L'EMPIRE DU SILENCE : PROPRIÉTÉ DE MORETTI

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Résumé

« À partir de ce soir, Elena, vous n'existez plus. Vous êtes ma propriété exclusive. » Elena est la meilleure hackeuse de sa génération, mais elle a commis une erreur fatale : elle a défié Dante Moretti. Pour sauver son père d'une dette de dix millions, elle accepte l'inacceptable : devenir "l'Ombre" de Dante, enfermée dans son manoir de verre, à la merci de ses ordres les plus sombres. Mais dans le monde de Moretti, rien n'est le fruit du hasard. Entre les secrets de minuit et les complots d'une organisation fantôme nommée Origin_X, Elena réalise qu'elle n'est pas seulement une employée forcée... elle est le remède aux démons d'un homme qui ne sait que détruire. Il l'a achetée pour son talent. Il la gardera par obsession. Entre trahison familiale, infiltration à haute tension et désir interdit, Elena pourra-t-elle craquer le code du cœur de Dante avant que l'obscurité ne les dévore tous les deux ?

Genre :
Romance
Auteur :
Christian
Statut :
En cours
Chapitres :
3
Rating
n/a
Classification par âge :
18+

CHAPITRE 1 : L’ÉCHAFAUD DE VERRE

L’ascenseur de la tour Moretti Logistics ne faisait aucun bruit. C’était un cube de verre et d’acier qui s’élevait au-dessus de la ville, transformant les voitures en simples points lumineux à mesure que je montais vers le 80ème étage.

Je fixai mon reflet dans la paroi. Mes cheveux étaient tirés en arrière, mon visage était pâle, et mes mains... mes mains tremblaient. Je les enfonçai profondément dans les poches de ma veste.

Dix millions. C’était le prix de la vie de mon père. Ou le prix de ma propre liberté.

Les portes coulissèrent sur un penthouse minimaliste. Pas de secrétaire, pas de gardes armés. Juste du marbre noir, un silence de cathédrale et une baie vitrée immense qui donnait sur le vide de la nuit. Au centre de la pièce, un bureau monolithique derrière lequel un homme se tenait de dos.


— Vous êtes en retard de trente secondes, Elena, dit-il.

Sa voix était basse, calme, comme le grondement d'un orage encore lointain mais inévitable.

— L’ascenseur est lent, répliquai-je en tentant d'étouffer le tremblement de mes cordes vocales.

Dante Moretti se retourna lentement. Il ne ressemblait pas à l'image que je me faisais d'un parrain de la logistique occulte. Il portait un costume trois-pièces d'un gris charbon impeccable. Ses traits étaient sculptés avec une précision chirurgicale, et ses yeux... ses yeux étaient deux puits de pétrole, sombres et inflammables.

Il posa un petit boîtier sur le bureau et appuya sur Play.

« Si je casse le pare-feu de la Banque Centrale, je veux 15 % de la transaction. Pas un centime de moins. »

Le sang quitta mon visage. C’était ma voix. Un enregistrement d'il y a deux ans. Une mission de hacking que j'avais pourtant effacée avec un soin maniaque.

— La cybercriminalité est un art difficile, murmura Dante en s'approchant de moi.

Il marchait avec une grâce prédatrice. Il s'arrêta à quelques centimètres. Il était bien plus grand que moi, m'obligeant à lever le menton pour soutenir son regard. Son parfum m'envahit : un mélange de cèdre, de cuir froid et quelque chose d'autre... une odeur de danger.

— Votre père me doit dix millions. La justice vous doit dix ans de cellule.

Il tendit une main gantée de cuir noir et effleura ma joue du bout des doigts. Le contact était glacial, mais une décharge électrique me traversa la colonne vertébrale.

— Je ne veux pas de l'argent de votre père, Elena. Il ne l'a pas. Et je n'ai pas besoin que vous croupissiez dans une prison où votre talent serait gâché.

— Qu’est-ce que vous voulez alors ? soufflai-je, le souffle court.

Dante plongea ses yeux dans les miens. J'y vis une lueur d'obsession qui me fit frissonner plus que n'importe quelle menace de mort.

— Je veux une Ombre. Quelqu'un qui voit ce que je ne vois pas sur le réseau. Quelqu'un qui m'appartient totalement.

Il fit un pas de plus, envahissant mon espace vital.

— À partir de ce soir, Elena, vous n'existez plus. Vous n'avez plus de nom, plus de passé. Vous êtes ma propriété exclusive. Signez, et votre père vit. Refusez, et je vous livre personnellement au FBI avant l'aube.

Il fit glisser un stylo en argent massif sur le bureau. Le métal brilla sous les néons.

Mon cœur battait si fort que je craignais qu'il ne l'entende. Je savais que si je prenais ce stylo, ma vie telle que je la connaissais prendrait fin. Mais avais-je vraiment le choix ?

Je saisis le stylo. Ma main ne tremblait plus. Elle était devenue aussi froide que la sienne.

— Une seule condition, dis-je en plantant mes yeux dans les siens.

Un sourire imperceptible, presque cruel, étira ses lèvres.

— Les ombres ne négocient pas, Elena. Mais je vous écoute.