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La Dame de Latheron

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Résumé

Londres, 1720. Eleanor Wood avait tout perdu. Autrefois fille d'une famille respectable, la mort de ses parents l'a laissée sans fortune, sans foyer et sans espoir de mariage. Alors, pour survivre, Eleanor prend une décision désespérée. Elle ne pensait pas qu'une seule nuit suffirait à bouleverser son existence. Edan Gunn, jeune noble écossais aussi arrogant que séduisant, n'était pas venu chercher l'amour derrière les voiles roses de la maison rouge. Pourtant, dès qu'il aperçoit Eleanor, il comprend qu'il ne pourra pas simplement repartir en la laissant derrière lui. Entre secrets, convenances, jalousie et passion, leur nouvelle vie en Écosse pourrait bien transformer une rencontre scandaleuse en une histoire qu'aucun des deux n'avait prévue. Elle cherchait seulement un refuge. Il n'avait jamais prévu de tomber amoureux.

Genre :
Romance
Auteur :
Azelia_
Statut :
Terminé
Chapitres :
41
Rating
n/a
Classification par âge :
18+

Chapitre 1

Londres, 20 mai 1720

La pièce était chaude et l’atmosphère y était pesante. Des tentures rouges tapissaient les murs, et les meubles richement sculptés tâchaient de chocolat les tapis crème.

Des alcôves, dissimulées par de longs voiles roses disséminés dans la pièce, abritaient des lits, canapés et autres couchages confortablement aménagés.

Dans une de ces alcôves, perchée sur un grand lit à baldaquin, une imposante robe ivoire agrémentée de dentelles aux manches et au col tenait captive une créature aux cheveux de feu. Sur un visage aux traits fins se posaient deux grands yeux verts ; plus bas, un petit nez aquilin se parait d’une multitude d’étoiles rousses ; enfin, une bouche ronde au rose tendre complétait un tableau charmant.

Un magnifique corset brodé de perles rehaussait deux globes d’opales qui tendaient les dentelles ; la taille enserrée était soulignée par une ceinture rose pastel ; enfin, d’amples jupons suivaient les lignes généreuses des hanches.

De l’entrée de la pièce provenaient des voix.

La jeune femme remontait ses mèches en un chignon de tresses et de rubans. Des rubans crème et rose.

Elle pensait que cette robe pourrait être blanche ou d’un bleu doux. Comme lors des mariages. Après avoir protégé si longtemps sa vertu, la voilà qui portait de l’ivoire, prête à tout perdre.

Une grande psyché face à elle lui renvoyait son reflet. Jamais elle ne s’était trouvée si belle, jamais elle n’avait été si richement vêtue, jamais jusqu’ici elle n’avait tenu de coupe en cristal.

Trempant ses lèvres d’un geste hésitant, elle sentit le breuvage pétillant libérer ses arômes acides et sucrés sur sa langue. Elle savoura cette première gorgée comme celle qu’elle aurait goûtée lors d’un bal.

Puis finit d’un trait la coupe. Du champagne, elle en aurait désormais suffisamment pour se faire tourner la tête.

Et tandis que les voiles roses s’étiraient et découvraient l’alcôve, la belle posa sa coupe et plaqua sur son visage le plus beau sourire qu’elle pouvait forcer.


Subjugué par la jeune femme qui se tenait devant lui, l’homme n’osait bouger. Elle avait dans les yeux une lueur triste, un appel au secours, que son cœur à lui ne pouvait ignorer.

Il se rapprocha de l’alcôve où elle se tenait, referma les voiles roses derrière lui. La jeune femme ne perdit pas son sourire, mais son regard prit une teinte apeurée. Elle n’avait pas l’assurance scabreuse des femmes que l’expérience avait dénaturées. Tout son être disait sa candeur et son humilité. Pourtant, elle était d’une beauté époustouflante, et la robe ivoire, savamment exécutée, laissait deviner sa silhouette élancée et ses formes généreuses.

Elle ne disait rien, le regardait comme si elle attendait qu’il reparte.

Il s’avança néanmoins et s’assit au bord du lit, près d’elle. Et tout son être vibra de cette proximité. Elle sentait divinement bon, quelque chose entre la lavande et la bruyère. Elle sentait l’innocence et il la désirait.


Il était incroyablement beau. Des cheveux blonds attachés en catogan, dont quelques mèches s’échappaient pour encadrer son visage. Il avait de grands yeux noirs, ourlés de longs cils qui jetaient une ombre mystérieuse sur ses yeux. Il avait des pommettes hautes, un nez droit, des lèvres charnues et un menton volontaire. Il y avait dans son regard un je ne sais quoi qui la laissait tremblante et sans voix. Elle aurait dû parler, faire ce qu’on lui avait dit. Mais elle était tout simplement incapable de bouger.

Elle finit par se dire que, s’il fallait le faire, autant que ce soit avec lui. Elle prit son courage à deux mains et tenta de mettre à exécution ce qu’on lui avait appris.


Il était perdu : un instant, elle avait paru affolée, et la voilà qui se ruait sur lui. Elle venait de le faire tomber sur le lit et était montée sur lui. Il sentait toutes ses formes se mouler à lui. Il leva la main pour lui caresser le visage, et elle se pencha vers ses lèvres. Peut-être était-elle plus expérimentée qu’il ne l’avait cru au premier abord. Elle lui donna un baiser curieux, frôlant ses lèvres sans jamais le laisser goûter à sa bouche. Les seins de la jeune femme passaient sur son torse. D’une main, il plaqua la bouche de la belle contre la sienne pour obtenir enfin un vrai baiser ; de l’autre, il s’empara d’une fesse ronde et délicieusement rebondie.

Elle parut surprise un instant, mais il crut l’avoir imaginé tant elle mit d’enthousiasme dans ce nouveau baiser. Il se renversa pour se placer au-dessus d’elle et approfondit son baiser. Elle avait les lèvres pleines et douces ; il les pressa de la langue pour qu’elle les entrouvre et envahit sa bouche. Un gémissement rauque vibra contre ses lèvres et il perdit tout contrôle de lui-même.

Il détacha les dentelles du corset dans un geste rageur, pour atteindre enfin les deux perles qui se pressaient contre lui de manière si aguicheuse. Il en caressa lentement l’arrondi avant de saisir une pointe dressée qui titillait sa main. Un autre gémissement. Lentement, il déposa un collier de baisers sur le cou de la jeune femme, jusqu’à la naissance de ses seins, puis il entreprit de taquiner la pointe qu’il caressait de sa langue. La jeune femme agrippa ses épaules, retenant un petit cri. Il se tourna alors vers son autre sein pour lui infliger le même traitement.

La respiration de sa belle se faisait plus rapide, plus pressante, et il sentait monter en lui un désir comme il n’en avait jamais connu.

Abandonnant un sein, il passa sa main sous les jupes de la belle pour lui caresser la cheville. Ses doigts remontaient le long de sa jambe, provoquant quelques frissons et de légers tremblements sur leur passage.


Rejetant la tête en arrière, elle laissa échapper un petit cri quand un des doigts de l’homme se posa sur le bourgeon de sa féminité. Elle avait senti monter en elle un besoin qu’elle ne connaissait pas. Et ces doigts venaient de lui donner une réponse. Elle voulait qu’il la touche. Elle écarta légèrement les jambes pour qu’il puisse continuer sa tendre exploration. Il reprit sa bouche dans un baiser passionné qui, à lui seul, l’aurait laissée pantelante. Mais ce que faisaient ses doigts était pire que délicieux ; sans savoir pourquoi ni comment, ses hanches s’étaient animées, allant à la rencontre du plaisir qui naissait en elle.

L’homme respirait plus vite à présent. Il avait paru si calme depuis le début, alors qu’elle était en proie à un orage grondant dans tout son être. Elle sentait à présent que lui aussi était pressé par l’urgence qui l’envahissait.

Lui rendant baiser pour baiser, elle entreprit de le déshabiller. Ses mains tremblantes d’excitation se posèrent sur le torse de l’homme. Il se releva et déboutonna sa chemise en hâte. Il posait ses mains sur la fermeture de son pantalon, laissant la jeune fille rouge d’une curiosité coupable. Mais il suspendit son geste pour l’aider à se relever. Là, il se plaça derrière elle et dénoua sa robe. Il embrassait sa nuque en enlevant le corset, ses épaules en faisant tomber ses jupes, caressait ses fesses en faisant passer sa chemise par-dessus sa tête. Elle était totalement nue. Loin d’être gênée, elle se laissait faire, savourant chaque caresse. Il plaqua son corps au sien pour atteindre sa poitrine, et elle sentit sa virilité se presser contre ses fesses. Plus curieuse que ce qu’elle avait imaginé, elle se retourna. Il était temps de lui rendre ce qu’il lui avait donné.

Elle se leva sur la pointe des pieds pour l’embrasser, ses mains appuyées sur ses épaules, puis elles descendirent le long de son dos, provoquant quelques frissons. Encouragée, elle entreprit de saisir les pointes de ses tétons, et il gémit en la prenant par les hanches. Elle cessa alors de l’embrasser pour lécher, comme lui, les pointes qu’elle caressait. Il rejeta la tête en arrière, les yeux clos, les dents serrées. Ses mains se posèrent naturellement sur la fermeture du pantalon, qui céda sans résister. Et, trop curieuse pour résister, elle baissa les yeux vers la virilité tendue qu’elle venait de libérer. Cela devait certainement être douloureux, à voir comme c’était gonflé. Elle tendit la main pour caresser ou masser cette extrémité douloureuse. L’homme ne dit rien. Mais sa respiration était à présent chaotique. Elle s’agenouilla pour voir de plus près ce qu’elle tenait dans sa main et entreprit de masser dans un long geste de va-et-vient qui lui vint naturellement. Un gémissement guttural lui apprit que l’homme appréciait. Au bout du sexe gonflé de l’homme, une unique goutte s’était formée et, sans vraiment y penser, elle passa son pouce pour l’enlever.

Puis, sans savoir comment, elle se retrouva projetée sur le lit.

L’homme se glissa entre ses jambes en l’embrassant fougueusement. À bout de souffle, elle le vit tenter de se calmer, tandis qu’il recommençait à caresser son intimité. Fermant les yeux, elle savoura les baisers qu’il déposait sur tout son corps, descendant toujours plus bas, jusqu’à ce que sa bouche rejoigne ses doigts. Trop choquée pour bouger, elle se raidit, mais il plaqua ses hanches au lit pour prévenir toute fuite. Sa langue passait encore et encore sur le bourgeon sensible, provoquant des vagues de plaisir qui se faisaient de plus en plus pressantes. Ses doigts allaient et venaient, encouragés par son bassin qu’elle ne contrôlait plus. Puis quelque chose céda en elle, quelque chose de merveilleux, qui la plongea dans le noir. Elle ne s’entendit pas, mais eut l’impression de crier, et tandis que son corps était secoué de spasmes, l’homme s’avança pour presser son sexe contre son intimité. Il la pénétra en une poussée un peu brutale, qui emporta toute résistance de son corps.

Elle se sentait emplie, comblée. Elle entendait le souffle saccadé de l’homme, ponctué de gémissements rauques auxquels elle faisait écho. Il allait et venait en elle avec une douceur mêlée de passion qui la laissait au bord des larmes. Il accéléra le mouvement, inclinant son bassin pour être en contact avec le bourgeon sensible, faisant renaître un désir teinté d’impatience chez la jeune femme. Elle s’agrippa à lui, tentant de trouver un équilibre pour ne pas sombrer, mais les vagues de plaisir montaient et, lorsque l’homme laissa échapper un cri, elle fut à nouveau emportée.

Tous deux, encore sous le coup de la passion, se regardaient sans rien dire.

Puis l’homme se leva et se rhabilla. Il la regardait avec une passion mêlée de regrets.

Et c’est là qu’il aperçut le sang sur les draps.

« Habillez-vous et ne laissez personne entrer. »

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