La TRAQUE du loup argenté.

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Summary

Il s’agit de l’histoire des Immortels : Vampire et Loups-garous. Deux peuples qui se vouent une haine vorace depuis tout temps. Une haine accrue depuis la guerre des trois cent lunes, une guerre sale qui a marquée à jamais les mémoires dont l’unique but était d’éradiquer l’autre race. Le récit commence avec Catherina Leigh, surnommée Cate et se situe dans la ville de Devil’s Lake, Dakota du Nord, Etats-Unis. Cate est une jeune fille de race humaine désorientée et fragilisée par le manque de stabilité dans sa vie. Une mère absente, un père inconnu. Le jour de la rentrée scolaire, elle est victime d’un accident grave qui va changer à jamais son destin et qui va la séparer de sa seule famille, sa mère. Elle est laissée pour morte et se réveille plusieurs mois plus tard à l’hôpital sans comprendre comment elle a atterrit à cet endroit. Après des recherches, elle découvre avec effroi sa tombe. Elle comprend alors que sa mère et l’ensemble de son entourage la croit morte. Bouleversée par cette découverte, elle manque d’entrer en collision avec un garçon au regard étrange à la sortie du cimetière. Un garçon trop séduisant qui semble détenir la clef du mystère. Convaincue qu’elle doit le retrouver, elle part a sa recherche et intègre un nouveau lycée, celui là même qu’elle aurait dû rejoindre avant son accident et retrouve le garçon au regard étrange, un jeune vampire.

Status
Complete
Chapters
3
Rating
n/a
Age Rating
16+

Chapitre 1 : Entretien avec la mort.


Prologue

Fin août

Telles des épées acérées, les rayons du soleil tentent presque vainement de transpercer l’opacité des nuages. C’est une de ces journées chaudes ou le ciel est couvert, comme si l’orage allait éclater et la pluie s’abattre soudainement sur la ville.

A chacun de mes balancements, le rocking-chair grince sous mon poids comme pour briser le silence interminable de ce dernier jour du mois d’août. Seul le chant des grillons perturbe le silence presque palpable qui règne. Je feuilletai oisivement un de mes magasines favoris,« Vogue Magazine »tout en rêvassant sur New-york City. Quitter cette ville figée et fuir au loin est mon plus grand souhait.

Que dire de l’état du Dakota du Nord? De Devil’s Lake ? Un no man’s land, davantage peuplé par des bêtes sauvages que par des hommes. Seuls les paysages sont dignes d’intérêt car d’une beauté presque insoutenable. Le vert des forêts se mari savamment avec les nuances scintillantes du lac du diable comme pour donner un aspect irréel à certains endroits rendant le vide des grands espaces presque insupportable. Des paysages sauvages et pittoresques sculptés de manière étrange, transformant les plaines herbeuses, les collines verdoyantes, les cimes abruptes et les vastes plateaux en splendeurs paradisiaques. Devant un tel tableau, on craint de se plier en deux à la moindre ravale de vent. On craint de mourir à tout instant foudroyé par une nature hostile et malfaisante.

Je n’ai rien connu d’autre. J’ai grandis dans cette ville. Seule mon imagination débordante ma fait voyager.

-Chérie, ne reste pas dehors. Tu vas attraper une insolation cria une voix depuis l’intérieur de la maison.

Il n’y a que Christina, ma mère pour penser qu’on puisse attraper une insolation en restant à l’ombre.

-Cate chérie. Prends ça. Il fait chaud. Tu es sûr de vouloir rester dehors ? M’interrogea Christina.

Je sursautai à son arrivée. Perdue dans mes pensées, j’en oubliai son existence. Je saisi le chapeau qu’elle me tendit et m’en recouvris la tête pour la rassurer.

- A quoi rêvasses-tu ?

Quelle réponse attend t-elle? Celle ou je lui affirme être heureuse de ma vie à l'université ? Ou la version ou je suis enchantée de vivre dans une ville déprimante ? Levant les yeux vers elle, je réprimai mon envie subite de lui avouer le fond de ma pensée. Elle sera blessée si je lui crache la vérité au visage. Cette vérité non dites qui m’écorche la bouche telle des lames de rasoirs. Je déteste cet endroit de tout mon être. J’ai presque vingt-deux ans et je me sens l’âme d’une prisonnière. Alors, je lui mentis. Seule chose que je maîtrise à la perfection.

-J’ai hâte de reprendre les cours et de terminer la FAC dis-je sans grande conviction.

Dans un geste qui se voulait affectueux, elle me tapota l’épaule mal à l'aise.

-Tu es contente n’est ce pas ma chérie ? Changer d'université ne te fera pas de mal.

Cette subite attention sur ma personne ne durera pas. Christina, ne se préoccupe que d’une seule personne en ce bas monde, elle-même.

-Oui, oui je suis contente. J’appréhende juste un peu c’est tout. Et puis….

-Oh mon dieu ! Il est déjà si tard. Je dois filer. Prépare toi quelque chose à manger et ne m’attend pas. Je rentrerai tard.

Retenant les larmes qui menaçaient de couler. Je lui souhaitai une bonne soirée. Le vent se leva après son départ et la pluie tomba.

Me levant avec lenteur, comme engourdie. Je m’arrêtai un instant pour contempler notre demeure. Un charmant cottage aux murs blanchis à la chaud se dressait devant moi. Des grandes poutres sur la véranda. Un vieux rocking-chair dans un coin sur lequel j’aime m’asseoir pour réfléchir. Du lierre. Ce bourreau des arbres grimpait sur la façade gauche, là ou se situe ma chambre. Malgré son aspect esthétique, le cottage semblait dénuer d’âme comme s’il lui manquait quelque chose, une atmosphère de vie, une famille, des rires. Il semble presque inhabité et aurait besoin d’être retapé. Cela, rendra mon prochain départ moins difficile. Il ne me reste plus qu’un an ou deux à tirer dans cette ville de minables. Après, je serai libre d’aller ou me semble. De vivre une vie que j’aurais choisie.

Plusieurs jours plus tard, rentrée scolaire

Lorsque j’ouvris la fenêtre, la brise froide du lendemain matin me pris au dépourvue. La pluie avait cessée. Mais, le ciel demeure sombre comme menaçant. Un temps qui correspond parfaitement à mon humeur, sombre et menaçante. Je retournai à la FAC après un été des plus ennuyants, à errer à travers la ville comme une âme en peine. Je me trainai à la salle de bain. Et telle une automate qui répète les mêmes gestes jour après jour, je coiffais ma longue tignasse brune, me brossai les dents et maquillais légèrement mes yeux.

Loin de ressembler aux filles de mon âge qui passent leurs temps à trop se maquiller pour se rendre plus belles qu'elles ne sont. À s'inquiéter toutes les cinq minutes de ce qu'elles mangent ou portent, je suis un garçon manqué. Et même si je prends soin de moi et veille à avoir mon propre style. Je ne suis pas une poupée Barbie sur-maquillée qui bât des cils dès qu'elle croise un beau garçon. Qu’importe que je sois belle ou non. Je ne resterai pas longtemps ici de toute façon. Et puis, je refuse de me pouponner pour plaire aux autres, pour entrer dans le moule et faire comme tout le monde. Je ne veux pas me modeler selon le regard d’autrui.

Jetant un bref coup d’œil à l’horloge murale, je sursautai.

Bon sang ! Il est presque l’heure. Je dois filer. A l’idée de prendre le bus, le peu d’enthousiasme qu’il me restait s’envola. Je n’ai pas d’autre mode de transport puisque selon Christina posséder une voiture à mon âge n’est pas nécessaire. Sans doute son excuse pour me dire qu’elle n’a pas assez d’argent pour m’en offrir une. Elle ne dit que rarement la stricte et simple vérité, préférant la déguiser et l’entourer d’une philosophie de comptoir. Pourtant, elle sait que je déteste prendre le bus et être collé à tout ces minables. Si seulement j’avais ma propre voiture. Ici, quasiment tout le monde à sa propre voiture.

Quinze minutes déjà que je poireaute devant l’arrêt de bus et ce tas de ferrailles qui nous sert de bus n’a toujours pas pointé le bout de son nez. Deux choix s’offrent à moi: Rebrousser chemin et retourner sous la couette ou couper à travers les bois et rejoindre la FAC à la course. Bien que la première option fût tentante. Je me fis une raison. Si je veux quitter cette ville, il faut que je sois diplômée. Sécher les cours dès les premiers jours n’est donc pas envisageable.

Malgré l’heure matinale, la forêt n’a rien d’effrayant. Au contraire, elle parait sortir tout droit d’un conte de fée. A chaque pas, je m'émerveille. La hauteur des arbres semble infinie. Ils forment de leurs branches un toit naturel protégeant la vie végétale et animale du monde extérieur. Ici, le silence est roi. Une forêt qui abrite un troupeau de Caribou venu du Canada parait-il. Le sol recouvert de lichen étouffe mes pas.

Aurai-je imaginé que mon destin ce scellera ici même, dans cette forêt ?

L’heure tournait. Si je ne pressai pas le pas, j’allais arriver en retard. L'université se situe à l’extrémité de la ville, ce qui fait une petite trotte depuis chez moi.

Le sol devint soudain plus dur sous mes pieds. J’accélérai l’allure et traversai imprudemment une route départementale.

Une lumière aveuglante m’éblouie soudain. Un crissement de pneu. Un coup de volant rageur. Le temps parut se suspendre. Un bruit de taule froissé et un choc brutal me projeta dans les airs. Une douleur intense m’irradia le corps tel une onde de choc. Le sol se rapprocha dangereusement de ma tête. Et dans un bruit d’os brisés, je m’étalai de tout mon long, face contre terre. La dureté du macadam me lacéra les joues et un liquide brunâtre coula le long de ma bouche. Des sons de pas précipités, des voix au loin. Que se passe t-il ? La douleur sembla s’éloigner et je me senti à nouveau quitter le sol. Ou sont mes jambes ? Je vole ? Mon corps est comme suspendu dans les airs. Des voix incompréhensibles me parvinrent de très loin.

-Mademoiselle, est ce que ça va ? Demanda un homme

-John! Appel vite les secours cria le shérif à son adjoint. Elle est gravement blessée. Nous allons vous aider mademoiselle ne craignez rien.

La brume m’entoure. J’entends battre mon cœur à un rythme désordonné mais si calme à présent. Puis, le sol s’ouvrit à mes pieds. Un trou immense m’engloutit et je cessai d’exister.

- Dépêche-toi John, elle ne respire plus. Mon Dieu, j’ai perdu son pouls.