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Mommy ? Baby Girl. / 𝐊𝐈𝐊𝐎 (⚱)

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Résumé

đ’žđ‘œđ“đ“đ‘’đ’žđ“‰đ’Ÿđ‘œđ“ƒ 𝓑đ“Șđ“«đ”‚ - đŒđ’± Kiko nous vient tout droit du Japon. Elle a Ă©tĂ© Ă©levĂ©e dans les traditions patriarcales de son pays, afin d'ĂȘtre une bonne maĂźtresse de maison pour son futur mari. Mais c'est sans compter sur la dĂ©termination de la marquise du Basquais qui change les plans de Kiko et de sa famille. Elle va l'adopter et lui faire dĂ©couvrir son monde. Un monde plein de luxure. Une gentille servante japonaise, dressĂ©e dans les rĂšgles de l'art, au milieu d'une famille disons... particuliĂšre. Tombez dans cette luxure et succombez au charme de chacun d'entre eux. Fiction Ă©rotique. ScĂšnes explicites. TW : BDSM, exhibitionnisme, bondage

Statut :
Complete
Chapitres :
26
Rating
5.0 (3 avis)
Classification par Ăąge :
18+

I

AprĂšs des moments difficiles, j’ai enfin la chance de repartir sur de bonnes bases. J’ai pris assez de temps pour moi, j’ai besoin de m’occuper de quelqu’un, de le chĂ©rir comme mon enfant. Et comme un signe de Dieu, la jeune Kiko m’est apparue. Du moins, son pĂšre. Pendant une fĂȘte mondaine, Ă  laquelle j’étais vivement conviĂ©e, je l’ai rencontrĂ©, dans son costume sur-mesure gris et son nƓud papillon. Il avait une fille Ă  marier pour lui assurer une descendance. Ainsi, sa fortune ne serait pas perdue et serait utilisĂ©e Ă  bon escient, l’entreprise familiale dirigĂ©e par une main de fer. Il ne pensait pas qu’une femme avait les qualitĂ©s requises, mais je lui ai vite fait changer d’avis.

Personne ne dit jamais non Ă  la marquise du Basquais, Ă  qui appartient la moitiĂ© de la ville. Un nom important, que je porte en hommage Ă  mes parents dĂ©cĂ©dĂ©s. J’ai hĂ©ritĂ© d’une grande fortune trĂšs jeune, mais je n’ai pas usĂ© un centime dans quelque chose d’inutile. Nous fabriquons le vin le plus rĂ©putĂ© du comtĂ©, et on peut dire que je me fais davantage d’argent grĂące Ă  mon petit business domestique. Tout ça en toute lĂ©galitĂ©.

AprĂšs une longue discussion au sujet de nos fortunes et de la façon dont on gĂ©rait notre argent, nous avons convenu que Kiko serait entre de bonnes mains si elle m’était destinĂ©e. Pas de mariage, mais une totale prise en charge. Et quand le moment serait opportun, je ferai en sorte qu’elle enfante. Mais pour le moment, nous avons signĂ© un accord pour que je la garde auprĂšs de moi.

Quand l’avion se pose au sol, je resserre mon manteau Ă  fourrure contre moi, le sourire aux lĂšvres. AprĂšs un an d’attente, voilĂ  la jeune japonaise qui descend les marches lentement, me laissant le temps de l’admirer. Ses cheveux sont noirs Ă©bĂšne, bouclĂ©s et coiffĂ©s de deux petites couettes sur le haut de son crĂąne. Elle porte une robe rose, typique des lolita japonaises, grĂące Ă  laquelle je peux apercevoir ses longues jambes trĂšs minces. Sa peau est trĂšs proche du blanc, ce qui contraste avec le teint bronzĂ© de son paternel. Sa mĂšre, quant Ă  elle, porte la coupe aux carrĂ© court, des cheveux de jais et un sourire aussi mignon que celui de sa fille.

Nous nous saluons tous. Kiko parle d’une voix timide, Ă  peine audible. Toutefois, je distingue un accent, qui fait qu’elle a du mal Ă  prononcer les -r. Elle les prononce comme des -l, ce qui me fait grandement sourire. Elle est encore plus belle que sur les photos que m’a envoyĂ©es son pĂšre. J’ai envie de la serrer dans mes bras et de la bercer, mais je me retiens Ă  cause des convenances.

TrĂšs vite, nous devons nous sĂ©parer. Monsieur Katashi a pu se dĂ©placer uniquement parce qu’il a Ă  faire dans le coin. Il en a donc profitĂ© pour emmener son enfant et l’abandonner. Elle ne semble pas perturbĂ©e, elle se contente de l’embrasser et lui faire – je pense, car elle parle en japonais – des adieux. Avec sa mĂšre, elle a un peu plus d’affinitĂ©s. Elles se serrent longuement et se caressent les mains. Je les observe, attendrie.

- Ton pĂšre a dĂ» te parler de moi. Du moins, je l’espĂšre..., je lui demande une fois dans la voiture.

- Oui.

Elle me sourit. Comme sa coutume le veut, elle garde les jambes collĂ©es l’une Ă  l’autre et ses mains posĂ©es sur ses genoux, le dos bien droit.

- Qu’est-ce qu’il t’a dit ?

- Que vous étiez une femme importante et que votre maison était différente des autres.

- Est-ce qu’il t’as dit en quoi elle Ă©tait diffĂ©rente ?

Elle agite lĂ©gĂšrement la tĂȘte. Je me penche vers elle et pose une main sur la sienne.

- Nous ne vivons pas comme les autres, en effet. Nous avons des habitudes peu communes. Tu verras...

Son silence m’invite Ă  la rassurer. J’ai du mal Ă  savoir ce qu’elle pense, mais je ne peux m’empĂȘcher de la trouver merveilleuse. Elle est d’une beautĂ© Ă©poustouflante et son Ă©ducation fait d’elle une fille docile. Elle est diffĂ©rente de Samantha, la seule fille de la maison, mais je suis sĂ»re qu’elle s’adaptera trĂšs vite. Ils finissent tous par s’adapter.

ArrivĂ©s devant la maison, le chauffeur nous fait signe. Je le remercie et sors en premiĂšre pour ensuite ouvrir la porte Ă  Kiko. Je lui tends la main, qu’elle prend pour se relever et attend que je fasse le premier pas pour me suivre. Ses petites talonnettes noires rĂ©sonnent sur le bĂ©ton. Avant d’entrer, elle lĂšve les yeux pour observer l’immense bĂątisse marron. Quand elle baisse la tĂȘte, je lui fais signe d’avancer.

Dans le salon est réunie toute ma famille, que je chéris. Ils ont tous pris place pour accueillir la petite lolita. Je pose ma main sur son dos pour la faire avancer au milieu.

- Voici ta nouvelle famille, Kiko. LĂ -bas, c’est Samantha. Ce sera ta grande sƓur. A cĂŽtĂ©, c’est Lucas, ton grand frĂšre. Et puis il y a Pedro et Ridja.

Kiko suit mon regard pour observer chaque visage. Elle les regarde un moment en silence, jouant nerveusement avec ses mains. C’est alors que Samantha, de sa criniĂšre flamboyante et sa combinaison de latex, se lĂšve. Elle se plante devant Kiko et dĂ©pose rapidement ses lĂšvres conte les siennes. La japonaise a d’abord un mouvement de recul mais se laisse finalement faire en fermant les yeux.

- Bonjour Kiko. Je suis contente de ne plus ĂȘtre la seule fille.

Elle lui offre un sourire chaleureux auquel Kiko rĂ©pond. Lucas se contente d’un signe de la main pour la saluer. Pedro et Ridja s’inclinent, comme dans sa tradition. Ce sont ces deux mĂąles qui lui font le plus d’effet. Elle sourit et nous montre ses jolies dents blanches. Elle s’incline en retour en les saluant en japonais, puis se reprend en français quand elle croise mon regard mĂ©content.

- Bien. Samantha, aurais-tu l’honneur de faire dĂ©couvrir la maison Ă  Kiko ? Lucas, je te laisse te charger de la nourriture. Pedro, le service et Ridja, avec moi.

- Oui Madame, répond ce dernier.


A peine l’ordre donnĂ©, Samantha guide la jeune femme Ă  travers les piĂšces, en lui exposant les principales rĂšgles.

- Tu devras l’appeler Mommy. Seuls Ridja et Pedro ont le droit de l’appeler Madame. Ne cherche pas à savoir pourquoi. Contente-toi de l’appeler Mommy.

Sa nouvelle petite sƓur hoche la tĂȘte en guise d’approbation. Elles se dirigent Ă  l’étage. Elles entrent dans une immense bibliothĂšque.

- Tu peux venir ici quand tu as fini tout ce que tu as Ă  faire. Le soir, gĂ©nĂ©ralement, on se rĂ©unit pour faire des jeux. Tu verras, c’est amusant ! Pedro est mauvais perdant, il rĂąle tout le temps...

A chaque paroles, Kiko ne peut s’empĂȘcher de sourire. Cette femme est belle, avec ses cheveux rouges et sa tenue moulante. Et elle semble si gentille que ça ne la dĂ©range pas de devoir la considĂ©rer comme sa sƓur. Kiko est fille unique et a toujours rĂȘvĂ© d’avoir quelqu’un qui s’occupe d’elle comme Samantha est en train de le faire.

Chez elle, au Japon, sa maison était plus petite et plus lumineuse. Il y avait des baies vitrées un peu partout. Ici, tout lui semble terne et angoissant. Les murs sont foncés, les couloirs étroits et les piÚces petites, sauf le salon et la salle à manger, avec une grande table au milieu.

- Si tu as besoin de quelque chose, viens me voir. Ou va voir Lucas. Tu risques de te faire engueuler si tu demandes un truc qu’il ne faut pas à Mommy.

Elles atteignent enfin la chambre oĂč Kiko va dĂ©sormais rĂ©sider. Elle a de grandes fenĂȘtres donnant sur un jardin Ă  l’arriĂšre de la bĂątisse et offre beaucoup de lumiĂšre Ă  la piĂšce. C’est plus chaleureux que le reste de la maison.

- On a Ă  peu-prĂšs tous la mĂȘme chambre. Tu pourras l’amĂ©nager comme tu veux. Mommy ne vient jamais voir. MĂȘme si c’est le bazar, elle s’en fiche. C’est le seul endroit que tu as le droit de nĂ©gliger.

Kiko pĂ©nĂštre dans la piĂšce. Les murs ont une teinte boisĂ©e et il y a de fins rideaux blancs. Dans la grande armoire, elle dĂ©couvre une multitude de vĂȘtements aux tons pastel. Du blanc, du rose, du bleu, du violet... Elle n’est mĂȘme pas sĂ»re d’avoir dĂ©jĂ  eu autant de vĂȘtements.

- Tu peux porter ce que tu veux, sauf quand il y a du monde. LĂ , tu dois avoir une tenue dĂ©cente. Mais Mommy te le rappellera toujours, ne t’en fais pas. Elle est un peu maniaque quand elle reçoit des invitĂ©s.

Elle tire un tissu qui lui paraĂźt Ă©trangement lisse et doux. Il est de couleur rose, assez transparent. En le collant Ă  son corps, elle comprend que c’est une nuisette, qui cache Ă  peine ses cuisses.

- Tu pourras aussi mettre ce que tu veux pour dormir. Moi, je dors en culotte. En hiver, je mets un grand tee-shirt et Lucas, je sais qu’il dort nu. Tout le temps.

La fille en latex hausse les Ă©paules et observe la nuisette. Kiko la trouve vraiment jolie mais beaucoup trop courte. Elle n’a jamais vraiment aimĂ© ses longues jambes minces, qu’elle tient de sa mĂšre. Manger beaucoup ne l’a jamais aidĂ© Ă  prendre du poids. Sa minceur est gravĂ©e dans ses gĂȘnes.

Les deux jeunes femmes quittent la chambre pour rejoindre celle de Marie-Elise, la maĂźtresse de maison. Elle est toute petite, avec peu de choses : un lit et une commode. Il y a une petite fenĂȘtre qui laisse passer peu de lumiĂšre et le sol est un du parquet qui grince. Kiko le constate en marchant dans la piĂšce.

- Tu l’entendras se lever. Et il vaudrait mieux pour toi que tu le sois dĂ©jĂ ...

Kiko ne comprend pas vraiment mais n’ose pas demander des explications. Elle se contente de suivre Samantha dans chaque recoin, et l’écoute en essayant de retenir un maximum de choses. Dans la cuisine, elles rejoignent Lucas. Il porte un tablier blanc par-dessus un pantalon en similicuir et un pull en laine gris. Il tourne la tĂȘte vers ses sƓurs en souriant.

- On mange quoi, ce soir ? Demande Samantha.

- Un gratin de courgettes avec du saumon. Tu aimes ça, Kiko ?

Elle opine de la tĂȘte. Samantha se penche alors vers elle en roulant des yeux.

- Mommy adore le poisson, alors il y en aura souvent !

Pour la premiĂšre fois, Kiko se permet une remarque.

- Dans mon pays, on en mange beaucoup...

ÉtonnĂ©s de l’entendre parler, mais Ă©galement de son accent, Samantha et Lucas fixent la jeune fille aux cheveux noirs. Elle ouvre la bouche, comme pour dire quelque chose mais se ravise. Samantha donne un coup de coude Ă  son frĂšre et pioche dans le plat pour prendre un morceau de tomate.

- Elle est trop mignonne, dĂ©clare Lucas en jetant un regard Ă  la concernĂ©e par-dessus son Ă©paule, pendant qu’il dĂ©coupe le poisson.