RACHELLE

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Résumé

Je voudrais demander aux âmes sensibles de passer leur chemin, je ne suis pas une bonne personne, suis je mauvaise? vous me le direz j'en suis sûre. Je vous vois de loin me jeter des pierres et m'insulter mais allez crever en enfer! Je fais au su de tous ce que vous regardez en cachette, je vois ces vieux bander autant qu'ils le peuvent à mon approche. Qui suis je? Je me le demande souvent ces derniers temps, mais vous me donnerez de multiples personnalités en me lisant, c'est votre rôle de coller des étiquettes à chacun. Je troque le plaisir incertain du sexe au bonheur que me procure l'argent. Je suis Rachelle et je suis sans vergogne.

Genre :
Drama/Erotica
Auteur :
Misskaraba
Statut :
En cours
Chapitres :
3
Rating
4.0 2 avis
Classification par âge :
18+

Partie 1

Une épave humaine.

Vous êtes vous déjà sentie comme une épave abandonnée au gré des flots? Ce morceau de bois d'un navire... un tas de ferrailles dont personne n'en a que faire..? Et vous vous demandez: Qui suis je en réalité? À quoi suis je destiné? Au point où je suis y a t-il une chance pour démarrer une nouvelle vie, entreprendre d'autres activités , suivre d'autres voies que l'on croit être meilleures ?

Mais vous n'arrivez pas à vous décider, avez-vous peur de l'inconnu ?

Sans doute.

Vous préférez rester dans votre zone de confort qui n 'est pas si confortable que cela.

Mais, on s'y fait à tout n'est ce pas? Même à la plus grande des saloperies.

Ce n'est pas que vous, nous sommes nombreux à avoir ce côté de résilience en nous; à cuire dans notre mauvais jus qui pue à outrance parce qu'on ne veut pas affronter d'autres obstacles de peur d'être de plus en plus déçu. Ou encore nous n'avons pas trouvé celui ou celle qui a pour mission de nous donner une belle fessée pour avancer...


Je ne déteste pas mon corps, loin de là, mais je ne me serais pas plains si j'avais quelques rondeurs, pourtant  je ne vais pas recourir à la chirurgie rassurez vous,  j'aime les grosses fesses et cuisses. J'ai un faible pour les personnes plantureuses. Mais moi, j'ai hérité du contraire de longues jambes certes, mais plus mince que moi n'y a pas c'est sûr ! Fesses plates, petits seins, ventre plat tout en finesse.

J'aime parler des critères de beautés qui pour moi, se cachent dans les seins et dans le cul. Pourquoi? Parce que les hommes n'en sont attirés  que par eux, mais je suis l'exception qui confirme la règle, logique quoi!

Revenons, alerte phrase complètement clichée : je suis une fille banale, mais attendez c'est de là que me vient autant de charme voyez-vous.

Mon plus bel atout, nous parlons physique, c'est ma chevelure crépue et très longues, les femmes m'envient secrètement, et les hommes que j'ai rencontrés n'ont pas vraiment témoignés de d'intérêt sur le sujet. Ce qui les intéresse c'est ce que je peux leur offrir, et cela bien de chose...

On dit toujours qu'on trouve de tout dans le sac d'une femme certaines cachent même des ex: pa-thé-tique!

Moi j'ai mieux! J'ai toujours mieux à offrir c'est un fait!

Qu'ai-je aujourd'hui ? Peu de chose vue mon humeur, voyons... je pourrais vous offrir une pipe, parce-que je fume? Non c'est mauvais pour la santé, ma pipe est bénéfique ça donne du plaisir comme jamais... vous êtes écœurés? Bon passons, mon humour laisse à désirer.

J'ai du gloss, mon poudrier, du lubrifiant, des godes de toutes sortes, des menottes, un soutien-gorge comment est-il arrivé ici lui? Et plein d'autres trucs, mais surtout du chewing-gum à la menthe.

J'aime tout ce qui est à base de menthe, le thé, les bonbons, j'aime cette saveur fraîche qui reste sur les papilles...

Qui suis-je ?  Vous l'avez devinez?

Une pute qui s'assume.

J'en fais mon business et ça marche bien.


J'avais 12 ans, j'étais en septième au lycée Lumina. Nous vivions ma famille et moi, où j'y vit encore, à la rue des éphémères dans la commune de Bellevue.

J'avais le plus prestigieux voisin il vivait dans la maison d'en face. Une grande et belle maison bleue avec de petites clôtures, mais les arbres qui poussaient par devant empêchaient les passants et voisins de voir ce qui se passait à l'intérieur. C'était un homme instruit, dont j'aimais la compagnie.

Étant enfant, j'étais passionnée de mathématiques, et lui prenait plaisir à m'expliquer le peu qu'il savait de cette science. Je venais souvent chez lui, vu qu'il me suffisait seulement de traverser la rue, après les cours.

Il était respectable et respecté au fil du temps il est devenu mon Ami, un confident, il se plaisait à m'écouter et à m'éduquer à sa façon.

Ce n'était pas un homme marié, divorcé peut-être , je n'ai jamais rien su sur le sujet, il n'avait qu'une fille et elle vivait en France, où elle faisait ses études universitaires.

François était le maire de la commune.

A cette époque, ma mère était presqu'absente trop occupée à chercher de quoi nourrir ma grande soeur et moi. Elle se levait tôt et rentrait tard.

Douze ans l'âge de la puberté chez beaucoup de filles, je n'étais pas trop rassurée par les changements que subissait mon corps, étant une enfant mince, quand mes seins commençaient à se développer j'avais les tétons qui apparaissaient sous mon maillot, je racontais à François les remarques que les garçons me lançaient dans la rue vue que j'étais sa protégée.

Ils étaient stupides!

Je me souviens qu'après mes interminables discours j'achevais mes monologues par:

- Qu'ils sont bêtes !

- En effet, ne les occupe pas, me répondait François .

Ah François! Il faut croire qu'il représentait beaucoup pour moi. Une image de père, un homme instruit bienveillant et par-dessus tout mon Ami.


Ce vendredi de juin. Était pour moi le début des grandes vacances, comme à l'ordinaire je me suis rendu chez François pour notre rituel hebdomadaire nous buvions ensemble de l'Akansa* que nous préparait la servante avant de partir.

On se racontait notre journée.

La sienne à la mairie, ce ne fut jamais long. Je me rappelle qu'à cette époque je parlais beaucoup il m'ecoutait tendrement. Ce soir là nous parlions de ma dernière journée d'examen et que j'attendais avec impatience les résultats...

Je ne me souviens pas de comment la pente s'est dérivée sur la sexualité peut être à cause de ses vieux romans photos qui étaient sur la table basse du salon. Il les lisait quelques fois mais je n'avais pas le droit d'y toucher, toujours est il, il m'a dit:

<<- Rachelle je vais te montrer quelque chose. C'est une surprise, ferme les yeux et ne les ouvre pas avant que je ne te l'ordonne...>>

Docilement j'ai fermé les yeux, je m'attendais à un cadeau, il me faisait souvent ce coup-là, parfois un stylo plume, un bloc note, des feutres, des autocollants d'Hanna Montana et parfois il ajoutait des boîtes de chocolats ou des chewing-gums à la menthe...

<< - J'ai meilleure idée, je vais t'attacher les poignets et mettre quelle chose sur ton visage.>>

Il réfléchissait:

<<- oh tiens, je vais te  passer ma cravate sur les yeux je crois que ça ira..

-Je le pense aussi>>

Chose dite, chose faite, il me racontait des anecdotes pourries sur ses collaborateurs, je riais à gorge déployée, en blague il n'était pas trop fort, mais c'était une vraie pipelette! Il me chatouillait de partout, je ne pouvais pas me retenir de rire

<<- Arrête tu vas m'enlever le maillot ai-je dit entre deux rire.

-C'est pour mieux te voir mon enfant

- Quand tu fais le loup ce n'est vraiment pas drôle tu savais ?

-Mais je vais te croquer mon enfant.>>

François et ses chatouilles...

Francois et ses blagues sans queue ni tête...

Ses gestes se sont ralentis pour devenir de véritables caresses, ses doigts passaient trop lentement sur mes entrecôtes j'étais un peu mal à l'aise le jeu était trop compliqué, je le lui ai dit en guise de réponse il me murmurait des mots tout à fait incompréhensibles et troublants, comme quoi il ne fallait pas avoir peur, qu'il était mon meilleur ami, et pour toujours... Je me laissais aller c'était trop tentant pour résister. Bercée par des paroles enchanteresses, des mains baladeuses, je me sentais loin si loin....

Entre temps il avait ôté mon maillot enlevé ma jupe je savourais ce moment en étant à la fois consentante et inconsciente...

Il caressait mon pubis au-dessus de ma petite culotte, j'avais une totale confiance, j'étais en paix, surtout que j'avais l'habitude de me faire ce genre caresse pour mes fameux nerfs tendus!

J'avais les sens éveillés, je ne pouvais pas comprendre certaines réponses involontaires de mon corps et de me lèvres, je trépignais d'impatience, impatiente à quoi?

La voix rassurante et de plus en plus profonde de François près de mon oreille, des paroles entre coupées, ses grandes mains sur mon petit corps quelque part, puis je suis revenue à la réalité soudainement, même trop brusquement.

La pénétration, fut forte, animale, violente, j'ai hurlé de frayeur et de douleur quand j'ai pris conscience de ce qui m'arrivait et il a plaqué une main sur ma bouche pour me faire taire et de l'autre il retenait ma jupe à ma taille, je ne pouvais pas bouger, j'étais prisonnière sous lui, mes poignets attachés et je ne pouvais pas voir!

Comme j'ai été naïve! J'avais mal aux poignets, mais le plus douloureux était mon bas ventre, mes larmes ne tardèrent pas à couler, de larmes d'impuissance et de peur, j'avais très peur, quand il a compris mon angoisse il s'est mis de tout son long sur moi, je sentais le tissu rêche de son pantalon sur ma cuisse il a retiré sa main sur ma bouche et m'a touché les cheveux mal coiffés doucement en me disant que ça va aller.

<<- je suis ton ami Chelly... écoute moi... ne pleure pas d'accord, j'ai mal quand tu vas mal...

- mais pourquoi tu fais ça, qu'est ce qui se passe? Sanglotais- je

- parce-que tu es jolie mon enfant,  notre amitié me rends fou de toi, tu comprendras, n'ai pas peur, c'est pour notre bien...>>

Je reprenais confiance, après tout pourquoi François me ferais du mal? Il m'a détaché les poignets, ces gestes étaient plus doux, je souffrais moins.

Puis il a effleuré mes tétons  de son souffle, avant d'y passer sa langue sur chacun en caressant toujours les cheveux d'une main et l'autre descendais ma jupe cette fois. Sa bouche sur l'un de mes seins le mordillant le suçotant, je n'ai point reconnu ma voix, je gémissais bizarrement, après la peur un douloureux plaisir a pris le contrôle. Ce jeu auquel m'initiait François était le plus intriguant...

J'ai senti ses doigts descendre ma culotte et sa langue sur mon clitoris, je ne me tenais plus en place sur le divan, il me suçait, léchait, c'était tellement bon, que j'en avais peur, et dire que je ne voyais rien de tout ça, je ne voulais pas qu'il s'arrête mes ongles lui griffais son crâne qui avait un début d'alopécie.

J'étais si loin, aucune notion du temps et de l'espace seulement ce plaisir qui rongeait mes os, plus de contrôle sur mes mains, mes jambes, tout mon corps sa bouche explorait mon vagin savamment, il avait relevé sa tête puis est venu m'embrasser à pleine bouche, ses lèvres avait un goût légèrement salé mais j'aimais cette saveur...

Il me pressait les fesses de ses grandes mains et comme la première fois d'un coup sec il était en moi j'étais surprise de sentir cette force en moi, tétanisée, et mouillée, son membre bougeait dans mon canal étroit avant qu'il le ressorte quelques secondes et dans un soupir bestial il éjacula sur mon bas ventre.

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