La Quête du Chevalier - Renaissance

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Summary

Isaac mène une vie tranquille, préférant la solitude de son appartement aux bruits de la vie sociale. Mais lors d'une soirée ordinaire, tout bascule. Après une nuit de fête qui semble tout droit sortie d'un rêve étrange, il se réveille dans un monde inconnu, un monde médiéval où les règles qu'il connaissait n'ont plus cours. Dans "La Quête du Chevalier : Renaissance en Terre Étrangère", Isaac se retrouve plongé dans une aventure épique, où il doit tout reconstruire à zéro. D'un simple citoyen, il devient un chevalier, puis un chef de village, tandis qu'il tente de se faire respecter et de protéger ses nouveaux compagnons d'un danger imminent. Au fur et à mesure qu'il découvre ce monde mystérieux, Isaac réalise qu'il est plus que le simple spectateur d'une histoire déjà écrite. Il est le héros de sa propre légende, avec des choix à faire, des défis à relever et des secrets à dévoiler. Plongez dans ce récit captivant où l'ancien et le nouveau se mêlent, où l'histoire se réinvente et où un homme ordinaire se découvre une destinée extraordinaire. "La Quête du Chevalier" vous entraîne dans un voyage fantastique où l'incroyable devient possible et où chaque pas vers l'inconnu révèle une nouvelle facette de l'aventure.

Status
Ongoing
Chapters
10
Rating
n/a
Age Rating
18+

Éveil dans l’Inconnu

Isaac avait décidé d’organiser une soirée, maintenant devenu propriétaire. C’était une rare occasion pour lui d’enfin sortir de sa carapace. Même si… L’idée de devoir sociabiliser avec autant de monde le rendait nerveux. Il avait invité quelques amis proches, qui eux-mêmes avaient également proposé à leurs connaissances de rejoindre la soirée, élargissant ainsi le cercle des invités.

Notre homme observait la foule lorsque son regard croisa celui d’Alex, le leader de leur groupe d’amis d’enfance. Ce dernier se fraya un chemin avec assurance, un sourire amical illuminait alors son visage. Isaac sentit un mélange de soulagement et une part de nervosité l’envahir alors que son ami s’approchait de lui.

– Zac ! Vieux, ça fait un bail ! déclara Alex. Il posa une main amicale sur son épaule.

Isaac esquissa un sourire, rassuré par le contact engagé par son ami.

– Salut Alex, content que tu sois là. Comment tu vas ?

Alex s’asseyait auprès de lui sur le canapé, jetant un regard complice à son ami.

– Ça va, ça va… Mais on te voit de moins en moins ces temps-ci, Mec ! Quand est-ce qu’on va pouvoir se retrouver tout ensemble ? On a besoin de toi dans nos soirées !

Notre jeune homme baissa les yeux, une pointe de culpabilité lui traversant l’esprit.

– Ouais, je sais… Mais j’ai beaucoup de travail en ce moment. Mais promis, je vais faire un effet. Je sais que je ne suis pas assez présent.

Alex lui donna une tape amicale dans le dos.

– T’inquiète pas, je comprends. Mais tu nous manques vraiment quand tu n’es pas là, tu sais T’es notre pilier, sans toi le groupe n’est pas la même chose, ne l’oublie pas.

Isaac hocha la tête, reconnaissant, le sourire aux lèvres.

– Merci, Alex. Ça compte beaucoup pour moi. Je vais vraiment essayer de m’impliquer davantage, c’est promis.

Pourtant, même en faisant cette promesse, une ombre de doute planait encore dans l’esprit de notre jeune homme. Il n’y avait rien à faire. Il se sentait et se sentirait toujours comme un intrus parmi ses amis. Il était convaincu qu’il les ralentirait ou qu’il les ennuierait en étant présent. Mais malgré ses propres pensées auto-dépréciatives, il savait que le soutien et l’affection de ses amis étaient sincères.

La soirée battait son plein dans son appartement. Rires et conversations animées remplissaient la pièce, quand les verres se vidaient et se remplissaient à nouveau. Certains invités s’étaient regroupés autour de la table basse et jouaient à des jeux de cartes dans une atmosphère compétitrice, mais toutefois amicale. Isaac, lui, préférait rester en retrait, observant discrètement les interactions des autres. Au milieu de la foule, une silhouette attira son regard. Il s’agissait de celle d’une jeune femme. Elle avait des cheveux sombres et des yeux pétillants qui semblaient rayonner d’une énergie particulière. Entourée d’amis, elle riait et plaisantait avec eux et Isaac n’arrivait pas, quant à lui, à détacher son regard d’elle. Il réalisa alors qu’il n’aurait plus beaucoup de chances de la recroiser et se décida ainsi à surmonter sa timidité. Il se dirigea ainsi maladroitement vers elle. Son cœur battait la chamade et avant qu’il n’eût trouvé les mots pour entamer la conversation, quelque chose autour de son cou attira son attention. Il s’agissait d’un bijou d’une mystérieuse beauté. Celui-ci était suspendu à un fin collier argenté capturant la lumière de la pièce et scintillant d’une lueur hypnotique. Isaac n’avait jamais rien vu de tel auparavant et n’arrivait pas à en décrocher le regard tellement il était intrigant.

–  Salut, tu vas bien ? Moi, c’est Isaac. dit-il d’une voix légèrement tremblante.

– Enchantée, moi, c’est Lena ; répondit-elle en lui tendant la main.

Ils discutèrent et échangèrent quelques banalités, mais Isaac sentait que ses paroles peinaient à sortir de sa bouche. Lena semblait très sympathique, mais ses amis l’appelèrent et l’invitèrent à rejoindre leur conversation. Elle prit alors leur direction avant qu’Isaac n’eût la chance de poursuivre leur échange.

Se retrouvant seul une nouvelle fois, il se sentit légèrement découragé, errant ainsi seul dans son propre appartement. Les voix et les rires des invités résonnaient maintenant dans le fond de son esprit. Avec dépit, il se servit un verre de whisky dans sa cuisine et tenta de calmer des nerfs agités.

La soirée continua son cours et s’écoula lentement. Isaac finissait alors par boire beaucoup plus que prévu. Tout devint alors flou, que ce soit les visages des invités ou leurs voix lointaines, et Issac finit bientôt par ne plus se souvenir de rien. Il avait pourtant entre deux verres partagé des anecdotes avec ses amis d’enfance où il racontait des souvenirs de leurs aventures passées. Il avait aussi évoqué les futurs jeux vidéo auxquels ils comptaient jouer tous ensemble dans un avenir proche. La dernière chose dont il eut assez de vigilance, ce fut la porte de son appartement se refermant sur le dernier invité, avant que l’inconscience et sa noirceur ne l’engloutissent complètement.

Isaac ouvrit les yeux. Une sensation de lourdeur l’accapara, on aurait dit qu’une enclume l’avait frappée pendant son sommeil. À chaque battement de son cœur, sa tête réagissait comme une caisse de résonance, décuplant ainsi sa gueule de bois. Notre jeune homme tenta alors de se remémorer les évènements qui avaient pu se produire la nuit précédente, mais… tout lui échappait. C’est comme s’il faisait face à un brouillard épais avec pour seul guide de vagues fragments de rêves éphémères. Ses paupières pesaient des tonnes, ce qui lui donna du fil à retors pour s’habituer à la lumière du jour. Cette dernière filtrait à travers les rideaux, mais restait là encore bien trop vive pour sa tête bourdonnante. Isaac décida alors de se frotter les tempes doucement, faisant une grimace face à la douleur qui le parcourait.

Il se redressa ensuite péniblement, grognant son mécontentement. Sa chambre qui d’habitude était rangée et décorée avec soin se trouvait maintenant dans un désordre chaotique. Ses vêtements jonchaient le sol et des bouteilles vides gisaient çà et là. Il y avait une odeur âcre, celle de fumée qui flottait dans l’air, un mélange de tabac froid et de restes de boissons alcoolisées qui eut tôt fait de lui redonner des haut-le-cœur. Notre homme fronça alors les sourcils, inspectant démuni les dégâts de la nuit passée. Il se demanda ce qui avait bien pu se passer durant les heures obscures où le monde semblait s’être évaporé dans un tourbillon d’excès.

Isaac se leva avec grande précaution et s’appuya sur le bord de son lit afin de ne pas chanceler. Tous ses membres semblaient engourdis, comme s’ils avaient été soumis à un effort surhumain. Les draps moites lui collaient à la peau et s’ajoutaient à son malaise. Son esprit divaguait et ses pensées étaient embrouillées, flottant comme une bulle de savon sur un courant d’air. Pourtant, il y a bien une chose dont il était sûr, c’est qu’il y avait un travail qui l’attendait. Une part de son esprit lui fit remarquer un empressement matinal inhabituel de sa part, mais notre jeune homme l’ignora rapidement, préférant l’attribuer à son état de gueule de bois persistant.

Il s’habilla ensuite avec hâte, choisit des vêtements qui lui semblaient à peu près propres, et ce, bien qu’ils soient froissés et négligés. Il boutonna sa chemise, mais l’usage de ses doigts tremblants lui ajouta toute une difficulté à réaliser la tâche malgré sa concentration extrême. Des chaussettes se trouvaient dans le coin de la chambre et bien qu’elles ne soient pas assorties, elles eurent tôt fait d’être suffisantes. Isaac n’avait ni la patience ni l’énergie pour retrouver une paire convenable. Une fois habillé, il se dirigea vers la cuisine. Son pas traînait tout du long comme si ses pieds étaient enchaînés à un poids invisible.

En ouvrant son réfrigérateur, notre homme remarqua quelque chose d’inhabituel. Des ingrédients étranges et inconnus se tenaient là devant lui. Il chercha du regard les aliments qu’il avait l’habitude d’acheter, mais n’en remarqua aucun. Tous remplacés par ces derniers. Il tenta de cligner des yeux pour essayer de chasser le voile de confusion qui régnait dans son esprit, mais sans effet. Les boites de conserve habituelles avaient disparu, laissant place à des emballages aux designs inconnus. Des langues étrangères y étaient inscrites et il peinait à les déchiffrer. La lumière crue du réfrigérateur lui donna un frisson désagréable, comme si chaque produit était une énigme qu’il devait résoudre.

Isaac secoua la tête. Il allait devoir faire de nouvelles courses afin de remplacer toutes ces choses étranges. Il prit alors une boite de céréales, ignorant le fait qu’elle soit d’une marque qu’il ne reconnaissait pas, et la vida dans son bol ébréché. Les céréales étaient sèches et semblaient s’effriter au moindre contact. Alors qu’il allait y verser du lait, il n’y trouva qu’une bouteille d’un liquide blanc épais qu’il n’arrivait toujours pas à identifier. Il la contempla un instant avec incertitude avant de l’ouvrir d’un geste hésitant. Il en dégagea un arôme si âcre que cela lui donna un haut-le-cœur. Avec résignation, le jeune homme prit une gorgée directement depuis la bouteille et se résigna à l’ajouter à sa préparation. Le liquide avait un goût affreux, un mélange indistinct de sucré et de salé qui lui donna rapidement la nausée. Cependant, il ne pouvait pas s’y attarder, car il était déjà en retard.

Isaac quitta son appartement avec précipitation, son esprit encore embrouillé par les effluves de la soirée précédente. D’un pas chancelant, il traversa les rues familières de la ville où ses pas résonnèrent contre les pavés usés. La lumière du jour était éblouissante. Elle perçait à travers les interstices des immeubles et donnait à Isaac l’impression d’une lueur lointaine. Comme si un voile sombre la séparait de lui. À l’inverse, les passants semblaient différents, plus colorés et excentriques que d’habitude, mais Isaac n’y prêta pas d’attention particulière, bien trop perdu dans ses propres pensées.

Maintenant arrivé sur son lieu de travail, il salua ses collègues en échangeant des banalités sans vraiment écouter ce qu’ils avaient à lui répondre. Il continua son avancée et ses pas le menèrent jusqu’à son bureau où son ordinateur l’attendait. Il s’assit avec précaution afin de ne pas divulguer à ses collègues de travail qu’il était encore éméché, mais il ne put retenir une vague de nausée qui le prit à la gorge. Lorsqu’il alluma son ordinateur, il eut la mauvaise surprise de remarquer que ses illustrations qu’il avait alors créées la veille semblaient avoir changé. Leurs couleurs étaient plus vives et leurs formes plus détaillées. Le jeune homme secoua la tête et frotta les yeux avec force, mais les lignes se mirent à danser devant lui comme s’il s’agissait de serpents insaisissables.

La journée se déroula lentement. Isaac se perdit dans son travail, mais ne put l’empêcher de laisser ses pensées vagabonder de temps en temps vers la soirée mystérieuse qui l’avait laissé dans cet état. Au fur et à mesure que la journée avançait, il commença à remarquer des détails de plus en plus étranges. Les horloges semblaient indiquer des heures impossibles, les rues depuis sa fenêtre semblaient se tordre et changer de forme lorsqu’il se retournait, et pire encore, probablement la goutte de trop, les visages de ses collègues semblaient se fondre les uns dans les autres. Il cligna des yeux à plusieurs reprises et finit par se demander s’il n’était pas là, en train de perdre la tête.

Face à cette répétition d’étrangeté, Isaac se prépara à rentrer chez lui. Mais dès lors, un sentiment étrange d’engourdissement l’envahit. Ses paupières s’alourdirent et son esprit s’embruma ; et bien qu’il lutta contre le sommeil, celui-ci continua de s’enfoncer. Ses pensées devinrent floues, se mêlant les unes aux autres dans un tourbillon de confusion, et juste au moment où il sentit les ténèbres de l’inconscience le happer, une voix douce et lointaine sembla lui murmurer quelque chose.

« Veux-tu recommencer une nouvelle aventure ou continuer l’aventure en cours ? »

La question resta en suspens dans les airs entre rêve et réalité. Isaac ne put s’empêcher de frissonner quand une sensation étrange de déjà-vu lui traversa l’esprit. Elle ne lui laissa alors guère le temps de répondre et l’engloutit au sein des ténèbres, l’emportant dans un océan de sommeil sans fin.

Dans ce monde éthéré où les frontières de la conscience se faisaient de plus en plus minces, une nouvelle aventure semblait s’offrir à lui, pleine de mystères et de promesses.