Prologue
Dias
Vingt plus tôt
— Prez, je peux entrer ?
— Entre ma belle, tu as un problème ?
— Non, non, mais je voudrais te parler de quelque chose.
— Vas-y. Je t'écoute.
— J'ai rencontré Caroline.
— Qui c'est Caroline ?
— C'est vrai, tu la connaissais avec son ancien pseudo Cheryl. Enfin, elle baisait plus tôt avec ton père, toi, tu étais encore puceau. C'était une ancienne brebis qui nous a quittés quand elle s'est mariée avec un politicien de notre ville.
— Quoi, elle veut revenir au club, mais elle n'est pas un peu vieille pour ça ?
— Mais, non. Je l'ai rencontrée à notre bar, elle ne savait pas où aller. Elle avait besoin de se cacher. Elle se cache dans un hôtel du coin, elle attend mon appel. Elle sait que je dois d'abord t'en parler.
— Vas-y. Je t'écoute.
— Voilà, Caroline, enfin, Cheryl, se cache de son mari qui la bat.
— Elle n'a qu'à aller voir la police, ici, c'est un club de motard, pas un refuge pour femme battue !
— Justement, quand je l'ai vue, j'ai tout de suite pensé à ma petite fille chérie. J'aurais tellement aimé la sauver de cette enfant de putain. Mais malheureusement, je n'ai rien pu faire. Alors que pour Caroline… je peux faire quelque chose.
… tu sais qui c'est son mari.
— Non, et perso, je m'en fous.
— DIAS !
— Quoi ? Bon, d'accord, dis-moi c'est qui !
— Si tu insistes ! Je vais te le dire, c'est ce salopard de Marc Putman !
— Hein, le nouvel élu ?
— Lui-même ! C'est un dépravé ce type, il est vil, sournois, mais surtout un grand pervers narcissique.
— Il a su corrompre une partie des forces de l'ordre, pas toujours avec leur consentement, si tu veux mon avis !
— Exactement…
— Du coup, je présume que personne n'ose lui venir en aide.
— Elle a été au poste de police pour porter plainte, mais un agent lui a conseillé de rentrer chez son mari, tu imagines !
— Il faut l'aider, Prez, maintenant que tu as repris la relève ! Tu as dit que les choses allaient changer avec toi ! Ben c'est le moment, non ?
— Ecoute...Je ne sais pas… je vais réfléchir et en parler à nos frères lors de notre prochaine réunion à la chapelle, je te tiens au courant.
— Mais…








