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THE OFFICE

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Résumé

Dans un monde ou des créatures surnaturel nommé les Yokais vivent dans le monde des humains, pour maintenir la sécurité de l'humanité, une organisation para- gouvernementale nommée le bourreau des affaires étrange ou simplement the office à était créé,...il existe des armes maudits contenant des Yokais nommé les shikis,ils offrent un pouvoir à l'utilisateur, Mais à quelle prix ?,ont suit Yohann en Afrique,un adolescent qui va se retrouver impliqué malgré lui dans cette histoire après avoir trouvé un shikis convoitée par la mafia et le bureau

Genre :
Scifi,Action
Auteur :
Loic
Statut :
il y a 2 mois
Chapitres :
2
Rating
n/a
Classification par âge :
16+

Chapitre 1: la lame rouillée

# THE OFFICE

La pluie n'avait pas cessé depuis trois jours à Yaoundé, cette pluie tiède qui ne rafraîchit rien et transforme les rues en boue rouge. Yohann Yara détestait ça. Il détestait aussi les cartons qu'il devait trier dans le vieux hangar derrière la maison de son oncle — un bric-à-brac hérité d'un grand-oncle qu'il n'avait jamais connu, mort quelque part dans les années 90 sans laisser d'autre trace que ce fatras poussiéreux.

« Trie ce que tu veux garder, jette le reste, » avait dit son oncle avant de partir au travail. Facile à dire.

Yohann avait dix-huit ans, une première année d'université qui commençait dans deux semaines, et une obsession assumée pour les mangas et les animes qui faisait sourire — ou soupirer — toute sa famille. Il s'était toujours dit que si un jour il tombait sur quelque chose d'extraordinaire, ce serait exactement comme dans ses histoires préférées : une porte dérobée, un vieux grimoire, une lumière étrange.

Ce ne fut rien de tout ça.

C'était un carton comme les autres, éventré sur un coin, qui laissait dépasser quelque chose de long et de rigide enveloppé dans un tissu noirci par l'humidité. Yohann le sortit sans grande conviction, s'attendant à un vieux parapluie ou une canne. Le tissu se déchira sous ses doigts et révéla un fourreau de bois fendu, puis, quand il tira dessus, une lame.

Rouillée. Terne. Presque entièrement recouverte d'une croûte brune qui s'écaillait par endroits. Un katana, ou ce qu'il en restait — le genre d'objet qu'on imagine plus à sa place dans une brocante hors de prix que dans un carton de hangar camerounais.

« Sérieux ? » murmura-t-il, un sourire idiot aux lèvres.

Il aurait dû le remettre dans le carton. Il aurait dû demander à son oncle d'où venait cette arme, pourquoi elle traînait là, oubliée depuis des décennies. Au lieu de ça, il l'emporta dans sa chambre, trouva un vieux chiffon et de l'huile de coude, et passa l'heure suivante à frotter la rouille avec l'énergie particulière de quelqu'un qui a l'impression de vivre un moment important.

La rouille partit plus facilement qu'elle n'aurait dû. Couche après couche, un métal sombre apparut en dessous — presque noir, comme si la lame avait été forgée dans une nuit sans lune. Et quand le dernier voile de rouille tomba, quelque chose changea dans la pièce.

L'air devint plus froid. Les ombres, dans les coins de la chambre, parurent s'étirer sans que rien ne bouge pour expliquer ça.

Une voix résonna — pas dans l'air, mais *dans* lui, quelque part entre les oreilles et la poitrine.

« Tu en as mis, du temps. »

Yohann lâcha presque la lame. « Qui... quoi... »

« Kage no Yamada. On m'appelle aussi la Dame de l'ombre, si tu préfères un nom qui sonne mieux dans une conversation. » La voix était féminine, traînante, amusée d'une façon qui frôlait le mépris poli. « Tu m'as libérée. Techniquement, ça fait de toi mon porteur. Félicitations, je suppose. »

Yohann resta figé un long moment, le katana serré dans ses mains tremblantes, avant que les questions ne se bousculent enfin. Le Yokai — car c'était bien ce mot qui montait naturellement à son esprit, comme s'il l'avait toujours su sans le savoir — lui expliqua les choses avec un détachement presque ennuyé, comme une leçon récitée cent fois.

Les Yokai existaient. Ils l'avaient toujours fait, cachés en marge du monde des humains, chacun porteur d'un pouvoir et d'une nature propre, empruntés à des légendes du monde entier. Certains étaient dangereux, d'autres indifférents, quelques-uns presque bienveillants. Pour se protéger des plus destructeurs, les humains avaient, il y a longtemps, appris à en sceller certains dans des lames : les shiki. Un pacte, une prison, un outil — tout ça à la fois.

« Tu portes mon pouvoir maintenant. Les ombres m'obéissent, et donc, dans une certaine mesure, elles t'obéissent aussi. Mais rien n'est gratuit.  » Yamada laissa la phrase suspendue, comme pour ménager son effet. « Chaque fois que tu m'utilises, tu me donnes du temps. Ton temps. Deux jours de ta vie, en moyenne, à chaque usage. Parfois plus, parfois moins, ça dépend de ce que tu me demandes.  »

« Deux jours... de ma vie ? » répéta Yohann, la gorge sèche.

« Ne fais pas cette tête. Beaucoup de porteurs trouvent ça très raisonnable, vu ce qu'ils obtiennent en échange. »

Il aurait dû reposer la lame. Attendre. Se renseigner. Réfléchir, au moins une nuit, avant de faire quoi que ce soit d'irréversible.

Mais Yohann avait dix-huit ans, une vie qui lui semblait soudain beaucoup trop ordinaire, et un pouvoir littéralement entre les mains. Il pensa à la fille de sa classe de littérature qu'il n'osait jamais aborder, à son cousin qui se moquait toujours de lui pendant les jeux vidéo, à cette sensation persistante d'être invisible, quelconque, un figurant dans sa propre existence.

« Montre-moi, » dit-il simplement.

Yamada eut un rire bref, sans chaleur. « Voilà qui est rapide. D'accord. Concentre-toi sur une ombre, n'importe laquelle, et demande. »

Il choisit l'ombre projetée par sa lampe de bureau sur le mur. Il ne savait même pas ce qu'il voulait qu'elle fasse — juste qu'elle bouge, qu'elle prouve que tout ça était réel. L'ombre trembla, s'étira, se détacha du mur comme une flaque d'encre versée à la verticale, et vint effleurer sa main tendue avant de se rétracter d'un coup, comme apeurée par sa propre existence.

Un vertige le saisit aussitôt — bref, mais réel, comme s'il venait de se lever trop vite après une longue fièvre.

« Voilà. Deux jours, envolés. J'espère que ça valait le coup, » dit Yamada, presque désinvolte.

Yohann s'assit sur son lit, à la fois électrisé et un peu nauséeux. Il aurait dû s'arrêter là. Réfléchir à ce que ça signifiait vraiment, ce prix en jours de vie qu'il venait de payer pour un tour de magie de salon.

Il ne s'arrêta pas.

---

Il ne réalisa l'ampleur de son erreur que trois jours plus tard, alors qu'il rentrait seul, tard, d'une soirée chez un ami — une soirée qu'il n'aurait probablement pas eu le courage de rejoindre sans la confiance toute neuve que lui donnait le poids du katana caché sous son manteau.

Les rues étaient désertes, la pluie avait cessé mais laissait une odeur de terre mouillée et d'essence. C'est le bruit de pas — trop nombreux, trop rythmés pour être un hasard — qui l'alerta le premier.

Trois hommes. Puis un quatrième, qui sortit d'une ruelle pour lui bloquer la route. Leurs vestes portaient des motifs qu'il ne connaissait pas, mais leur façon de se déployer autour de lui, silencieuse et méthodique, ne laissait aucun doute : ce n'était pas un vol de rue ordinaire.

« le voilà, mentissa se tromp rarement,il est capable de sentir un autre shiki à des kilomètres» dit l'un d'eux, une voix rauque, presque satisfaite. «...On ne s'attendait pas à ce qu'il soit aussi facile à trouver. »

« Yohann.» La voix de Yamada résonna en lui, soudain tendue, dépourvue de son ironie habituelle. « Ce ne sont pas des voleurs de rue. Ils savent ce que tu portes. Sors-moi, maintenant. »

Il n'eut pas vraiment le temps de décider. Un des hommes se jeta sur lui, une lame courte à la main — pas un shiki, comprit Yohann plus tard, juste une arme ordinaire, mais bien assez pour tuer un étudiant de dix-huit ans qui n'avait jamais appris à se battre.

Il tira le katana sans réfléchir. L'ombre du mur voisin se souleva en une vague noire qui percuta l'assaillant et le projeta en arrière — pas assez fort pour vraiment blesser, mais assez pour gagner une seconde, deux peut-être. Un autre vertige le frappa aussitôt, plus violent que le premier.

« Deux jours de plus. Tu accumules vite, » dit Yamada, sans plus aucune trace d'humour. « Il y en a trop. Cours. »

Il ne put pas courir. Le quatrième homme — plus grand, plus calme que les autres, un katana noir déjà dégainé à la main — s'avança avec une confiance tranquille qui glaça Yohann plus que toute la violence des trois premiers réunis.

« Mentissa, » dit l'homme, presque affectueux, en désignant sa propre lame. «Tu m'a l'air de ne pas savoir dans quoi tu t'es embarqué» l'homme continua d'un calme terrifiant,«Mentissa en plus de me prendre de l'espérance de vie,il réclame un repas après chaque utilisation,....un humain entier, elle est très difficile »

La lame de l'homme s'anima d'un pouvoir que Yohann ne put même pas identifier avant qu'il ne soit déjà trop tard — un éclat verdâtre, une pression dans l'air qui lui coupa le souffle, une force invisible qui le souleva du sol et le plaqua contre le mur derrière lui avec une violence sourde.

Il entendit ses côtes protester avant même de sentir la douleur. Sa vue se brouilla. Yamada criait quelque chose dans son esprit, des mots qu'il ne parvenait plus à assembler.

Il vit deux mandibule de mente religieux derrière l'homme,«Un des pouvoirs que mentissa m'offre est de matérialiser c'est mandibules qui sont capables de coupé de l'acier pour m'aider »,dit l'homme d'une voix calm est détendu

C'est à ce moment précis qu'une ombre différente traversa la rue — rapide, nette, presque chirurgicale — et que l'homme au shiki Mentissa se figea d'un coup, comme s'il venait de comprendre, une fraction de seconde trop tard, qu'il n'était plus seul dans cette ruelle.

« Vous savez, » dit une voix nouvelle, traînante et parfaitement détendue, comme si son propriétaire commentait la météo plutôt qu'une scène de meurtre en cours, « on m'a toujours dit que s'en prendre à un débutant, c'est un excellent moyen de finir découpé en deux parts parfaitement  égales. »

Un homme se tenait à l'entrée de la ruelle, une lame fine et sombre déjà à la main, le visage éclairé par la seule lumière d'un lampadaire cassé qui clignotait faiblement. Vingt-quatre ans, peut-être. Un sourire qui n'atteignait jamais tout à fait ses yeux.

« The Office, » ajouta-t-il, comme si ces deux mots suffisaient à expliquer tout ce qui allait suivre. « Vous auriez dû vérifier le secteur d'activité avant de venir jouer ici. »

Yohann, à moitié conscient, glissant contre le mur, n'eut que le temps de voir la lame de l'inconnu s'élever — et le monde entier, autour de lui, sembla retenir son souffle.

(À suivre.)

Chapitres
1. Chapitre 1: la lame rouillée
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