Chapitre 1
Ça fait trois jours qu’il est parti en claquant la porte. Je sais qu’il ne reviendra plus. Pourquoi m’a-t-il quitté ? Ça faisait seulement trois mois. Si je le dis à Lia et Noémie, elles vont encore me dire que ce n’était pas le bon. Mais vu qu’elles me le disent à chaque relation, je commence à comprendre que l’amour n’est pas fait pour moi. Ne sachant pas si Lia travaille je décide d’appeler Noémie :
« Allô ? Emma ? demande-t-elle.
–– Coucou Nono, tu vas bien ?
–– Oui mais toi ça n’a pas l’air d’aller j’arrive tout de suite ! »
Elle a raccroché, j’aurai dû m’en douter. Noémie est la première à aider les autres en cas de besoin.
Quelques minutes après, une sonnerie retentit. Je me dirige vers la porte d’entrée. Noémie les bras chargés de marshmallows, de chocolats et d’autres cadeaux en tout genre se dirige vers le canapé et rentre un DVD dans le lecteur. « La boum », mon film préféré. Elle me connaît si bien. Elle sort un plaid du placard et s’installe dans le sofa en me faisant signe de venir.
Deux heures plus tard, elle éteint la télévision et me regarde droit dans les yeux comme si elle lisait dans mes pensées. Je finis par céder et lui explique tout, la dispute, la rupture… A la fin de mon récit, elle m’observe prête à me serrer dans ses bras à la première larme qui apparaîtrait. Je ne peux me retenir et éclate en sanglots. Noémie m’enlace et ne me lâche plus. Le maillot de ma meilleure amie devient de plus en plus humide, mais certaines gouttes restent en suspension dans ses longs cheveux bruns. Après quelques minutes à pleurer, je recule. Lia rentre, toujours avec sa veste carrefour. Elles sont toutes les deux devant moi à parler comme si je n’étais pas là :
« T’as vu sa tête Lili ?
–– Mais oui ! On dirait un zombie. On va s’en occuper n’est-ce pas Nono ?
–– Bien sûr qu’on va s’en charger ! On ne va pas la laisser comme ça. »
Je ne peux m’empêcher de sourire. Lia court chercher mon maquillage, pendant que Noémie inspecte mon visage.
Lia s’assoit et commence à sortir le nécessaire. En dix minutes j’ai retrouvé bonne mine. Mon teint n’est plus pâle et je n’ai plus l’air d’un cadavre. Mes deux amies laissent apparaître un sourire satisfait avant de s’allonger chacune dans un fauteuil.
Vers 18h, Lia repart prête à rejoindre l’homme de sa vie au restaurant. Quant à Noémie, elle ne bouge pas. Les jambes croisées elle sort son ordinateur.
« ––J’ai commencé une nouvelle romance que tu pourras lire ma belle, me lance-t-elle.
–– J’aimerai bien mais je ne suis pas sûre qu’après une rupture lire une histoire d’amour parfaite me fasse du bien…
–– Elle n’est pas parfaite, aucune relation d’amour n’est parfaite ! ajoute-t-elle.
–– Et toi et Laurent ? Tu vas me dire que ce n’est pas la relation idéale ? demandé-je.
–– Bien sûr que non ! C’est peut être ce qu’on laisse paraître mais ce n’est pas toujours le cas.
–– Pourtant ça fait cinq ans que vous êtes ensemble, ça veut tout dire… dis-je dans un soupir.
–– Ça veut tout dire ?
–– Oui ! Vous êtes faits l’un pour l’autre ! Moi je ne sais pas si je trouverais un jour mon âme sœur.
–– Mais si Emma, arrête de te dire que tu n’y arriveras jamais !
–– Mais c’est le cas !
–– Non ! Alors maintenant tu vas m’écouter ! Tu ne vas pas rester ici à passer tes soirées à manger du Nutella en regardant « Dirty Dancing » !
–– Mais c’est un très bon film !
–– Oui mais il va falloir s’activer si tu veux trouver ta moitié ! Alors tu vas enfiler ta plus belle tenue parce qu’on part faire un tour en ville !
–– Mais il n’y a plus personnes dans les rues à cette heure-ci, ajouté-je.
–– Pas faux… je sais ! Vas te préparer j’organise tout ! »
Ça faisait longtemps que je n’avais pas mis une robe aussi flashy ! Un jaune poussin ne passe pas inaperçu. Noémie, debout les yeux écarquillés n’en revenait pas.
« –– Ouah mais Emma, tu es resplendissante !
–– Merci, mais je ne me sens pas très à l’aise à vrai dire…
–– Ne t’en fais pas car tu es sublime, c’est le plus important. »
Noémie attrape les clefs et me tire par le bras. Nous courons toutes les deux dans les escaliers. Et arrivées en bas nous devons attendre cinq bonnes minutes avant de retrouver une respiration régulière. Dans les rues, les personnes marchent lentement, admirant les belles décorations installées à l’occasion des fêtes de fin d’année.
Noémie m’emmène au restaurant ce soir. Une fois mon escalope à la Milanaise servie, Noémie me montre du doigt une table d’hommes à côtés de nous.
« –– Je te préviens ce n’est pas du tout mon style de mec !
–– Mais pourquoi pas essayer Em’ ?
–– Pour ne pas souffrir encore une fois larguée par un gars qui n’en valait pas la peine. »
Elle se tait ne sachant quoi répondre. Le repas fini, Noémie se dirige vers le comptoir prête à payer. Je la devance, tout en voulant sortir ma carte bleue. Dans l’euphorie de cette soirée, je n’ai pas pensé à prendre un peu d’argent. Noémie règle l’addition et me rejoint dehors. Elle me tend la carte bleue.
« –– J’ai pensé à tout ! Même à utiliser ta carte bleue ! me lance-t-elle.
–– Mais comment tu l’as trouvé ? Mon portefeuille est hyper bien cachée normalement.
–– Le mettre sous un cadre n’est pas la plus brillante des cachettes. »
Je sourie heureuse d’avoir une amie comme elle. Nous rentrons en taxi. Noémie était tellement impatiente de voir le chauffeur pour nous mettre ensemble, qu’elle est extrêmement déçue en se rendant compte que c’est une femme à l’avant de la voiture.
Une fois à la maison, je remercie mon amie de cette merveilleuse soirée, mais elle descend également du taxi en m’indiquant qu’elle ne compte pas me laisser seule cette nuit et qu’elle dormira sur le divan. J’acquiesce et me dirige vers l’immeuble.
En me réveillant, je me rends compte que je n’ai pas fait soirée depuis longtemps. Noémie arrive, un plateau dans les mains. Elle s’assoit à côté de moi en déposant mon petit déjeuner sur la couette.
« –– Alors c’était bien hier soir ?
–– Oui, ça ne m’était pas arrivé depuis une éternité.
–– Tant mieux alors mais aujourd’hui nouveau programme ! On a un cours de boxe à onze heures et il est actuellement dix heures et demi. Donc si tu ne veux pas être en retard il faut se dépêcher !
–– Un cours de boxe ? Mais tu as perdu la tête !
–– Mais non, tu ne te rends pas compte du nombre de gars qui exercent ce sport !
–– Mais pourquoi toujours aller voir des hommes ?
–– Pour trouver celui qui te correspond !
–– Mais ce n’est pas en faisant tout ça que je vais le trouver !
–– Tu crois peut être qu’il va tomber du ciel ?
–– Laurent et toi vous vous êtes croisés par hasard ? Je me trompe ?
–– Oui tu as faux, Laurent et moi c’est Tinder qui nous a permis d’en être là aujourd’hui. Alors mets une tenue de sport et on démarre. »
Noémie fait tout pour me faire tomber amoureuse, mais peut être en fait-elle un peu trop ?
Arrivées là-bas, nous nous retrouvons derrière une dizaine de gars musclés de la tête aux pieds. Face à eux nous paraissons minuscules. Ils nous regardent, rigolent et rentre dans la salle.
« –– Je ne savais pas que les Minimoys venaient faire de la boxe ! lance un des barbus.
–– Contrairement à vous, on a le courage de venir en sachant qu’on ne va rien gagné ! lance mon amie .
–– Eh ! Il va se calmer le nain si il veut pas finir dans une boîte playmobil.
–– Ces gars sont tellement impolis ! chuchote-t-elle. »
En enfilant les gants je me rends compte que même la plus petite taille est trop grande pour mes mains. Noémie s’avance vers moi étonnée.
« –– Qu’est-ce que tu fais dans le rayon hommes ? me demande-t-elle.
–– Oh je n’avais pas vu ! Partons vite avant que Hulk et ses amis n’arrivent. »
J’enfile des gants et me dirige vers le punching ball et frappe. Le cri qui suit sort du cœur. Noémie vient à mon secours.
« –– Comment as-tu fait ça ?
–– J’ai juste donné un coup sur le sac de frappe. Mais c’est bien plus compliqué que ce que je pensais !
–– Évidemment ! »
Elle essaye elle aussi avec le pied cette fois-ci. Sa chute montre bien qu’elle n’est pas meilleure que moi et que ce sport est vraiment difficile.
Nous quittons la salle et nos visages rouges en disent long sur cette séance de boxe. A la maison, nous nous effondrons dans le canapé fatiguées.
« Je vais me chercher à boire tu veux quelque chose ? proposé-je.
–– Je veux bien un verre d’eau s’il te plaît.
–– Avec des glaçons je parie ?
–– Volontiers ! »
Noémie ne pouvait s’empêcher de demander des glaçons, partout tout le temps même en hiver. Je la connais depuis longtemps et je ne vois pas un seul moment où elle n’en a pas pris. Son verre à la main, elle me propose de faire un jeu de société.
Le monopoly fini, j’en profite pour aller prendre ma douche tandis que ma meilleure amie regarde un jeu télévisé.
Les cheveux mouillés tombent sur ses épaules nus. La serviette qu’elle m’a emprunté me fait sourire, le dessin d’un gant de boxe porté par Hulk fait référence à notre séjour en Espagne où tout le monde avait cet exemplaire que nous avions acheté comme souvenir. Cette pensée a d’autant plus d’importance avec cet après-midi. Assises dans le fauteuil en pyjama nous regardons un film. Au bout d’un quart d’heure, Noémie s’endort sur mon épaule. J’éteins l’écran et vais dormir en prenant soin de mettre une couverture sur mon amie.
Le lendemain matin je m’attends au pire pour les activités du jour. Noémie arrive tout sourire. Elle me tend un flyer montrant une personne en train de sauter en parachute.
« –– En réservant ça avec Lia on s’est dit que ça te ferait le plus grand bien !
–– Mais j’ai le vertige Nono !
–– Oh mais ça va aller détends toi un peu !
–– En hiver en plus ?
–– Il y a plein de gens qui en font, cette saison apporte encore plus d’adrénaline !
–– Non, non et non, je ne ferai pas cette erreur ! J’ai pu accepté beaucoup de choses mais ça non ! »
Trois heures plus tard j’enfile l’équipement nécessaire. Noémie et Lia me regardent tout en ajustant leur combinaison.
Devant l’hélicoptère une bande de personnes âgées s’agitent en rigolant. Le moniteur arrive en nous demandant ce que nous faisons ici.
« –– On s’est inscrites au saut en parachute !
–– Oui mais cette séance est réservée aux personnes d’un certain âge mesdames… répliqua-t-il.
–– Excusez moi mais votre dépliant ne l’indiquait pas !
–– Si ! Il y est inscrit en petit en bas à gauche.
« Baptême pour seniors ! »
–– Et alors ? Baptême c’est quand on vient de naître !
–– Euh, laisse tomber Lia.
–– Mesdames je vais vous demander de partir s’il vous plaît.
–– Il vous reste des places dans votre groupe ?
–– Une seulement.
–– Ça tombe pile poil Emma !
–– Euh mais non les filles ce n’est pas grave on le fera une prochaine fois…
–– Non Em’! C’est maintenant ou jamais !
–– Alors jamais ! ajouté-je.
–– Mais si ! Hurlèrent les deux filles en chœur tout en me poussant dans l’hélicoptère. »
L’engin se met à décoller et je vois toujours Lia et Noémie me faire signe en riant. A la base, elles devaient juste prendre soin de moi après ma rupture et voilà que je me retrouve dans un hélico à devoir sauter en parachute !
J’ai atterri dans un champ de maïs, là c’est sûr que personne ne me retrouvera. J’ai mal au dos, je me lève et m’étire quand je sens tout à coup un poids me tomber dessus et m’écraser au sol. Une mamie, c’est Françoise ! Elle se relève sans s’excuser.
« –– Ne dites pas pardon surtout ! crié-je.
–– Mais Emma pourquoi parlez vous avec Françoise ? me demande le moniteur.
–– Quoi ? On a plus le droit de parler aux vieux ?
–– Mais Françoise est muette ! Par contre elle n’est pas sourde et ce surnom ne va peut être pas lui plaire... »
Françoise les yeux larmoyants tourne les talons et part en direction de Roberto. Ils s’enlacent et s’embrassent –– par la même occasion –– tellement qu’ils pourraient s’échanger leurs dentiers en un bisou. Noémie et Lia arrivent en courant, essoufflées elles posent chacune leur main sur mon épaule.
« –– Tu vas pas croire ce qui nous est arrivé !
–– Allez-y, racontez moi…
–– On a commencé à courir pour suivre l’hélico mais il allait tellement vite qu’on s’est perdues…
–– Dans la forêt ! ajoute Lia comme si ce détail était une question de vie ou de mort.
–– On a cherché un chemin mais trop dur !
–– Et trop d’arbres surtout ! la coupa Lia.
–– C’est le principe d’une forêt oui.
–– Oui ! On cherchait, il faisait sombre, un peu comme dans les films d’horreur que je regarde le soir ! Et là, on entend un bruit !
–– Ouais un truc bizarre genre ouhouh ! hurle-t-elle en essayant d’imiter ce son.
–– Donc on cherche l’origine du bruit tu vois ? Et là on tombe sur une biche !
–– Une biche ? Qu’est-ce que ça a de si exceptionnel ?
–– Lia n’en avait jamais vu !
–– Non jamais ! affirma-t-elle.
–– Bref on a vu une biche ! Et toi ça a été ?
–– Oui en quelque sorte…
–– Tu nous raconte pas ? demande Lia les yeux pétillants.
–– Mis à part Françoise qui s’est écrasée sur moi, à qui j’ai demandé de dire pardon mais qui s’est révélé être muette… rien d’intéressant.
–– Ouah, mais c’est largement mieux que notre pauvre histoire de biche au final ! »
Première soirée sans Noémie, elle aurait bien voulu rester mais Laurent lui manquait. Elle m’a quand même promis de programmer notre prochaine journée sans Lia qui malheureusement travaille.
Jeudi matin, ça sonne. Je me lève pour aller ouvrir m’attendant à voir Noémie mais je suis surprise en découvrant le facteur. Il me donne un colis que je m’empresse d’ouvrir. A l’intérieur s’y trouve les DVD de « La boum », des chocolats, un plaid, un gant de boxe playmobil et une figurine de biche. Tous ces objets symbolisent notre amitié. Au fond, il y a une petite lettre recouverte de bisous faits au rouge à lèvres. Je la déplie et me hâte de la lire.
Elles réussissent à me faire sourire à distance, même si j’ai l’impression avec ces cadeaux que nous sommes très proches. Je pose la figurine de biche –– avec une patte dans le gant de boxe –– sur le meuble de l’entrée.
Bon ce n’est pas tout ça mais une semaine sans travailler, si ça continue je vais me faire virer ! Je regarde mon portable alors éteint depuis trois jours. Vingt-huit appels manqués de mon boss ! Je suis morte ! Je me dépêche de mettre un pull un jogging, des baskets et d’enfiler ma veste. Je saute dans le premier taxi venu, il avance si lentement qu’on dirait qu’il fait du sur place !
« –– Vous pouvez vous dépêcher s’il vous plaît ?
–– Madame, il neige en ce moment, je fais juste attention sur la route ! »
Dans la précipitation, je n’avais pas regardé le temps ce matin. Je passe pour une cruche avec ma veste en jean.
« –– En tout cas vous n’avez pas l’air d’avoir froid comme ça, ricane-t-il.
–– Gardez vos réflexions si ça ne vous dérange pas.
–– Ça va j’essaye juste de détendre un peu l’atmosphère !
–– Désolée mais je suis très pressée et je pense aller plus vite à pieds ! Tenez, gardez la monnaie ! »
Le sol verglacé glissait énormément. Avec mes petites baskets, je faillis tomber plusieurs fois en me rattrapant à des passants ou à des poteaux. Arrivée devant l’immense gratte-ciel je tape le code. La secrétaire me dit bonjour d’un signe de tête tout en me passant mon café du matin. J’arrive devant le bureau de Léandro Sergiorano, le directeur de l’entreprise mais également mon patron. Je frappe à la porte en sachant qu’il m’ignorera pendant quelques minutes comme je l’ai si bien fait pendant quelques jours. Après une heure à poiroter devant la porte, je suis enfin autorisée à rentrer.
« –– Oh Emma ! Tu as décidé de revenir travailler ? Quelle grande surprise !
–– Désolée mais je n’avais pas vraiment la tête à ça en ce moment.
–– Écoute Emma, la moindre des choses serait de nous prévenir ! Une semaine sans nouvelle de toi on s’est un peu inquiétés.
–– Je sais et j’aurai dû vous avertir, mais je n’y ai pas pensé…
–– Bon, c’est la dernière fois ! De plus ce n’est pas comme-ci tu avais l’emploi du temps le plus chargé !
–– Je sais et je suis vraiment navrée. Je vous promets de m’investir à fond à présent !
–– Retourne à ton bureau, tu as une liste d’articles à écrire... »
Assise devant mon écran d’ordinateur, je cherche l’inspiration. Étant journaliste il faut beaucoup d’imagination et surtout une grande ouverture d’esprit. Ce n’est pas comme-ci je m’occupais des articles simples, qui sont de raconter les faits divers ou de faire des interviews. Le patron me donne une phrase à partir de laquelle je rédige un cours texte. Cela fait une semaine que je n’ai pas réalisé cet exercice, ça ne va pas être aussi simple que ce que je pensais…
Midi et demi, Noémie me rejoint en bas de la tour pour aller manger. Nous nous asseyons sur un banc. Pendant la pause méridienne, le parc est plus agité. Les enfants qui sortent de l’école viennent souvent déjeuner ici avec leurs parents, lorsqu’ils en ont l’occasion.
Notre sandwich terminé, nous nous dirigeons vers mon bureau, Noémie s’installe dans l’un des nombreux fauteuils où je dépose d’habitude mes dossiers. Étant écrivaine, elle a la chance d’avoir plus de temps à m’accorder. Elle sort son ordinateur et commence à écrire tandis que je continue de rédiger mon article sur « Noël, une fête commerciale ou magique ? ».
La journée finie, ma meilleure amie me raccompagne jusqu’à chez moi. Laurent lui a préparé un dîner aux chandelles à l’occasion de leur cinq ans de relation.