Entre Leurs Lèvres: Traque by lyvie at Inkitt
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ENTRE LEURS LÈVRES: TRAQUE

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Summary

Bellone prend la tête des affaires de son père à sa mort, mais pas n'importe quelle affaire... Devenant la mafieuse la plus crainte d'Italie, elle commence à peine à se faire respecter par les hommes qui la prenaient peut au sérieux lorsqu'elle vas faire là rencontrer qui vas changer pas mal de chose... Aimée quant à elle est une fille introvertie, accros à ces romans, étrangère dans ce pays dans lequel elle a emménagé, il y a seulement 3 ans, mais les personnes qui là côtoies savent ils vraiment qui elle est ? Deux femmes complètement opposées sont elle vraiment faites pour se rencontrer ?

Status
Ongoing
Chapters
15
Rating
5.0 1 review
Age Rating
18+

Chapitre 1

Bellone

On pourrait s’attendre à une journée pluvieuse vu les circonstances, mais non, le soleil est au rendez-vous, il inonde le cimetière de sa lumière chaude et il doit bien faire 28 °C, ce n’est pas une journée à porter le deuil. Je porte la robe qu’il aimait me voir porter lorsqu’on sortait ; heureusement, elle était de la bonne couleur, noir corbeau avec de la dentelle en guise de manche.

Je me suis assise au premier rang, mon père était déjà là, dans sa dernière demeure, un cercueil en chêne somptueux orné de gravure et de dorure. Nous sommes entourées de la famille et de nos amis les plus loyaux, mais je sais qu’un traître est dans la foule, une fois la cérémonie terminée, il va devoir payer pour nous avoir trahi mon père et ma famille.

Une main se pose sur mon épaule.

– Calme-toi, jeune sœur… Dit mon cher frère, on lie ta colère dans tes yeux.

Il faut que je me ressaisisse, mon père m’a toujours appris à cacher ses sentiments, car sinon tout le monde peut lire en vous et utiliser ces émotions contre vous. La vie est un jeu de poker permanent.

– Désolé, tu as raison, dis-je, il n’aurait pas approuvé, continu-je tout en fixant du regard le cercueil.

– Non, c’est vrai, dit-il en ricanant légèrement, il faut que tu m’accordes une entrevue dans le bureau auprès de toi et du reste de nos plus proches amis et famille. Me dit-il en me regardant dans les yeux.

Je compris tout de suite de quoi il en retourne.

– Aujourd’hui, sérieusement, on ne peut pas faire ça demain … Grogné-je.

– Tu sais bien que les affaires ne s’arrêtent pas, et qu’ils ont besoin de quelqu’un à la tête de cette « entreprise ».

Une fois que je cède en hochant la tête, il finit par s’asseoir à côté de moi tout en me prenant la main.

– André…

– Oui ? Dit-il, aurai-je appuyé sur la mauvaise épaule ? Tu as une larme dans le coin de l’œil.

– Oui, je ne peux pas t’en vouloir, la blessure est fraîche, mais ce n’est pas pour ça que je t’interpelle, où est Simon ?

La blessure de mon épaule ne me faisait pas si mal, en fait j’aimais bien la douleur, elle me faisait comprendre que j’étais toujours vivante.

– Il ne devrait pas tarder, tu sais que c’est lui qui a géré l’enterrement, avec moi bien sûr, mais il doit s’occuper d’un petit détail, je pense, répond-t-il en regardant autour de nous.

– Va le chercher, il devrait déjà être assis à ma droite.

Je sens quelqu’un me prendre l’autre main, je tourne directement la tête, c’est Simon, déposant un baiser sur ma main.

- Je suis là Bel, dit-il, désolé de mon retard, la cérémonie va commencer, il prend place. Tu as pleuré ?

- Je lui ai appuyé sur sa mauvaise épaule, rétorque mon aîné.

– André… Rétorque mon autre frère, elle s’est pris une balle, dit-il en murmurant et en serrant sa mâchoire carrée, ce qui fait ressortir sa barbe de trois jours.

- Taisez-vous, les coupai-je, je vais bien et personne ne sait hormis les coupables, alors ferme la Simon, continuai-je en portant ma main sur sa joue.

Le prêtre arrive et la cérémonie commence.



Les paroles du prêtre étaient belles et justes, il connaissait bien mon père et ma famille, il nous a tous baptisés et avait marié mes parents quand ils étaient jeunes, nous allions à sa messe chaque dimanche.

Le cortège de voitures qui nous suivait jusqu’à la maison familiale était long, une cinquantaine de véhicules peut-être plus. Une fois arrivé à la maison, de grandes tables et une multitude de plats étaient avancées, moi et mes frères accueillons les invités un par un, nous souhaitant à chaque fois « toutes nos condoléances » et des discours sur mon père, des éloges, mais mon père n’était pas un saint, loin de là.

Il était Francesco De Luca, le plus grand trafiquant d’armes et gérant de casino clandestin du pays. Il avait tué ou torturé des gens, s’est allié à d’autres, a conclu des arrangements avec des pays et a travaillé avec d’autres trafiquants. Je suis la fille du mafieux le plus respecté et le plus dangereux, et maintenant qu’il est mort, tous les regards sont tournés vers nous, ses enfants, l’heure de la « conversation » était venue.

Mon frère et moi étions les premiers à nous diriger vers le bureau, suivis de près par Simon et les conseillers de mon père, c’étaient ses plus proches amis, que nous considérons comme des oncles pour la plupart.

Une fois dans le bureau, tout le monde prit place dans les canapés se situant devant le magnifique bureau en bois massif, mais personne ne s’installa derrière le bureau de mon père.

- Merci à tous d’être venu, commença André.

Tous les regards se tournent vers lui.

– Ce n’est pas trop tôt, nous attendions tous cette réunion depuis le drame, nous vous avons laissé du temps pour votre deuil, mais il faut que quelqu’un reprenne les rênes et vite. Dis l’oncle Carlos.

- Et nous vous en remercions, dit Simon.

- Vous le savez tous, je ne veux pas être mêlé à ces affaires, je suis là pour faire l’annonce officielle et prévisible que je me retire de la course pour la place de feu mon père.

Je le regarde bouche bé par sa rapidité. Il avait dit cela comme pour enlever le poids qui était sur ses épaules.

- C’était l’évidence même, André, repris Carlos, mais il faut que quelqu’un prenne sa place et il n’avait confiance qu’en ses enfants, tu ne peux ignorer le souhait de ton père.

– C’est à Bellone que revient cette place, lança Simon.

Le silence s’abattit d’un coup, des regards sont échangés entre les 10 hommes dans la pièce. Moi, je suis debout, les épaules contre le mur à côté de la porte, mon regard planté dans celui de mon frère, qui vient de dire à haute voix que, du haut de mes 22 ans, je devais reprendre les rênes d’une entreprise plus grande que ce que l’on pourrait croire. Je sens des regards se poser sur moi, attendant ma réaction.

– Simon, elle n’a que 22 ans, c’est un bébé ! ! Dit l’un des hommes.

– Ma sœur a été éduquée pour s’asseoir dans ce fauteuil, dit André en pointant le fauteuil vert sapin.

– Personne ne la prendra au sérieux, dit mon oncle.

Je me détache du mur et m’avance jusqu’à me retrouver derrière l’un des canapés regardant le bureau qui n’avait pas changé. Lesé. Les mêmes papiers étaient à la place où mon père les avait laissés.

– Tu vois bien qu’elle n’a pas les épaules non plus, et puis… Fis Vito l’un des bras droits.

– Fermez là, m’exclamé-je, Simon…

Mon frère s’approche et me murmure.

– Je ne suis pas réellement son fils, Bel, et tu as tant travaillé pour lui prouver qu’il n’y avait que toi pour prendre sa succession.

C’est vrai, j’avais suivi des entraînements difficiles, que ce soit physiques ou mentaux, je savais me défendre avec et sans arme, j’ai tout appris de mon père et je savais tout de ce qu’il faisait et voulais faire. Mon. Mon frère avait quitté la maison il y a longtemps, alors que moi je le suivais à la trace. Il faisait même semblant de ne pas me voir cacher dans l’un de ses placards ou sous le bureau pour en apprendre toujours plus.

– Vous êtes en train de me dire que la seule chose qui vous dérange est mon sexe et mon âge ? Alors que vous accepteriez Simon qui a juste 2 ans de plus que moi ? Demandai-je d’une voix dure…

– Ma belle, tu ne comprends pas pour qui allons-nous…

– Passer ! C’est ça que vous allez dire, coupa Simon.

– Chut, dis-je en posant la main sur son épaule, leurs propos ne sont pas à négliger.

Avant de continuer, trois coups sur la porte me coupèrent la parole.

— Désolé, Messieurs, mais je crois bien que ce soit pour moi ! Dis-je en me dirigeant vers la porte ; j’ouvre et je vois mon cousin. Je lui souris, cher cousin.

– J’ai réussi à avoir les renseignements que tu voulais, ma chère cousine, dit-il.

Il passe en revue chaque homme de la pièce, y compris mes frères, à qui il rend leurs sourires, il se penche et me murmure tout ce que je voulais savoir au creux de mon oreille, je sourit, je sens mes yeux qui pétillent ; les révélations qu’il me fait sont celles auxquelles je m’attendais.

– Tu as bien travaillé et ta femme aussi, vas donc la retrouver et embrasse-la pour moi.

Il me fait un baiser de main, puis me répond.

– De suite, cousine.

Tout le monde me regarde d’un air intrigué, personne ne sait ce que j’avais demandé à mon cousin, y compris mes frères. Je m’avance devant tout le monde et m’assois sur le fauteuil vert de mon père tout en sortant l’arme planquée sous ma robe. J’avoue que j’étais pressé de la sortir, elle me démangeait depuis la cérémonie.

– Le temps des hommes sexistes est révolu, je suis la nouvelle chef de famille.

Les regards s’échangent et me dévisagent avec une petite lueur de colère ou de défiance pour certains ; je sourie d’autant plus.

– J’ai enfin l’information qui me manquait et qui me démange l’épaule depuis l’accident. Je me tourne vers Simon, ferme la porte.

Il hoche la tête et s’exécute.

– Peux-tu nous dire à quoi ça rime, jeune fille ! Cria Carlos, qui commence à se lever en même temps que deux autres de mes oncles.

— ASSIE !

— Tu te prends pour qui, jeune…

Je me suis mis à grogner puis j’ai sauté au-dessus du bureau tout en saisissant mon arme. En une fraction de seconde, le canon était collé sous son menton.

– Il me prend que le traître est dans cette pièce, celui qui a commandité l’attaque contre mon père et que je dois remercier pour la cicatrice de mon épaule. Maintenant, le prochain qui moufte pourra aller me dire la couleur des fonds marins.

— Bellone, tu en es sur, questionna André.

– Tu devrais sortir, mon frère, tu l’as si bien dit au début de notre petite réunion, tu n’es pas fait pour ça !

– Bellone, je veux…

– Je t’ai dit de sortir ! André ne me fait plus jamais me répéter !

Il sortit fermant la porte à clés derrière lui, il savait qu’il allait devoir vider le couloir, car malgré le fait que le bureau soit insonorisé, il fallait bien faire sortir le cadavre du traître à un moment donné et on ne veut pas montrer ça à tout le monde.

Le bruit du verrou résonne et tout le monde s’assoit à nouveau tout en gardant les yeux rivés sur mon 9 millimètres toujours sous la gorge du bras droit de mon père. Simon se place derrière moi, une main sur son arme.

– Bell, on t’écoute tous, vas-tu garder le suspense encore longtemps ? Il me semble que toutes les personnes dans cette pièce tenaient à ton père.

– Ne me fais pas rire, Simon.

Mon cœur était froid et je savais bien quoi faire maintenant, j’attendais de voir si le traître allait sourcilier un peu ou s’il faisait déjà ces dernières prières. Je baisse mon Walther, Vito déglutie et va se servir un vers d’Amaretto avant de se rassoir.

– Je n’aurais jamais fait de mal à ton père, dit Vito après une grande gorgée de liqueur.

– Non, en effet, ce n’est pas toi… Mais je t’avoue que j’ai hésité vu comment tu aurais aimé prendre sa place, d’ailleurs le traître comptait dessus, mais je suis heureuse de voir que tu n’as pas osé me faire cet affront.

– Je ne l’aurais jamais demandé !

– Je sais, mais le traitre non, il est tellement idiot qu’il est venu faire ses plans dans ce bureau, celui de mon père, et qu’il en parla à l’un de ces complices qui, va sans dire, dit déjà bonjour au poisson pour nous.

Les yeux du traître s’ouvrirent en grand et il me regarda droit dans les yeux, se demandant si l’information que je viens de lâcher était vraie ou non. Je plonge la main sous le bureau de mon père en sortant un micro.

- Je vous présente mon micro. Mon père était au courant, il va sans dire, mais voici ce que je dois vous expliquer : vous savez pour la plupart que je devais me cacher ici depuis mon enfance pour écouter et apprendre de mon père les ficelles du métier comme vous dites. Seulement, lorsque j’ai eu 12 ans, mon père m’a fait prendre des cours particuliers dans beaucoup trop de domaines et je ne pouvais plus rester caché ici et l’observer, alors.

Personne ne le remarque, mais la sale ordure qui a osé tourner le dos à ma famille venait de réaliser que c’était réellement la fin. Mon père avait eu tort sur lui et ça ne m’arrivera jamais : je ferais tout pour que ça n’arrive pas !

– Vous voyez, elle est faite pour ça, claque Simon, elle a fait du meilleur travail que vous tous alors qu’elle sort d’une opération et d’un coma de 2 jours.

– On a compris, Simon, tu as raison : elle devrait prendre la place de son père, mais je maintiens qu’elle est trop jeune. Fini par dire mon oncle Olivio.

– Je trouve ça culotté de ta part, Olivio, tu voulais prendre sa place depuis que tu avais l’âge de 11 ans, quand Francesco avait à peu près le même âge qu’elle à la mort de votre père.

– Et j’ai pourtant toujours obéi à mon frère Carlos.

– Ce n’est ni l’un ni l’autre, arrêtez de vous chamailler comme des bambinos ! Vous me faites honte et vous êtes mes oncles !

– Alors qui ? Ça suffit. Bel, tu vas nous rendre fous ! Crie Vito agacé par mon jeu.

– Je te l’accorde, il est temps, mais avant ça, je vais laisser le choix à cette raclure, suicide-toi pour garder la face, sinon c’est moi qui vais te tuer et pas de manière douce…

Tout le monde se dévisage, qui va sortir son arme ? Qui va oser se tuer en avouant son crime. Mais je savais bien qu’il ne le ferait pas, il possède la fierté des Italiens, il ne se laissera pas abattre si facilement.

Le traître se lève, prend son arme de l’arrière de son jean.

- Tu aurais dû crever comme ton père, petite pute ! Dis le 2e bras droit de mon père.

Il tend son bras pour viser ma tête, sauf que c’est bien trop tard, j’avais déjà visé son épaule gauche. Il s’écroule à terre devant tout le monde, tous les hommes de la pièce se précipitent pour braquer leurs armes en sa direction.

– Tous doux, tout le monde, c’est à moi de le faire, mon père n’aimait pas se salir les mains, vous apprendrez que ça n’est pas mon cas dans ce genre de circonstance, m’exclamais-je avec amertume.

Je lui tire une seconde balle dans la cuisse.

— AAAAAAHHHHH, crie-t-il de toutes ses forces, salo…

Une troisième dans cette partie intime

– ARRGG, tousse-t-il en crachant du sang.

Une quatrième dans le ventre.

– Tu vas te vider de ton sang, comme tu as vidé mon père du sien.

Je le pris par ses cheveux pour relever sa monstrueuse tête et pris sa lame qu’il avait planquée dans sa veste.

— C’est la fin pour toi, Roberto, dis-je en lui plantant la larme dans la gorge.

Tout le monde m’entourait, je me relevais, ma robe souillée par le sang, et je vivais le respect qui m’était dû dans leurs yeux.

— Débarrasse-moi ça, Simon vient avec moi, ça fait trop longtemps que notre invité attend.

– Va te changer, petite sœur, dit-il en me tendant le mouchoir de sa poche. Tu es toujours magnifique, mais il y a des enfants en bas qui ne comprendraient pas.

– Tu as bien raison, dis-je en l’embrassant sur la joue.

Je sors de la pièce le restant de mes hommes, car oui, maintenant c’était acté, c’était mon homme, s’efforçait de s’occuper du carnage que j’avais fait. Je monte à l’étage dans ma chambre pour prendre une douche et me changer.

– Désolé, papa, j’ai taché ma robe.

La robe glisse de mes épaules et finit à terre, je retire mes talons et j’entre dans la douche. Je n’ai pas besoin de frotter, que le sang frais va assez facilement. Une fois terminé, je gardais mes longs cheveux bruns mouillés caresser le milieu de mon dos.

Je sors un pantalon de costume et un blazer me faisant un décolleté parfait et une paire d’escarpins noirs. Une tenue parfaite pour démarrer ma nouvelle vie une fois en bas. Je serai le nouveau maître de ces lieux et je prendrai la place de mon père !

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Great Character

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Strong Dialog

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