CROSSFIRE HEARTS

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Résumé

Sur le terrain, June ne perd jamais. Dans la vie
 c’est une autre histoire. Elle a appris Ă  contrĂŽler chaque mouvement, chaque Ă©motion. À jouer pour gagner. Toujours. Jusqu’à lui. Kenny Ross ne suit aucune rĂšgle. Ni celles du jeu. Ni celles du cƓur. Entre eux, ce n’est pas une histoire d’amour. C’est une collision. Et quand deux mondes opposĂ©s s’entrechoquent, il n’y a qu’une issue : quelqu’un finit par tomber. La seule question, c’est
 qui ? © 2026 Tous droits rĂ©servĂ©s.

Statut :
Terminé
Chapitres :
32
Rating
5.0 1 avis
Classification par Ăąge :
16+

Sa Chute, Mon Combat đŸ„Š

JUNE

Le stade crĂ©pite d’électricitĂ©. Chaque clameur traverse ma poitrine comme un coup de tonnerre. Rayane, mon frĂšre jumeau, file en attaque ; ses appuis claquent sur le gazon, secs, rapides, sĂ»rs. Je retiens mon souffle. Je connais son corps par cƓur — chaque geste, chaque impulsion — et je sens presque ses muscles se contracter dans ma propre peau.

Le commentateur vocifĂšre dans les haut-parleurs.

— Oh, la ferme
, grognai-je entre mes dents, la tension me vrillant la nuque.

Puis c’est le drame. Un tacle violent, disproportionnĂ©, qui envoie Rayane au sol. Mon sang se glace.

— Oh, le salaud ! hurlais-je, ma voix noyĂ©e par le brouhaha du stade. Fils de— putain !

La foule rugit, siffle, hurle, mais rien ne couvre la déflagration qui me traverse.

— CARTON ROUGE ! scandai-je avec les supporters, les poings crispĂ©s. C’est volontaire ! Bouhou !

L’arbitre brandit enfin le carton rouge, trop tard Ă  mon goĂ»t.

— Bien fait, abruti
, soufflai-je, la rage brĂ»lant mes veines.

Mais aucune satisfaction ne tient face Ă  la rĂ©alitĂ© : Rayane ne bouge plus. Le staff mĂ©dical se prĂ©cipite, le retourne, lui cale la jambe, lui parle d’une voix urgente. Je sens mes doigts trembler.

Mon pÚre se tourne vers moi, chaque mot chargé de tension :

— On va aller le voir
 et dis-nous si le Blizzard a remportĂ© le match.

Annorra attrape déjà son sac :

— On vient vite
 C’est seulement 1-1. Sinon, le match se serait soldĂ© par un nul.

Je respire, mais colĂšre et peur se mĂ©langent en un cocktail brĂ»lant qui me laisse haletante. Chaque seconde s’étire. Je sais que ce tacle va laisser des marques — sur son corps
 et dans notre famille.

⚜⚜⚜⚜

Plus tard, Ă  la maison

La tension est retombĂ©e d’un cran, mais pas l’inquiĂ©tude.

Mon pĂšre fouille les placards en se grattant distraitement le ventre, l’air d’un homme qui espĂšre trouver un miracle culinaire cachĂ© derriĂšre une boĂźte de pĂątes.

— Alors, qu’est-ce qu’on va manger ce soir ? demande-t-il d’un ton faussement dĂ©tendu.

— Des raviolis, dit Annorra.

— C’est tout ? m’exclamai-je, les yeux ronds.

Elle pose un doigt sur son menton, prend un air faussement inspiré, puis sourit :

— Si j’avais une main de plus
 j’aurais prĂ©parĂ© des lasagnes fondantes, un gratin dauphinois, des crĂȘpes au chocolat, des sushis faits maison, et pourquoi pas un cheesecake entier rien que pour moi ! Mais bon, la nature m’a limitĂ©e.

On éclate tous les trois de rire.

Je tourne la tĂȘte vers le salon. Rayane est affalĂ© sur le canapĂ©. Il est dans une humeur de chien : pied bandĂ©, un pack de glace posĂ© sur son torse large et musclĂ©. Le crampon a laissĂ© sa marque : un bleu profond qui gonfle et pulse Ă  chaque mouvement. Il serre les dents, la mĂąchoire tendue.

— AHHH PUTAIN ! rugit-il. Deux semaines au repos
 pour un match nul et un tarĂ© qui a confondu tacle et homicide par crampon. Merde, ça brĂ»le !

Je m’assieds Ă  cĂŽtĂ© de lui, mon toast au beurre de cacahuĂšte Ă  la main.

— T’inquiĂšte, les jours vont passer vite. Et je serai lĂ  pour te harceler avec des histoires encore plus pĂ©nibles, juste pour te faire oublier la douleur, dis-je avec un sourire taquin.

Il grogne, dépité :

— Merci
 mais je parie que chaque pas va me rappeler cette putain de douleur.

Puis il gratte sa tĂȘte, dĂ©logeant une petite crasse sous son ongle. Je frĂ©mis, Ă©coeurĂ©e.

— SĂ©rieusement ? Tu viens de me tuer l’appĂ©tit, lançai-je en grimaçant malgrĂ© mon rire.

— C’est toi qui me fixes comme si j’étais un blob du Texas, grommelle-t-il. Moi, je vis ma vie.

Il fixe l’écran un long moment, puis change de chaĂźne d’un geste sec.

— Je veux oublier cette merde. Et si je recroise ce type
 je lui fais bouffer le gazon.

Dites Ă  đ‘†đ‘đ‘Žđ‘Ÿđ‘˜đ‘…đ‘œđ‘šđ‘Žđ‘›â€ïžâ€đŸ”„ ce que vous avez pensĂ© de ce chapitre !
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Bien écrit

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Intrigue captivante

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Super personnage

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Dialogues forts