
« Zaleck... »
« Plus tard. »
« Zaleck... »
« Plus tard. »
Puis elle hurla en levant la tête
« Zaleeeck ! »
« Oh... plus tard. »
La charrette continua sa route.
Pendant ce temps...
Au milieu de la forêt.
Une main ensanglantée bougea faiblement
Puis une seconde.
L'officier ouvrit lentement les yeux
Son corps entier le faisait souffrir.
Chaque respiration était un supplice.
Mais malgré cela...
Il vivait encore.
Il serra les dents.
Puis ses poings.
Ses yeux brûlaient de haine.
« Toi... »
Sa voix n'était qu'un murmure.
« Peu importe le temps que cela prendra... »
Il tenta de se relever.
« Je te retrouverai. »
Il vacilla.
« Et ce jour-là... »
Ses doigts s'enfoncèrent dans la terre.
« Je te tuerai. »
Très loin de là...
Une silhouette avançait dans un long couloir de pierre.
Des gardes s'écartèrent immédiatement sur son passage.
L'un d'eux prit la parole.
« Vous êtes le premier à être arrivé. »
L'homme s'arrêta.
« Le premier ? »
« Oui ! »
Un léger silence suivit.
Puis il fronça les sourcils.
« Attendez... »
« Zaleck n'est pas encore arrivé ? »
Le garde secoua la tête.
L'homme regarda alors vers l'extérieur.
Comme si quelque chose n'était pas normal.
FIN DU CHAPITRE
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