PASSION IN DARKNESS : Ambitions
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PASSION IN DARKNESS : Ambitions

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Story Notes

Ce qui rend cette histoire particulière, c'est la diversité de ses personnages et la complexité de leurs ambitions. Trois amis, liés depuis l'enfance, avancent avec des rêves différents, sans imaginer jusqu'où leurs choix pourraient les conduire.
Entre amitié, ambition, secrets, vengeance et manipulations, chaque personnage possède ses propres motivations, ses faiblesses et sa part d'ombre.
Ici, personne n'est totalement innocent et chaque ambition a un prix. L'histoire explore jusqu'où l'être humain peut aller lorsque le désir de réussir devient plus fort que tout.

Summary

Trois amis, trois destins et une seule certitude : chacun rêve d'une vie meilleure. Arun aspire à devenir un journaliste reconnu, Niran rêve de bâtir son propre empire culinaire, tandis que Tawan, animé par une ambition dévorante, est prêt à franchir certaines limites pour obtenir la richesse et le pouvoir. Mais derrière les rêves se cachent des secrets, des manipulations et des vérités dangereuses. Entre ambitions personnelles, amitiés mises à l'épreuve, vengeance et mystères, jusqu'où chacun sera-t-il prêt à aller pour obtenir ce qu'il désire ? Dans un monde où l'argent ouvre toutes les portes, certaines vérités pourraient coûter bien plus qu'une simple amitié.

Status
6h ago
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapitre 1: Trois amis, Trois ambitions


Il faisait déjà sombre dans le quartier. Le jour cédait doucement sa place à la nuit, et la fraîcheur du soir s'installait sur la ville. Dans les ruelles, le vacarme habituel s'était apaisé pour laisser place aux bruits familiers de la fin de journée : le passage régulier des voitures et des motos, le cliquetis des verres et la musique s'échappant des bars du coin. La plupart des maisons avaient déjà fermé leurs portes, mais à travers les fenêtres ouvertes, on entendait encore les rires et les cris des enfants qui rechignaient à aller se coucher, mêlés aux discussions posées des parents qui parlaient de l'avenir et du lendemain.

Au coin de la rue, quelques anciens du quartier s'étaient rassemblés dans un petit bar habituel. Leurs éclats de voix résonnaient entre deux bruits de bouteilles de bière qu'on entrechoquait joyeusement. Un peu plus loin, un groupe de jeunes passionnés se disputait vivement à propos d'un match de football, faisant monter le ton dans toute la rue.

Pendant ce temps, assis sur la rambarde du toit d'un appartement abandonné, trois amis d'enfance observaient cette agitation familière qui s'étendait sous leurs yeux. De leur perchoir, ils avaient une vue imparable sur la vie du quartier : les allées et venues des voisins, les éclats de rire, les petites disputes et le quotidien de tous ces gens qu'ils connaissaient depuis toujours.

Après quelques instants de silence partagé, Niran prit la parole, le regard fixé sur les lumières au loin.

— Vous savez quoi ? Le local au bout de la rue est mis en location à un prix vraiment abordable. Je me dis que ce serait l'occasion idéale de commencer à réaliser mon rêve. Il n'est pas très grand, mais la cuisine ferait parfaitement l'affaire pour mon petit restaurant.

Tawan tourna lentement la tête vers elle et leva les yeux au ciel, un petit air moqueur au coin des lèvres.

— Niran, soyons sérieux deux minutes. Avec quel argent tu comptes payer ce local ? Et après, tu feras comment pour acheter les tables, les chaises, le matériel de cuisine et tout le reste ? Sans oublier le salaire des gens qui travailleront avec toi. Tu as vraiment réfléchi à tout ça ?

Niran lui jeta un regard désapprobateur.

— Tu pourrais au moins me laisser rêver un peu avant de détruire tous mes espoirs !

Arun, qui avait écouté leur échange en silence, décida d'intervenir pour calmer le jeu.

— Tawan n'a pas complètement tort, Niran. Avec les petits salaires qu'on gagne en ce moment, on arrive à peine à couvrir nos propres besoins. Tu penses vraiment pouvoir économiser suffisamment pendant cinq ans pour réaliser ton projet ? À ce rythme, il te faudra peut-être dix ans avant de pouvoir ouvrir ton restaurant.

Il marqua une courte pause avant de poursuivre d'un ton plus réfléchi :

— À mon avis, on devrait tous essayer de trouver un meilleur emploi. On pourrait déposer nos CV dans différentes entreprises, en espérant obtenir un poste mieux payé. Ce serait déjà une première étape pour améliorer notre situation.

Niran laissa échapper un long soupir, puis se redressa doucement de la rambarde.

— Tu as raison, Arun. Ton idée est meilleure que la mienne. Mais tu crois vraiment qu'on nous embauchera aussi facilement ? De nos jours, les entreprises recrutent souvent des personnes qui ont du piston ou qui sont recommandées par des gens bien placés. Et nous, on n'a personne pour nous ouvrir ces portes.

Tawan hocha la tête en signe d'approbation.

— Pour une fois, je suis entièrement d'accord avec toi, Niran. Mais personnellement, je ne cherche pas le travail de mes rêves. Je veux simplement gagner de l'argent. Peu importe ce qu'on me propose, je suis prêt à l'accepter tant que ça paye mieux.

Arun esquissa un léger sourire avant de conclure :

— Alors on est d'accord. Commençons par déposer nos CV et voyons ce que ça donne. Si on ne trouve rien, on cherchera une autre solution. Mais on ne peut pas rester là à se plaindre sans même avoir essayé.

Les deux autres acquiescèrent.

La discussion terminée, les trois amis quittèrent le toit et descendirent les escaliers de l'immeuble abandonné pour rentrer chez eux.

Arun vivait seul durant la semaine, car sa mère logeait directement sur le domaine où elle travaillait. Chaque week-end, elle venait lui rendre visite pour lui apporter un peu d'argent et de la nourriture afin qu'il ne manque de rien.

Ce soir-là, Tawan lui proposa de passer la nuit chez lui. Le père de Tawan travaillait lui aussi de nuit, tandis que sa mère, gouvernante dans une grande demeure, ne rentrait que le week-end, comme celle d'Arun.

De son côté, Niran rentra à la maison et trouva ses parents déjà endormis. Seule sa petite sœur était encore éveillée dans le salon, captivée par une série chinoise à la télévision. Niran se dirigea vers sa chambre pour se mettre à l'aise, puis revint s'installer aux côtés de sa sœur pour regarder la suite avec elle.

Pendant ce temps, installés chez Tawan, Arun et son ami lancèrent une partie de console. Une partie en entraîna une autre, et ils se laissèrent tellement absorber par le jeu qu'ils en oublièrent complètement l'heure, ignorant qu'ils devaient se lever tôt le lendemain pour déposer leurs dossiers de candidature.

Plus tard dans la nuit, alors qu'elle s'apprêtait à dormir, Niran prit son téléphone et passa un appel à Arun.

— Allô, Arun ? Tu peux mettre le haut-parleur, s'il te plaît ? Je veux que Tawan entende aussi.

Arun s'exécute immédiatement.

— C'est bon, Niran. Tu es en haut-parleur, on t'écoute.

— Très bien. Maintenant, vous allez éteindre cette console et aller vous coucher. Vous avez oublié qu'on doit se lever tôt demain pour aller déposer nos CV ?

Tawan, qui avait tout entendu, se rapprocha du téléphone pour négocier :

— Niran, allez, encore une petite partie ! On a presque fini.

— Une petite partie ? C'est ce que tu dis depuis deux heures ! Vous n'avez pas l'intention de dormir cette nuit ou quoi ?

— Mais on n'est même pas fatigués ! râla Tawan.

— Je ne veux rien savoir. Éteignez cette console et allez au lit. Vous me remercierez demain matin !

Arun étouffa un rire face au ton maternel de leur amie.

— D'accord, chef. On va se coucher.

— Je vous préviens, si vous êtes en retard demain, je ne vous attends pas !

— C'est promis, Niran. Bonne nuit, répondit Arun.

— Bonne nuit à vous deux. Et ne me faites pas regretter de vous faire confiance !

L'appel prit fin. Les deux garçons finirent par éteindre l'écran et s'installer pour dormir.

Le lendemain matin, chacun se prépara soigneusement avant d'aller tenter sa chance. Avant de se séparer, les trois amis se retrouvèrent devant chez Tawan pour faire le point.

— Alors, tout le monde est prêt ? demanda Arun en vérifiant ses papiers dans sa pochette.

— Prêt depuis un moment ! répondit Tawan avec assurance. Aujourd'hui, je ne rentre pas sans une bonne nouvelle.

Niran les regarda tous les deux avec tendresse et leur adressa un sourire encourageant :

— Gardons confiance. On va donner le meilleur de nous-mêmes et, avec un peu de chance, une de ces entreprises nous donnera notre chance.

— Exactement, ajouta Arun. L'important, c'est de tenter le coup. On a tous des rêves à réaliser, alors il ne faut pas baisser les bras.

Tawan hocha la tête.

— Vous avez raison. Que chacun trouve ce qu'il cherche aujourd'hui. Et si l'un de nous réussit avant les autres, qu'il n'oublie pas les copains !

Niran lui donna une petite tape amicale sur l'épaule.

— Évidemment ! Mais maintenant, dépêchons-nous. On a du chemin à faire.

Après s'être souhaité bonne chance, ils prirent chacun leur direction, le cœur rempli d'espoir pour cette journée qui s'annonçait déterminante.

Arun se rendit dans les locaux d'une grande entreprise de presse. Depuis son plus jeune âge, il rêvait de devenir un journaliste reconnu. Pour lui, ce n'était pas un simple travail : c'était une véritable passion, mais aussi le moyen le plus noble d'offrir une vie plus sereine et plus confortable à sa mère.

De son côté, Niran se dirigea vers un restaurant réputé de Bangkok. L'établissement avait publié une annonce pour recruter des chefs cuisiniers afin de renforcer sa brigade avant les fêtes de fin d'année. En arrivant sur place, elle découvrit une foule de candidats venus tenter leur chance.

Le directeur culinaire prit la parole pour présenter la première épreuve :

— Pour cette étape, chacun d'entre vous devra élaborer un plat gastronomique thaïlandais. Nous évaluerons le goût, la présentation, mais aussi votre maîtrise technique. Seuls les meilleurs d'entre vous passeront à la suite.

La cuisine était l'univers de Niran depuis toute petite, mais en voyant la détermination des autres candidats et l'enjeu du poste, la pression commença à peser lourdement sur ses épaules. Le doute s'infiltra dans son esprit : Et si je n'y arrivais pas ? Et si je n'étais pas à la hauteur ?

Remarquant sa panique naissante, une candidate installée au plan de travail voisin s'approcha doucement :

— Ça va ? Tu as l'air complètement dépassée par le stress.

Niran lui jeta un regard gêné :

— Un peu, oui... Je crois que je cogite trop.

La femme lui adressa un regard rassurant mais ferme :

— Écoute-moi. Une cheffe doit apprendre à dompter sa peur si elle veut survivre dans ce métier. Quand tout s'accélère autour de toi, tu dois rester de glace et te concentrer sur tes gestes. En cuisine, la pression est permanente. Si tu perds tes moyens maintenant, tu ne tiendras pas. Alors prends une grande inspiration, aie confiance en ce que tu sais faire et concentre-toi sur ton assiette.

Ces mots agirent comme un déclic. Niran inspira profondément, ferma les yeux un court instant, puis se remit au travail, l'esprit clair. Le jury tournait entre les rangs, posant des questions pièges pour tester la résistance psychologique des cuisiniers. Niran garda son sang-froid et parvint à présenter son plat dans les temps, soulagée mais consciente qu'il restait d'autres étapes à franchir.

Pendant ce temps, Tawan passait son entretien dans une société spécialisée en cybersécurité. Grâce à ses compétences en informatique, il espérait décrocher rapidement ce poste. Mais contrairement à Arun, guidé par la passion, Tawan voyait surtout dans cet emploi une opportunité financière. Il voulait gagner plus, monter rapidement les échelons et accéder à cette vie aisée dont il rêvait tant.

En fin d'après-midi, alors que Niran et Tawan attendaient leurs résultats, la journée d'Arun prit une tout autre tournure.

Il venait de quitter les locaux du journal. Sa candidature n'avait pas été retenue.

Le chemin du retour fut particulièrement douloureux. Les yeux fixés sur le sol, Arun marchait lentement, la poitrine compressée par la déception. Il avait mis tellement de cœur dans ce projet qu'il ne savait pas comment encaisser ce refus.

Arrivé chez lui, il poussa la porte, entra sans même prendre la peine d'enlever ses chaussures et vint s'asseoir lourdement sur le tapis du salon. Le regard vide, ravalant ses larmes, il se demandait s'il réussirait un jour à percer. Mais malgré sa peine, une pensée lui vint à l'esprit : J'espère au moins que ça s'est bien passé pour Niran et Tawan.

Quelques minutes plus tard, Tawan passa devant chez Arun et remarqua que la porte était grande ouverte. Intrigué, il entra et découvrit son ami prostré sur le sol.

— Hé ! Qu'est-ce que tu fais assis par terre avec une mine pareille ? On dirait que le monde entier s'est effondré sur toi !

Arun leva de grands yeux tristes :

— Ton entretien s'est bien passé ?

Tawan s'assit à côté de lui en haussant les épaules :

— Ouais, ils m'ont pris. Bon, le salaire est un peu bas à mon goût, mais c'est toujours ça.

Arun laissa échapper un petit rire amer devant la nonchalance de son ami, avant que son visage ne se rembrunisse à nouveau :

— Moi, en revanche, ils ne m'ont pas retenu.

Tawan se tourna brusquement vers lui :

— Quoi ? Ils t'ont recalé ?

— Ouais... Mais c'est pas grave. Je vais déposer d'autres candidatures ailleurs. Je finirai bien par trouver.

Tawan le fixa un instant, puis lui donna une grande tape d'encouragement sur l'épaule :

— Écoute-moi bien. Ce n'est pas parce qu'une boîte n'a pas voulu de toi que tu ne deviendras jamais journaliste ! Tu croyais quoi, que tout allait tomber du ciel au premier essai ? Continue à chercher, tu finiras par tomber sur des gens qui sauront voir ce que tu vaux.

Arun le regarda, totalement stupéfait. Tawan n'était jamais du genre à réconforter les gens, d'habitude il préférait taquiner ou lancer des vannes. Le voir si compréhensif le laissa sans voix.

— Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? On dirait que tu viens de croiser un fantôme !

Arun retrouva son sourire :

— Attends, répète ce que tu viens de dire. Je veux l'enregistrer et le faire écouter à Niran, elle ne me croira jamais si je lui dis que tu m'as réconforté !

— Espèce d'idiot ! râla Tawan en lui filant une petite tapette sur la tête. Moi qui essaie d'être sympa !

Ils éclatèrent de rire tous les deux, rendant l'atmosphère du salon nettement plus légère.

C'est à ce moment-là que Tawan aperçut par la fenêtre une silhouette qui s'avançait très lentement dans la rue.

— Hé, regarde qui arrive !

Arun se pencha pour regarder. Niran marchait comme une ombre, traînant les pieds, les épaules tombantes, le visage marqué par une fatigue extrême.

Tawan n'en put plus et partit dans un grand éclat de rire :

— Mais regarde-moi ça ! On dirait qu'elle vient de courir un marathon pieds nus !

En levant la tête, Niran aperçut les deux garçons qui se moquaient d'elle depuis la fenêtre. Sans même ralentir, elle leur adressa un doigt d'honneur magistral avant de continuer sa route, ce qui ne fit qu'augmenter les rires des deux garçons.

Elle finit par passer la porte, la referma derrière elle et se laissa littéralement tomber sur le tapis, à bout de forces :

— De l'eau... Par pitié, de l'eau, je vais m'évanouir !

Arun se leva rapidement pour lui apporter un grand verre d'eau fraîche qu'elle buit d'une traite. À peine avait-elle reposé le verre que Tawan enchaîna :

— Alors, ton entretien ?

Niran lui jeta un regard noir capable de glacer le sang :

— Tu ne pouvais pas me laisser respirer deux secondes ?! Tu veux que je m'étouffe ou quoi ?

Elle attrapa son sac à main et le lui balança en pleine poitrine avant d'ajouter :

— Fous-moi la paix et laisse-moi souffler !

Tawan esquiva le sac en protestant, tandis qu'Arun se tordait de rire. Tawan se jeta alors sur Arun pour se venger et commença à le chatouiller sans pitié, déclenchant un véritable tumulte dans la pièce.

— Arrête Tawan, arrête ! criait Arun en essayant de se défaire de sa prise.

Niran leva les yeux au ciel devant ce spectacle :

— Vous pouvez arrêter de vous comporter comme des gosse de cinq ans ? Vous avez l'âge d'être pères de famille et vous vous chamaillez encore par terre !

Le calme finit par revenir. Après ce moment de détente, Niran prit une grande inspiration et reprit plus sérieusement :

— Bon, racontez-moi. Comment ça s'est passé pour vous ?

Tawan répondit le premier, fièrement :

— J'ai le poste.

Niran lui sourit chaleureusement :

— Félicitations !

Puis elle se tourna vers Arun. Devinant sa question, il s'empressa de répondre avec un grand sourire pour éviter qu'elle ne s'inquiète :

— Moi, je continue mes recherches. Je n'ai pas été pris aujourd'hui, mais je ne baisserai pas les bras !

Niran le connaissait trop bien pour se laisser piéger par son sourire. Elle s'approcha doucement de lui et l'enlaça avec tendresse :

— Ne te décourage pas, Arun. Tu vas y arriver, j'en suis sûre. Et quoi qu'il arrive, on sera toujours là pour toi.

Arun serra son amie contre lui, touché au cœur. À côté d'eux, Tawan les regardait avec une fausse moue boudeuse :

— Ah d'accord ! Et moi, je n'ai pas le droit à mon câlin ?

— Et pourquoi je te ferais un câlin, toi ? répliqua Niran.

— Parce que je suis votre ami aussi ! Tu prends toujours Arun dans tes bras et jamais moi !

— Parce que toi, tu n'écoutes jamais rien et tu n'en fais qu'à ta tête !

Arun souriait en les regardant se taquiner. Il préférait garder sa déception pour lui plutôt que de gâcher leur joie.

Niran se redressa alors, les yeux pétillants :

— Bon, puisque vous voulez tout savoir... j'ai une grande nouvelle !

— Quoi ? Tu as gagné au loto ? demanda Tawan.

— Mais tu vas me laisser parler, oui ?! s'exclama-t-elle en riant. J'ai eu le poste ! J'ai été retenue parmi tous les candidats !

Les garçons la félicitèrent chaleureusement, conscients des efforts immenses qu'elle avait dû fournir durant cette journée éprouvante.

— Et le plus beau dans tout ça, continua Niran avec fierté, c'est le salaire : 67 260 bahts par mois, soit environ 2 000 dollars !

Tawan en resta bouche bée :

— Deux mille dollars ?! Mais c'est énorme !

Voir le bonheur de Niran effaça la tristesse d'Arun. Pour l'instant, blottis tous les trois dans ce petit salon, ils profitaient simplement de cet instant de partage, ignorant encore que les choix et les ambitions de chacun allaient bientôt changer le cours de leurs destinées à jamais.

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Ombre et Plume
Ombre et Plume

Quel personnage vous intrigue le plus pour l'instant : Tawan, Arun ou Niran ?

6 hours

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