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Le petit fils du Père Noel est casse-noisette

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Résumé

Pour les Luminéa, Noël se prépare des mois à l’avance. Avec leur entreprise familiale florissante dans l’industrie de cette fête, pour eux, Noël est le symbole du bonheur et rien ne peut être laisser au hasard. Elioz est un rêveur qui voit toujours le bien chez les autres, du moins jusqu’à sa rencontre avec Jonah, ce garçon si mystérieux qui parfois lui livre une facette de sa personnalité qui le fait frétiller d’excitation. Un événement vient pourtant semer le trouble dans cet équilibre qu’ils commençaient à trouver. Jonah sort de prison et n’a pas revu Elioz depuis 1 an. Tout semble avoir changé entre eux. Une tension inexplicable s’est installée. Mais ne dit-on pas que la magie de Noël peut conquérir les cœurs les plus meurtris ? Dans tous les cas, un certain « casse-noisette » va mettre du cœur à l’ouvrage pour que cette année, les fêtes soient plus féeriques que d’ordinaire et il se pourrait que ça ne soit pas celui auquel on pense. Non. Ce n’est pas une énième histoire entre un bad boy et un good boy. Quoi que… Viens découvrir leur histoire pour tout savoir.

Genre :
Romance
Auteur :
Emmafetes_auteure
Statut :
En cours
Chapitres :
44
Rating
n/a
Classification par âge :
18+

Prologue

Juillet 2027


Ça chauffe, ça tire, ça gratte... Pourquoi est-ce qu’aucun protagoniste ne dit la vérité concernant une blessure ? Eux, ils se font tirer dessus et deux jours après, ça galope comme des lapins en plein champ. Mais merde ! Elle est où la crédibilité là-dedans ? Moi qui pensais que ça passerait comme une lettre à la poste, je crois qu’il doit y avoir des embouteillages dans la communication. Un pigeon voyageur sera bien plus efficace. Pourquoi est-ce que je ne suis pas le foutu héros d’une histoire ? Ça m’éviterait de souffrir comme ça. En même temps, pour eux, la douleur doit s’évaluer sur l’échelle de l’orteil qu’on cogne contre un meuble. C’est sûr, ça change la donne.

Voilà six maudits jours que je me trouve enfermés dans cette foutue chambre d’hôpital, attaché comme un moins que rien, à mon plumard. Pour quelle raison, vous vous dites ? Oh, l’histoire est longue et pas forcément valorisante pour ma personne. Pour faire bref, je me suis fait planter dans la prison où je me trouvais. Et non, je vous vois venir gros comme une montgolfière, je ne suis pas un criminel. Quoi que, ça se discute. Mon avocat et le juge n’ont pas la même version des faits. J’aimerais pouvoir dire que je suis innocent, mais le truc, c’est qu’il n’y a aucune erreur judiciaire.

Vous me trouvez détendu ? Détrompez-vous, c’est l’illusion que donnent les antidouleurs qu’on me file en intraveineuse. Aucune idée de ce qu’ils foutent là-dedans, mais c’est de la bonne qualité. Non ! La drogue, c’est mal ! J’en ai même d’ailleurs jamais consommé. Attendez que l’effet de leur truc cesse d’agir et là, les licornes, les petits anges et les arcs-en-ciel avec les leprechaunes vont disparaître. Déprimé et colérique, mes inséparables, pointeront le bout de leur truffe.

Mais comment ça se fait que je douille de la sorte ? Je ne suis pourtant pas quelqu’un de sensible à la douleur, je dirais même que j’en suis un triste habitué. Le vrai fond du problème, c’est que je n’ai rien vu venir. Ne devrait-on pas avoir un radar, une espèce de pressentiment ou une sorte de lumière clignotante au-dessus de la tête pour nous avertir qu’un truc pas agréable va se produire ? Enfin, à ce stade, il m’aurait carrément fallu une myriade de vautours rôdant au-dessus de ma tête pour que je tilte.

Un coup discret dans ma porte me sort de mes tergiversations sans queue ni tête. Je pivote cette dernière en direction du bruit pour voir apparaître mon avocat et dans son dos, un policier qui garde ma chambre comme si j’étais le plus grand bandit que l’univers ait connu. Je pouffe, ce qui équivaut à une décharge dans tout mon flanc. J’y réfléchirai à deux fois avant de rire, à l’avenir.

Maître Ochon, petit bonhomme assez rigolo avec sa moustache épaisse, son ventre proéminent et son costume qui le supplie de prendre la taille au-dessus, s’avance vers moi après avoir posé sa mallette sur une chaise. Ses cheveux bruns, enfin, ceux qu’il lui reste sur le crâne semblent souffrir de la chaleur autant que moi, de ma blessure. Ils sont tous suintants, j’en réprime un haut-le-cœur. Chaque fois qu’il pose les yeux sur moi, j’y lis tout l’épuisement que mon cas lui cause. Et oui, pas facile d’être avocat commis d’office. Encore moins quand le coupable ne cherche pas à se défendre. L’homme d’une cinquantaine d’années pose son postérieur sur le bout de mon lit et tapote ma jambe d’un air compatissant.

— J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle, entame-t-il.

— Commencez par la bonne, l’imploré-je de mon accent prononcé.

— Vous ne retournerez pas en prison, Jonah.

— Pa...pardon ? Vous me faites courir, c’est ça ?

— On dit marcher, mon grand. Et non, je suis sérieux.

— Comment est-ce possible ? J’ai encore pratiquement 1 an à tirer...

Ai-je dit que j’étais complètement perdu ? Parce que me trouver au milieu de l’océan sans bateau ni bouée serait sans doute un cadeau en comparaison à ce que je ressens en cet instant.

— Après votre agression, j’ai bataillé longuement pour avoir une entrevue avec le juge. Il ne voulait rien entendre dans un premier temps, mais je ne suis pas homme de loi pour rien, moi non plus, je m’obstine, s’amuse-t-il avec un petit sourire en coin. Donc, après des heures de négociation, nous avons convenu d’un accord.

— Je suis libre ?

— Pas exactement, il y a une contrepartie, vous vous en doutez.

— Laquelle ?

— Vous devrez porter un bracelet électronique le temps de la fin de votre peine, pointer au poste de police chaque semaine, trouver un travail et un hébergement avant la fin du mois.

Pourquoi a-t-il accéléré sur la fin de sa phrase pour finir sur une succession de mots étouffés que je n’ai pas compris ? C’est moche de profiter de ma différence de nationalité pour me la faire à l’envers.

— Je n’ai pas de baguette magique, l’option prison me convient mieux, opté-je en m’agitant dans mon lit.

— Il semblerait que vous n’ayez pas bien compris la situation, Jonah. Ce n’était pas une simple agression.

— Bien sûr que si, et ça arrive tous les jours...

— Non. J’ai quelques contacts qui ont entendu des bruits de couloirs et ça ne sent vraiment pas bon.

— Pas bon à quel point ?

Je viens de découvrir qu’on pouvait formuler une phrase même en suffoquant, la vie est pleine de surprises.

— Si vous retournez en prison, vous êtes mort.

Et là, c’est le moment où je suis censé éclater de rire, n’est-ce pas ? Elle est où, la caméra cachée ? C’est un prank, c’est ça ? Ma vie entière l’est, seulement cette séquence dépasse l’entendement. Je me redresse difficilement pour me rendre compte qu’il affiche un air plus que sérieux.

Bordel... Il mérite un award pour le type qui balance le mieux les mauvaises nouvelles, lui.

— Co... comment ? bégayé-je.

— Quelqu’un a mis un contrat sur votre tête.

— Un contrat ? C’est ridicule ! Je ne suis personne ! Je ne vaux rien. Qui pourrait foutre un contrat sur ma tête ? Personne. Non, il n’y a personne qui voudrait dépenser le moindre billet pour ma tronche. Vous vous êtes trompé de gars.

— J’aimerais bien, mais malheureusement il s’agit bien de vous. J’ai bataillé pour vous obtenir cet aménagement de peine, alors je vous en conjure, acceptez ma main tendue.

Les murs de la douche, mon corps humide, cette bousculade, la lame qui s’enfonce dans ma chair et la douleur qui me coupe le souffle, m’empêchant de crier. Tout se rejoue dans ma tête. La violence ne perd jamais en intensité, en faisant trembler ma frêle carcasse.

— Que dois-je faire ?

— Trouver un hébergement et un travail, mais surtout vous tenir à carreau.

— C’est impossible. Personne n’a envie d’avoir un homme qui sort de prison chez lui.

— C’est là que j’entre en jeu, une fois de plus, me devance l’homme presque chauve. Je vais régler cette partie de l’histoire.

— Comment ?

— Vous vous souvenez de la famille chez laquelle vous viviez avant votre arrestation ?

La chaleur de son sourire. La douceur de son rire. L’air innocent dans son regard. L’espace d’un instant, tout me revient comme un boomerang provenant d’une force invisible. Cette douleur est pire que celle dans mon flanc.

— Y’a pas moyen ! m’y opposé-je avec conviction.

— Vous n’avez pas le choix, Jonah. C’est soit ça, soit vous allez finir dans un sac mortuaire. Je suis persuadé que les Luminéa vont se faire un plaisir de vous accueillir à nouveau.

Avez-vous déjà eu l’impression que le ciel vous tombe sur la tête ? C’est exactement ce que je ressens. Et le truc c’est que ce n’est pas la première fois que ça arrive. Peut-être la deuxième ou troisième. Peu importe ce qu’il dit concernant ce danger hypothétique que j’encours, il n’est pas question que je retourne chez ces gens. Il y a forcément un autre moyen.

N’importe lequel, sauf me retrouver à nouveau sous le même toit que lui.


Hello,

C’est ici que je vous embarque avec moi dans une nouvelle aventure, après une très longue pause. J’espère que cette histoire vous fera vibrer, rire, pleurer et vous interrogez. Que vous tomberez sous le charme des protagonistes, les détesterez et les adorerez à nouveau. Je ne sais pas encore quand celle-ci démarra pour trouver un rythme de publication, j’attends d’avoir quelques chapitres d’avance, mais je peux déjà vous dire que le chapitre 1 du point de vue de Elioz sera en ligne le 31 mai et qu’il est loooong. Le chapitre, pas Elioz, naturellement.

A très vite.

Et bonne fête à toutes les mamans.


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