Emporté par le Désir

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Résumé

Dom Frederick était beau, séduisant, charmant et d'une sensualité exaspérante. Et Eiza Angelo ne voulait rien avoir à faire avec lui ! Même si deux de ses sœurs étaient heureusement mariées à deux de ses frères, elle n'était pas prête à tomber sous le charme de cet homme agaçant - ce qui convenait parfaitement à Dom. Les efforts d'entremetteur de son père étaient voués à l'échec. Dom s'était juré de l'oublier, mais pourquoi l'imaginait-il penchée sur ses genoux et l'embrassait-il sans fin dans ses pensées ? Pourquoi répondait-il à son jeu de fille inaccessible et à ses yeux taquins ? Pour la première fois de sa vie, Eiza se sentait téméraire, dangereuse et oh combien coquine. Elle prenait plaisir à jouer les tentatrices face au côté sauvage de Dom. Au début, c'était un jeu d'attrape-moi-si-tu-peux, jusqu'à ce que soudain le jeu explose en une partie torride, hardcore, torride de désir et de besoin à couper le souffle. Pourra-t-elle supporter d'être emportée par la luxure ? *NDA* Certaines scènes sont écrites de manière hardcore et explicite ! Bonne lecture !

Genre :
Erotica/Romance
Auteur :
Steff D
Statut :
Terminé
Chapitres :
33
Rating
4.8 52 avis
Classification par âge :
18+

Chapitre 1

Eiza


Encore une journée étouffante à Los Angeles.

Dieu merci.

Je sors mes sacs de courses du coffre de ma voiture. Je suis contente d'avoir trouvé une place juste à côté de mon immeuble. Je suis encore plus ravie d'avoir mis un short et un t-shirt confortable pour affronter cette chaleur.

Je dégage une mèche de cheveux de mon visage. C'est là que je remarque une voiture de sport noire tape-à-l'œil qui slalome entre les autres véhicules de ma rue. Elle se gare brusquement juste devant mon entrée. Je reconnais une Dodge Charger.

« Regardez-moi cet idiot, pas besoin de conduire comme ça », je grommelle pour moi-même.

Je ne vais pas mentir, c'est une sacrée belle bagnole.

La lumière du soleil la fait briller comme un diamant. C'est à ce moment-là que je remarque la plaque d'immatriculation.

Je ricane en lisant ce truc.

got charger?

Je lève les yeux au ciel si fort que ça en devient ridicule.

C'est insolent. J'en aurais ri si je n'avais pas été témoin de sa conduite imprudente quelques secondes plus tôt.

Sentant le poids des sacs me scier les doigts, je me dirige vers l'entrée du bâtiment. Je sais très bien que je vais tomber sur le conducteur de cette voiture noire. La portière s'ouvre et le gars en descend.

Un mètre quatre-vingt-huit de muscles, des épaules larges, de longues jambes et des cheveux d'un noir de jais. Il porte des lunettes aviateur noires assorties. Il croise les bras sur le toit de sa voiture et se tourne vers moi.

Oh putain, non.

Qu'est-ce que Dominic Frederick fout ici ?

« Salut... voisine. » Il m'adresse un clin d'œil.

Un sourire en coin s'étire jusqu'à ses oreilles lorsqu'il croise mon regard.

« Je ne savais pas que tu étais à L.A. » Je ne partage pas du tout son enthousiasme.

« Et moi je ne savais pas qu'une si jolie chose était incapable de sourire », dit Dom.

Je reconnais tout de suite le ton dragueur typique des Frederick. Je décide de l'ignorer, je n'en crois pas mes oreilles.

« Attends... voisine... ? »

« Eh oui. Je suis en ville pour quelques mois, peut-être plus. On dirait qu'on va se voir souvent. »

Il lâche sa voiture et ferme la portière. Il va vers son coffre pour récupérer ses sacs. Il en tient un à la main et porte le second en bandoulière.

Dom me regarde à nouveau avec ce fichu sourire sexy qui fait fondre les cœurs.

« Des objections ? » demande-t-il.

Je plisse les yeux et j'expire bruyamment.

« Des tonnes ! Qu'est-ce que vous manigancez encore, vous les Frederick ? Pourquoi... »

Ma voisine du dessus m'interrompt.

Je me tourne légèrement pour voir une grande femme blonde platine s'approcher. Elle porte une mini-jupe en cuir moulante et des talons noirs à lanières. C'est très sexy pour un début d'après-midi.

Kandee s'arrête juste à côté de moi. Ses yeux bleus s'écarquillent en voyant Dom. Il sourit et lui fait un clin d'œil.

« Eiza, tu ne me présentes pas ? » demande Kandee en se mordillant la lèvre inférieure tout en battant des cils.

Je la regarde, je regarde Dom et je soupire.

« Dom, voici Kandee. C'est ma voisine. »

« Ça s'écrit K-A-N-D-E-E, pas comme les bonbons. J'habite l'appartement juste au-dessus du vôtre », précise-t-elle en entortillant une mèche de ses cheveux.

Kandee rigole et touche le bras de Dom avec un clin d'œil.

« J'aimerais beaucoup vous faire visiter l'immeuble personnellement. »

Les sourcils sombres et épais de Dom se soulèvent. Il affiche un sourire diabolique. Il dévisage Kandee de haut en bas.

« Je m'appelle Dom. Et je ne vois personne d'autre que j'aimerais mieux avoir au-dessus de moi que toi, K-A-N-D-E-E. »

Je fais un effort surhumain pour ne pas lever les yeux au ciel. Je réajuste le poids de mes sacs et je tourne les talons vers la porte d'entrée.

« Hé ! Attends-moi... »

J'entends Dom m'appeler.

On se retourne tous les deux au son d'un grand coup de klaxon. Un SUV Cadillac s'arrête lentement devant l'immeuble. Les vitres sont totalement opaques.

Comme si c'était prévu, Kandee se dirige vers le véhicule. La vitre passager se baisse. Elle se penche un peu, cachant la vue sur le conducteur, et semble rigoler. Kandee ouvre la portière et part avec l'inconnu.

Dom et moi échangeons un regard confus. Je me tourne vers la porte et je cherche mes clés.

Il me suit à l'intérieur dès que j'ouvre la grille.

« Ouais. Cet immeuble est parfait. » Il admire l'élégance et le design contemporain du hall.

Je lève encore les yeux au ciel.

« Alors tu es en ville ? Super. Pour quelques mois ? J'ai compris. Mais tu peux me dire pourquoi, parmi tous les appartements à louer, tu as dû choisir mon immeuble ? »

Dom hausse un sourcil. La lueur dans ses yeux est troublante. Il me dévisage et je ressens soudain une décharge que je n'avais jamais connue auparavant.

Ou du moins, une décharge que je n'avais jamais voulu admettre. Mais aussi vite, cette lueur disparaît. Il reprend son air cool et décontracté.

« Mon père m'a suggéré de m'occuper du nouveau projet publicitaire ici. J'ai soupçonné que c'était à cause de toi, mais il n'y est pour rien. Ta sœur Zoey m'a dit que tu avais mentionné l'appartement vide. Elle a suggéré que je contacte le proprio, alors on dirait qu'on est voisins maintenant, bébé. »

Il dit ça presque en riant.

Je ne le crois pas une seconde et je lui lance un regard glacial.

Comme si ma sœur allait lui parler de l'appartement comme ça, mine de rien.

Elle sait très bien que je ne peux pas piffrer Dominic.

« Génial. »

« N'aie pas l'air trop ravie, chérie. »

Il me regarde avec ses yeux bleu ciel qui supplient qu'on s'y noie. Pourquoi est-ce que je le regarde autant ? Je secoue la tête et je marche vers mon appartement. Je sens parfaitement que Dom est juste derrière moi.

Il me suit jusqu'à ma porte. Je cherche mes clés dans mon sac et je m'apprête à entrer. Et bien sûr, Dom s'invite chez moi.

Sérieux !

Je pose la main sur son torse pour l'empêcher d'avancer. Je ne m'attendais pas à ressentir encore ce frisson en touchant son torse musclé.

Putain, il est vraiment bien foutu.

Il faut que je me reprenne.

« Je ne manquerai pas de remercier Zoey. Mais sans vouloir te vexer, ton père savait très bien ce qu'il faisait en t'envoyant ici. Ça fait des années qu'il essaie de jouer les entremetteurs. »

Je lui montre la porte du doigt.

Depuis des années... le grand Marco Frederick, de l'agence Frederick & Sons Advertising... est obsédé par l'idée de marier ses fils avec mes sœurs.

Quatre fils Frederick brillants destinés à épouser les quatre charmantes sœurs Angelo.

D'abord, ma sœur aînée Zoey a épousé le frère aîné de Dom, Ricky. Je jure que ces deux-là sont l'image même de l'amour, ils s'adorent plus que tout.

Et à leur mariage, personne n'a pu ignorer les étincelles entre ma deuxième sœur, Saraya, et le deuxième fils Frederick, Felix. Ils ont fini par tomber raides dingues l'un de l'autre aussi. Deux ans plus tard, ils étaient mariés.

Ricky et Felix adoraient leurs femmes et faisaient tout pour les rendre heureuses. Pour ça, je les aimerai toujours.

Mais Dom...

Dom... c'était une autre histoire. Un coureur de jupons au charme agaçant.

Je suis la troisième, tout comme lui.

Et il faudra me passer sur le corps avant que je sorte avec un type comme lui.

Ça n'arrivera JAMAIS.

Quant aux petits derniers, Gio et Leah... ils étaient trop jeunes pour se soucier de ces histoires de mariages arrangés.

Ils étaient tous les deux étudiants. Ils connaissaient bien les intentions de Marco, mais ils restaient polis et n'y prêtaient pas attention. Ils se contentaient d'être amis et de rire de cette idée ridicule d'être "destinés". Ils savaient que c'était n'importe quoi.

Dom ignore mon signe de partir et s'avance dans mon salon. Il inspecte mon chez-moi du regard. Il se dirige vers mon grand canapé et s'y affale. Il se met bien trop à l'aise. Il s'adosse, les bras écartés sur le dossier et les jambes bien ouvertes.

Le comportement masculin typique. Il se frotte le menton en regardant le plafond.

« Ouais, il ne laisse personne oublier comment il a parfaitement casé ta sœur avec mon frère. On ne peut pas lui en vouloir, ces deux-là sont des âmes sœurs. C'est beau, en fait », dit-il avec un sourire.

Je devrais être furieuse qu'il ne comprenne pas le message.

Je devrais lui dire de dégager de chez moi.

Mais il est tellement sexy sur mon canapé. Si insouciant et détendu. Je m'imagine assise sur ses genoux, lui mordillant le cou...

Oh mon dieu Eiza ! Reprends-toi !

On parle de Dom Frederick, là !

« Beau et âmes sœurs. Je n'aurais jamais pensé entendre ça de ta bouche. Je suis contente pour Zoey, mais ce qu'elle a, je n'en veux pas. Je suis très bien toute seule. Les hommes, c'est sympa pour s'amuser, j'imagine, mais ce n'est pas une nécessité. Tu peux dire ça à ton père. » Je m'assure qu'il comprenne mon ton ferme en le fixant durement.

Dom ne bouge pas. Au contraire, il soutient mon regard sans ciller, se lève et marche vers moi.

Je sens son odeur. Pas de parfum, juste son odeur naturelle d'homme.

Il passe son bras autour de ma taille et me tire contre lui.

Mes mains se plaquent immédiatement sur son torse dur pour essayer de me libérer.

Mais il me serre plus fort.

De l'autre main, il soulève mon menton, me forçant à plonger dans ses yeux bleus.

« Si tu penses vraiment ça, Eiza... je peux te faire passer un putain de bon moment », dit-il en frottant légèrement mon pouce sur mes lèvres.

Il appuie doucement comme pour me demander d'ouvrir la bouche et de lui laisser l'accès.

J'ai peur, parce que j'ai soudain envie de sucer son pouce et de l'enrouler avec ma langue.

Dom est beau et vraiment musclé. Un dieu grec, diraient certains. Mais cette attitude arrogante est insupportable. Ce n'est pas parce que ses frères sont mariés à mes sœurs qu'il a des droits sur moi.

Pas le moins du monde.

Mais tout cela n'a plus d'importance. Mes pensées trahissent mes actes et j'entrouvre les lèvres, laissant Dom glisser son pouce dans ma bouche.

Je commence à le sucer.

« Putain... » murmure-t-il.

Dom lâche ma taille et me malaxe les fesses. Je sens son membre durcir contre moi quand il bouge. Il est clairement excité.

Après quelques secondes, il retire son pouce de ma bouche.

Ses yeux bleus sont toujours fixés sur les miens. Il lèche juste le bout de son pouce pour effacer l'humidité que j'y ai laissée.

Merde, c'est tellement sexy.

Ses deux mains sont maintenant sur mon cul, il le serre vraiment fort.

C'est tellement bon...

« Putain Eiza, t'as un de ces culs... » Son ton est bas et rauque.

Soudain, je sors de ma transe.

Réaliser ce qui vient de se passer me donne la force de me dégager enfin de son emprise.

Comment ai-je pu laisser faire ça ?

Et avec Dom, bordel de merde.

Je ne sais pas ce qui m'effraie le plus : avoir cédé ou

avoir aimé ça.

J'ai vraiment aimé sentir Dominic Frederick me toucher.







Note de l'auteur


Merci d'avoir donné sa chance à mon premier chapitre !

J'espère que vous aimerez l'histoire de ces amants interdits !


Amitiés !

💗

*Le chapitre a été mis à jour pour corriger les fautes de grammaire, toutes mes excuses si certaines m'ont échappé.*