JUSQU AU BOUT DU CHEMIN TOME 4 ET FIN

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Summary

Caroline est repartit a Paris, ou elle vit tranquille avec ses enfants, bien décidé a faire une croix sur Gregory, , mais ce dernier accepte le cadeau de Pierre, et vient s'installer prés de chez elle et reviens dans sa vie ...

Status
Complete
Chapters
25
Rating
5.0 4 reviews
Age Rating
18+

1 Chapitre sans titre 1

"Ce livre est en cours de correction (avec le temps dont je dispose... Je sais qu’il est rempli de fautes, maintenant j’utilise un correcteur, donc inutile de perdre votre temps à me les commenter !) ”


Cela faisait trois mois qu’elle était retournée dans son appartement parisien. Tout était réglé. Elle n’avait pas revu Grégory. Elle payait une personne pour déposer les enfants, et lorsqu’il les ramenait, elle s’arrangeait pour être absente. Quant à lui, lorsqu’il était rentré chez lui une quinzaine de jours plus tard, il l’avait appelée, furieux. Elle ne l’avait pas écouté et lui avait raccroché au nez. Elle ne le bloquait pas, simplement pour les enfants, mais ne lui parlait que par SMS ou par l’intermédiaire de son avocat.

C’était un homme qu’elle avait pris pour faire les trajets, un ami de Michelle. Lors du premier trajet, elle l’avait fait avec lui pour lui montrer le chemin. Même si elle était persuadée qu’avec le GPS, il aurait trouvé, elle était descendue de la voiture à l’orée du bois pour ne pas voir Grégory. Il l’avait reprise au passage.

— Pas très aimable, lui avait dit Josué.

— J’imagine.

— Il m’a demandé où tu étais, j’ai dit, comme convenu, que j’étais venu seul, mais ton petit con a démenti. J’étais très mal.

— C’est Clovis, ça !

— Bon, de toute façon, je lui ai dit que tu n’étais pas là, un point c’est tout, et je suis parti en lui collant la petite dans les bras.

— Tu as bien fait ?

Elle se sentait triste, mais elle devait lutter. Cela faisait un mois qu’elle ne l’avait pas vu.

— Et si on allait manger un morceau, Caroline ? Tu as beaucoup maigri, quand même !

Ce n’était pas la première fois qu’il abordait ce sujet. C’est vrai qu’elle s’alimentait encore moins qu’avant, le chagrin n’aidant pas.

— Je ne te paie pas pour ça !

— Non, mais ce n’est pas bien. Tu dois garder des forces pour les enfants. Imagine qu’il joue là-dessus pour obtenir la garde. Tu m’as dit qu’il te faisait chier avec ça. Les hommes n’ont pas de scrupules pour obtenir leurs enfants parfois. Une mère qui a des problèmes psy et ils diront que c’est psy, crois-moi, moi, à sa place, je jouerais là-dessus ! Et ça marche très bien !

Cela avait fait un électrochoc dans sa tête, le risque de perdre ses enfants. Même si elle ne le pensait pas aussi méchant que ça, dans le doute et la peur, elle s’était remise à manger. Trois mois plus tard, elle avait dû revoir sa garde-robe, passant de trois tailles. Mais elle s’en fichait. Personne de son passé pour la juger, de toute façon, personne ne la jugeait. Michelle continuait, entre ses cours, à lui préparer de bons petits plats.

Elle avait repris un poste vacant dans la clinique de Pierre. Grégory ne s’était jamais manifesté pour récupérer ses droits, et tant mieux. Une clause stipulait que si, au bout d’un an, il n’avait rien réclamé, la clinique lui reviendrait entièrement. Il ne restait plus que quelques jours, le jour du premier anniversaire de sa fille.

Ce week-end-là était le sien, un week-end avant les vacances scolaires. Il descendait. Il lui avait envoyé un SMS pour lui dire qu’il fallait qu’ils parlent, qu’il serait là pour 13h. Elle n’avait aucune envie de le voir.

Elle enfila un jogging gris. C’était le week-end, elle ne faisait pas d’efforts vestimentaires, surtout les week-ends où il prenait les enfants. Le soir, elle passait à jouer au poker et à boire de la bière avec ses copines de la clinique, un petit groupe d’amis.

Il était à peine midi lorsque la sonnerie de la porte d’entrée se fit entendre.

— Merde, me dis pas que c’est lui !

Elle alla voir au judas. Il était juste derrière la porte et, comme toujours, semblait s’impatienter. Elle recula.

— Dis que je ne suis pas là, je ne veux pas le voir !

Chuchota-t-elle en se dirigeant vers sa chambre.

Elle entendit sa voix.

— Où est Rodez ?

— Elle est partie là !

— Me mens pas, elle est dans sa chambre, non ? Où est maman ?

Il interrogeait son fils.

— Dans sa chambre !

Putain, le petit con. Elle regarda autour d’elle. Se cacher sous le lit ? Ou dans l’armoire ? Non. Elle ouvrit la fenêtre qui donnait sur le balcon et, sans réfléchir, escalada le balcon pour atterrir chez le voisin, qui avait laissé sa fenêtre ouverte.

Son voisin était un jeune homme, à peine plus vieux qu’elle. Un grand garçon élancé aux cheveux châtains frisés. Il portait des lunettes rondes qui lui donnaient un air intellectuel. Il sursauta.

— Désolée, je voulais faire votre connaissance, mais je ne savais pas comment vous aborder.

Chuchota-t-elle.

— La porte d’entrée aurait été une bonne idée.

— Désolée !

Elle s’approcha de la porte d’entrée et écouta.

— Un problème ?

— Je fuis mon ex. Il est chez moi et je n’ai pas envie de le voir !

— Pour le fuir, vous allez chez des inconnus ?

Elle lui décocha un sourire.

— Inconnu ? Je vous ai vu regarder dans ma chambre plus d’une fois !

Le pauvre devint cramoisi et lui répondit :

— Le balcon est ainsi fait !

— Évidemment !

— Je vous propose un café, un thé, un chocolat ?

— Un café, volontiers.

Elle s’assit sur le canapé, elle n’avait même pas son portable.

Elle entendit le bruit de ses enfants dans le couloir et se leva sur la pointe des pieds. Il repartait enfin.

— Le café de madame est servi.

— Merci.

— Alors, l’ex est reparti ?

Elle lui sourit.

— J’ai sûrement l’air un peu ridicule.

— Je ne juge pas, je ne connais pas votre vie.

Elle avala le café d’une traite.

— Je vais repartir, ma colocataire risque de se demander où je suis passée !

— Par la porte, j’espère !

— Bien entendu.

Elle sortit et tendit l’oreille avant de retourner sonner chez elle.

Michelle ouvrit.

— Mais Caroline, tu as fait comment pour sortir ?

— Je suis passée par le balcon !

Michelle sortit la tête et fit “coucou” au voisin, qui lui répondit par un sourire.

— Il a dit que demain, il revenait seul pour 19h et qu’il fallait que tu sois là.

— Pourquoi seul ?

— Je n’ai pas demandé. Il n’était pas trop aimable. Il est allé dans ta chambre, le gars. Il a regardé sous le lit et même dans l’armoire, il est allé dans ta salle de bain aussi ! Euh, il sait que tu n’es plus avec lui.

— T’inquiète, je dois même être déjà remplacée.

Son portable vibra.

“Demain 19h, sans les enfants. La garde a été changée, mais ça, tu dois le savoir.”

Elle lut le SMS, étonnée. Non, elle n’était pas au courant.

“Pas envie de te voir, explique par message. Je ne suis pas au courant, non, et inutile de me chercher dans ma chambre, je ne suis pas assez conne pour me cacher sous mon lit ou dans l’armoire.”

“Mais tu es assez conne pour sauter d’un balcon du 2e ?”

Comment savait-il ? Elle ne répondit pas et attrapa la tonne de courrier qui s’amoncelait dans l’entrée.

Elle chercha et tomba sur une lettre du juge des affaires familiales.

“Putain.”

Elle l’ouvrit. Effectivement, les choses avaient changé. La garde alternée était désormais à la semaine, et comme elle n’avait pas fait opposition à sa demande, il avait eu le droit acquis. Elle était verte.

Elle n’allait pas en rester là. Elle prit son téléphone et l’appela. Elle ne voulait plus le voir, plus lui parler, mais les enfants, on ne touchait pas.

Il décrocha presque immédiatement.

— Rodez ! Je rêve ou tu es en train de me téléphoner !

Sa voix était moqueuse.

— C’est quoi ces conneries ? Tu as demandé une garde à la semaine ? Mais les gamins, ils vont faire comment pour l’école ? C’est vraiment une solution de les trimballer tous les week-ends ?

— Ah, tu n’es pas au courant alors. Ça m’étonne quand même que tu ne sois au courant de rien.

— Au courant de quoi ?

— Ton notaire ne t’a pas téléphonée ?

— Si, il a essayé de m’appeler plusieurs fois, mais je n’ai pas eu le temps de le rappeler.

Avoua-t-elle.

— Tu fais quoi pour être aussi débordée au point de ne pas lire tes courriers et de ne pas pouvoir rappeler ?

— Abrège !

Dit-elle soudain, mais il lui semblait qu’elle connaissait déjà la réponse.

— Tu vas être contente, j’ai accepté le cadeau de ton mari. J’ai signé cette semaine, j’attaque lundi. J’ai pris un logement proche du tien, pour les enfants. Je pensais que ce serait mieux.

— Tu as accepté ?

— Bah oui, je me suis dit que j’avais envie de voir grandir mes enfants. On en reparle demain, là, je conduis, et j’avoue que les rues de Paris, c’est pas ma campagne.

— Tu habites à côté de chez moi et tu prends ta voiture ?

— Je dois te faire le détail de mes activités, Rodez ?

— Pas du tout !

Elle raccrocha.

— Merde.

— Qu’est-ce qu’il y a ?

Demanda Michelle.

— Il a pris la clinique, putain. Et le notaire qui appelle mais laisse pas de message. Ils font tous chier.

— En deux mots, je deviens actionnaire secondaire, j’ai 30% dans la clinique et lui le reste. En fait, je ne peux plus rien faire.

— En même temps, tu comptais vendre !

— Ça, c’était avant ! Bref, pas grave. Je vais aller chercher des bières pour ce soir. En plus, il a pris un appart dans le quartier. Il me colle la garde alternée. J’ai l’impression qu’il veut me faire chier !

Michelle sourit.

— Mais non, faut pas voir le monde toujours gris ! Si on mangeait maintenant ? J’ai faim.

— Bah, en fait, j’ai plus trop d’appétit.

— Arrête, je suis sûre que tout va bien se passer ! Tu occupes quel poste dans la clinique de Pierre ?

— Directrice des soins. Elle partait en retraite, j’en ai profité et j’aime beaucoup. Oh, je sais que beaucoup me critiquent, évidemment, je n’ai pas d’expérience, mais je m’en sors bien. Même plutôt bien.

— Tu es intelligente, je ne vois pas pourquoi ça se passerait mal.

— Si il prend son poste, je ne resterai pas ! Je ne veux plus le revoir. Même demain à 19h, je serai très loin d’ici.

— Mais c’est pour parler des enfants !

— Tout a été dit. Il m’a fait un coup de pute ! Que veux-tu que je te dise !

— Allez, viens manger !

Elle se dirigea vers la cuisine avec son amie.