Prologue
"L’enfer c’est les autres”
— Jean-paul Sartre
22 octobre 2021
Chambre d’Azely chez sa mère.
Mon cœur bat comme si j’étais en train de sauter d’une falaise. Ma tête tourne, j’entends des bourdonnements qui résonnent dans mes oreilles. Je suis assise au milieu de mon lit, mais j’ai la sensation d’être sur un bateau en pleine mer une nuit d’orage. Ma respiration est forte et une multitude de questions me passe par la tête.
Pourquoi il l’a choisi, elle, au lieu de moi ? Qu’est-ce qu’elle a de plus que moi ? Je suis si mauvaise que ça ? Suis-je si horrible que ça ? Est-ce que je mérite son abandon ? Je lui ai fait du mal ? Pourquoi il ne m’aide pas ? Pourquoi il ne m’aime pas ? Je l’aime moi…
Il me laisse seule comme si je ne valais rien. Ça faisait quatre ans que je n’avais d’yeux que pour lui. Je ne voulais que lui. Elyo… Je sens mon coeur se compresser. Il m’a déchiré cet organe. Non. Il m’a détruite entièrement.
Des larmes dévalent mes joues, mes yeux sont rouges et bouffis, ils me brûlent. Bordel, je suis une Delfilts ! Et les Delfilts ne pleurent pas, ils se vengent.
Je me promets que ma vengeance sera destructrice.