Chapter 1 les messages de
Les plus grands secrets sont souvent cachés à la vue de tous.
Dans une vaste forêt baignée par les rayons dorés du soleil, un bruit sourd résonnait entre les arbres. Le galop puissant d'un cheval brisait le silence de la nature. À son dos chevauchait un homme dont le visage, couvert de sueur et de poussière, laissait apparaître une détermination inébranlable. Sa monture, épuisée par une course interminable, respirait difficilement, mais continuait d'avancer sans ralentir, comme si elle comprenait que chaque seconde comptait.
Après un long voyage, le cavalier arriva enfin devant les immenses portes de la cité. Deux gardes croisèrent leurs lances pour lui barrer le passage.
— Qui va là ? lança l'un d'eux.
Le cavalier répondit d'une voix forte, presque désespérée :
— Je n'ai pas le temps ! Je dois voir le roi immédiatement !
L'un des gardes observa attentivement son visage avant d'écarquiller les yeux.
— Pardonnez-moi, messager royal ! Je ne vous avais pas reconnu. Ouvrez les portes !
Les lourdes portes de bois s'ouvrirent lentement. Sans attendre qu'elles soient complètement ouvertes, le cavalier s'y engouffra à toute vitesse.
Il traversa les rues de la ville comme une flèche. Les habitants se jetaient sur les côtés pour éviter son passage.
— Regardez où vous allez !
Mais le messager n'écoutait personne. Son regard restait fixé sur un seul objectif : le gigantesque palais royal qui dominait la ville.
Quelques instants plus tard, il arriva devant les marches du palais. Sans même reprendre son souffle, il sauta de son cheval et courut vers l'entrée. Les gardes le laissèrent passer sans hésiter, conscients de l'urgence de la situation.
Il ouvrit brutalement les immenses portes de la salle du trône.
Douze personnes s'y trouvaient déjà.
Au centre, le roi et la reine étaient assis sur leurs trônes. Autour d'eux se tenaient dix hauts dirigeants du royaume, cinq de chaque côté. Certains affichaient un visage inquiet, d'autres semblaient troublés, tandis que quelques-uns tentaient de cacher leur peur.
Le messager s'agenouilla au milieu de la salle.
— Mon roi...








