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La Machine à Rebander le Temps (lgbtq+)

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Summary

Un docteur en physique quantique plaque tout pour réaliser un projet personnel qui lui donne l'opportunité de visiter le passé et de réaliser un fantasme.

Genre
Erotica
Author
BenTen
Status
Ongoing
Chapters
11
Rating
n/a
Age Rating
18+

Mois -3, jour 1.

Samedi Midi,

Fin Juin

Grande Couronne.


C’est une toux sèche qui le réveille brutalement.

Trop de poppers hier soir.

Il y a un bras à travers son ventre, la sueur a collé les poils sombres de sa fourrure sur la peau claire. Il soulève le poignet, les ongles sont peint en verni noir écaillé.

Le danois avec la grosse bite, Mika.

Il le dépose délicatement sur les draps moites et s’assoit sur le bord du lit. La migraine qui le frappe vient probablement aussi du poppers et des shooters de Jagermeister. La lumière filtre à travers les lourds rideaux des deux fenêtres de la chambre, on entend le bruit d’une tondeuse électrique. Quelque voisin enthousiaste de l’art délicat du paysagisme sans doute.

Rédouane descend les deux niveaux jusqu'à la cuisine sans s’inquiéter de s’habiller. Maintenant qu’elle est à lui cette maison il est hors de question qu’il devienne une copie de ses parents. De toute façon, à cinquante ans et pesant près de cent vingt kilos pour un mètre quatre-vingt il n’a rien à voir avec son père qui culminait à un mètre soixante-quinze pour soixante-dix kilos tout mouillé. Un an qu’il était mort et que la maison d’un quartier modeste de Saint Maure-des-Fossés était restée inoccupée. Il n’avait pas imaginé une partouze comme pendaison de crémaillère mais ceux qui dormaient sur le sofa du salon et dans la chambre d’amis avaient ingérés plus de foutre qu’il n’avait éjaculé dans les canalisations de la salle de bain durant toute son adolescence.

Azzedine n’était pas un mauvais père, c’est juste qu’il n’avait pas prévu de se retrouver à élever un fils tout seul. Martine Belois l’avait épousé ils avaient à peine vingt ans, Redouane avait à peine 5 ans quand elle a disparu de leur vie et ils ont continué comme si elle allait revenir d’un long voyage un jour ou l’autre. Ils n’en avaient jamais vraiment parlé. Longtemps il a avait pensé que son père respectait la mémoire de Martine qu’avait son fils en restant seul avec lui, et puis il y avait eu les comptes de fées ou les belles-mères ne sont vraiment jamais sympas et les copains de collège dont les belles-mères étaient souvent relou ou carrément cruelles. Et puis ado il lui en avait voulu de cet espéce de sacrifice idiot, cette ascese sans queue ni tête alors que lui rentrait de soirée avec le cul et la bite encore lubrifié et le foutre de plusieur garçons dont il ne connaissait pas le prénom au fond de la gorge.

Il ne pouvait pas être la seule trainée de cette famille non?

Bref il y avait eu les études et les labos. Quand on a étudié les sciences du nucléaire et la physique quantique, les offres d’emplois ne sont pas rares. L’écran de son téléphone s’illumine d’une notification, il l’avait laissé sur le comptoir de la cuisine entre les seaux de KFC froids et des bières sans bulles.

Nouveau message: Marc Lapiere ESA. Des notifs comme celle-ci il y en avait une dizaine.

Ça commence a parler anglais dans le salon, les deux rouquins irlandais sont dans l’encadrement de la porte celui de gauche, Ian, s’il se souvient bien, est un peu trop mince pour lui mais il suce comme un poulpe et l’autre, peut être Steven mais c’est pas certain, est juste parfait, plus blond que roux, couvert de fourrure des orteils aux clavicules avec un bon 20cm entre les jambes et des yeux verts comme des pastilles de menthe.

“Man, you are still half hard.”

“Thanks Ian, but I’m not yet in the mood for that.”

“It’s John but never mind. It’s still pretty to look at.”

“Don’t mind him, he is always horny. I need a painkiller and a black coffee, do you have any of that? I’m Sean by the way.”

Ok Rédouane n’est pas très bon avec les noms et tous ces gosses pourraient être ses fils. Ou sont les quinqua a Paname, merde?

Le répondeur de la ligne fixe s'enclenche, il a mis le tel sur silence mais pas éteint la machine. Il montre la cafetière à ses invités pendant qu’il écoute d’une oreille distraite le message.

“Red, c’est moi. Personne ne comprend ta démission. Les projets sont à l'arrêt pendant qu’ils cherchent quelqu’un pour te remplacer. Les chefs de projet à ce niveau ça ne court pas les rues. Doreen m’a demandé comme une faveur de voir si tu serais intéréssé au moins à faire du coaching en remote pour lancer le ou la nouvelle. Qu’on ne perde pas de temps. Je sais que tu ne m’a donné ce numéro que pour les urgences et que ce ne sont pas ce genre d’urgence là que tu avais en tête mais ils ne me lâchent pas et tu ne réponds pas à ton portable…” Un silence, “la maison a Toulouse t’es toujours ouverte, tu le sais bien. Maria et moi on te garde une chambre. Les enfants voudront te voir quand ils rentreront pour noël, on fera ça chez nous ok?”

Rédouane fait ok de la tête comme si Stéphanie pouvait le voir et il est sur le point de décrocher quand la communication coupe et qu’il entends quelqu’un vomir violemment dans les toilettes, les irlandais sont dans la cuisine en train de se faire du café, pas de bruit venant de l’étage c’est le chauffeur de bus de la RATP dont le prénom lui échappe totalement. Mignon celui là aussi, chubby avec une tête de mec du sud ouest et presque un mono-sourcil, des poils noirs soyeux et des touffes sous les bras et autour de sa bite impressionnantes.

Bon d’accord il aime bien les jeunes mecs, c’est pas comme s’ils l'avaient forcé à la faire cette soirée.

Raté ce qui sort des toilettes les yeux injectés de sang et des larmes aux joues et qui pourtant arrive à sourire en s’excusant de pas tenir l’alcool a des oreilles de chats dans des cheveux verts et des ongles coordonnés.

“Promis j’ai bien visé. Il n’y a pas une trace.”

Celui-là est complètement rasé, à part sa touffe couleur pelouse, pas un poil a vu d'œil. C’est fou d’être si incroyablement lisse. A côté, Rédouane a l’air d’être habillé. Il fronce les sourcils, pour le coup il a l’air véritablement trop jeune pour être ici et pour être aussi nu. Une voix avec un fort accent scandinave lui susurre dans l’oreille,

“Il s'appelle Timéo et il a vingt-et-un ans.”

C’est celui qui était dans le lit avec lui qui passe derrière lui en lui claquant le cul pour se diriger vers la cuisine en disant,

“I can smell coffee!”

“Je savais ça, Mika. Je suis pas défoncé à ce point là.”

Le jeune homme se retourne et dans un sourir craquant lui fait un clin d’oeil en disant,

“Akim, tu as toutes les lettres mais dans le désordre et ce n'est pas comme au loto…”

Merde, il pense, je suis déjà trop vieux pour ces conneries ou quoi?

Rédouane ne se sent pas vieux, en fait il dirait qu’il ne s’est pas senti vieillir jusqu'à la mort de son père. C’était comme une présence lointaine, régulière dependable. Presque comme une peinture sur le mur du couloir à laquelle on ne prête plus attention depuis des années et dont on remarque brutalement l’absence le jour où elle est enlevée.

“OMG, I thought you were Soren. I’m so sorry.” Un des irlandais, Steven, s’exclame dans la cuisine.

Ah! Il n’est pas le seul. C’est rassurant.

“My name is Sean.”

Bon, toujours pas Steven du coup mais il semble avoir presque toutes les premières lettres des prénoms. Reste à savoir si celui que tout le monde appelle Soren porte ce nom ou un autre.

L’intercom sonne avec une violence qui fait grimacer toutes les personnes présentes, il décroche. Sa voix est naturellement grave mais elle dénonce l’alcool et la nuit blanche.

“Oui?”

“Monsieur Ozpetek, Messageries du Sud Ouest, nous avons une livraison pour vous, deux palettes.”

“Je suis à vous dans une minute.”

Il se retourne, les garçons le regardent.

“Should we get dressed?” John lui demande en portant une tasse fumante à ses lèvres sa bite ballottant entre ses cuisses entouré d’une toison orange.

Il doit avouer qu’il aime beaucoup cette vision de trois mecs à poils dans sa cuisine. La tête qu’aurait fait son père s’il avait été là.

“No need, they are delivering into the ground floor garage. They won't come up here. Just me. There should be painkillers in that drawer over there.” il leur répond en pointant dans la direction du buffet de la salle à manger et il se dirige vers une chaise sur laquelle il trouve un short et un t-shirt qui sentent la sueur d’hier, mais qui ne sont pas tachés.

Dehors la chaleur est déjà accablante, ce mois de juin en région parisienne ressemble à un mois de juillet à Toulouse. Les livreurs sont déjà en sueur.

“Monsieur Ozpetek, matériel scientifique en provenance de Balma 33130. Il y a un étage à monter?”

“Non, c’est dans le garage au rez-de-jardin. Je dois signer quelque part?”

En trois mouvements de transpal les deux palettes qu’il a emballé avec soin dans sa maison du sud ouest avant de la mettre en vente se retrouve dans celle ci. L’électricien est déjà passé il y a une semaine faire les branchements nécessaires à ses recherches dans le garage et y installer un chauffage. Il faudra qu’il fasse remplacer la porte coulissante par un mur et une porte vitrée mais pour l’instant la conservation des calories n’est pas sa priorité, au contraire il transpire comme un porcelet à la broche.

De retour à l'étage principal, les mecs, toujours à poils, sont en train de tout ranger au son d’une mini baffle diffusant du Lady Gaga.

Matice, le chauffeur de bus est aussi beau qu' hier soir assis sur le sofa la tête de Timéo sur la cuisse, il lui fait un sourire et un geste timide de la main. Ça lui revient maintenant il l’a baiser pendant un quart d’heure en lui faisant chanter toutes les voyelles de l’alphabet et le garçon s’est jouit dessus sans même se toucher la bite, un talent rare ce Matice.

Il monte prendre une douche, et se change dans quelque chose de plus frais.

Boire de l’eau, ça aide à redevenir normal à ce qu’il parait.

La musique sonne toujours en bas accompagnée du bruit de l’aspirateur.

Ils sont bien ces petits gars.

Rédouane ouvre la penderie et sélectionne un tank top sombre et un short en lin ample. Pas de sous-vêtement, il a déjà envie de refaire l’amour et il ne sait pas encore à qui. Quand il redescend, Matice caresse les cheveux verts de Timéo qui se fait sucer par Ian, non, John. qui est toujours à poil. Akim et Sean les regardent en sirotant leur café, ils commencent à bander aussi. Le danois, qui a un accent du sud de Londres quand il parle anglais l’intepelle.

“Frenchman, we ordered pizza. You good with that? Or maybe you want us to fuck off?”

Il les regarde, les uns après les autres, il a l’impression d’être dans un film de cul.

“I love this and I’m getting horny again, so pizza and sex are fine by me.”

Sean et Akim se font un high five et John lève un pouce sans cesser de sucer le garçon brocoli. Matice le regarde et Rédouane sent sa bite qui réagit. Il s’approche et passe la main gauche dans les boucles épaisses et lustrées. Le garçon abandonne la tignasse verte et glisse sa main dans la jambe du short pour se saisir de ses couilles.

“Si elles sont déjà pleines je suis candidat pour te les vider, tu sais.”

Il susurre mais Sean l’a entendu et s’exclame.

“Toi tu as déjà ou ton tur. Moi je ai juste regarder vous. Il est pour moi now!”

Putain c’est bon ça, Rédouane pense sentant sa bite durcir et une douce chaleur l’envahir qui n’a rien a voir avec l’été naissant.

“Si on me demande ce que je veux, ce qui serait la moindre des politesse”, il dit en poussant gentiment la tête de Matice contre sa bite dans le short, “ce serait vous deux.” Il regarde Sean et il ajoute, “both.” Le sourir de l’irlandais est presque aussi érotique que la respiration chaude du chauffeur de bus a travers le lin de son short .

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