Chapter 1-sugar daddy
Lundi 1er septembre, 16h – Dernier cours de la journée
Cher journal,
Je m’appelle Léa. J’ai 17 ans, je suis en terminale, et je vis à Chicago.
Quoi dire de plus ? Hmm je ne sais pas J’étudie au lycée Genevièvre, un établissement privé où les élèves débarquent en tenues de créateurs, parfois dans des voitures qu’ils n’ont même pas encore le droit de conduire. Bref, un lycée rempli de gosses de riches.
Moi ? Je viens d’un autre monde. Enfin… juste un peu différent.
Je vis avec ma mère dans un petit appartement au troisième étage sans ascenseur, dans un quartier bien loin de celui de mes camarades. Si je suis ici, c’est uniquement grâce à ma bourse et à mes bulletins irréprochables.
Ce matin, c’était la rentrée. 1er septembre. Nouvelle année.
Assise au fond de la salle de maths, j’essaie de suivre… mais mon esprit est ailleurs. Je suis à côté de ma meilleure amie, Lisa. Elle, elle est gentille, beaucoup plus que tous ces gosses friqués.
Je commence à griffonner en haut de la page de mon cahier : Chronique d’un pari risqué.
Mes pensées reviennent à ce moment précis. Deux semaines auparavant... Celui où tout a commencé, sans prévenir. Pas un coup de foudre… Non. Plutôt un pari débile.
Lisa – « Léa… tu rêves ou tu fais semblant d’écouter ? »
Je cligne des yeux, comme si je sortais d’un rêve.
Léa – « Les deux … Pardon, j’étais juste… en train de réfléchir. »
Elle me regarde en coin, un sourire aux lèvres.
Lisa – « T’es encore en train de penser à ce pari, hein ? »
Je baisse les yeux, un peu gênée.
Léa – « Je ne sais même pas quoi écrire… »
Lisa sourit doucement.
Lisa – « Commence par le début. Le jour où t’as lancé, toute fière : ‘Je parie avec vous que j’aurai le meilleur...’ »
C’était un au parc avec Lisa, Tiphaine et Mélanie. Il faisait chaud, l’air sentait encore l’été, et les garçons passaient par groupes, lançant des regards. C’était le genre de moment un peu vide, un peu flottant, où tu sens que tout peut basculer.
Et bien sûr, il a fallu que Tiphaine ouvre sa grande bouche. (P.S. : D’habitude je suis pas vulgaire… mais elle, franchement, elle le mérite.)
Tiphaine – « J’ai une idée. Et si on se lançait un vrai défi cette année ? Pas un truc bidon genre se remettre au sport ou avoir de meilleures notes. Un vrai pari. »
Mélanie avait levé les yeux, intriguée.
Mélanie – « Quel genre de pari ? »
Tiphaine avait ce sourire arrogant… Celui qu’elle sort quand elle pense déjà avoir l’attention de tout le monde, même si ce qu’elle va dire est complètement con.
Tiphaine – « On se donne une mission : séduire un mec plus âgé, classe, avec du pouvoir. Genre… un sugar daddy. »
Lisa avait aussitôt levé les yeux au ciel.
Lisa – « T’es sérieuse ? »
Dit elle avec une voix , moqueuse sous entendant que c’est débile
Je sais que je ne devrais pas..je ne savais pas trop si elle plaisantait ou pas. Mais j’étais là, entre elles, et pour une fois… j’avais envie de me sentir dans le groupe. Visible. Écoutée. Et si je disais...j’essayais de chasser cette idée malsaine sachant qu’après ...le pari … Il pourra y avoir des coeurs brisées
Alors j’ai souri. J’ai croisé les bras, et j’ai lancé, sans trop réfléchir. Enfin… j’ai pas réfléchi du tout.
Léa – « Très bien. Je parie que je peux avoir le meilleur sugar daddy. »
Mélanie avait éclaté de rire.
Mélanie – « La petite Léa qui sort les crocs, je valide ! »
Lisa, elle, m’avait regardée comme si elle ne me reconnaissait plus. Elle n’avait pas voulu participer. Elle trouvait ça malsain. Elle ne me l’a pas dit tout de suite, mais je l’ai senti. Elle était déçue. Mais elle ne m’a pas lâchée.
Ah, au fait. Si un jour je relis ce carnet en mode “quelle connerie j’ai faite cette année”, je me rappelle : Un sugar daddy, c’est un homme plus âgé qui entretient une relation – souvent ambiguë, romantique… voire sexuelle – avec une fille plus jeune. En échange de son attention, de sa compagnie… et parfois plus, il lui offre des cadeaux, de l’argent, du confort, du pouvoir. Ce n’est pas toujours assumé. Ce n’est pas toujours sain. Mais ça fait rêver certaines filles. Dont moi, à ce moment-là.
Et là… ça fait deux semaines que je tourne en rond. Sans avoir la moindre idée de qui.
Sa court pas dans les rues...et ma mère et moi , nous n’avons pas beaucoup d’invité..ou de connaissance
La sonnerie me sort brusquement de mes pensées et de ce que j’écrivais
Comme tous les premiers jours de rentrée, ma mère devait venir me chercher, puis on allait prendre une glace. Un moment un peu enfantin gravé depuis des années , je sentais mon coeur se réchauffer en pensant à celle qui a toujours été là pour moi ; Ma mère alors que rien n’allait bien , honnêtement Je suis sortie… mais je ne l’ai pas vue.
À la place, j’ai vu un homme. La trentaine. Costard impeccable. Silhouette familière. Je l’ai reconnu tout de suite : Alexandre Delcourt. Le patron de ma mère. Un riche PDG.
Il venait parfois me chercher au collège, à l’époque. C’était presque… comme un paternel. Mon père, à moi, est mort.
Mais là, je l’ai regardé… Et je me suis dit : Quatre ans plus tard, il est toujours aussi beau et sexy…
Sa chemise blanche traçait le long de ses abdominaux comme s’il elle était faite pour lui…
Je me sens mouillée. Putain qu’est ce qui tourne pas rond chez moi ! Ce putain de pari et en train de me transformé ou quoi….
Non. Léa. Non. Ne pense pas à lui comme ça. En plus, il est marié.









Ah les jeux d'ado, qui n'en a pas fait.
wow quelle story😌🔥