Besoin de Changement

Summary

Qu'est-ce que Tul va faire de cette vie que ne lui convient plus ? À cause d'un pari et d'un fichu baiser, sa petite amie a décidé de le larguer. Ce baiser, il ne l'a pas échangé avec n'importe qui, mais avec Max, son collègue et ami depuis six longues années. Maintenant, qu'il est en couple avec Max. Tout le monde s'intéresse à ceux qu'ils sont l'un pour l'autre et essaye même de faire le désordre dans leur couple. Heureusement qu'ils sont bien entourés, niveaux amis, même la directrice de l'agence est présente pour les aider à surmonter toutes les difficultés qu'ils pourraient rencontrer.

Status
Ongoing
Chapters
2
Rating
n/a
Age Rating
18+

"Lendemain de Soirée et Révélations"

Tul s’est levé ce matin avec une grosse migraine, normale quand on a bu une bonne douzaine de verres. Il ne se rappelait même plus l’énorme boulette, qu’il avait fait la nuit dernière. D’où le fait que sa petite amie n’a pas pu s’empêcher de le mettre à la porte après ça. Pour lui, c’est le néant total de sa tête.

Il baissa les yeux, constata qu’il était à moitié nu et pire encore que ce n’était même pas son lit. Juste à côté de lui dormait paisiblement une personne, qu’il détailla de la tête aux pieds : corps athlétique, cheveux noirs, longues jambes et joli petit cul bien moulé dans un caleçon. Cette personne n’était autre que Max, son collègue est ami

Amitié qui dure depuis six ans. Après quatre séries jouées ensemble dans les premiers rôles. Cette amitié s’était renforcée à tel point qu’ils ne faisaient plus rien l’un sans l’autre. À part le fait d’avoir une copine. Chose que Tul venait de foutre en l’air à cause de son incommensurable connerie. Mais là, vraiment, c’est le pompon.

Lorsqu’il se leva, la douleur dans sa tête lui rappela qu’il avait trop bu et avait la gueule de bois.

- Aïe, ma tête ! Je crois qu’elle va exploser. Si seulement je n’avais pas bu autant de verres hier soir. Tomo, c’est la dernière fois que tu m’invites à une de tes soirées beuveries, dit-il en se tenant la tête.

Tul sentit Max qui commençait à bouger à côté de lui, pour trouver une position plus confortable pour dormir et se cacher la tête sous l’oreiller à cause de Tul, qui parlait d’une façon énervée, mais surtout forte.

- Il y a une possibilité que tu parles moins fort, Tul, je suis épuisé, j’ai dû te porter sur mon dos jusque chez moi, dit Max en grognant.

- Je suis désolé, Max, de t’avoir réveillé. Je peux emprunter ta salle de bains pour prendre une douche, dit Tul en la pointant du doigt. Je te promets que je te ferai un bon petit-déjeuner pour me faire pardonner.

- Vas-y, fais-toi plaisir. Tu sais où elle est, et d’ailleurs, tu n’as pas besoin de moi pour t’y amener, tu as une paire de jambes pour ça. S’il te plaît, laisse-moi dormir maintenant par pitié.

- OK, Monsieur le râleur, je te laisse tranquille, dit Tul en Marmonnant. Ah oui, j’ai failli oublier une chose, je ne te réveille pas pour aller travailler. Comme ça, je suis sûr que tu seras de meilleure humeur à ton réveil.

- Mmm ! Comme tu veux, du moment que tu me laisses dormir encore une petite heure, dit Max avant de retourner dans les bras de Morphée.

Tul se dirigea directement vers la salle de bains pour prendre une douche revigorante. Après une soirée passée à discuter et à boire abondamment, cette douche était non seulement méritée, mais elle lui permit également de se relaxer et d’effacer les mauvais souvenirs de la veille.

Des bribes de la soirée lui revenaient par flashes. Il se souvenait avoir embrassé quelqu’un, mais le visage restait indistinct. Cette personne semblait être de sa taille, avec des cheveux noirs et des yeux marron. Si seulement il pouvait se rappeler, de son visage.

Soudain, il ressentit une remontée gastrique et se précipita aux toilettes pour vomir. La prochaine fois, il se promit de modérer sa consommation d’alcool s’il voulait éviter l’hôpital, car ce ne serait pas seulement Max qui serait contrarié, mais également ses parents et son agent, ce qu’il souhaitait absolument éviter.

Tul sortit des toilettes et retourna dans la salle de bains pour se brosser les dents et finir de s’habiller. Cet après-midi, ils avaient rendez-vous avec leurs agents pour préparer un événement spécial par rapport à leur dernière série qui est un succès à travers le globe.

Il saisit son téléphone et contacta l’agence pour les informer qu’il serait légèrement en retard. Car il ne se sentait pas très bien et que Max dormait encore, sans mentionner qu’ils avaient assisté à une soirée la veille.

Avec précaution, il s’approcha du lit et observa Max comme s’il le voyait pour la première fois. Peu à peu, sa mémoire lui revenait ; il se rappelait avoir bu son quatrième verre à la suite d’un pari idiot. Ce soir-là, Tomo l’avait mis au défi de séduire une fille au bar, mais elle l’avait éconduit, expliquant qu’il n’était pas son type, malgré son allure séduisante et sa carrure impressionnante.

Mais comme celui-ci n’avait pas abouti, Tomo n’avait pas eu d’autres choix que de lui donner un gage. Tul devait embrasser quelqu’un les yeux bandés à la place et sans rechigner.

- Tul donne, moi, un chiffre entre un et cinq. Celui qui a le chiffre, que tu as annoncé, devra se lever et tu devras l’embrasser sur la bouche.

- Ça ne va pas non, tu es dingue, nous sommes un groupe de mec et si Pleng me voit, elle va me tuer. Je lui ai promis de ne pas boire ce soir, dit Tul surpris à l’annonce du gage.

- OK, tu ne veux pas le faire. Tant pis, je vais devoir te servir un autre verre alors. Mais ce n’est pas moi qui vais avoir un problème pour rentrer à la maison, dit Tomo en haussant les sourcils avec un air de défi.

- C’est bon ! Tu as gagné. Je vais le faire ce fichu gage. Bande-moi les yeux, qu’on en finisse.

- Simon ! Dit Tomo. Donne-moi, ta cravate s’il te plaît.

Simon la lui donna et se rassit sur sa chaise. À ses côtés, se trouvaient Max, Porsche, C’Game et Tem.

- Alors maintenant mon pote ! Donne-moi un chiffre, dit Tomo le sourire jusqu’aux oreilles pendant qu’il met la cravate sur les yeux de Tul.

- Le numéro trois et je te préviens, pas de baisers avec la langue, compris. Sinon, je te tords le cou, dit-il sur un ton légèrement menaçant.

- Allez mec, sois bon joueur ! C’est juste pour rigoler et puis Pleng n’est pas là pour le voir, dit C’Game en riant

Malheureusement pour Tul, Pleng était là avec des amis et elle voyait tout ce qui se passait.

- Bon alors ! Numéro trois, lève-toi, dit Simon, complice du gage. Vu que c’est lui qui a eu l’idée de celui-ci.

Max se leva et se plaça devant son meilleur ami. Il se pencha et lui déposa un doux baiser sur les lèvres. Sans vraiment, le vouloir, Tul écarta légèrement les lèvres et Max introduisit sa langue qui venait caresser la sienne. Cette sensation curieuse d’en vouloir plus frappa Tul de plein fouet. Il répondit à cette caresse, sa langue chercha celle de Max sans savoir à qui elle appartenait réellement.

Après quelques minutes, les garçons s’écartaient l’un de l’autre. Tul avait la tête qui tournait à cause des vapeurs d’alcool. Il trébucha et se retrouva assis sur le sol.

À ce moment-là, il voit Tomo qui vient lui retirer la cravate des yeux, Tul reprit ses esprits dans la chambre de Max à la fin du flash.

Soudain, il se retourna, regarda son pote pour la deuxième et constata que la personne allongée et celle de ses souvenirs étaient exactement la même personne.

Maintenant, il savait pourquoi Pleng l’avait mis à la porte. Ce n’était pas seulement le fait qu’il aimait bien boire avec ses amis, mais c’est aussi parce qu’il était tout le temps fourré avec Max.

Se prenant la tête dans les mains, il se posa des questions.

– Pourquoi a-t-il fallu que je boive autant ? Je suis vraiment trop con bordel. Il va falloir que je me trouve un appartement et vite. Je ne peux pas rester comme ça sans rien faire. Est-ce que Max va accepter de m’aider comme le faisait un véritable ami où va-t-il falloir que je compte que sur moi-même.

Pleng ne voulait manifestement plus de lui, une réalité qu’il avait parfaitement comprise lorsqu’elle avait jeté ses affaires par la fenêtre au moment où il avait tenté de rentrer chez eux. Max avait observé ses efforts pour ramasser ses affaires et les placer dans sa voiture, mais il était tellement ivre qu’il ne parvenait même pas à se tenir debout, et tout s’était éparpillé sur le sol.

Max se réveilla et regarda Tul avec inquiétude et demanda :

– Tul, tout va bien.

- Non, ça ne va pas du tout. Pourquoi a-t-il fallu que ce soit toi que j’embrasse ? Est-ce que tu peux me le dire ? Je vais faire quoi maintenant que je n’aie plus d’endroit où vivre, dit Tul désespéré.

- Pourquoi tu ne vivrais pas avec moi, le temps que tu trouves quelque chose, il y a bien assez de place pour nous deux.

Tul regarda Max avec une expression mitigée. D’un côté, il était soulagé par l’offre généreuse de son ami, mais de l’autre, la situation toute entière semblait irréelle et difficile à digérer. Sa tête était encore embrumée par l’alcool et les émotions conflictuelles.

– Merci, Max. Vraiment. Je ne sais pas quoi dire, répondit Tul en souriant faiblement.

Max se leva lentement du lit, se grattant la tête et ébouriffant ses cheveux noirs en bataille.

– Aller, viens. On va prendre ce petit-déjeuner que tu m’as promis et discuter de tout ça, proposa-t-il en se dirigeant vers la cuisine.

Tul hocha la tête et suivit Max, se sentant légèrement plus léger. La cuisine de Max était lumineuse et bien organisée, un contraste avec le chaos dans sa tête. Ils commencèrent à préparer le petit-déjeuner ensemble, les gestes devenant mécaniques alors que Tul revisitait les événements de la veille.

Ils s’assirent enfin à table, entourés de l’arôme réconfortant des toasts grillés et du café fraîchement préparé.

– Écoute, Tul, commença Max, interrompant le silence lourd. T’es comme un frère pour moi, et je veux vraiment que tu t’en rendes compte. Peu importe ce qui s’est passé hier soir, tu as toujours ta place ici.

Tul hoqueta un rire amer.

– Un frère qui venait de ruiner une relation de deux ans, murmura-t-il. Pleng ne me pardonnera jamais.

– Elle était là, non? Elle a vu ce qui s’est passé? demanda Max, tentant de remettre les choses en perspective.

Tul acquiesça.

– Je doute qu’elle puisse comprendre que c’était juste un jeu stupide initié par Tomo, ajouta-t-il. Elle avait été à bout depuis un moment avec mes conneries.

Max posa une main réconfortante sur l’épaule de Tul.

– Peut-être qu’elle a besoin de temps, Tul. En attendant, essayons de gérer ça jour après jour.

Tul soupira profondément, se sentant un peu mieux grâce à la présence apaisante de Max. Ils mangèrent leur petit-déjeuner en silence, chacun perdu dans ses pensées.

Plus tard dans la journée, Tul et Max se préparèrent pour leur rendez-vous avec leurs agents. Tandis qu’ils se rendaient à l’agence, Tul ne pouvait s’empêcher de repenser à la soirée et à l’incident avec Pleng. Les flashs de mémoire revenaient par vagues, certains plus clairs que d’autres.

En arrivant à l’agence, ils furent accueillis par leur agent, Mara, une femme énergique et déterminée, avec un sourire éclatant et une aura professionnelle.

– Ah, voilà mon duo de choc! s’exclama Mara, les embrassant tous les deux sur la joue. Prêts pour la prochaine grande étape?

– Prêts autant qu’on peut l’être avec une gueule de bois, répondit Tul en souriant faiblement.

Ils entrèrent dans la salle de réunion où une pile de documents les attendait. Mara leur expliqua en détail le déroulement de l’événement à venir et les différentes interviews et apparitions qui en découleraient. Tul écoutait, tentant de se concentrer malgré la douleur lancinante dans sa tête.

Enfin, après une heure de débriefing, Mara posa une question inattendue.

– Qu’est-ce que vous diriez d’une petite pause vacances après tout ça? demanda-t-elle, des étincelles d’enthousiasme dans les yeux. Un peu de détente après autant de travail acharné?

Max et Tul échangèrent un regard surprit mais intéressé.

– Où ça? demanda Max, curieux.

Mara sourit, sortant une brochure de son sac.

– Pensez îles tropicales, plages de sable blanc et cocktails à volonté. Je peux vous organiser ça comme une récompense pour vous deux.

Tul sentit une pointe d’excitation percer à travers la brume de ses soucis. Peut-être qu’un changement de décor et un peu de temps loin de tout serait exactement ce dont il avait besoin pour se ressaisir et réfléchir aux prochaines étapes de sa vie.

– Ça pourrait être sympa, répondit Tul, un vrai sourire se dessinant sur son visage.

Max approuva de la tête.

– Alors on fait ça, fit-il.

Soudainement, malgré le chaos intérieur et les incertitudes, l’idée de partir en vacances avec son meilleur ami semblait prometteuse. Peut-être qu’à travers ces journées ensoleillées loin des tracas quotidiens, Tul trouverait des réponses à ses questions et un nouveau départ là où il s’y attendait le moins.

Tul et Max sortirent de la réunion avec un amour-renouvelé pour leur travail et une anticipation à peine voilée pour la promesse d’évasion offerte par Mara. L’idée de s’échapper vers une île tropicale, de laisser derrière eux tous les tracas et de profiter d’un moment de détente, paraissait comme une bouffée d’air frais.

En traversant le hall de l’agence, Tul jeta un coup d’œil vers Max, son ami fidèle qui l’avait soutenu même dans ses moments les plus sombres. Il se promit de faire de ce voyage une occasion de remettre sa vie sur les rails.

– Tu penses qu’il y aurait des trucs cool à faire sur cette île? demanda Tul, essayant d’alléger l’atmosphère.

Max haussa un sourcil, un sourire en coin.

– Mais bien sûr, l’île doit être remplie de beaux paysages, peut-être des sentiers de randonnée, des plongées sous-marines... et n’oublions pas les cocktails au bord de la plage, plaisanta-t-il.

Tous deux éclatèrent de rire, sentant un peu de la tension se dissiper.

Le lendemain, Tul et Max se dirigèrent à l’aéroport, excités et un peu nerveux pour ce nouvel épisode de leur vie. Ils s’installèrent dans leurs sièges sur le vol à destination de l’île paradisiaque, Tul lançant de temps à autre des regards pensifs à travers le hublot, l’esprit encore encombré par les événements récents.

– Tu te rappelles ce que Mara a dit? C’est une chance pour nous deux de nous ressourcer et de réfléchir à ce qu’on veut vraiment, déclara Max, interrompant les pensées de Tul.

Tul hocha la tête, inspirant profondément. Il laissa ses soucis s’évaporer progressivement, une lueur d’optimisme se faisant jour en lui.

À leur arrivée sur l’île, ils furent accueillis par une brise douce et un paysage digne d’une carte postale. Les eaux claires scintillantes, les plages de sable fin et les cocotiers qui se balançaient doucement au gré du vent semblaient promettre des jours de paix et de renouveau.

Le resort où ils séjournèrent dépassait leurs attentes. L’endroit était équipé de tout le confort moderne, tout en offrant une immersion totale dans la nature. Leur bungalow, à quelques pas de la plage, offrait une vue imprenable sur l’océan et un chemin de pierres menant directement à la mer.

La première soirée, après une journée passée à explorer les environs et à s’imprégner de l’atmosphère insulaire, Tul et Max s’installèrent sur la terrasse de leur bungalow avec deux cocktails au jus de fruits tropicaux.

– À cette escapade, dit Tul en levant son verre. Merci, Max, pour être toujours là pour moi, même dans les pires moments.

Max sourit, frappant son verre contre celui de Tul.

– À nous et à ce qui nous attend ensuite, répondit-il simplement.

Les jours qui suivirent furent empreints de soleil, de rires et de moments de réflexions tranquilles. Ils nageaient dans les eaux cristallines, faisaient de la plongée avec des raies manta, et se reposaient sur les plages, savourant les repas locaux et les cocktails frais.

Un soir, tandis qu’ils étaient allongés sur le sable, observant les étoiles, Tul tourna la tête vers Max, une question lourde de sens sur le bout des lèvres depuis leur arrivée.

– Max, commença-t-il hésitant. Tu crois qu’il y a plus que seulement de l’amitié entre nous?

Max resta silencieux quelques instants, ses yeux ne quittant pas le ciel nocturne.

– Depuis cette soirée, j’y pense aussi, répondit Max finalement. Je ne sais pas, Tul. Ce que je sais, c’est que peu importe ce qu’il y a entre nous, ça doit être quelque chose que nous découvrons ensemble. Sans pression.

Tul soupira, se sentant pour la première fois en paix avec l’incertitude.

– T’as raison, Max. Découvrons-le ensemble.

Et là, sous le ciel étoilé de l’île paradisiaque, Tul trouva un semblant de paix intérieure, prêt à affronter l’avenir avec son ami fidèle à ses côtés. Leur amitié, plus forte que jamais, était prête à résister à toutes les épreuves et à embrasser toutes les découvertes encore à venir.