Prologue
— Adieu. Nous ne nous reverrons plus jamais.
Les mots de Maxim résonnent comme une sentence. Glacials. Impitoyables. C’est une phrase d’adieu. Une déclaration. Et soudain, devant mes yeux, comme des éclairs, les souvenirs commencent à vaciller. Nos disputes. Nos réconciliations. Son rire, son sourire — si réconfortants. Son toucher. Tout ce que j’ai gardé en moi comme le plus précieux. Tout est lié à lui. À mon Rebelle.
Le déclic du chien résonne. Le monde s’arrête complètement. La prise de conscience que cela pourrait être le tir qui m’est destiné, que tout pourrait s’arrêter maintenant, apporte une nouvelle vague de douleur. Pas la douleur du corps. La douleur d’une âme qui se déchire. Plus aiguë que n’importe quelle blessure. La douleur d’une perte qui n’a pas encore eu lieu, mais qui est déjà devenue inévitable.
Je regarde Maxim une dernière fois. Et je ferme les yeux. L’obscurité m’engloutit.








