Legacy

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Summary

XXIème siècle : Tarja LAINE emménage dans un manoir qui au fil du temps, commence à lui faire douter de son identité. Ce manoir lui semble familier pourtant elle n'arrive pas à savoir pourquoi. Elle le découvrira chaque jour qu'elle y passera. XIXème siècle : Une malédiction a frappé, emportant avec elle 4 familles. Le lieu où s'est déroulé le drame reste désormais inhabité. L'Obscurité n'attend qu'une chose, son réveil.

Status
Complete
Chapters
21
Rating
4.3 3 reviews
Age Rating
16+

PROLOGUE

Si je vous dis « héritage », vous pensez à l’argent, à un bien immobilier, des meubles, des objets. Quelque chose d’utile que les morts laissent aux vivants. Pour ma part, cet héritage a causé ma perte.

Je regarde le paysage à travers la fenêtre de la voiture. Le ciel est bleu sans aucun nuage à l’horizon. De temps en temps, un vol d’étourneaux tourbillonne formant un essaim noir, puis disparaît. Une demi-heure plus tard, on coupe par un bois pour arriver devant un grand portail en fer forgé. Mon père sort de la voiture, l’ouvre puis revient.

Il se dessine à chaque mètre parcouru…

Le chemin caillouteux que l’on prend contourne une fontaine avec une statue d’ange au milieu. On se gare devant les escaliers qui mènent à l’entrée. Celle-ci est entourée de deux piliers constituant une arche sur laquelle il est inscrit : 1800.

Nous sortons de la voiture. Je m’étire puis m’attarde sur l’édifice, deux ailes bordent le bâtiment principal, formant un H. Il est construit en pierres noires.

Je m’introduis et découvre l’intérieur. Deux escaliers en marbre conduisent aux pièces du premier étage, une belle porte vitrée menant au parc se trouve à l’opposé de la porte d’entrée. Je regarde autour de moi, traverse le large couloir de gauche où plusieurs portes se succèdent. J’ouvre chacune d’entre elles. La première donne sur un très vaste salon avec une cheminée qui domine la pièce. La deuxième est un bureau, et pour finir, une porte colossale d’environ trois mètres de haut donne sur la grande salle à manger ainsi que l’accès aux cuisines. Dans celles-ci, il y a un escalier descendant dans une cave. Je pars dans l’autre couloir où se trouvent un nouveau salon puis une grande porte comme celle de la salle à manger qui donne sur une immense salle de réception.

Ma mère se poste devant moi avec un grand sourire :

— Alors, qu’est-ce que ça te fait d’habiter ici ?

— C’est très grand pour nous trois, non ?

— Tu ne t’en souviens pas ? Tu y venais quand tu étais enfant.

— … c’est différent maintenant qu’ils sont partis…

Elle me caresse la joue pour me consoler, puis je lui réponds que je vais découvrir l’étage.

— Ta chambre se situe dans l’aile ouest, ainsi, si tu as des invités, la deuxième leur servira de chambre à coucher et vous pourrez également profiter du petit salon, d’une terrasse avec vue sur le parc !

Elle s’arrête un instant puis reprend en disant qu’il y a une bibliothèque dans cette aile-ci. Je la remercie, puis monte les marches tout en regardant les portraits accrochés au mur. L’étage est aussi grand que le rez-de-chaussée, en face des escaliers, il y a deux fauteuils avec une modeste table, le sol est recouvert de tapis rouge à bordure dorée. Je prends sur la gauche et ouvre de nouveau toutes les portes pour savoir ce qu’elles contiennent. C’est exactement ce que ma mère a dit.

« Je regarderai la bibliothèque plus tard… »

J’entre dans ma chambre et m’aperçois que le mobilier est d’époque et comprend un lit à baldaquin, une armoire, une coiffeuse. Je toise le miroir de celui-ci, il reflète le visage d’une jeune fille de 19 ans aux yeux, vairons, le droit est bleu quant au gauche, il est vert. Mes cheveux sont noir-ébène, tombants jusqu’en bas du dos et font des boucles anglaises. Je descends légèrement mon tee-shirt jusqu’à ma poitrine et regarde ma cicatrice qui s’y trouve. Je n’ai jamais su comment je m’étais fait ça. Même mes parents ne le savent pas, ce qui est sûr c’est que mon cœur me fait souffrir parfois. Après cela, je continue ma découverte des lieux. La salle de bains est récente, il y a une douche à l’italienne et une baignoire. Une porte mène à l’autre chambre également accessible par la terrasse. Je sors sur celle-ci et m’appuie contre le rebord en regardant le paysage. Un grand parc entoure la propriété et un petit ruisseau le traverse. Je note encore que le jardin est toujours entretenu malgré la disparition de mes grands-parents il y a dix ans.

« Prochaine mission, une excursion en forêt ! » me dis-je