Entre les Pages de l'Amour

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Summary

Plongez dans l'univers captivant de "Entre Livres et Mystères" où Claire, une jeune bibliothécaire passionnée, voit sa vie bouleversée lorsqu'elle rencontre Alexis, son nouveau colocataire au charme irrésistible.c'est un voyage captivant à travers les méandres de la passion, de l'amitié et des secrets enfouis,

Genre
Romance
Author
CAROLE73
Status
Complete
Chapters
26
Rating
4.9 22 reviews
Age Rating
18+

01 L’Arrivé d’Alexis 01

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Claire avait toujours aimé la tranquillité des livres et la sérénité de la bibliothèque où elle travaillait. À vingt-trois ans, elle était une bibliothécaire dévouée, préférant les mondes imaginaires aux tumultes de la vie réelle. Elle avait toujours adoré lire ; vivre dans les livres lui semblait bien mieux que le monde réel. Après un bac littéraire, elle avait réussi son concours pour devenir bibliothécaire, et elle adorait son travail.

Le silence et l’odeur des livres ! De plus, cela lui permettait de lire aussi les dernières sorties sans rien payer. Elle avait elle-même sa petite carte lui permettant d’emprunter. Elle se regardait dans le miroir des toilettes en se lavant les mains. Il fallait absolument qu’elle change cette affreuse paire de lunettes qui lui mangeait tout le visage. Ses yeux étaient gris, et ses cheveux châtains étaient attachés à la manière stricte d’un chignon serré.

Elle soupira et esquissa un sourire avant de sortir pour reprendre son poste. Lorsqu’elle entendit des individus rire à une table proche des toilettes, ils parlaient un peu fort et semblaient déranger une petite habituée, une personne âgée qui venait pratiquement tous les jours. Claire remonta ses lunettes et les ajusta. Elle poussa un « hum hum » espérant qu’ils se sentent visés, mais aucun des deux ne réagissait, et ils faisaient de plus en plus de bruit.

Elle dut s’approcher et prendre un air sévère, se présenta devant eux. L’un des deux la regarda de la tête aux pieds en se tenant de rire.

— Nous sommes dans une bibliothèque, et le calme est demandé !

Ils se regardèrent et rirent de plus belle.

— Messieurs, si vous ne pouvez pas respecter les règles, veuillez sortir immédiatement ! ordonna-t-elle d’un ton ferme.

L’un des deux se leva, prenant un air moqueur.

— Si je loupe mon partiel, ce sera de ta faute ! lança-t-il d’une voix railleuse.

Claire fronça les sourcils.

— Non, ce sera de votre faute. Vous n’avez pas l’air de beaucoup réviser, et vos rires importunent nos habitués.

Le jeune homme jeta un regard autour de lui.

— Mais y’a que la vieille, et à mon avis, elle est déjà aigrie !

Claire, exaspérée, répliqua sans hésiter :

— Sortez !

L’autre garçon se leva également, riant encore.

— Sur le coup, c’est toi qui fais beaucoup de bruit !

Il se baissa et prit son sac sans la quitter des yeux, la défiant presque, puis partit avec son ami, laissant Claire agacée par cette interruption imminente dans son havre de paix.

Avant de sortir, il se retourna de nouveau et la fixa.

— À bientôt, le rat !

Claire leva les yeux au ciel, préférant ignorer l’insulte, mais elle ne put s’empêcher de soupirer de soulagement lorsqu’ils quittèrent enfin la bibliothèque. Elle se tourna ensuite vers la personne âgée à la table voisine, s’excusant pour le dérangement.

La soirée se poursuivit plus paisiblement, permettant à Claire de se replonger dans son univers de livres. Cependant, l’incident avec les deux étudiants avait laissé une trace agaçante dans son esprit.

Elle termina par s’avancer pour le lendemain en entrant les sorties et les entrées des livres. Une nouvelle cargaison devait arriver le lendemain matin.

— Ça va fermer, messieurs dames ! lança Jean, son collègue bientôt à la retraite, un passionné comme elle. En dehors du travail, il organisait des ateliers de lecture et avait même une page Facebook pour les nouveaux auteurs !

Elle termina sa tâche et ouvrit son portable. Sa colocataire était ravie ; elle avait trouvé quelqu’un pour remplacer le départ de Farid qui se mettait en couple. Une belle histoire d’amour, digne d’un roman, une rencontre dans un bus : lui, chauffeur, elle, cliente. Mary était une fille charmante, et leur amour faisait plaisir à voir.

Elle, son unique amour était ses livres. Les hommes ne l’intéressaient pas ! Sa dernière expérience avec un garçon datait du lycée. Ça avait duré une semaine, avec un gros con de première qui l’avait humiliée devant sa classe.

Elle préférait ne pas y repenser et se concentra sur les dernières tâches de sa journée de travail.

La bibliothèque se vida lentement, laissant Claire et Jean fermer les portes derrière eux. Alors qu’ils verrouillaient les accès, Jean entama la conversation.

— Des projets pour ce soir, Claire ?

Claire secoua la tête en souriant.

— Rien de particulier. Probablement une soirée tranquille avec un bon livre.

Jean la regarda avec un air amusé.

— Toujours plongée dans tes livres, hein ? Tu devrais sortir un peu, ça te ferait du bien !

Claire haussa les épaules.

— Les livres sont plus fiables que certaines personnes, tu sais.

Jean rit.

— Oui, mais rien ne remplace la tendresse d’un homme, petite Claire. Ça ne te manque pas, des bras forts pour te serrer ?

Elle rit.

— Sûrement pas. J’ai mes romans, et ça me suffit.

Elle attrapa ses affaires et sortit avec Jean par l’entrée de service. Il ferma l’énorme porte blindée et chacun prit sa route.

Claire habitait en colocation près de la bibliothèque. Elle avait trouvé ce mode de vie sympa, avec un loyer moins cher et de la compagnie. Elle savait que sans ça, elle pourrait passer des week-ends entiers à lire sans s’alimenter, juste en dévorant les pages de ses romans.

En ce moment, elle essayait même d’écrire son propre livre. Mais il était parfois plus aisé de lire que d’écrire.

Elle alla faire quelques courses puis se rentra doucement.

Elle pensa à son ami Farid parti avec Mary. Cette histoire, elle pourrait la rédiger facilement ; il avait passé tant d’heures à se confier à elle !

L’appartement sans lui allait lui paraître vide. Bon, il restait Agathe et Vera, et ce, ou cette nouvelle qu’elle allait rencontrer.

Sûrement une fille, après tout. Fille ou garçon, elle s’en moquait un peu.

Elle rentra dans l’appartement où déjà des rires remplissaient l’appartement, cachant un fond musical.

Ce grand appartement était fonctionnel, 120 mètres carrés en plein cœur de la capitale, où les 4 chambres étaient louées en colocation. Cet appartement appartenait au père de Vera, un médecin. Il était au troisième sans ascenseur, et par chance, cet appartement était l’unique de l’étage.

— C’est moi ! cria-t-elle en se déshabillant, puis elle alla porter son sac dans la cuisine. C’était son jour de cuisine !

Cette colocation où toutes les tâches étaient réparties sur un tableau. Du ménage à la cuisine en passant par la boîte aux lettres, un super tableau blanc !

Elle posa son sac et se dirigea tout de suite vers le salon. Une voix nouvelle ; ah non, pensa-t-elle, ce n’est pas une fille !

Elle arriva tout sourire devant l’encolure de la porte, et là, son sourire s’effaça direct.

Ses amies étaient là devant un apéro surprise.

— Ah, te voilà, on t’attendait pour l’apéro, t’es en retard, lui demanda Vera en attrapant une bouteille.

— J’ai été faire des courses !

L’individu la regardait, mais elle décida de faire mine de ne pas le reconnaître. C’était le petit con de la bibliothèque, celui qui l’avait traitée de rat. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres qu’elle ignora aussi.

— Tu as pensé au pain ? lui demanda Agathe.

— Merde, j’ai oublié. Bon, j’y retourne.

Dit-elle en levant les yeux au ciel.

— Y en a peut-être pas besoin ? fit Vera en la regardant.

Elle haussa les épaules. Elle n’en mangeait pas elle-même, ou si peu.

— J’adore le pain ! fit l’individu en lui faisant un petit jeu de sourcils qui l’agaça.

Vera d’un coup se tourna vers lui.

— Au fait, c’est mon cousin Alexis. Il a été viré de son campus, alors comme on avait de la place, il prend la place de Farid, mais à la moindre connerie il dégage, hein mon cousin.

Alors que Farid était parti, ils décidèrent de louer sa chambre en colocation à Alexis avec pour condition de l’avertir s’il faisait des bêtises, sinon Vera appellerait son père.

— Je tremble, cousine, dit Alexis d’une voix moqueuse.

Claire le regarda de haut, se demandant comment une fille aussi mignonne que Vera pouvait avoir un cousin qui semblait si... con.

— J’y retourne, déclara-t-elle, rêvant secrètement d’aller chercher le pain et de lui en foutre une tranche dans la gueule, mais cela, elle ne pouvait pas se le permettre.

— Hé le rat ! Tu veux que je t’accompagne ? Ignorant les regards étonnés de Vera et Agathe, il se leva.

Faisant semblant de ne pas l’entendre, elle lui claqua la porte au nez.

Ce garçon ne sentait vraiment pas bon ! Claire détestait les branleurs.

Dans l’escalier, il la rattrapa.

— Ne t’échappe pas, le rat !

— Tu peux remonter, je n’ai pas besoin qu’on m’accompagne ! répondit-elle en accélérant le pas.

Il ignora sa demande et continua de la suivre dans l’escalier.

— Pourquoi tu ne réponds jamais quand on te parle ? Tu te prends pour qui ?

Claire décida de ne pas lui accorder d’attention et accéléra encore. Elle atteignit rapidement le rez-de-chaussée et sortit du bâtiment, espérant qu’il la laisserait tranquille.

À l’extérieur, l’air frais de la soirée la frappa, et elle prit une profonde inspiration pour se calmer. Cependant, l’individu insistant la rattrapa à nouveau.

— Attends un peu, le rat ! Pourquoi es-tu toujours en colère ?

Claire, exaspérée, se retourna.

— Tu ne te fatigues jamais ? Laisse moi tranquille, je n’ai pas de temps à perdre avec toi.

Il esquissa un sourire moqueur.

— Tu es vraiment une petite chose agressive. J’aime ça.

Claire secoua la tête, agacée par ses remarques. Elle préféra l’ignorer et se dirigea vers le supermarché pour acheter le pain manquant.

Alors qu’elle faisait son choix parmi les différentes variétés de pain, elle sentit une présence derrière elle. C’était bien sûr Alexis, qui semblait déterminé à rester dans son sillage.

— Tu sais, tu pourrais être plus sympa. On va être colocataires après tout, déclara-t-il d’un ton taquin.

Claire soupira, se demandant comment elle allait survivre à cette nouvelle cohabitation. Elle prit son pain et se dirigea vers la caisse, ignorant les tentatives d’approche d’Alexis.

Finalement, elle soupira de soulagement. Ce petit branleur n’était plus dans son champ de vision. Elle rentra chez elle, en soupirant, ne sachant même pas si elle avait envie de manger ou de faire quoi que ce soit d’autre. Elle claqua la porte et cria :

— C’est moi, j’ai le pain !

Elle alla poser le pain dans la cuisine, puis décida de préparer le repas. Aucune envie de prendre l’apéro.

— Alors, tu ne viens pas nous rejoindre ? On te sert quoi ? cria Agathe.

— Rien, je prépare le repas. J’ai besoin d’être un peu seule.

Elle les entendit rire mais les ignora. Un repas simple était au menu : des pâtes à la carbonara.

Alors qu’elle faisait bouillir l’eau pour les pâtes, elle sentit la présence d’Alexis dans la cuisine. Il s’était apparemment déplacé depuis le salon.

— Tu ne veux pas un coup de main, le rat ? lança-t-il d’un ton moqueur.

Claire leva les yeux vers lui, agacée par son surnom.

— Non, je me débrouille très bien toute seule, merci.

Elle continua sa préparation en espérant qu’il comprendrait le message et la laisserait tranquille.

Alexis ne se laissa pas décourager par le ton sec de Claire. Au contraire, il s’approcha davantage.

— Allez, laisse-moi au moins te tenir compagnie. C’est pas drôle de rester tout seul dans la cuisine.

Claire leva les yeux au ciel, exaspérée par sa persistance. Elle décida de l’ignorer et se concentra sur la cuisson des pâtes. Cependant, Alexis ne semblait pas disposé à partir. Il s’adossa au buffet et l’observa.

— Tu sais, tu devrais sourire un peu plus. Ça te rendrait plus agréable à regarder.

Claire se retourna, agacée par ses commentaires.

— J’ai autre chose à faire que de m’occuper de mon apparence pour te plaire.

Il la regarda avec un sourire en coin.

— Ce n’est pas pour me plaire, c’est pour toi. Un peu de maquillage, une coiffure différente, et tu pourrais être plutôt mignonne. Et ces grosses lunettes ! T’as pas trouvé plus gros ?

Claire sentit la colère monter en elle. Qui était-il pour lui dire comment elle devait être ?

— Je n’ai pas besoin de tes conseils. Laisse-moi tranquille, s’il te plaît.

Il haussa les épaules avec désinvolture.

— Comme tu veux, le rat.

Claire se mordit la lèvre pour contenir sa frustration. Elle n’allait pas le laisser gagner. Ignorant ses remarques, elle termina la préparation du repas et se rendit au salon où ses amies buvaient avec « le branleur ».

Dix minutes plus tard, un peu lasse, elle posa son livre et mit la table. Agathe l’aida finalement et Claire ramena son plat tout simple mais qui sentait bon.

Vera et Agathe étaient ravies.

— Claire, tu ne cesses de nous surprendre ! s’exclama Agathe.

Mais Alexis ne pouvait s’empêcher de se taire.

— Oui, c’était presque comestible, ajouta-t-il d’un ton taquin.

— Haha, très drôle, Alexis. Si tu penses faire mieux, la cuisine est ouverte à tous, mais surtout demain soir c’est ton tour ! répondit Claire avec un sourire narquois.

— Moi j’cuisine pas ! J’suis un mec, mais vu que tu as l’air d’apprécier, je te laisse mon tour !

— Sûrement pas et y’a des règles ici et tout le monde met la main à la pâte, le gronda-t-elle.

— Elle a raison, fit Vera en essayant de faire sa grosse voix, mais il la regarda et lui rit au nez.

— T’es même pas crédible, cousine. Mais ok, je ferais à manger et tant pis si vous avez toute la gastro, dit-il en se resservant.

Alexis se resservit et Claire ne put s’empêcher de lui demander :

— Je pensais que c’était presque comestible.

— J’ai faim, c’est comme un truc tout con, si on était sur une plage déserte et que y’avait que toi à baiser, bah je te baiserais !

Claire manqua de s’étouffer en buvant.

— Bah, tu vois même s’il n’y avait que toi sur terre ça serait non ! répondit-elle, déterminée.

Ses colocataires regardaient la scène sans comprendre mais ne dirent rien.

Elle se leva.

— J’vais me coucher, à demain !

— Mais t’as pas mangé le dessert, fit Agathe.

— J’ai plus faim, bonne nuit à tous.

— Bonne nuit le rat !