Sueur Collée Au Corps par Théo chez Inkitt
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Sueur collée au corps

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Résumé

Dialogues interdits

Genre :
Erotica
Auteur :
Théo
Statut :
Terminé
Chapitres :
1
Rating
n/a
Classification par âge :
18+

Chapitre 1



Sueur collée au corps


— Tiens ! C’est maintenant que tu prends ta douche ?

— Bah oui maman, logique je suis rentrée du sport !

— Je pensais que tu la prenais… au sport, justement. Les vestiaires en ont et elles sont chouettes je trouve. Enfin, moi en tout cas j’aime mieux la prendre là-bas.

— Pour économiser sur la facture d’eau ?

— Mais non… pour rentrer toute belle toute propre.

— T’as passé l’âge de vouloir te faire mater.

— Ah d’accord ! Non mais n’importe quoi… Pourquoi je devrais pas continuer à être séduisante, attirer les regards ? Juste parce que j’ai passé la quarantaine ? Toi je te jure.

— Pardon maman… Tu as raison.

— Toi évidemment tu t’en fous. À cet âge, avec ces formes, ce si joli corps… Même en rentrant en t-shirt trempé de suer on te mate quand même. Tu pourrais presque te balader revêtue d’un sac à patates.

— Seulement presque. Et quand je rentre du sport, rouge, cheveux plaqués au front, short et t-shirt juste pratiques, pas du tout sexy… Tout de même, on me regarde bien moins. Tant mieux ! Ça me fait des vacances… qu’on me fasse moins d’avances.

— Profites-en et te plains pas, un jour tu la regretteras cette époque.

— Oh t’en fais pas maman, je baise beaucoup.

— Oui, les capotes que je te ramène de ma pharmacie sont vite à renouveler, je sais. Me raconte pas merci ! Tant que je sais que tu te protèges, le reste je veux pas le savoir. Alors tu rentres non douchée pour le plaisir d’être moins regardée ? Pas par pudeur ?

— Par pudeur !?

— C’est ce que je commençais à croire. Par rapport aux douches collectives entre filles. Ça m’étonnait aussi. Y a deux mois pendant nos vacances en Hollande, je t’ai vue te doucher avec des garçons. Alors que là-bas c’était douche sans maillot pour tout le monde.

— Y avait que des filles plus jeunes que moi, d’au moins trois ou quatre ans ! Donc… aucune concurrence, aucune compétition. Personne en mode « j’ai un plus beau corps que le tien », en tout cas me concernant, car j’étais la plus formée de toutes, donc avec le plus beau corps. Les garçons, sous la douche, m’admiraient. Par contre, ici, entre filles de mon âge, ça se toise. Ça se regarde de haut en bas. Voire ça fait des commentaires sur telle forme ou telle autre, telle imperfection, un sein un peu moins ferme, un cul un peu moins rond…

— T’es en train de me dire que t’aurais aucun complexe à te doucher en même temps que des primaires ? Ou bien en compagnie des garçons après leur foot ?

— Là oui ça m’irait. Je serais juste matée, admirée… pas jugée. Ou alors si, mais que positivement. Par contre des adolescentes nues ensemble, y a rien de plus cruel. Et ça, oui, ça rend sacrément pudique !

— Ton impudeur te rend pudique. Vraiment, l’adolescence est le temps de tous les paradoxes ma chérie. Alors c’est pour ça que tu refuses jamais de te doucher avec tes petites cousines quand elles viennent séjourner chez nous !

— Évidemment. Elles, elles sont ravies. Je suis la seule grande de la famille qui accepte. On me prend pour une ado super gentille, qui snobe pas les plus petites. Alors qu’en fait, rien à voir. Je le fais pas pour leur faire plaisir à elles.

— Mais pour TE faire plaisir à toi.

— J’avoue ! Huit ans, dix ans et douze ans. Moi avec mon corps de dix-sept ans je suis la reine. LEUR reine. Elles me matent avec jalousie, envie. Remarque, grâce à moi elles brûlent toutes les trois de grandir, surtout quand je leur raconte quelques petites choses de ma vie intime.

— Ça ne leur fait pas peur ?

— Non car je leur décris moins le sexe du garçon qui me pénètre… que le plaisir que j’en retire.

— Eh ! Tu vas nous les pervertir.

— Mais non enfin ! Si elles sont destinées à devenir de petites salopes, elles le deviendront quoi que je fasse, crois-moi.

— Et quand la plus grande aura quinze ou seize ans ?

— Hum ! Si elles veulent toujours des douches en commun… Là, j’y mettrai sans doute fin. T’avais deviné sans doute ? Car alors je serai plus du tout la reine. Je me sentirai déjà vieillir, en tout cas déjà un tout petit peu moins belle qu’une adolescente en plein éveil et dans la fleur de l’âge. Bon, en attendant ça me plaît et ça leur plaît, ne changeons rien à cela.


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La chair est triste hélas


— Je deviens une vieille conne avant l’âge : j’en suis déjà à regretter les temps anciens.

— Lesquels ?

— L’époque où les dragueurs de rue un peu subtils et malins… avaient du succès. Et n’étaient pas d’emblée vus comme des harceleurs. Surtout, en ces temps on baisait mieux ! Moins platement qu’aujourd’hui.

— Les hommes sont devenus de mauvais coups ?

— Nous ne valons pas mieux qu’eux ! La faute en partie au X. Qu’est-ce que la base du X ?

— La violence ? La vulgarité ?

— La platitude. Du sexe sans relief, brut de décoffrage, où tout est toujours pareil. À force on l’accepte comme une évidence, et on accepte la baise simple, facile et fadasse. Les nanas ne jouissent plus au lieu de jouir plus, les mecs jouissent mal. Et on se persuade qu’il faut s’en contenter !

— La faute… juste au porno ?

— Pas seulement non. On est moins dans la folle période où on inventait, on découvrait. Où même la pipe était un acte sulfureux ! On est trop dans l’apparence. Bien moins sportifs qu’avant. En moins bonne santé. Bouffe grasse… Manque d’imagination…

— Particulièrement chez nous ?

— Je ne sais pas. Peut-être qu’on me sauterait mieux en d’autres contrées ? J’aimerais avoir le budget pour devenir globe-trotteuse, et me faire baiser partout dans le monde pour voir les différences entre telle et telle nationalité.

— Attention, les nanas qui vont chercher du sexe à l’étranger reviennent souvent sans un sou.

— J’y peux rien je trouve mes amants locaux de plus en plus low cost.

— Les Français et Françaises ne gardent pas quelques particularités ? Le fameux french kiss. Puis nous on est de bonnes suceuses.

— Mais eux pas du tout de bons suceurs. Et même, bien souvent… pas suceurs du tout ! Le mâle français est ainsi, à toujours vouloir être sucé sans jamais sucer lui-même ! Être à genoux tenue par les cheveux, dominée et tout, d’accord… mais alors sans aucune contrepartie, marre ! Et puis le french kiss, l’art de la pipe… ça s’exporte facilement. N’exagérons rien, c’est pas non plus un savoir-faire à la française qui demande des années d’apprentissage. Pas comme la bonne baguette ou la dinde aux marrons. En sexe, on a plus que des franchouillards aux petites baguettes pas si dures, qui cherchent à fourrer mollement leur dinde. Quelle tristesse !

— La réputation sexuelle des Françaises serait exagérée ?

— Très. Déjà parce qu’on imagine qu’elles couchent facilement. Du coup on se fait tout le temps aborder et harceler par les gros lourdingues… qu’ils viennent des U.S.A. ou d’une cité à quelques kilomètres de Paris. Ensuite cette légende qu’on serait toutes des salopes au lit. Mettre tout le monde dans le même panier, encore !

— Donc à force de mal baiser on s’imagine que bien baiser c’est ça ? De même qu’à force d’écouter le dernier tube à la mode on finit par croire qu’il est bon ?

— Exactement. Le mental fuit la souffrance : il s’adapte à ce qu’on lui fait vivre. Et finit par l’intégrer. Il remet la barre à niveau, plus haut ou plus bas.

— Alors que faire ?

— Casser la magie en parlant plus franchement avec le garçon qui te convoite. Comment tu comptes me baiser, de quelle manière ? Que comptes-tu faire avant, après, pendant ? Quel rythme, quelles positions ? Du cardio ? Tu me lèches, tu me suces ? De quelle façon ? Capable de pas juste bourriner mais aussi varier le rythme, y aller lentement ? Capable de me sauter plus de dix minutes ?

— Tu fais ça ?

— Quand le mec me plaît vraiment, oui, de plus en plus. Marre de devoir attendre l’éjaculation pour saisir que l’amant fait mal le job ! Il faut des filtres.

— Et ça filtre beaucoup ?

— Ah ça pour filtrer ça filtre. Déjà, la moitié s’enfuit… Parfois presque en courant ! Ensuite faut qu’il ait du répondant. C’est pas le tout de dialoguer ! J’élimine quatre-vingt-dix pour cent des candidats, je garde la crème de la crème. Crois-moi, être exigeante et un peu râleuse ça en vaut la peine. Depuis que j’applique cette méthode : je jouis.


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Pas le pire départ non plus


— Alors cette première fois ?

— Particulier. J’ai eu mon premier orgasme… sans connaître ma première pénétration.

— T’as joui grâce à quoi alors ?

— Les préliminaires ! Il m’a embrassée de partout, léchée, caressée… au point que j’ai fini par en jouir.

— Et ça t’a suffi ?

— Bah, disons que pour moi l’affaire était déjà conséquente. Émotionnellement, tu vois ? Il m’avait… terminée. Bien malgré lui ! Je dois pas être une multi-orgasmique.

— Donc, une fois que t’as joui t’es plus capable de rien ?

— Rien. À part m’endormir contre lui, sourire aux lèvres.

— Contre lui qui fait la gueule ?

— Forcément déçu, tu penses bien ! Après, c’est un chouette type : il m’en a pas voulu.

— Pas parce qu’il t’en veut pas du tout. Juste parce qu’il veut continuer à avoir accès à ton corps !

— Oh c’est de bonne guerre. Et puis, on en a parlé. On est en pleine négociation. Lui, il voudrait zapper l’étape, y aller direct, pour qu’il puisse enfin me baiser. Moi je voudrais qu’on recommence pareil, et que peu à peu j’apprenne à mieux encaisser, gérer et tout. Soit donc parvenir à pas jouir trop tôt, ou alors apprendre à jouir plusieurs fois par rendez-vous.

— Vous compliquez pas trop la vie ! Laisse-le te faire jouir trop tôt, mais laisse-le ensuite te baiser puis fais-le finir dans ta bouche. Tu verras ! Le mec adore, et c’est pas compliqué à mener, t’as quasi rien à faire. Juste écarter, puis ensuite ouvrir la bouche, et enfin déglutir un bon coup. Et là tout le monde sera content.

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