Fin de la résistance
Je sens son souffle chaud glisser sur mon cou. Sa langue effleure ma peau doucement — juste assez pour me faire frissonner, juste assez pour que j’en veuille encore plus. Il prend son temps, comme si on avait toute la nuit devant nous.
—Aïe papi...je souffle.
Ses mains trouvent mes hanches. Fermes, sûres. Il sait exactement ce qu’il fait, et c’est exactement ça qui me rend folle — cette façon qu’il a de me tenir comme si j’étais à la fois quelque chose de précieux et une proie qu’il veut dévorer.
Sa bouche descend lentement. Mon cou. Mon épaule. La courbe de ma poitrine. Chaque baiser est une promesse qu’il est en train de tenir.
Puis ses doigts commencent à descendre — sur mon ventre, sur ma hanche. Il s’arrête sur ma cuisse. La caresse. Remonte. Redescends Jamais tout à fait là où je veux.
—Papi...je murmure.
Il affiche un léger sourire. Ses doigts dessinent des cercles sur l’intérieur de ma cuisse, s’approchent, s’éloignent, s’approchent encore et puis s’éloignent — comme un jeu qu’il est le seul à trouver drôle.
—Arrête, pa jwe ak anvim konsa,je souffle, les hanches qui bougent toutes seules vers lui.
—T’es pressée?Il murmure contre mon oreille, avec ce sourire dans la voix qui me rend folle.
—Papi, s’il te plaît...
Il rit doucement. Puis enfin — enfin — ses doigts atteignent l’endroit qui me fait perdre la tête. Il travaille doucement, précisément, comme s’il connaissait mon corps mieux que moi. Chaque mouvement me fait monter un peu plus haut.
—Aïe papi... oui konsa... je souffle. Arrête pas, je t’en supplie.
Quand il ressort ses doigts, ils brillent dans la pénombre. Il les porte lentement à sa bouche, les yeux rivés aux miens — sans se presser, comme s’il savourait quelque chose de rare.
—Exactement comme je l’imaginais,il murmure.
—Papi...je souffle, sans voix.
La tension monte, s’enroule, se resserre en moi. Et juste quand je crois toucher le bord — sa bouche prend le relais. Chaude. Affamée. Je noue mes doigts dans ses cheveux et je lâche tout.
—Papi...je répète entre deux souffles tremblants.M ap mouri aswè a...
Quand la vague me traverse enfin, il me tient fort contre lui — je sens ses muscles durs sous mes doigts, sa chaleur partout sur moi, sa présence qui me domine. Et j’aime chaque seconde. Il remonte lentement le long de mon corps. Ses lèvres sur mon ventre, sur ma poitrine, dans mon cou — jusqu’à ce que ses yeux croisent les miens dans le noir. On se regarde une seconde, on reprend notre souffle ensemble.
—Je te veux,je murmure.Kounya
Quand il entre en moi c’est lent, doux — les yeux dans les yeux. Un frisson me traverse de la tête aux pieds et j’accroche mes mains à ses épaules comme si j’avais besoin d’une ancre.
—Oui papi... oui konsa...
Le rythme s’installe naturellement entre nous. Nos souffles se mélangent. Nos corps se parlent sans mots — un langage qui n’appartient qu’à nous deux.
—Encore...je murmure contre son oreille, la voix brisée.Pi fo. Tanpri.
La chaleur monte. Mon souffle s’accélère. Mes mains s’agrippent plus fort à ses épaules.
—Papi...je souffle contre son cou.Map viniiiiii...
Il resserre sa prise sur mes hanches. Il sait. Et il me donne exactement ce qu’il faut.
Et quand on bascule ensemble, je prononce son prénom tout doucement — comme si c’était le seul mot qui existait encore dans le monde entier.
— Sébaaaastien...
Quelque chose de plus profond que le désir. Quelque chose qu’on n’aurait pas su expliquer, mais qu’on reconnaît tous les deux sans avoir besoin de le dire.
On reste là, allongés, les yeux vers le plafond. Mon souffle qui se calme doucement. Et dans ma tête, tout repasse — ses mains, sa bouche, sa voix, chaque frisson, chaque moment où j’ai cru ne pas survivre. Je me retourne vers lui et je souris sans rien dire.








