Délices de Bali

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Résumé

Retour des enquêtrices de charme (Cf les Parques et Me abbandono a te), Amélie et Bérénice. L’affaire dont elles ont la charge est moche, vraiment moche !

Genre :
Thriller
Auteur :
Pessac
Statut :
Terminé
Chapitres :
3
Rating
n/a
Classification par âge :
18+

1. Le témoin

Kévin est véritablement ce que l’on appelle un grand échalas. Épais comme un courant d’air, il est d’ailleurs plus grand qu’il n’y paraît : ses épaules tombantes, sa tête baissée, son menton dans le cou, et son dos voûté le rapetissent. Ajoutez à cela son éternel air de chien battu, il n’a vraiment rien du mâle triomphant.

Kévin est un grand échalas, ce qui ne l’empêche aucunement d’être un petit con. C’est du moins ce qu’il paraît être a priori. En fait, ce gars-là n’est ni arrogant, ni effronté, ni impertinent. Pas même malpoli. En réalité, c’est sa dégaine qui lui donne cet air de p’tit con : son jean taille basse et son sweat surtout, dont il s’enfonce la capuche jusqu’aux yeux. Kévin est transparent. Il promène sa carcasse dans l’indifférence générale.

Ce pauvre garçon est d’abord et avant tout le roi de déveine. Quelques soient les circonstances, quel que soit le dilemme, il pourra bien tergiverser pendant trois heures, il fera toujours le mauvais choix. Celui qui lui vaudra trois tonnes d’emmerdes. Imparable ! Kévin la loose ! Pourtant, ce p’tit con est intelligent. Intelligent... mais poissard. En cela, oui, c’est un p’tit con !

À cette heure, le pauvre garçon est précisément dans ce qu’il est commun d’appeler une merde noire. Jusqu’au cou ! La veille, il zonait tranquille-pépère aux alentours de son squat quand, au détour d’un immeuble, il avait été témoin d’une altercation. Des hommes s’en prenait à un couple de jeunots. Kévin aurait pu faire deux pas en arrière, se tapir dans une anfractuosité du mur, et personne ne l’aurait vu. Mais sa curiosité l’emportant, il avait au contraire fait un pas de trop. Il avait assisté à la scène.

Un homme appuyait un flingue sur l’arrière du crâne d’un ado, à genoux sur le macadam. Sa compagne, hystérique, avait alors foncé sur le chef du commando. Désarçonné, le type avait tiré sur le gamin. Malencontreusement peut-être. Ou pas. Puis, il avait envoyé une énorme mandale à la fille, ce qui l’avait stoppée net ou plutôt, envoyée valdinguer contre un mur. Le type s’était alors précipité sur la gamine, l’avait saisie sous les aisselles, soulevée et l’avait plaquée contre le mur. Un mur d’où dépassait un fer plat. Le salaud l’avait poussé contre, en toute connaissance de cause, de toutes ses forces. La gamine avait ouvert deux grands yeux étonnés : embrochée sur le fer, l’arrière du crâne transpercé. Ses jambes et ses bras s’étaient agités quelques secondes. Triste pantin. Deux secondes plus tard, elle ne bougeait plus.

Cannée.

Saisi d’effroi devant tant de sauvagerie, Kévin avait laissé échapper un petit cri : c’est ce qui l’avait fait repérer par le commando qui alors s’était lancé à sa poursuite. Une balle l’avait raté de peu et il ne dut son salut qu’à sa bonne connaissance des lieux. Prenant ses jambes à son cou, il avait zigzagué dans la friche industrielle avant de s’engouffrer dans un passage discret où il s’était planqué dans un tonneau à moitié rempli d’une eau croupie. Juste assez d’eau pour couvrir le sommet de son crâne quand les porte-flingues du caïd étaient passés près de lui. Kévin avait du souffle et malgré son palpitant en zone rouge, il était resté suffisamment longtemps en apnée pour ne pas être découvert.

Kévin n’avait pas l’ombre du commencement de l’idée de l’identité du chef mafieux qu’il avait aperçu mais le visage du salaud est désormais bien gravé dans sa mémoire.


« Le train 15234 en provenance de Paris Montparnasse entre en gare.Veuillez-vous éloigner de la bordure du quai. »

Elle trépigne Amélie. Trois mois sans son petit mari ! Trois mois de stage presqu’ininterrompu pour le commandant récemment promu commissaire.

D’accord, il est revenu deux fois à Orléans, le temps d’un week-end et elle, est montée cinq fois à Paris. Ces courts intermèdes ont été bien rempli : baises sauvages, duos câlins, trio avec une blonde rencontrée au bar de l’hôtel, quarté gagnant dans un club libertin, tamponnade expresse dans un passage souterrain, le couple a, à chaque fois largement, rentabilisé ces retrouvailles. Mais quand même...

Trois mois de disette ! Bon, disette, pas famine, n’exagérons rien. Les périodes de creux ont été pris en charge par Bérénice : l’eurasienne vicieuse lui a apporté quelques réconforts torrides et Amélie lui doit quelques beaux orgasmes. Mais quand même !

Sur le quai, les retrouvailles sont délicieuses. Mais rapides ! Ils ont tellement hâte tous les deux. Dans la voiture, Antoine profite de sa position de passager pour chaparder quelques amuse-bouches : ses mains sont parties saluer comme il se doit les ti’nichons de sa jeune et nouvelle épouse, évidement libres sous la très courte robe-chaussette orange fluo qui moule si précisément son corps. Les pointes hérissées marquent délicieusement le tissu et témoignent de l’excitation d’Amélie.

Maintenant qu’elle est assise au volant, sa robe qui couvrait très péniblement ses fesses quand elle était debout, est remontée ras la craquette. Nue évidement la bergamote : les berges sont luisantes de miel, les frisottis rosés des petites lèvres s’écartent sous les doigts de Tonin, tout heureux de retrouver ce magnifique mille-feuilles au foisonnement si dense. Il la branle sévère sa chérie, plonge ses doigts dans la rivière inondée, les enfile dans le détroit bouillonnant, astique résolument le conduit. Amélie écarte ses cuisses autant que faire se peut (vive les boîtes auto !), expose sa moule impatiente.

Amélie, peur de rien, a retroussé sa robe au nombril. Arrêtée à un feu, deux des passagers du bus 14 profitent de l’exhibition de la donzelle. Si l’un, vieux con, lâche une moue sévère et détourne le regard, l’autre, une jeune femme, s’en réjouit visiblement, adresse un pouce levé au couple, se caresse un nichon en observant le manège et darde une langue gourmande.

— Dites donc belle dame, n’est-ce pas là une exhibition scandaleuse qui ne sied pas à votre statut de commandante, demande le nouveau commissaire ?

Suite à l’affaire « Veillefonds », Amélie Letellier a en effet été promue commandante, son adjointe Bérénice N’Guyen au rang de capitaine.

Dans le parking de son immeuble, Amélie rejoint sa place à proximité de l’ascenseur. Sortant de la voiture, elle se débarrasse directement de sa robe et aussi nue qu’au jour de sa naissance, entre dans l’ascenseur, réalisant qu’elle est peut-être allée vite en besogne : quelqu’un aurait pu se trouver dans la cabine et l’aurait découverte nue. Même si fondamentalement, être vue nue par un inconnu ne la gêne pas, l’exciterait même plutôt, l’être par un de ses voisins serait déjà un peu plus embarrassant... Après, si c’est le beau gosse du troisième ou la mignonette du second... Surtout la mignonette aux si provocants nibards d’ailleurs ...

Pour la remontée, aucun risque : si les boutons, du sous-sol au troisième existent, celui du quatrième a été remplacé par une serrure à clé qui enverra l’ascenseur au quatrième sans arrêt intempestif dans les étages.

Alors que Tonin entre à son tour dans la cabine avec ses bagages, Amélie se précipite sur la braguette du commissaire. Un joli mandrin en est rapidement extrait. Le « thermomètre » n’a pas le temps de prendre la température des lieux, il est embouché dans la s’conde. Elle pompe Amélie, elle suce, elle polit le manche avec application tout en empêchant ses mains de fondre dans son triangle intime : pas question de se branler, de réveiller le dormeur du val, son guignolot sensible. Pas question pour elle de s’envoler pendant la montée de la cabine ! Là, elle se concentre sur le piolet de Tonin, son but unique est de vidanger les coucougnettes de son compagnon, over-chargées après trois semaines d’abstinence. L’ascenseur stationne au quatrième et la nénette s’active sur le chibre.

Elle est goulue, gourmande, complètement dévoyée la garce excitée. Elle sprinte, serre ses lèvres autour du pieu, le noie de sa salive, affole le frein du gland avec sa langue. Tant et si bien que déjà, elle sent les micro-spasmes annonciateurs du lâcher d’une bordée : le foutre jaillit !

Elle se prend une première giclée au fond de sa gorge, une deuxième sur la tronche, sur sa joue et en partie sur son œil droit. La troisième giclée s’écrase dans son cou, la quatrième macule ses nichons. Elle adore se faire tartiner de cette façon par ce qui est, en l’occurrence cette fois-ci, du gel avec grumeaux ! Il était vraiment temps d’intervenir : un peu plus et c’était du sperme en poudre qu’il lui envoyait dans la tronche !

À sec le bonhomme du coup ? Mais non ! Elle n’a pas peur, son Tonin sera bien capable de remettre le couvert dans ... cinq minutes ? Bon, disons, sept ! Le temps qu’elle lui sorte le grand jeu...

Et elle va mettre le paquet, en catin absolue qu’elle est !