01 LA DETTE 01
"Ce livre contient des scènes explicites, incluant des rapports sexuels et des éléments de discipline physique. Ce contenu est destiné à un public adulte et averti. Il est important de souligner que tout ce qui est décrit reste du domaine du fantasme et ne doit en aucun cas être reproduit dans la vie réelle.
Si vous n’êtes pas à l’aise avec ce type de contenu, je vous conseille de ne pas poursuivre la lecture.
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ROSARIA
Je rentrais pour les vacances d’hiver chez mon père. J’étais étudiante en soins infirmiers, il me restait six mois avant d’obtenir mon diplôme. J’avais toujours voulu prendre soin des autres, comme ma défunte mère, qui était également infirmière. Mon projet était de partir en mission humanitaire dans des pays sous-développés ou en guerre une fois diplômée. Me rendre utile était ma priorité. J’avais plein de rêves : accomplir des missions pendant une dizaine d’années, peut-être rencontrer l’amour, fonder une famille... Pour ce dernier point, je n’étais pas encore sûre !
Malheureusement, tout cela aurait pu être compromis à cause de la maladie de Parkinson de mon père. Les agonistes dopaminergiques qu’il prenait avaient déclenché chez lui des troubles du comportement, dont une addiction aux jeux. Et c’était moi, Rosaria Alvarez, qui allais en payer le prix.
Lorsque j’arrivai chez mon père, dans sa petite maison perchée au sommet des vallées d’Andorre, la première chose qui attira mon attention, ce furent les voitures garées devant. Elles tranchaient avec le paysage tranquille et isolé de la montagne. Trois grosses berlines noires, imposantes, aux lignes lisses et aux chromes impeccables, étaient stationnées en rang, comme si elles surveillaient l’endroit. Les vitres teintées dissimulaient complètement l’intérieur, mais je crus percevoir des silhouettes. Ces voitures ne ressemblaient en rien à celles qu’on voyait habituellement ici, parmi les vieux modèles usés par le temps. Leur état impeccable, les jantes brillantes, et leur allure presque intimidante m’inspiraient un sentiment de malaise. Le genre de véhicules qu’on associait à des affaires sérieuses, à des gens puissants.
Je me rendis compte que mon rythme s’accélérait. Chaque pas me rapprochait de cette scène inhabituelle, et malgré moi, je courais presque, l’adrénaline montant à chaque seconde, jusqu’à atteindre la porte de la maison de mon père. Il me sembla entendre une portière s’ouvrir derrière moi, un léger cliquetis suivi d’un grincement métallique, mais je ne me retournai pas. Mon cœur battait trop vite, l’angoisse montait. L’instinct me poussait à continuer d’avancer, à atteindre la porte de la maison au plus vite.
À peine entrée, je fus accueillie par des cris. La voix était familière, poignante, et me glaça le sang. C’était celle de mon père. Elle était étouffée, tremblante, mais je l’aurais reconnue entre mille. Mon souffle se coupa, et une vague d’appréhension me submergea. Je me dirigeai rapidement vers la cuisine, mais je m’arrêtai net, choquée. Mon père était attaché et maintenu par une espèce de gorille énorme. Il lui maintenait le bras pendant qu’un autre lui éclatait les doigts un par un avec un marteau. J’étais terrorisée. Je poussai un cri sans le vouloir, je ne comprenais pas ce qui se passait. Les hommes, trois au total, tournèrent la tête vers moi. Je reculai et percutai quelqu’un. Je tournai la tête et vis un autre homme. Il m’attrapa par les cheveux sans que je puisse réagir.
― Laissez ma fille, elle n’y est pour rien.
Mon père pleurait, gémissait, suppliait. Je tentai d’attraper la main qui me tirait les cheveux pour le forcer à lâcher, mais il tira plus fort.
― Ta fille ! Eh bien, paysan, on va prendre ta fille et si dans une semaine tu ne nous as pas remboursés, nous la vendrons.
― Pitié pour ma fille, tuez moi mais laissez-la tranquille.
Mon père pleurait. L’homme lui tapa directement sur la main en riant et lui cria :
― Te tuer ne nous rendra pas notre argent, mais sa vente nous remboursera. Une semaine, tu as une semaine !
Mon père hurla à nouveau, et l’homme me tira en arrière. Je décidai de me débattre, je pleurais, je hurlais, je voulais le dissuader. Soudain, il me retourna comme une crêpe et me souleva, me portant sur son épaule comme un vulgaire sac. Je le frappai violemment dans le dos, mais rien ne l’arrêta. Lorsqu’il me redescendit, ce fut pour me laisser tomber dans le coffre d’une voiture. Je tentai de me relever, mais il me menaça en pointant son doigt vers moi.
― Calme-toi, sinon tu t’en souviendras !
Je me rendis compte que je m’en fichais de ce qu’il me disait. Il me repoussa violemment en arrière et referma le coffre. J’étais dans le noir. J’avais froid, j’avais peur, je tapais avec mes mains contre le coffre. Je criais. Je pensais à mon père, à ma vie. Je savais qu’il ne pourrait jamais les rembourser. J’étais perdue et je savais que je ne le reverrais jamais. La voiture démarra et je ne pus arrêter mes larmes. Je leur dirais que j’allais les rembourser, je ferais un crédit. Je rembourserais après ce crédit quand j’aurais mon diplôme.
La voiture roulait. La route avait l’air cabossée. Je sautais dans le coffre. Je glissais, je me cognais. J’aurais aimé que la voiture ait un accident. J’aurais aimé mourir car la mort me semblait plus douce que l’avenir qui m’attendait, à moins qu’ils acceptent que je les paie, mais pour cela, il aurait fallu qu’ils me laissent partir.
Je repensais à mes amis de l’institut. Allaient-ils me rechercher ou serais-je juste un visage de plus sur une affichette ? Je me sentais anéantie. Mais où mon père avait-il fait la rencontre de ces gens-là ?
La voiture s’arrêta et mon cœur avec. J’entendis une voix qui se rapprochait et je tremblais de façon incontrôlée. Le coffre s’ouvrit et je bondis sur l’homme qui se penchait pour m’attraper. Je voulais lui tirer les cheveux mais ils étaient trop courts, alors je lui tirai les oreilles et je me sentis mal. Je le griffai au visage, soudain il me repoussa violemment en arrière et me coinça le menton d’une main, tandis que de l’autre, il coinçait mes mains.
― Putain, la force qu’il avait, j’avais peur !
― Tu vas te calmer, oui ?
Il plongea ses yeux dans les miens. Je voulais le tuer, les tuer tous ! J’entendis la voix de la crapule qui avait demandé qu’on m’enlève. Je pris sur moi, je voulais lui parler, mais ce n’était pas dans le fond de ce coffre que je le ferais ! Mes yeux étaient des fontaines. Je serrais les dents.
― Tu es calmée ?
Je ne répondis pas. Il me lâcha les mains et je ne bougeai plus. Je devais absolument parler à l’autre. Il me lâcha doucement le menton. Je ne bougeai pas, j’avais mal partout ! Il me choppa et me sortit du coffre. Je regardai autour de moi : une grande maison, une grande forêt. Je ne reconnaissais pas l’endroit, mais je le vis, lui, le porc qui avait ordonné mon enlèvement. C’était un homme très grand et gros, il avait un air mauvais. Costume, chemise blanche... On aurait dit un banquier, mais son flingue accroché à la ceinture n’avait plus rien du banquier.
L’homme qui me maintenait relâcha sa pression sur mon bras et j’en profitai pour me dérober à son emprise. Il fut surpris. D’un coup, non, je ne voulais pas voir l’autre. Je voulais fuir dans la forêt. Une fois dans la forêt, je pourrais me cacher. Je partis comme une flèche, j’avais toujours été sportive, mais là, je devais me surpasser. J’entendis des cris, une détonation me frôla l’oreille, mais je continuai de courir jusqu’à ce que je sente quelqu’un se jeter sur moi et je m’étalai de tout mon long sur le sol. J’étais presque arrivée à la forêt, je tendis ma main vers les arbres, mais tout semblait s’éloigner.
L’homme me retourna, se mit à califourchon sur moi et me regarda avant de me gifler !
― Tu comptais aller où ?
Je pleurais encore et encore, je voulais lui faire du mal aussi, mais son corps sur le mien me faisait mal, il était lourd, et ses jambes bloquaient mes bras. L’autre homme arriva, celui qui avait scellé mon malheur. Il pointa une arme sur moi.
― Vas-y, tire ! Qu’on en finisse.
L’autre homme se releva et se frotta les mains.
― Je peux vous rembourser la dette de mon père.
Je pleurais mais j’articulais et parlais suffisamment fort pour qu’il m’entende. Je m’assis et me relevai, je ressentais des douleurs partout, j’étais essoufflée. Je le regardai de nouveau.
― Je peux vous rembourser, vous comprenez ou non ?
Je pensais que j’étais légèrement hystérique. Il me rit au nez ! Je ne vis que sa rangée de dents blanches ! Il s’approcha de moi et je reculai. Il prit son portable et fit un appel vidéo devant moi. Je vis mon père, toujours attaché à cette chaise, son visage était ravagé de larmes, mais je vis aussi du sang qui sortait de son nez !
― Dis au revoir à papa !
Il venait à peine de finir sa phrase que je vis mon père regarder son téléphone et entendis une détonation, puis du sang jaillir.
― Plus de dette à rembourser, mais toi, je vais quand même te vendre !
Je voulais me réveiller, je ne bougeais plus. Cet homme en face de moi rigolait et balançait son portable devant moi. Je ne vis que sa bague, une grosse pierre marron. Je me sentais mal, si mal ! Mon père venait d’être assassiné ! Alors que je venais de passer de bonnes fêtes de Noël avec mon père chéri, je me retrouvais orpheline et aux mains de personnes peu fréquentables pour être vendue ! Je regardai autour de moi ! Tout bougeait dans tous les sens et je crois que je m’évanouis.
RICARDO
Je suis Ricardo Sanchez, j’avais bientôt trente ans, je travaillais pour mon oncle et parrain Pedro Sanchez. Il m’avait élevé comme son fils à la mort de mes parents, il m’avait toujours fait passer avant ses propres filles, mais je ne l’aimais pas pour autant ! Il m’avait volé ma moitié, il avait tué ma sœur jumelle. À la mort de mes parents, tués dans une fusillade, il nous avait pris chez lui et autant il m’avait traité comme un prince, autant il avait toujours détesté ma sœur jumelle. Il avait tenté de la marier de force avec un Polonais, elle lui avait tenu tête devant son futur marié, elle lui avait craché au visage. Ce ne devait être qu’une punition, il avait pris sa ceinture, il l’avait frappée, elle avait voulu fuir, il l’avait giflée et sa tête avait touché le coin de la table basse, et je l’avais vue se vider de son sang ! Il n’avait même pas appelé les secours ! Et n’en avait jamais reparlé ! Un peu comme si elle n’avait jamais existé.
Mon oncle me terrorisait, maintenant un peu moins, voire plus du tout. Un jour, je le tuerais, il m’avait volé ma moitié, mais je devais attendre le meilleur moment, et je sentais que le temps arrivait. J’avais ouvert le coffre sur les ordres de mon parrain, il m’avait dit qu’il avait trouvé une bonne affaire à vendre ! J’imaginais encore une pauvre fille, une de plus ! À peine le coffre ouvert, une tornade s’était jetée sur moi, je n’avais pas l’habitude d’un tel comportement, en général, elles étaient trop choquées pour bouger ou terrorisées ! Elle m’avait attrapé par les oreilles, la conne, puis m’avait griffé le visage ! Merde, il ne m’avait pas dit que c’était une tigresse qu’il avait enfermée dans le coffre. Elle rentrait ses ongles dans ma peau, je l’avais repoussée violemment, je l’avais attrapée par le menton et lui avais immobilisé les mains, elle était si fine que d’une main je lui empoignais les deux poignets d’un coup.
― Petite mais nerveuse, je lui avais demandé de se calmer, sinon ça irait mal.
Elle avait plongé son regard dans le mien, elle avait des yeux noisette, son visage était dégoulinant de larmes et son maquillage avait coulé partout. Finalement, elle m’avait laissé sortir du coffre. Je l’avais posée à côté de moi et la tenais par le bras. Elle n’avait pas l’air trop excitée et j’avais relâché un peu la pression. C’était là qu’elle m’avait repoussé et s’était enfuie en courant. Mon parrain, qui était aussi mon oncle, m’avait lancé un regard noir, j’avais intérêt à la rattraper avant qu’il ne décide de la tuer. Il avait sorti son arme et je lui avais fait signe que j’allais la rattraper. J’étais parti en courant, elle courait vite, mais ma grandeur me permettait de la rattraper. Je m’étais jeté pour la faire tomber, je l’avais retournée et m’étais mis à califourchon sur elle. Je l’avais immobilisée, je savais qu’il me regardait, alors je l’avais giflée. Mieux valait que ce soit moi que lui, car il ne se serait pas contenté d’une gifle pour avoir osé prendre la fuite. Il nous avait rejoints et lui avait mis l’arme sous le nez ! Je m’étais levé et m’étais frotté les mains, en lui tombant dessus, l’herbe mouillée m’avait un peu sali. Je l’avais regardée, elle n’avait plus rien d’une tigresse, je dirais plutôt une biche blessée. Cette fille ne devait pas avoir plus de 20 ans, elle était fine, pas très grande, de beaux yeux noisette, des cheveux châtains remontés en chignon, elle portait un pantalon moulant et une chemise blanche ; je n’aimais pas que les filles portent des pantalons, on voyait trop les formes.
― Je peux vous payer ! avait-elle dit à mon oncle.
Il avait ri et pris son portable, elle s’était levée en pleurant, je l’avais observée, elle avait quelque chose en elle qui me plaisait bien. Il lui avait mis le portable sous le nez après avoir ouvert sa vision avec son homme de main, et il lui avait dit :
― Dis au revoir à papa.
J’avais entendu la détonation, je l’avais regardée, elle ne bougeait plus, elle venait de comprendre qu’elle ne retournerait jamais à son ancienne vie. Mon oncle la réservait sûrement à un club de prostitution ! Déjà, je le connaissais, il devait lui en vouloir pour avoir tenté de fuir, il aimait que les filles soient dociles et souvent terrorisées, elles l’étaient. Peut-être qu’il aurait fait fouetter si je ne l’avais pas giflée. Il n’était pas certain qu’elle puisse s’en sortir. Mon oncle n’aimait pas les femmes, j’en étais convaincu. Il montrait plus de respect à son caniche qu’il n’en avait eu pour sa défunte épouse et ses filles. Cet homme avait tué ma sœur sous les coups, je lui en voulais, mais ne lui montrais pas ! Il pensait que j’étais comme lui. Peut-être que c’était parce que cette fille avait quelque chose qui me rappelait ma sœur, soudainement ! Une tigresse qui avait payé de sa vie.
Maintenant, il voulait que j’épouse une Russe pour réunir nos clans, mais je ne voulais pas de cette fille. Je l’avais rencontrée une fois, une pauvre créature qui avait toujours subi notre domination, à nous les hommes. Un week-end avec elle m’avait suffi pour savoir que non ! Mon oncle était au courant, mais il pensait que j’allais céder et je ne le ferais pas. Si j’épousais cette fille ! Mon père avait bien épousé une femme achetée à une vente aux enchères ! Il aimait ma mère et ma mère aimait aussi mon père ! Je m’étais souvent demandé si ce n’était pas mon oncle qui avait prémédité leur mort. Il n’aimait pas ma mère, c’était lui qui m’avait souvent dit que mon père aurait dû épouser l’une de nos filles. Créer des alliances dans des buts lucratifs ! Mon cousin Carlos aussi avait acheté sa femme ! Il l’avait achetée à une vente aux enchères spéciale vierge ! Et ils étaient heureux même si leur début avait été difficile !
Elle nous regardait, ses yeux étaient devenus vitreux, et elle s’était évanouie !
― Mince, fais chier, emmène-la au cachot !
Mon oncle m’avait donné des ordres, mais celui-là ne me déplaisait pas, je m’étais approché, l’avais ramassée doucement et portée dans mes bras ! Sa tête en arrière, je voyais son cou, je la portais, elle ne pesait rien, je suivais le pas de mon oncle.
― On a retrouvé la blonde, elle se cachait dans les poubelles, elle attendait le ramassage !
Un des hommes de mon oncle était tout fier de lui, l’une des filles s’était échappée, je n’aurais pas aimé être à sa place.
― Amenez-la-moi, je vais m’en occuper personnellement !
Le son de sa voix jubilait, il me filait la gerbe ! Je descendais dans le sous-sol où ils les gardaient prisonnières, elle partagerait la cellule de celle qui avait fui, je l’avais posée délicatement sur une paillasse, puis j’étais sorti !
― Combien tu veux la vendre celle-là ?
― 2000 au moins, elle n’a pas l’air très vieille !
― Je t’en donne le double !
Il m’avait regardé étonné.
― Tu veux en faire quoi ? Ouvrir un club ?
― Ce que je veux en faire ne regarde que moi !
J’avais parlé sèchement, il m’avait regardé d’un air mauvais.
― Ricardo, dis-moi ce que tu veux en faire avant ? La baiser, prends-la gratuitement, on la vendra après !
― 3000 ?
Il avait dégluti, j’avais beau être de sa famille, l’argent serait toujours sa priorité !
― Je te donne ma réponse demain, ne pas me précipiter !
M’avait-il répondu et il avait ajouté :
― Mais si tu veux la baiser, vas-y !
Je restais interdit, il n’insistait pas et je vais devoir attendre demain, au pire je vais monter les enchères, il me la cédera !
― Tu viens avec moi pour la blonde ?
Je faisais signe que non de la tête, je n’aimais pas ce genre de spectacle, moi c’était plus les combines, la drogue que les putes !
― Je rentre chez moi, réfléchis bien pour la fille, je la veux !
― On verra !
M’avait-il simplement dit, mais je savais que je l’aurais !