Chapter 1
Encore un réveil, parmi lequel je cherche encore un sens à ce qui pourra me faire vibrer.
J’oscille chaque matin, entre l’indécision de mon conscient et la persévérance de mon
inconscient.
Puis, je me dis qu’importe l’option choisie, mon envie aussi insoupçonnée qu’apparente
décidera le moment adéquate de me faire couler, dans un premier temps, un café.
À ce moment là je pourrai prendre une décision et ainsi y voir plus clair.
Après trois tentatives ratées, je n’ai décidément pas le melon…
Je me tourne alors vers une infusion réglisse-menthe,, à défaut de me lever du mauvais pied,
peut- être que la force des arômes naturel pourra me redonner un peu d’amour propre.
Le regard plissé, je regarde les quelques peintures posées en quinconce sur le meuble de la
cuisine. Un faisceau de lumière vient apporter un côté chaleureux aux toiles.
10h25, je décide d’aller me promener, place Clichy. Je passe devant le café « Marcel », je
m’arrêtes et je commande un café crème avec un filet de caramel.
La serveuse me l’emmène, encore fumant, me sourie, puis repart derrière le bar.
Ça fait quelques années que je ne suis plus en contact avec mon entourage. Pour diverses
raisons. Je me pose souvent la question « qu’ai-je loupé ? ».
Je me remémore ces souvenirs d’enfance où l’odeur des cimes le matin, me comblait. Où le
chant des oiseaux, venaient me réveiller. Où les miaulements de mon chat, et sa chaleur
venait se coller contre moi.
Je me rappelle aussi de ces premiers amours, aussi passionnant, que destructeur. Aussi
intense, que passionnel. Aussi électrique, qu’insidieux. Aussi silencieux, que mystérieux.
En sortant du café, je décide de me poser sur un banc. J’aperçois à ma gauche, un rouge-
gorge qui a l’air préoccupé par quelque chose sur le sol. C’est comme si il attirait mon regard
pour que je le ramasse.
Je ne réfléchie pas, je me lève d’un pas décider, me penche, l’attrape et … Oh… Ça a tout l’air
d’être une lettre, elle est entourée de deux bandes, l’une couleur or et l’autre couleur rouge.
Peut-être suis-je tombée sur une découverte historique ? Remarque, c’est souvent ce que je
me dis, même quand je trouve un bout de bois par terre, pour tout vous dire. On est un
jeudi, hum… Jupiter me portera sûrement chance. Un signe de l’univers ?Je l’ouvre minutieusement, en faisant attention de ne pas l’abîmé, elle semble relativement
ancienne, mais relativement bien conservée. Une personne l’aurait-elle déposé ici ? Serait-ce
l’oiseau ? Ou est-elle arrivait là par signe du destin ?
Je vais le savoir très vite.
Ça semble être du papier buvard « rose » utilisé jusque dans les années 90. Je peux lire en
coin en haut à gauche « Ce message changera l’humanité – signé JB ».
JB ? José…phine…Baker…
Joséphine Baker !
Je continue à lire…
« Si tu tombes aujourd’hui, le 25 juin 2026, 100 ans après l’écriture de cette lettre, tu portes
l’espoir du monde entre tes mains.
Je n’ai pas besoin de me présenter, comme tu as pu le deviner…. ».
Attends…Comment ? Cette lettre a été écrite il y a 100 ans, et…
J’ai comme la sensation étrange qu’elle est actuelle, que cette personne est présente à mes
côtés…et…me voit…
Je prends quelques instants, entre deux soupir et me replonge dans la lecture de la lettre
1,2,3…(inspiration)
« 4…est la suite de ce que tu viens à l’instant de penser. Je ne peux que comprendre la
sensation que tu dois ressentir à cet instant précis où tu lis ces mots. Prends le temps qu’il te
faudra, car ce qui sera marqué dans ces lignes impactera dans un premier temps, ta pensée,
ton être, et la pensée collective. »
Je reprends un instant, une inspiration profonde. Je ne sais pas ce que je ressens à cet instant
précis, mais une chose est sûr c’est que je ressens des ondes qui me traversent tous le
corps…et cette sensation…je ne l’ai jamais connu jusqu’à présent.
« L’énergie que tu ressens en ce moment est tout à fait compréhensible. Je l’ai ressenti à mon
tour. Je vais te partager mon ressenti. J’ai eu beaucoup de difficultés à me faire ma place, un
nom. Jusqu’au jour, où moi aussi, comme toi j’ai eu mal, très mal. Mais rien ni personne ne
pouvait arrêter ce feu intérieur, cet esprit de guerrière. Cette femme que j’étais comme tu es
également, comme des milliers, qui n’a jamais lâcher une chose et sais-tu ce que c’est…»
À ce moment je me suis dis sans réfléchir : L’Amour. Attends, si chacun de mes mots s’aligne
avec cette lettre, donc cela veut dire que…
« C’est l’Amour oui, et l’Amour c’est la connexion universelle. Beaucoup au fil des siècles, des
époques, des générations, ont pensés que le contrôle était le pouvoir, la dépendance,l’attachement. L’évolution, l’Avenir. Laisse moi te dire qu’il y a pas plus grande source d’Avenir
que l’amour qui engendre la paix, et la paix qui engendre l’harmonie et l’équilibre.
Je sais, l’Humain peut faire très mal, te laisser, te blesser, profiter de toi. Et tu sais, je te vois.
Je ne peux pas te dire depuis quel endroit, ce que je peux te dire c’est que tout autour de toi,
comme autour de millions de personnes, il y a des choses que vous ne percevez pas de vos
yeux. Mais tu le sais depuis très longtemps, n’est-ce-pas ?
Passons. Je vois ton cœur, ton âme. Ton aura. Ce que tu dégages. Tes peurs, tes craintes. Tes
qualités, tes capacités. Mais surtout ta force, malgré tout ce que tu as traversé. Au fond
j’étais un peu comme toi. »
C’est fou. J’ai les larmes aux yeux…Je…je…c’est pas facile…et…je sais que tu
m’entends…Joséphine…
« Appelle moi Josy ou Babaka, à ta préférence, c’étaient mes surnoms, que seul, les
personnes très proches connaissaient. Très jeune aussi, j’ai été confronté à des choses
difficiles, j’ai souvent pensé que je n’y arriverai pas, et je n’ai jamais baissé les bras, jamais. Tu
connais cela, n’est-ce pas ?
Tu vois ce que je veux dire. Te sacrifier pour avoir un minimum de reconnaissance et d’Amour
dans un endroit et un milieu dans lequel tu grandis. Souvent pour faire plaisir, te sentir
méritante d’avoir de l’Amour.
Maintenant je vais rentrer dans un sujet plus profond et intriguant… »
Celui de « l’existence ». En soit, c’est le premier qui m’est venu en tête…donc…
« Donc c’est celui qui façonnera l’instant où tu lis ces mots, d’une certaine façon. C’est exact.
L’existence est un façonnement de l’esprit. La source est chaque esprit, à son degré d’intensité selon la sensibilité environnemental, social, collectif, individuel, autant singulièreque pluriel. La créativité, la persévérance te fera toujours atteindre tes rêves et ce qui t’es destiné. L’énergie ne ment pas. Elle se ressent aussi par des personnes malveillante. Des personnes pensant contrôler par la méfiance. Laisse moi te dire, l’Amour est une arme du cœur, la malveillance est l’arme du compost. N’oublies jamais cette phrase. »
Je ne pensais pas ressentir une telle puissance dans ces mots, une telle profondeur que cette femme exprime…
Et…je ressens de la joie…de la joie de me dire que depuis tout ce temps, elle met des mots
sur mes maux. On est…connecté. Et ça m’apporte du réconfort.
« Et du soulagement de savoir que tu n’est pas invisible. Je sais. Je l’ai ressenti aussi. Despersonnes ont croisées ton chemin pour t’enseigner, te faire grandir. D’autres ont quitté ta vie, n’étant plus aligné à ce que tu devais devenir. Les étoiles sont les maîtres-guides de la vie.
Les animaux sont les protecteurs et une part d’âme de ta famille.
D’une famille.
De toutes tes lignés.
Les sens, alignés à ton être profond te guident. La musique, ton éveil. Lanature, ton ancrage. Le soleil, ton médicament. L’eau, ta bénédiction. Ce qui est sain pour toi,sera ta propulsion de demain. Ce qui sera ta propulsion, sera ton devenir. N’attends rien de personne, crois, et tu pourras, avances, et tu seras.
Du moment où tu as posé tes yeux sur mon message, mon espoir d’autrefois, devient ton espoir d’aujourd’hui.
Ton rôle n’est pas de sauver mais d’éveiller les consciences.
Nous sommes liés, chacun, conscient ou inconscient par ce que la science ne pourra pas expliqué rationnellement.
N’oublies jamais d’où tu viens
JB-Babaka ».
Puis j’ai senti un grand froid, je me suis retournée pensant qu’il y’avait une personne. Rien.
Au loin j’ai aperçu le rouge-gorge, d’un battement d’aile, il s’est envolé. Et en un clignement
des yeux, la lettre avait disparu.
À cet instant précis, j’ai su.