Chapitre 1

Voilà sept mois que je suis devenue un membre du clan Eduen, que je suis aussi leur élue. Choisis pour mener une mission qui sauverait l’humanité, mais j’ai perdu plus que gagner dans cette histoire. La vérité est que nous n’avons aucunement vaincu l’énergie tellurique, nous l’avons juste ralenti, et surtout mise très en colère. Sa vengeance sera certainement terrible… sans Clévix, qui a donné sa vie pour moi, il y a peu de chance que nous puissions battre qui que ce soit. Il me faut cependant déchiffrer cette prophétie, je sais qu’elle est la clé de tout désormais : « un seul cœur pour deux choix, prendra le chemin du passé et ramènera la vérité au passage du présent ».
Bien évidemment, Diavid tente de son côté de comprendre, ce qu’elle signifie, mais il ne voit pas, tout comme moi d’ailleurs. Tu parles d’une élue que je fais…
Assise sur le petit muret du balcon de ma chambre, je regarde l’horizon tout en réfléchissant.
Telluris a retrouvé les siens, mais il reste très affaiblit, cependant, Faerie l’aide à se remettre doucement pour sa reconstruction. Leur père Cernunos, quant à lui n’est plus, son énergie vitale a été absorbée par la mère de Faerie, son corps momifié repose dans une sorte de salle magique dans le sous-sol du château. Personne ne sait s’il pourra resurgir en une résurrection, quelle qu’elle soit. Ma fille a peur, elle reste accrochée à Maeva qui est le seul lien qui lui reste du monde où elle a vécu jusqu’à présent. Salomé et moi continuons l’entraînement avec Caes, Brieg et Rix, je dois dire que je combats plutôt bien maintenant, cela évidemment dans l’optique de réduire en miette nos ennemis. Cependant, bien que je fusionne avec ma corneille sans problème désormais, elle reste en retrait, elle n’aspire qu’à disparaître.
Et moi, j’essaie de tenir le coup, mais mes pensées vont vers Clévix sans arrêt, la dernière image que j’ai de lui me donne d’horribles cauchemars qui me poursuivent depuis qu’il est resté piégé dans l’univers parallèle de l’énergie tellurique.
Vivre sans lui est un déchirement perpétuel, comparable à si l’on m’arrachait les entrailles à chaque seconde qui passe.
Ma corneille, tout aussi perturbée que je peux l’être, semble ne plus avoir le goût à continuer de combattre quoi que ce soit, elle aussi se vide petit à petit de son énergie.
Je suis si fatiguée que je pense impossible de redevenir celle que j’étais avant. Même si dorénavant, et cela même si je suis une guerrière capable d’accomplir à la perfection mon rôle de gardienne cosmos tellurique au sein du clan, je ne sais pas ce qu’il adviendra réellement.
De nouveaux passages ont été ouverts, le premier en février, lors de la fête celte d’Imbolc, Imbiuolcaia en gaulois, pour mettre en place la fin de l’hiver. Cette fête aurait le pouvoir de purifier le clan. Ouais, certainement, mais en attendant, l’énergie tellurique a pu se faufiler, et même si nous avons massacré de nombreux gardiens telluriques, nous restons persuadés qu’ils ont dû prendre possession de nombreuses âmes humaines à notre insu. Nous ne savons pas comment, ni quand, ils nous livreront bataille, mais il est certain que Saera et sa mère sauront nous faire payer leur défaite, aurons-nous assez de force pour gagner ? Personne ne peut l’affirmer. En attendant, il ne nous reste qu’à espérer que ce soit le cas, car il reste si peu de survivant…
Caes, Rix, Brieg, ont beau être les meilleurs combattants du clan, j’ai bien compris que cela ne suffira pas à remplacer les pertes, et même la magie de Diavid ou Faerie n’aidera pas plus que ça non plus.
Clévix était le noyau, lui et son dragon représentaient une défense hors norme. L’homme et son animal totem protégeaient, et avaient la fabuleuse particularité de réunir les quatre éléments qui constituent notre monde. Associé aux forces de la nature, et perçu par les gardiens telluriques comme dangereux, le duo savait se battre avec fougue. Pour moi, Clévix était mon âme sœur, bien que je le comprenne que maintenant qu’il n’est plus ici.
Vénéré par le clan, tous ont beaucoup perdu quand il s’est sacrifié pour que je vive. Personne ne m’en veut, mais je sens bien qu’ils ne sont plus autant sûrs de leurs pouvoirs désormais. Normal, Clévix avait été choisi par les dieux pour diriger les gardiens cosmos telluriques. Sans sa puissance, il ne reste au clan aucun symbole d’espoir.
Nous avons manqué d’être unis par l’union sacrée, c’est de ma faute si ça n’a pas été le cas… je m’en veux tellement… si j’avais pensé autrement que par égoïsme, nous aurions pu réunir notre force et notre pouvoir… il serait toujours vivant…
Une larme coule sur ma joue, je ne l’essuie même pas, à quoi bon, d’autres couleront encore, elles ne font que ça depuis sept mois. Il est difficile de comprendre, car j’ai connu Clévix que quelques jours, l’aimer à ce point est impossible en si peu de temps… et pourtant…
Après tout cet homme n’était rien pour moi. Pour quelle raison donc je prends sa perte avec autant d’amertume ? Très certainement à cause de ce satané ancrage qu’il m’a laissé en cadeau d’adieu… taré d’enfoiré de capitaine caverne. Aussitôt, le souvenir de Clévix mourant devant mes yeux resurgit, le manque de lui est horrible à vivre, une dépendance ni plus ni moins qu’il faut que je soigne. Je me souviens d’une discussion au sujet de se retrouver une autre âme sœur, seulement ma corneille reste trop dans l’attente du dragon qu’elle compte retrouver un jour. D’ailleurs, ça serait sympa qu’elle comprenne que l’animal totem de Clévix était mort avec lui.
Elle et moi unissons néanmoins nos forces lors des combats, laissant s’exprimer toute notre haine envers les sauriens de merde que nous croisons sur notre route. De légers passages s’ouvraient de temps à autre, nos ennemis venaient les soirs s’emparer de l’énergie cosmique des humains pour se nourrir. Ce qui me permettait de venger la mort de Clévix, mais ça ne suffit pas, car cela ne le ramènera pas parmi nous malheureusement.
En fin de compte je suis devenue en quelque sorte la tueuse de serpents, style Buffy contre les vampires version réelle…
La porte de ma chambre s’ouvre violemment, me faisant sursauter, Diavid est essoufflé, son visage est catastrophé, quelque chose de grave vient de se produire, j’en suis certaine.
— Sarah, c’est Salomé, elle a… elle a disparu !
Après de longues heures de recherches, je dois me faire une raison, Salomé s’est réellement volatilisée.
— Tu es certaine qu’elle est partie en direction de la forêt ? demandé-je une nouvelle fois à Maeva.
— Oui, elle a semblé avoir eu une révélation, elle m’a juste dit que tu savais où aller, puis elle est partie en courant, j’étais tellement abasourdie que je n’ai rien compris.
— Si seulement elle avait pu dire quelque chose ou laisser un indice… nous serions où chercher… bon sang, mais qu’est-ce qu’il lui a pris ? pesté-je.
— Elle a juste parlé à Telluris et…
— Telluris ? la coupé-je, mais il ne parle pas, tu as vu son état ? Il est dans son monde.
— Je ne te dis pas qu’ils ont conversé, mais je t’assure que j’ai entendu Salomé lui dire quelque chose, seulement, j’étais trop loin, je n’ai pas compris, me répond-elle.
Je pars aussitôt en direction de la chambre de ce dernier, j’ouvre la porte Faerie est à ses côtés.
— Est-ce que Salomé est venue voir ton frère aujourd’hui ? questionné-je.
— Oui, elle est restée à ses côtés le temps que je lui prépare son repas.
Je m’approche vers l’intéressé qui regarde droit devant lui, les yeux dans le vide.
— Elle est aussi venue m’aider quand il a eu une crise tout à l’heure, je n’arrivais pas à le calmer, et tu sais que la présence de Salomé le calme, on ne sait pas pourquoi d’ailleurs.
En effet, Salomé a ce pouvoir sur Telluris, personne ici ne sait que Salomé a voyagé dans le passé et l’a rencontré avant que Saera ne l’emprisonne. C’est en cela qu’elle arrive à calmer Telluris lors de ses nombreuses crises. D’ailleurs, comme Salomé me l’a demandé, je garde ce secret, mais voir ce guerrier féérique diminué lui a arraché le cœur. Un lien les unit, je pense même qu’elle ne m’a pas tout raconté en ce qui les concerne.
— Faerie ? Penses-tu qu’il serait possible que ton frère puisse communiquer ?
— Non, j’ai essayé de contacter son animal totem avec la magie, mais rien ne s’est passé.
— Imaginons qu’il se soit lié dans une union sacrée, tu penses que ce serait possible ?
— Ma foi oui… mais comment ?
— J’essaye de trouver une explication, avancé-je en observant l’homme au regard perdu.
Je me remémore la conversation que nous avons eue il y a sept mois :
« — Sarah, je vais peut-être te paraître dingue, mais lorsque Maeva et moi avons été sur le site de la griffe du diable, il m’est arrivé quelque chose d’inexplicable.
— Quoi donc ?
— Eh bien, sous le gros rocher, il y avait comme une sorte de petit passage, tu connais ma curiosité n’est-ce pas ? j’ai voulu voir ce qu’il y avait dedans, bien entendu Maeva a tenté de m’en empêcher, mais c’était plus fort que moi, j’étais comme attiré…
— Et ?
— J’ai d’abord essayé de voir le fond avec la lumière de mon téléphone, mais le trou était trop profond, je m’y suis donc faufilée bien que notre amie ait tenté de m’empêcher de le faire… j’ai cogné mon front à quelque chose, ce qui m’a fait saigner, et j’ai passé une sorte de portail…
— Comment ça ?
— Je suis comme tombée dans un trou, et j’ai atterri sur un homme… un homme grand et fort qui ressemblait à un Viking… il s’agissait en vérité de Telluris, je l’ai compris quand Faerie nous a montré son portrait… je suis restée plusieurs jours avec lui en vérité…
— Telluris dis-tu ? Mais non, c’est impossible, vous êtes revenues près de moi dans l’heure qui a suivi après ma rencontre avec Clévix.
— Je sais, lorsque je me suis retrouvée de nouveau ici, j’ai bien compris que ce que j’avais cru durer longtemps n’avait en réalité jamais existé…
— Ton histoire est vraiment étrange, soufflé-je.
Et si comme moi, Salomé avait ce pouvoir de sauter d’une dimension à l’autre ? Après tout, j’ai moi-même fait des rêves que je pensais réels…
— Pourquoi n’en as-tu pas parlé avant ?
— Tu plaisantes ? C’est que mon imagination ou je ne sais quoi encore… le cerveau humain est si complexe… ».
Et si… en fait, tout ce qu’elle m’a raconté était bien réel. Je dois en avoir le cœur net, cela expliquerait sa subite disparition. De plus, nous n’avons jamais reparlé de cette étrange histoire, et si Salomé était retourné là-bas ? Cela paraît complètement fou, mais mon instinct me trompe rarement, malheureusement. Après tout, j’avais bien senti le danger avant la mission qui a coûté la vie à Clévix. Ni une, ni deux, je décide de remonter dans ma chambre afin de me préparer pour partir à la recherche de mon amie. Je pourrais évidemment ne pas garder secret tout ce que m’a révélé Salomé, mais je ne veux pas mettre tout le clan en danger, ils ont déjà assez de mal à se remettre du dernier passage qui a coûté la vie de nombreux des leurs. Non, cette fois-ci, je me débrouillerais seule, peu importe si cela me met en danger, il est hors de question que je remette qui que ce soit en danger pour me protéger. J’ai appris à me défendre durant ces sept derniers mois, peu importe qui se mettra sur ma route, je saurais le combattre. Si ma corneille le veut, je peux à présent me transformer et reprendre ma forme humaine sans aucun souci… plus besoin des baisers de capitaine caverne pour une métamorphose désormais…
— Sarah ?
Mon amie s’approche, ses longs cheveux blonds retenus par une queue de cheval lui donnent un air rebelle, dire qu’il y a encore quelque mois, cette ancienne femme se remettait difficilement de la perte de son mari, mais elle tenait quand même le coup. Maintenant, elle semble être l’ombre d’elle-même. Son court séjour dans le monde tellurique l’a rendue craintive, et c’est compréhensible après tout. Voilà pourquoi, je ne veux pas les mettre au courant de ce que je m’apprête à faire. Pour ma part, je suis parée psychologiquement à combattre tous les démons de la terre s’il le faut.
— Tu pars en reconnaissance avec Rix, Caes et Brieg ? me questionne-t-elle.
— Oui, arrivé-je à mentir.
— Regarde-nous Sarah, nous sommes avec nos tenues de combat, nos vies ont tellement changé…
— Oui, c’est clair que nous sommes loin des sorties entre copines, ironisé-je.
Maeva se sent responsable de la disparition de notre amie, je le sens parfaitement. Aussi, je la prends dans mes bras pour la consoler alors qu’elle éclate en sanglots.
— Ce n’est pas ta faute Maeva.
— J’aurais dû la retenir, mais je ne peux pas retourner dans cette horrible forêt.
— Je sais, Salomé va bien, elle reviendra j’en suis certaine.
Maeva opine, puis redescend rejoindre les autres à la grande salle. Je dois cependant rejoindre rapidement Rix et les autres avant qu’ils ne partent en patrouille. En passant devant la chambre de Clévix, je stoppe net, j’ai besoin de ma petite habitude, cela ne prendra que quelques minutes, et me donnera plus de force. Comme d’habitude, j’ouvre la porte de la chambre du capitaine et entre dans le mausolée, seul lien qui me permet de me sentir lié à Clévix. Je vais directement dans la salle de bains et porte l’après-rasage à mon nez. Ma corneille se réveille en moi instantanément, elle aussi a besoin de ce rituel pour se sentir moins malheureuse, certainement que cela la rapproche de son dragon disparut. En fouillant dans les papiers, il y a sept mois, j’avais trouvé une photo de Clévix s’entraînant, j’avais donc décidé de la mettre là où était le portrait de Saera. Stupéfaite, j’avais vu que le portrait de cette garce avait été remplacé par le mien. Par-delà la mort, mon capitaine caverne m’avait montré qu’il tenait à moi en fin de compte, aussi j’avais trouvé normal de mettre sa photo à côté de la mienne.
Je caresse de mon index le visage de Clévix, puis prends la porte en jetant un dernier coup d’œil sur cette chambre.
Arrivée en bas, je me poste à côté de Rix, ce dernier m’envoie un regard de questionnement.
— Je viens avec vous, déclaré-je.
— Pourquoi ? m’interroge-t-il.
— Pourquoi pas ?
— Sarah, je ne sais pas si c’est bien prudent, on ne sait jamais sur quel gardien nous allons tomber…
— Très franchement, je m’en moque, j’ai juste besoin de me battre.
— Si Clévix était là il…
— Il n’est plus Rix, laissez-moi au moins cette vengeance.
— Comme vous voulez Sarah.
— Alors, quel est le plan de ce soir ? demandé-je.
— On va se faire quelques sacs à main en peau de serpent, me répond Caes.
— Mouais, ça ne va pas changer du programme habituel. Dans quel coin devons-nous aller massacrer ces fils de putes ce soir ? questionné-je.
— Dans le périmètre ouest…
En m’expliquant l’endroit où la concentration énergétique est ressentie, je me dis que ça ne pouvait pas mieux tomber. Une fois arrivés, nous nous transformons là où gisent les vestiges d’une vieille ferme. Dès que nous nous rapprochons, les gardiens telluriques nous sentent, lâchent leurs proies, les salauds se nourrissent de l’énergie des humains qu’il est trop tard de sauver. La bataille débute, les coups fusent. Certains arrivent à repartir dans le petit passage avant que nous puissions les atteindre. J’en pourchasse un, et me retrouve devant Christian qui tente de s’échapper, mais c’est sans compter sur la force de ma corneille qui décuple sa force.
Elle vole littéralement tandis que l’enfoiré essaye de retourner dans sa dimension, nous lui sautons dessus l’empêchant ainsi de s’échapper. Il essaye de me contrôler en me maintenant à terre, mais ma force n’était pas mesurable à la sienne.
— Adieu espèce de fumier, soufflé-je juste avant d’arracher la pierre sertie à son front.
Il hurle, je m’apprête à lui donner le coup de grâce quand ce dernier crie :
— Non, ne fais pas ça Sarah, je sais comment tu peux retrouver ton capitaine.
Les griffes de ma corneille s’arrêtent de s’enfoncer sur la gorge de ce salaud. Je regarde le sang coulé, mais demande néanmoins :
— Qu’est-ce que tu racontes encore comme supercherie ? Clévix est mort je l’ai vu !
— C’est vrai, mais je te jure que tu as le pouvoir de tout changé en retournant dans le passé.
— Tu crois vraiment que je vais te croire, me prends-tu pour une idiote ?
— Il y a un chemin qui t’emmènera vers ton destin… c’est ce que craint Saera.
— Mensonge !
Évidemment que j’avais tenté d’ouvrir cette maudite stèle, mais rien ne s’était produit, les lettres ne s’étaient pas illuminées, la pierre était restée inerte.
« Un seul cœur pour deux choix, prendra le chemin du passé et ramènera la vérité au passage du présent »
Les dernières paroles que Clévix a eues avant de trépasser…
— Tu mens ! répété-je.
— Non, Saera a expliqué qu’une des élues avait dû prendre le chemin du passé…
Salomé ! J’ai donc raison !
— Je t’en conjure ne me tues pas, me supplie-t-il.
Je me crispe, ce monstre a été mon pire cauchemar, il mérite de mourir songé-je.
En un millième de seconde, je me retrouve sur le dos, le lézard essaye de m’embrasser, je comprends directement qu’il veut m’insuffler le souffle d’énergie, mais rien ne se passe. Il me regarde ses yeux envoient une lueur catastrophée. Soulevé dans les airs par Rix qui vient de s’emparer de lui, il se retrouve en mauvaise position maintenant. Sans attendre plus longtemps, le lieutenant lui assène un coup mortel, sa dépouille se dissout tandis que son énergie retourne dans les entrailles de la Terre… là où est sa place.
— Ça va Sarah ? questionne Rix toujours transformé en dragon.
J’opine, je viens de voir mourir celui qui m’a fait vivre un enfer, paradoxalement, il m’a donné un espoir…
— Allons à la griffe du Diable tout de suite ! Décrété-je.
— Hein ? Mais pourquoi voulez-vous aller là-bas ?
— Ce serait trop compliqué à vous expliquer, mais c’est la clé de la prophétie.
— Nous devrions en parler à Diavid, propose Caes.
— Faites comme vous le voulez, mais moi j’y vais ! m’imposé-je.
J’entends mes compagnons grogner, mais leurs pas me suivent quand même.
Je m’introduis dans l’espace réduit comme me l’a indiqué Salomé. Effectivement, le trou est peu large, j’allume mon portable et découvre posés sur le sol les vêtements de mon amie, ils gisent devant une stèle presque identique à celles qui permettent de créer un vortex magique. Comprenant qu’elle est retournée là-bas, j’essaye de me servir de mon pouvoir, mais rien ne se passe. Ce n’est pas normal, je peux ouvrir n’importe quel passage logiquement, pourquoi pas celui-là ?
Salomé… songé-je, qu’as-tu fait comme bêtise ?
Voici le premier chapitre de la saison 3 de ma romance urban fantasy " Les gardiens Telluriques". J 'espère que cette dernière saison vous plaira et qu'elle recevra beaucoup de commentaire / avis lecture, de notes et d'émojis ou des questions pertinentes à son avancée. Les saisons 1 et 2 ainsi que celle-ci sont qu'un premier jet, il y aura donc un gros travail de relecture, de corrections à mettre en place si je décide un jour de les publier afin qu'elles rejoignent mon catalogue actuel. D 'ailleurs, si vous voulez connaître un peu plus mes écrits, ou tout simplement me suivre sur les réseaux sociaux, voici le lien où vous trouverez toutes les informations nous concernant : taplink.cc/angelb
Je vous dis à bientôt pour un nouveau chapitre ^^










Je ne suis pas du tout déçue de ce premier chapitre.
le liens qu'ils ont est tellement le centre de l'histoire et vous réussissez a nous faire espérer son retour.