Chapitre 1 : le bleu
Je m'appelle Kurama et je suis un démon qui est incapable de voir les couleurs. Je ne sais pas à quoi ressemble le monde aux yeux des autres. Et le comble est que je ne sais même pas à quoi je ressemble vraiment !
On m'a dit de ne jamais révéler ma condition aux autres, et que je devais sourire pour "voir la vie en couleur" mais dès que je souris, les humains me fuient...
Ce matin, je me promenais tranquillement dans la rue quand soudain un enfant s'est mis à crier. Je me suis retourné et j'ai vu un petit garçon pleurer :
- Je voulais le lapin rose moi ! Pas le bleu !
Le père voulait rétorquer que c'était pareil mais l'enfant a continué.
- NON ! Le rose et le bleu n'ont rien à voir !
Pour moi, c'était du pareil au même. En m'éloignant, je me demandais si il y avait vraiment de quoi en faire tout un plat...
Continuant de marcher dans la rue, une femme chargé de sacs demande :
- S'il vous plaît ? J'aurais besoin d'aide pour porter mes courses !
- Oh ! Laissez-moi vous aider !
Ai-je répondu.
- vous pourriez porter le sac marron ?
J'ai paniqué à ma mention du marron !
- Vous savez quoi ? Je vais vous porter tous les sacs !
- C'est très aimable de votre part !
Après avoir apporté les sacs à destination je lui ai souhaité une bonne journée en souriant mais elle a fuit en murmurant un "merci beaucoup" apène audible.
Et c'est ainsi qu'à chaque endroit où j'allais, je ressentais comme un manque.
Moi aussi j'aimerais dessiner en couleur comme ces enfant qui joue avec les craies ou comprendre les signification des bouquet de fleurs suivant leurs couleurs.
Au fil de ma balade, je me suis un peu éloigné du centre ville et me suis retrouvé proche de la mer, un lieu peu fréquenté.
Au moins ici je suis en paix...
Et puis j'ai vu cette fille, accroché au bord du pont, les pieds presque dans le vide. J'ai paniqué.
Mais qu'est ce qu'elle fait ?! C'est dangereux ! Et si elle tombait ?!
De loin, je voyais ses cheveux lisse voler et ses mains frailes se tenir encore au pont et puis l'instant d'après, elle tombait. Sans réfléchir, j'ai sauté, priant pour la rattraper. Quand je l'ai enfin atteinte, j'ai remarqué qu'elle pleurait. Je l'ai serré plus fort dans mes bars. Et puis ses yeux on changé de couleur pour quitter le gris habituel. Une couleur éclatante, magnifique, splendide.
En rattrapant cette fille en pleurs, je me suis rappelé certaines paroles. Elles disaient que le jour où un humain me sera reconnaissant, mes yeux de monstre verront une nouvelle couleur.
Aujourd'hui, je voyais ma première couleur.
Aujourd'hui, je voyais enfin la couleur du ciel.
Aujourd'hui, je voyais le bleu.