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Dragon Rebel Heart

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Summary

Ian Preston est l'un des célibataires les plus convoités du Royaume-Uni. Laird Riche, Célèbre et beau sauf qu'il est le plus grand rebelle d'Écosse. Tête brûlé, il fait la fête, bois, se drogue mais au décès de son père, il devient l'hériter attitré de Castle Airth. Pour devenir le Laird de Castle Airth, il a trois mois pour changer ses manières et obtenir son héritage de quinze millions de livres. Lady Preston décide d'engager Amanda Young, jeune étudiante américaine qui a gagné au concours organisé. Ian est furieux mais n'a pas le choix de vivre avec cette étrangère heureuse et optimiste. Amanda va-t-elle réussir à ouvrir le cœur du ténébreux Ian? Que cache Castle Airth et ses sombres secrets?

Status
2yrs ago
Chapters
18
Rating
4.8 (12 reviews)
Age Rating
18+

CHAPITRE 1 - Souvenirs

CHAPITRE 1 - Souvenirs


AIRTH Castle, famille Preston - Inverness

Il y a 25 ans...


Caché derrière les murs de granit à l’extérieur, j’entends des cris incessants, même à travers les fenêtres fermées. Mes doigts se serrent sur les briques jusqu’à ce que la peau de mes mains saigne. Je déteste quand les bruits deviennent plus forts, car je sais qu’à la fin, mes parents finiront par en venir aux mains.

Maintenant, que j'en ai s, je me souviens d’une soirée quand j’avais quatre ans. Mon père est rentré très tard ce soir-là, ses pas lourds résonnant dans l’escalier principal. Juste au moment où j’allais courir pour le saluer, une porte a claqué, suivie d’un cri. Tremblant, la main toujours sur la poignée, je m’arrête. Des voix étouffées parviennent à mes oreilles, mais j’arrive à distinguer quelques mots : “dettes”, “argent” et “alcool”. Est-ce que mes parents ont des problèmes avec le château ? Je retourne dans ma chambre, m’allonge sur mon lit, les mains sur les oreilles, avec mon lapin posé sur le ventre.

Depuis ce jour-là, plus rien n’a été pareil. Je pourrais même dire que mon père ne nous aime plus...

En regardant le ciel, les étoiles commencent à apparaître tandis que le soleil se couche, laissant derrière lui un dégradé d’orange. J’adore les couchers de soleil et les levers, c’est le seul moment où le soleil et la lune se rencontrent. Au moins, dans la nature, personne ne m’embête, je suis seul, mais je m’en fiche.

— IAN

Mince, on m’appelle, mais je ne viendrai pas.

— IAN ! IAN ! Où es-tu ?

Nicholas, notre majordome, m’appelle à travers les buissons, mais je ne fais aucun bruit pour qu’il ne me repère pas. Je décide de reculer pour rejoindre l’un de mes endroits favoris, le Black Lake. Avec discrétion, mes pieds jouent entre les branches pour éviter qu’elles ne craquent.

J’aime aller là-bas quand mes parents se disputent ou quand j’ai besoin de réfléchir.

En fait, je suis seul tout le temps. Un si grand château pour le seul enfant parmi les adultes. Chaque jour, entouré d’employés qui essaient comme ils peuvent de combler ma solitude. Je sais que je ne suis pas gentil, quand je casse des assiettes ou que je leur crie dessus, mais c’est mon seul moyen d’exprimer ma tristesse. Oui, je suis malheureux... et je ne peux rien y faire.

Le lac mesure au moins deux cents mètres et est d’un vert foncé presque noir. Bordé d’arbres de toutes les couleurs, et dans le plus grand secret, j’ai un petit carnet en cuir marron dans la poche de mon jean où je dessine ce qu’il y a autour. Il me permet de me concentrer et d’oublier les soucis pendant quelques heures. Parfois, je rêverais de voir Nessie sortir de l’eau de notre Loch Ness et de la dessiner. Assis sur un petit rocher de granit, mes chaussettes en laine marron me grattent, ainsi que mon gros pull beige m’empêche d’être libre de mes mouvements, mais au moins il me tient chaud en décembre.

Le crayon à la main, prêt à dessiner sur mon calepin, j’entends derrière moi le bruit des feuilles qui craquent. Je me retourne pour voir Nicholas. Il parle en premier :

— Sir Preston, vous devez rentrer, c’est l’heure du souper. Me demande-t-il avec un air inquiet.

— Nicholas, je ne veux pas aller manger. Vous pouvez en disposer. Répondis-je sans me retourner tout en dessinant.

— J’insiste monsieur, il fait froid et votre mère se fait du mauvais sang.

J’arrête le mouvement du crayon, et des flashs de voir ma mère se faire malmener me paralysent. J’ai envie de serrer mon lapin. Mon majordome s’assoit à côté de moi, et je me dis que peut-être il pourrait m’adopter. Parfois même, je le considère plus comme mon père. Quand je l’observe, Nicholas doit avoir l’âge de mes parents, je dirais peut-être trente-cinq ans, grand, les cheveux châtain foncé comme les miens, sauf que ses yeux sont marrons foncés et que les miens sont plus bleus perçants comme ceux de maman. Ce que j’aime chez lui, c’est qu’il ne dit rien, m’écoute et c’est tout ce dont j’ai besoin. Exister et être entendu, pas une pièce rapportée de ma famille.

— Vous me connaissez, je vais rester.

— Je sais Laird, vous êtes comme un bélier prêt à casser un mur. Raconte-t-il avec le regard dans le vague. Je crois qu’il aime autant que moi contempler ce lac. Je vais vous rapporter un plaid chaud et votre repas. Mais s’il vous plaît, rentrez avant la nuit, je n’aime pas vous voir seul dans le noir. Comme d’habitude, je trouverai une excuse à Lady Preston.

— Très bien, faites.

Il se lève, mais je l’interromps avec ma main sur son bras gauche. Nicholas me regarde surpris de mon geste.

— Oui, monsieur ?

— Vous ne voulez pas être mon père ? demandai-je avec sérieux.

Pendant un instant, son regard se trouble, ne sachant pas quoi dire. Au bout de quelques secondes d’hésitation, il commence à me sourire chaleureusement.

— Ian, dans une autre vie, je l’aurais fait sans hésiter, mais je suis votre employé. Sachez que je serai toujours là pour vous et Lady Preston.

Ce n’est pas la réponse que j’attends, mais il me répond ce que je souhaite au fond de moi tout en lui lâchant le bras : qu’il ne m’abandonne pas.

— Merci, Nicholas, d’être avec nous.

— Toujours présent. M’annonce-t-il tout en se frottant les bras. Il commence à faire froid, je reviens prestement.

Comme un tourbillon, mon majordome repart en direction du Castle Airth. Je reste seul à poursuivre dans le silence mon petit croquis, rêvant d’une autre vie où une princesse pourrait secourir la vie d’un triste prince.

Oui, une princesse qui puisse me secourir.

Il n’y a que l’amour qui délivre du mal.

Mon mal

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Good Writing

5

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Compelling Plot

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Great Character

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Strong Dialog

8

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