Chapitre 1

Russie - Saint-Pétersbourg
Aleksandr
Je balaye du regard la piste de danse. Il y a du monde ce soir, et Katerina expose son corps. C’est la danseuse vedette du club et celle qui me rapporte le plus d’argent. J’aperçois le responsable de la sécurité en train de baver devant Katerina, la main dans son pantalon. Pense-t-il pouvoir m’échapper ?
« Va me le chercher. » Je m’appuie contre la rambarde, mon verre de vodka à la main.
« Pakhan. » Igor hoche la tête et descend dans la salle.
Je le regarde se frayer un chemin. Arrivé à la hauteur d’Oleg, il plaque sa main avec force sur son épaule, faisant sursauter l’homme. À voir la façon dont il avale cul sec le reste de son verre, il sait qu’il est dans de beaux draps. Igor le traîne jusqu’à moi et le force à s’asseoir sur une chaise.
« Je venais juste te voir. » Il me regarde droit dans les yeux. « Tu... tu sais à quel point j’aime Katerina. Je voulais juste la voir danser avant. »
« Alors ton plaisir passe avant le remboursement de tes dettes ? » Je saisis sa cravate et la serre autour de son cou. C’est bien pour ça que je n’en porte jamais : ça donne un avantage à l’ennemi. « Tu as eu ce que tu voulais ? Parce que s’il n’y a pas de foutre dans ton pantalon, c’est qu’elle ne fait pas bien son boulot. » Je fais un signe de tête à Igor et Maskim.
« Qu’est-ce qui se passe ? Tu auras ton argent demain. Je te le promets. » Il panique sur sa chaise tandis qu’Igor et Maskim le maintiennent.
« Demain ? Avec vous, c’est toujours putain de demain ! » je hurle en dégainant mon arme. « Je crois qu’il a besoin d’un rappel sur la manière dont les choses fonctionnent ici. Qu’en penses-tu ? » Je lance un regard à Igor.
« C’est Pavel qui a ton argent. Il devait me l’apporter. J’essaie de le retrouver. » bafouille-t-il. « C’est la vérité. »
« Et pourquoi il a mon putain d’argent ? » Je pointe mon arme vers son entrejambe.
Des gouttes de sueur perlent sur ses tempes. « Il a dit qu’il pouvait doubler la mise. Tu aurais eu ta part, et on s’en serait sorti avec une belle somme. Mais il n’est jamais venu. » Il est en nage à présent.
« Où habite-t-il ? » J’enfonce le canon de mon arme contre sa bite. Une fois qu’il a lâché l’adresse d’une voix tremblante, je fais un signe discret à Boris pour qu’il vérifie. « Tu resteras ici jusqu’à ce que Boris soit allé voir. »
Je saisis la bouteille de vodka sur la table, me sers un verre et observe mon club. Katerina quitte la piste. Quand elle croise mon regard, je lui fais signe de monter. Elle gravit les marches avec élégance, faisant tourner les têtes sur son passage, mais elle n’est rien de plus qu’une excellente danseuse à mes yeux. Les femmes compliquent ma vie, il est plus simple de rester seul.
« Katerina », dis-je en faisant ronronner son prénom.
« À quoi dois-je le plaisir de ta présence ce soir ? » Elle s’approche, pose une main sur mon torse et m’embrasse sur la joue.
« Il semblerait que tu aies un admirateur. » Je désigne Oleg d’un signe de tête. « Je l’ai surpris la main dans son pantalon pendant que tu dansais. » Je secoue mon arme vers lui. « Vérifie son pantalon, vois si tu l’as fait jouir. »
« Non, je... Tu m’as surpris avant que je puisse », marmonne Oleg, mort de honte.
« Alors elle n’est pas assez bien, c’est ce que tu dis ? Tu veux que je me débarrasse d’elle ? » Je joue avec lui. Katerina sait très bien que je ne me débarrasserais jamais d’elle.
« Non, elle est... », déglutit-il. « C’est ma préférée ici. »
« Dans ce cas, on ferait bien de s’assurer qu’elle ne te déçoive pas pour que tu puisses finir, non ? » Je souris en voyant ses yeux parcourir la salle. La musique vibre en bas, les basses résonnent à travers le sol. « On a du temps à perdre, Oleg. Pourquoi on n’inverserait pas les rôles ? Je veux te voir jouer pour notre charmante Katerina, sinon, c’est elle qui paiera. » Je l’attrape brutalement et pointe mon arme contre sa tempe.
« Non, quoi ? Qu’est-ce que tu veux dire ? » Il fixe mes hommes, son regard faisant des allers-retours avant de revenir sur moi.
« Je te demande de jouer. Si tu ne peux pas, c’est que Katerina n’a rien à faire ici. Si tu peux jouer... » je me penche en avant, « ...et je crois que tu sais ce que je veux dire, alors Katerina aura la vie sauve. »
« La vie sauve ? Tu ne vas pas la tuer, si ? »
« Monsieur Mikhailov, que faites-vous ? » s’écrie Katerina tandis que je la plaque au sol en braquant mon arme sur sa tête.
« Ferme-la, Katerina ! » je grogne, puis je lance un regard noir à Oleg. « Tu pensais pouvoir débarquer ici sans mon argent et te branler sur ma meilleure danseuse ? Combien vaut sa vie, Oleg ? C’est la sienne qui est en jeu à cause de toi. » Je me tourne vers mes hommes, puis je me penche pour glisser mes doigts dans les cheveux de Katerina. « Dis-lui, Katerina. Dis-lui que tu veux voir à quel point il t’adore. On le veut tous. »
« S’il te plaît, Oleg. Montre-moi ce que je représente pour toi. » Des putains de larmes coulent sur ses joues.
Les épaules maintenues, les yeux injectés de peur, Oleg regarde autour de lui, puis pose son regard sur moi et Katerina, agenouillée au sol. Nous observons tous ce misérable spécimen trembler alors qu’il déboutonne son pantalon et tripote sa bite molle. Il la prend en main et lutte pour la faire bander.
Je dévie le canon de mon arme de la tête de Katerina pour le braquer sur lui. « Elle t’attend, Oleg. Ou tu as besoin d’un coup de main ? » Son regard se fige sur Katerina. « Oh, tu pensais qu’elle allait t’aider ? » Je ricane et fais un signe de tête à Demitri. Il n’est que muscles, il pourrait broyer la bite d’Oleg sans effort.
« Non, je peux le faire. » Sa voix tremble autant que lui. La sueur coule le long de ses tempes, il serre sa bite dans sa main en fixant intensément Katerina.
Je me penche vers Katerina et relève sa tête. « Qu’en penses-tu, Katerina ? Il a une jolie bite ? Tu le laisserais jouir partout sur toi ? »
« Jouis pour moi, Oleg », supplie Katerina alors que je braque à nouveau mon arme sur sa tête.
J’apprécie ce petit jeu. L’enculé pompe sa bite de plus en plus fort, les larmes coulant sur ses joues.
« Oleg, regarde-la. Elle est agenouillée devant toi, l’image même de la soumission. Dis-toi qu’après ce soir, tu seras le seul homme à avoir joué pour elle. Ça devrait être un honneur pour toi de jouir. » Un grognement sourd s’échappe de sa poitrine. « Voilà, montre-nous tous à quel point tu aimerais que cette bite tienne sa douce chatte. Tu imagines à quel point elle serait mouillée pour toi ? Parce que moi, je sais ce que ça fait d’avoir ma bite dans sa chatte. Sa façon de gémir quand elle jouit, et sa chatte qui se serre autour de ma bite... » Je le taquine.
« Enfoiré », grogne-t-il avant d’éjaculer.
Je ricane, car il ne sait pas à quel point je suis sur le point de devenir un véritable enfoiré. Mon téléphone sonne, je le sors de ma poche. « Timing parfait. Qu’est-ce que tu as, Boris ? » Je fixe Oleg.
« On a fouillé chez lui. Il n’y a pas grand-chose, mais il a visiblement pris la fuite. »
Je hausse les sourcils. « Ah, vraiment ? Oleg, il semblerait que tu avais raison. Pavel s’est fait la malle avec mon putain d’argent ! » je hurle en finissant ma phrase.
« Pakhan, on a peut-être une piste. Il a une sœur cadette », dit-il en s’agitant.
« Découvre tout ce que tu peux sur elle et amène-la-moi. » Je range mon téléphone. « Eh bien, Oleg, il semblerait que tu aies sauvé la vie de Katerina en étant aussi performant compte tenu des circonstances. » Je range mon arme dans mon pantalon et aide Katerina à se relever. « Mon amour, je te dédommagerai pour ça. » Je l’embrasse sur la joue et la renvoie. Elle n’a pas besoin de voir la suite. « Alors, Oleg. Il reste le problème de mon argent. Comment vas-tu payer ? »
« S’il te plaît, je peux trouver un moyen de te rendre l’argent. » Il y a de l’espoir dans ses yeux.
Je sors à nouveau mon arme et la pointe sur sa tête. « Tu pensais vraiment que je te laisserais partir ? J’ai trouvé un moyen de récupérer mon argent, alors pourquoi aurais-je encore besoin de toi ? »
« Mais... »
« Oleg, je ne veux entendre aucune excuse. En venant ici sans le moindre centime, tu avais réfléchi aux conséquences ? »
« Je suis venu pour te dire qui l’avait. » Il supplie. « Je peux trouver Pavel, je suis sûr que si je lui explique... »
Je le coupe. « Assez d’excuses, Oleg. Tu ne me sers plus à rien. » Je désactive la sécurité de l’arme.
« Mais notre accord ? Tu avais dit... »
« J’ai menti ! » J’appuie sur la détente et regarde sa cervelle éclabousser le siège. « Nettoyez ce foutoir et retrouvez-moi cette fille. »