Faux semblants, vrais sentiments

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Résumé

Valerie veut terminer sa dernière année à Elite Academy, et grâce à sa bourse complète, elle est déjà une marginale. Puis elle se retrouve embarquée à aider Damon, un playboy riche et arrogant, afin qu'il maintienne ses bonnes notes, sinon il risque d'être exclu de son équipe. En commençant à travailler ensemble, ils réalisent qu'ils ne détestent pas la compagnie l'un de l'autre. Damon propose alors une idée : ils pourraient simuler une relation amoureuse, ce qui représenterait une pression en moins pour Damon et lui permettrait d'éloigner ses parents. Mais que se passe-t-il quand le faux ne semble plus si faux ? Eh bien, il suffit de faire semblant jusqu'à ce que ça devienne réel... N'est-ce pas ?

Genre :
Romance
Auteur :
Vesnxx
Statut :
Terminé
Chapitres :
39
Rating
5.0 1 avis
Classification par âge :
16+

Valerie

Plus qu'une année. Encore un an et je serai enfin libre de ce trou à rats que j'appelle l'école. Ça peut paraître un peu dramatique et, pour être honnête, ce n'est pas SI terrible. Mais imaginez un peu. Je suis la fille d'une mère célibataire qui galère parfois juste pour nous nourrir. Et pourtant, me voilà à Elite Academy, où je détonne complètement au milieu des autres.

C'est vrai, je suis arrivée ici à force de travail et parce que j'étais la meilleure de ma classe. Mais face à tout l'argent et l'influence qui m'entourent, mon intelligence n'est qu'un défaut de plus. Ça me fait juste remarquer encore plus.

Ici, les gens réussissent leurs études parce qu'ils sont riches. Ou pour être précise, parce qu'ils sont nés riches. D'autres s'en sortent parce qu'ils sont beaux, ou parce que leurs parents occupent des postes importants. Alors oui, je fais tache dans le décor.

Mais comme je l'ai dit, plus qu'un an. Je devais juste rester invisible. Je devais rester aussi loin que possible des ennuis.

C'est ce que je me disais en allant en cours. Mais je crois que ce n'était pas mon jour de chance.

Vous vous demandez sûrement pourquoi. En fait, il y a cette bande qui m'a prise en grippe dès mon premier jour. C'est comme si j'avais un tatouage sur le front qui disait « boursière ». Elles m'ont tourmentée pendant trois ans. J'étais bien optimiste de croire que cette année serait différente. Bref, comme je disais, je marchais vers mon premier cours. Je gardais la tête basse pour ne pas me faire remarquer quand soudain, quelqu'un m'a bousculée.

Vous allez dire que je m'énerve pour pas grand-chose. Mais croyez-moi, j'ai tout de suite compris ce qui se passait. Mes livres n'ont pas juste glissé. C'est comme si on me les avait carrément arrachés des mains. Et les petits rires que j'ai entendus m'ont confirmé ce que je savais déjà.

C'était le trio de garces, comme je les appelais : Melany, Melody et Missy. On aurait dit qu'elles avaient été choisies pour coller ensemble comme de la gomme sous une chaussure. « Tiens, voilà notre cas social préférée ! Alors, c'est comment la vie ? Toujours aussi pauvre ? Et ta mère ? Elle nettoie toujours la merde des autres ? » Oui, ma mère était femme de ménage dans un hôtel prestigieux, mais je n'en avais pas honte. Elle gagnait sa vie honnêtement. C'était bien plus que ce qu'on pouvait dire des parents de ces gosses de riches pourris gâtés.

— Tu n'en as pas marre de sortir toujours les mêmes répliques, Melody ? Tu deviens un peu répétitive.
Je savais que répondre n'allait rien arranger, mais je n'en pouvais plus. Parfois, je me demande si le karma existe vraiment. On voit le karma agir tous les jours, mais ces filles semblaient être sur une liste d'exception. À croire que la dame du karma ne les rattrapait jamais. Ou peut-être que, comme elles n'étaient pas très malignes, le karma pensait que la vie les frappait déjà assez fort. J'ai rigolé toute seule à cette idée. Encore une fois, je savais que ça n'allait qu'empirer les choses. Oh et puis zut, puisqu'on est déjà dans la merde...

— Tu trouves ça drôle, la boursière ? a crié Missy.
Oui, je sais, elles étaient teeellement originales avec leurs surnoms. Franchement, elles auraient pu faire un effort.

— Non. Je trouve que c'est loin d'être drôle. Même le reste de l'école s'ennuie de vos tactiques de harcèlement. Ce sont les mêmes qu'il y a trois ans. C'était peut-être marrant à l'époque, mais là, ça ne l'est plus du tout.
Aujourd'hui, j'étais vraiment lancée. Je cherchais carrément la punition qui allait tomber. Soit elles allaient s'en prendre à moi, soit j'allais finir dans le bureau du proviseur à cause de leurs jeux stupides.

À ce stade, le trio de garces bouillonnait de rage. D'habitude, je subissais leurs moqueries en silence avant de m'enfuir. Mais j'étais fatiguée et je n'avais pas pris de café. J'ai donc décidé d'arrêter de leur servir de punching-ball. « Mon papa va te faire renvoyer pour ça ! » Là, je lui ai ri au nez. « Pour quoi, les filles ? Parce que je me défends ? JE N'AI RIEN FAIT DE MAL ! C'est vous qui cherchez toujours les embrouilles ! Même les profs commencent à en avoir marre de vos conneries ! Essayez un peu de vous occuper de vos affaires pour une fois ! Vous verrez qu'il y a du boulot ! » Sur ce, je leur ai tourné le dos pour partir quand une voix m'a fait sursauter.

Une voix forte, un peu rauque, une voix d'homme. Et je savais exactement à qui elle appartenait. Damon. Le beau gosse du lycée. Je crois qu'il n'y avait pas un cœur sur le campus qu'il n'ait pas brisé, sauf le mien. Je n'avais pas le temps pour les amours si je voulais garder ma bourse. Et même si j'avais eu le temps, il serait sur ma liste noire. « Je ne ferais pas ça si j'étais vous ! » Super, encore une personne pour gâcher ma matinée. J'étais sûre qu'il me parlait à moi. J'allais répondre quand j'ai vu qu'il regardait derrière moi. En me retournant, j'ai compris qu'il s'adressait au trio de garces. Melody avait la main tendue vers mon dos, comme si elle voulait m'attraper les cheveux. Et j'imagine que... Damon était mon... sauveur ?

Bon, cette journée n'avait vraiment rien d'ordinaire. Je n'avais pas besoin d'un chevalier blanc, je n'étais pas une demoiselle en détresse. Je voulais juste qu'on me laisse tranquille pour finir le lycée et devenir avocate. Mais ces gosses de riches passaient leur temps à jouer avec mes nerfs et ma réputation. J'ai décidé que j'avais eu assez de confrontations pour aujourd'hui. J'ai contourné mon « sauveur » et j'ai continué mon chemin vers la classe. Qu'ils aillent se faire foutre ! Je finirai cette année la tête haute !