La découverte de Victor
Victor regarda Alex, amusé. Il appréciait beaucoup Alex et sa joie de vivre, sa liberté et son enthousiasme à toute épreuve. Cela faisait maintenant quelques années qu’ils se connaissaient et ils avaient toujours eu une relation ambiguë. Souvent, Alex avait fait de petites avances à Victor sans pour autant se montrer insistant ; disons qu’il le draguait légèrement et ça amusait Victor. Cette année, ils avaient décidé de partir ensemble en vacances : plage, soleil et détente. Ils avaient tous les deux besoin de repos. Ils partageraient pendant les prochaines semaines la même chambre et Alex avait posé les bases dès leur arrivée : pas de fringues dans la chambre. Victor avait râlé mais Alex avait insisté :
— Je veux vivre libre et je veux pas être seul le cul à l’air, alors mon pote, tu vas retirer tout ça et je vais enfin découvrir ce qui se cache là-dessous ! Alex n’avait pas été déçu. Victor était très sportif et évidemment son corps le reflétait. En retirant le reste de ses vêtements, il avait dévoilé un sexe d’une belle taille, déjà massif au repos.
— Je le savais.
— De quoi ?
— Que tu étais monté comme un poney !
— Il ne faut rien exagérer non plus.
— Mais tu sais quoi ? Tiens ! Alex retira ses fringues, lui aussi était plutôt athlétique bien que plus petit que Victor, mais il était en forme. En baissant son caleçon, il dévoila lui aussi un chibre conséquent. D’ailleurs, à dire vrai, les deux sexes qui se faisaient face se ressemblaient fortement : épais, larges, et d’une puissance évidente.
— Ah, bah tu peux parler, toi aussi, tu as de quoi remplir tes caleçons.
— Oui, tout à fait, mais je ne l’ai jamais caché. J’ai une grosse bite et un petit cul et j’en suis bien content.
— Ahah, en effet tu as un petit cul.
— N’est-ce pas, dit Alex en se retournant et en roulant des fesses. Il se pencha en avant, les jambes tendues, puis remonta en glissant ses mains de ses chevilles à ses hanches dans un mouvement digne des meilleures danseuses de R&B. Je suis sexy !
— Ahah, une vraie Beyoncé.
— Tout à fait. Bon, allez, piscine. Quelques minutes plus tard, Victor sortit de la salle de bain en maillot, la serviette sur l’épaule.
— Je suis prêt.
— Oui, moi aussi. Hey, c’est un bien gros paquet que vous avez là, s’exclama Alex en riant et en prenant une voix de camionneur. La coupe saillante ne laissait que peu de doute sur ce qui se trouvait dedans. Victor remplissait toujours très bien ses vêtements et encore plus ses sous-vêtements.
— Allez, c’est bon, allons-y.
— Oui chef, répliqua Alex en faisant un salut militaire.
L’hôtel de leurs vacances était plutôt chic. Un établissement sur la côte d’Azur, réputé pour être fréquenté par des gens fortunés. Alex et Victor avaient eu la chance de pouvoir y descendre grâce à une belle promotion. Seulement, ils avaient dû accepter de prendre une suite pour deux. Mais peu importait : la chambre, qui s’apparentait davantage à un petit appartement, était idéale avec un grand balcon et une vue sur la mer, que demander de plus ? Ils remontèrent le couloir jusqu’à l’ascenseur. Victor se surprit à poser son regard sur les fesses de son ami quelques pas devant lui. L’espace d’un instant, il suivit les balancements chaloupés d’Alex et sentit une excitation fugace, mais réelle. C’était la première fois que les fesses d’un autre homme le captaient. Il chassa rapidement cette pensée de son esprit lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent.
— On se fait un resto ce soir ? demanda Victor.
— Celui de l’hôtel est bien noté apparemment, il est sur la plage juste devant, ça doit être sympa.
— Ça me va !
Quelques instants plus tard, ils étaient au bord de la piscine. Immense, à l’eau turquoise, entourée de palmiers et de larges fleurs colorées, elle était magnifique. Alex désigna deux transats à mi-ombre, ils y posèrent leurs serviettes et allèrent se baigner.
— Tu veux un cocktail ? proposa Victor.
— Avec plaisir, avec du rhum s’il te plaît.
— Ça marche.
Le soleil, filtré par les feuilles du palmier au-dessus de lui, séchait le corps d’Alex et commençait son à hâler sa peau. Derrière ses lunettes fumées, il regardait les touristes au bord de la piscine. Tous semblaient d’un certain chic, élégants dans leurs maillots, raffinés dans leurs gestes et leurs attitudes. Le calme régnait, chacun prenant le temps d’apprécier la Dolce Vita propre à l’été.
— Voici, monsieur. Un « El Presidente » : rhum blanc, vermouth rouge, curaçao à l’orange, et une cuillère à café de grenadine.
— Oh, merci !
Alex but une gorgée, ferma les yeux et laissa les liqueurs envahir son palais puis reposa sa tête sur l’oreiller du transat.
— J’ai l’impression que l’homme, là-bas, te regarde depuis tout à l’heure, fit remarquer Victor.
— L’homme avec le maillot bleu et blanc ? dit Alex sans ouvrir les yeux.
— Oui.
— Je l’ai remarqué aussi.
— Qu’est-ce qu’il veut ?
— Je sais pas. Mais ça m’arrive régulièrement que des hommes de son âge me regardent. Je te l’ai dit, je suis sexy !
— Ahah, c’est pour ça alors, s’amusa Victor.
Il était vrai que les formes d’Alex attiraient les hommes mûrs et il en jouait. Notamment en portant des slips de bain qui laissent peu de place à l’imagination. Les hommes l’abordaient et, fréquemment, il entrait dans leur jeu en minaudant. Il n’était pas rare qu’il se retrouve au lit avec eux. Au lit ou ailleurs.
— Je crois qu’il a envie de toi.
— Certainement, je fais souvent cet effet aux hommes mariés.
— Ah oui ? Comment ça ?
— Disons que j’ai eu pas mal de rapports avec des hommes mariés.
Alex expliqua que, selon lui, beaucoup d’entre eux se sentent frustrés dans leur couple et veulent vivre de nouvelles expériences en baisant des petits culs comme le sien. Enfin, c’est ce que les hommes lui disaient. Il ajouta qu’il était lui-même surpris du nombre de ceux qui aiment sucer ou se faire prendre.
Victor attendit que le serveur de la piscine ne passe puis demanda :
— Et ça arrive que tu couches avec des types, comme ça ?
— Oui, tout à fait. J’ai une vie sexuelle active tu sais. Je couche de temps en temps avec des hommes mariés et j’ai très régulièrement des rapports gays.
— Ah, ok, ok…
— Tu as l’impression d’être tombé dans un traquenard en partant en vacances avec moi ? Ne t’inquiète pas, je te taquine mais je ne vais pas te sauter dessus, je suis pas un animal !
— Non, non, je suis pas inquiet.
— Et toi, tu en es où ? Avec ta bouille et ton physique, tu dois choper.
— Bof, pas trop, cette année j’ai couché avec seulement deux filles.
— Bah c’est bien déjà. Pas la peine non plus de coucher avec plein de gens tout le temps, c’était bien ?
— Pas top, non.
— Ah pourquoi ?
— Je ne veux pas avoir l’air de me la raconter mais pour être franc, avec les deux, ça s’est pas très bien passé, elles étaient pas à l’aise avec mon sexe, tu vois. Elles trouvaient qu’il était trop gros pour elles. C’est le problème avec nos engins, je crois, au final les filles aiment pas trop quand c’est gros.
— Ahah ça dépend lesquelles ! Mais oui tu as raison, parfois elles trouvent que c’est trop. J’ai aussi le problème. Mais avec les mecs c’est moins le cas.
— Ah oui ? Mais tu couches plus avec des mecs, tu es plus gay en fait ?
— Ça me semblait clair, s’amusa Alex. En réalité, je suis bi surtout. Mais avec les mecs c’est pas pareil, c’est plus charnel et physique. Les gars, ils veulent juste baiser. Tu n’as jamais essayé avec les mecs, toi ?
— Si, quand j’étais ado avec un copain, on s’est rapproché quelques fois.
— Ah oui, tu me racontes ?
Victor regarda les gens allongés aux abords de la piscine. Il ne voulait pas qu’une oreille indiscrète l’écoute.
— Bon, ok, commença-t-il, visiblement mal à l’aise. La première fois, c’était un jour où on dormait chez moi, on regardait un porno ensemble. Ce n’était pas spécialement une bonne œuvre du cinéma porno mais ça nous faisait monter la température. Je l’entendais respirer plus fort et ce qui m’a surtout mis la puce à l’oreille, c’est quand j’ai vu que son boxer se tendait petit à petit.
La gêne de Victor amusait Alex.
— Toi aussi, ça devait commencer à se remarquer, d’autant qu’elle est difficile à cacher, fit Alex en hochant du menton en direction du renflement du maillot de son ami.
— Pas trop, en fait. Déjà j’avais un caleçon long et puis je bandais pas vraiment, j’avais une demi-molle, tu vois ce que je veux dire. Bref, mon pote a commencé à se caresser à travers son boxer. Apparemment, pour lui c’était normal de se branler entre potes ! Moi, j’avoue je n’étais pas très à l’aise, en fait.
— Moi ça m’aurait plu de le regarder se branler à côté de moi. Je l’aurais même aidé à sortir son joujou de son enveloppe, dit Alex avec assurance.
— Oui, j’imagine, tu sembles plus « joueur » que moi, fit Victor en mimant des guillemets avec les doigts. Mais moi, j’ai préféré le laisser s’en occuper tout seul.
— Ok, après il s’est passé quoi alors ? Alex sirotait son cocktail suspendu aux lèvres de Victor.
Ce dernier reprit :
— Bon du coup, il a fini par sortir son « joujou », comme tu dis. Il était bien attisé par le film manifestement ! Il se masturbait et je crois que c’est là que ça a commencé à m’exciter. C’était étrange. Je n’avais jamais imaginé être excité à l’idée de mater un mec, mon pote s’astiquer mais là, j’avoue que…
— Ah ouais ?! Ça t’a émoustillé ?
— Sincèrement, ouais.
— Elle était comment sa queue ?
Victor remua dans son transat lorsqu’un homme en slip vert pomme passa devant eux. Avait-il entendu ? Il attendit un instant et chuchota :
— Elle était plutôt petite et fine, environ 15 centimètres mais plutôt jolie.
— 15 centimètres, c’est moins que la tienne au repos ahah !
La voix d’Alex portait et des yeux s’entrouvrirent. Il fallait être plus discret, Victor fit un signe de la main pour apaiser Alex puis il continua, toujours à voix basse.
— Moi aussi je bandais et mon pote l’a vu.
— Tu sais, tu peux la sortir toi aussi, vas-y branle-toi.
— J’ai retiré mon caleçon et mon pote était halluciné.
— Wow, elle est énorme ! Elle fait deux fois la mienne, putain. Et, tes couilles sont balèzes !
J’ai vu dans son regard que ça l’excitait, aussitôt il m’a demandé s’il pouvait la toucher. Honnêtement, sentir la chaleur de sa main sur mon sexe, c’était nouveau et très excitant. Et puis, il a commencé à bouger son poignet… Victor laissa sa phrase en suspens. Il remarqua que le slip d’Alex était bien gonflé. Sa petite histoire lui faisait de l’effet et à vrai dire à lui aussi. Il se demanda ce qui l’excitait le plus : revivre ce souvenir ou savoir qu’il faisait bander Alex. D’un geste, il attrapa les deux serviettes posées aux pieds du transat, en posa une sur lui et l’autre sur le bassin de son ami. Cela aurait au moins le mérite de les dissimuler des regards autour d’eux.
— Je disais quoi ? Ah oui. Après quelques minutes comme ça, il s’est penché sur moi et sans prévenir il a commencé à me sucer et je sentais sa salive me couler dessus. C’était la première fois que je me faisais sucer et je trouvais ça hyper bien et en même temps, c’était bizarre de voir mon pote penché entre mes jambes, de sentir la chaleur de son corps contre moi.
— Première pipe, par un pote, pas mal !
— La pipe était pas mal ouais ! C’était la première fois mais je trouvais ça bien. Victor rougissait.
— Ah, c’était pas sa première pipe à lui.
— Je sais pas honnêtement mais, il savait faire.
— Bon rapidement, j’ai senti que ça montait, j’avais envie de lâcher. Il l’a senti et il m’a dit :
— Jouis dans ma bouche.
J’étais hyper gêné, je savais pas trop quoi faire mais à un moment, j’ai pas pu me retenir. Quand le premier jet est parti, ça m’a traversé tout le corps, une onde de choc de mes couilles au sommet de mon crâne. Et puis, un deuxième jet et un troisième. Mon pote avalait au fur et à mesure. J’ai un peu honte de le dire mais j’ai adoré ça. Quand il a relevé la tête, il avait du sperme qui coulait au coin de sa bouche.
— Bah putain, quand tu gicles tu fais pas semblant. J’ai cru que j’avalerais pas tout !
— Désolé, j’ai pas pu me retenir, j’ai joui fort.
— Non mais t’inquiètes pas, c’était trop bien, j’ai adoré, dit-il en serrant son sexe dans sa main
— Tu bandes encore dur toi.
— Ouais, je vais finir, j’ai trop envie de jouir.
Victor interrompit son récit un instant et parcourut du regard les gens autour d’eux. Il s’assura que personne n’écoutait et avoua : — Et je me suis penché sur lui à mon tour, je l’ai pris dans ma bouche, sans réfléchir. Victor marqua un silence, troublé par ce qu’il venait de dire. Voyant le regard attentif et brillant d’Alex, il reprit.
— J’ai commencé à le sucer, je pouvais le prendre entièrement. Quand j’ai senti qu’il allait jouir, je n’ai pas bougé et il a éjaculé dans ma bouche. Je l’ai gardé en moi, j’étais comme en transe. En évoquant cette histoire, Victor ressentit de nouveau la sensation de plaisir intense qu’il avait éprouvée. Quelque chose se libéra en lui.
— Je le suçais à fond sans même m’en rendre compte et j’ai avalé son foutre !
Mince, il avait parlé trop fort, Alex explosa de rire. Mais par chance, personne ne semblait l’avoir entendu. Les images de la scène lui revinrent en mémoire et un frisson lui parcourut l’échine. Victor reprit un ton plus bas. —J’ai fini d’avaler et je me suis relevé, il m’a regardé avec les yeux vides. Apparemment, j’avais fait ce qu’il fallait. Il s’est posé contre moi et on s’est endormis comme ça. C’était fou !
— Whou, oui et drôlement excitant. Tu m’as fait bander ! dit Alex très enthousiasmé par cette anecdote
— Ahah, mais c’est un plaisir de te faire bander, répondit Victor aussitôt surpris d’avoir prononcé ces mots. J’avais jamais raconté ça à personne mais ça fait du bien.
— Bien sûr ! Et plus tard, vous avez recommencé ?
— Oui, quelques fois mais généralement c’est lui qui me suçait. En fait, quand on était tous les deux, son kiffe c’était de jouer avec mon sexe, il me branlait souvent. Il adorait avaler mon sperme, c’était son truc, expliqua Victor désormais plus à l’aise.
— Je comprends, on se serait bien entendu avec ton copain.
— Sûrement, oui.
— Alors, depuis, tu aimes les mecs ?
— Non, je ne crois pas. Victor s’accrochait à cette réponse mais son érection sous la serviette ne faiblissait pas.
— Il faudra peut-être vérifier cela, alors.
Alex, plongea son regard dans les yeux de Victor, un petit air provocateur sur le visage.








