Séduire pour détruire

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Résumé

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Genre :
Young Adult
Auteur :
Stacy Falancia
Statut :
il y a 2 mois
Chapitres :
3
Rating
n/a
Classification par âge :
18+

Chapitre 1: Le prix de la trahison

J’avais encore la batte à la main. Quand la police m’a plaquée contre la carrosserie enfoncée, le cœur emballé et des papillons plein le ventre sous l’effet de l’adrénaline, je ne me suis jamais sentie aussi bien. J’étais comme sous drogue forte. Un shot d’extase pure qui me brûlait les veines.

Quinze minutes plus tôt, j’étais au-dessus de lui, en mode cowgirl, son souffle court contre ma peau, à lui offrir ce qu’il pensait être le sommet de sa vie d’homme. Il souriait, stupide et repu, convaincu de me dominer. Il ne savait pas que chaque gémissement que je poussais était une sentence de mort. Il ne savait pas non plus que sous mon fard à paupières trop chargé, mon rouge à lèvres écarlate et cette robe léopard moulante — un style d’une vulgarité assumée, tellement éloigné de mon look habituel de « fille bien » —, je venais de signer l’arrêt de mort de son bien le plus précieux.

Parce qu’une heure avant d’arriver chez lui, j’avais lu les messages de ma meilleure amie, les photos de lui galochant vulgairement une autre femme qui n’arrivait même pas à ma cheville. Une salope. Une de plus.

Maintenant, j’étais debout sur le capot de sa McLaren 720S, rouge vif. La nuit fraîche de la ville battant contre mes jambes nues. Dans mes mains, une batte de baseball en aluminium. Le premier coup a fracassé le pare-brise dans un bruit assourdissant de verre brisé.

Bam.

Pour l’illusion de la fidélité.

Bam.

Pour sa condescendance.

Bam.

Pour avoir osé prendre Adeyemi Grace Amoy pour une imbécile.

Les phares ont explosé, la carrosserie s’est tordue sous ma haine pure. Les alarmes hurlaient dans toute la rue, les rideaux des voisins se levaient, des voix paniquées s’élevaient dans le noir. Il est sorti en trombe, en caleçon, le visage décomposé par la terreur et la confusion. Je lui ai adressé mon plus beau sourire, ce sourire innocent qui m’avait permis de le manipuler pendant un an, avant de planter le talon de ma chaussure dans son rétroviseur.

Les gyrophares bleus et rouges ont fini par illuminer la nuit. On m’a plaquée violemment contre la tôle froissée, les menottes froides se refermant sur mes poignets.

En cellule de dégrisement, assise sur un banc en béton puant le désinfectant, je n’avais pas une seule lueur de regret. Les policiers me regardaient bizarrement : mon maquillage avait coulé, mes vêtements repoussaient la décence, mais mes yeux... mes yeux étaient d’une clarté absolue.

Ils pensaient tous que j’avais pété un câble. Ils pensaient que c’était un crime passionnel, un accès de folie causé par un cœur brisé.

S’ils savaient.

Un cœur brisé ? Il faudrait déjà qu’un homme ait eu le pouvoir d’atteindre le mien. Ce que personne dans ce poste de police ne comprenait, c’est que cette nuit n’était pas une défaite. C’était le point de rupture. Le jour où j’ai décidé que je ne serais plus jamais la victime, mais le prédateur.

Pour comprendre comment une psychologue diplômée, une femme au visage d’ange, s’était retrouvée menottée un samedi soir avec une batte de baseball entre les mains, il faut remonter bien plus haut. Il faut effacer ce fard vulgaire et regarder la suite de cadavres émotionnels que les hommes ont laissés derrière eux avant que je ne décide de prendre le contrôle du jeu.

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Bien écrit

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Intrigue captivante

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