Préambule
La fiction que vous vous apprêtez à lire appartient au genre de l’omegaverse. Ce préambule a pour but de vous présenter les règles de cet univers et les termes qui lui sont associés s’ils vous sont inconnus.
Pour commencer, sachez déjà que tous les omégaverses fonctionnent sur une base commune, mais que chaque auteur y ajoute des particularités qui lui sont propres. Ce chapitre vise donc à vous exposer le fonctionnement de l’omegaverse tel que moi, je l’interprète, il est de ce fait normal qu’il diffère d’autres représentations que vous auriez pu connaître. Ce ne sont pas des erreurs, ce sont des choix, cependant, je suis ouvert.e à toutes remarques si certains points vous paraissent incohérents ou mal interprétés.
Cette mise au point étant faite, il est temps de commencer la présentation même de l’univers.
Dans l’omegaverse, la société n’est pas hiérarchisée selon le genre des individus, on différencie à peine les hommes des femmes puisque tous ont la capacité d’enfanter, la différence se fait dans la classe d’appartenance de l’individu. Inspirées par le monde animal, ces dernières sont au nombre de trois : alpha, bêta et oméga. Certains auteurs ajoutent d’autres classes plus complexes parmi celles-ci, on se contentera ici des classes de base en expliquant leur fonctionnement au sein de cette société.
1. Les bêtas
La caste majoritaire dans la population, ils sont pourtant ceux qui se démarquent le moins. Ils n’ont pas de chaleur, n’émettent pas de phéromone, mais peuvent dans de rares cas être sensible aux phéromones des omégas durant leurs chaleurs. Ils fonctionnent plus ou moins comme les êtres humains que nous sommes, et bien qu’il soit la classe la plus stable, puisque non dirigés par un instinct animal, ils sont souvent mis au second plan. Considérés comme inférieurs aux alphas, ils sont la classe oubliée, la foule de laquelle un individu en particulier peut difficilement se démarquer.
2. Les omégas
Autant numériquement qu’au sein de la société, les omégas sont la classe estimée comme la plus inférieure. Ils sont la classe la plus rare, mais cela ne les rend pas pour autant plus respectés par le reste de la population. On les voit comme faibles, fragiles et victimes de leurs chaleurs, il est jugé comme inconscient de leur donner trop de responsabilités.
Les omégas, hommes comme femmes, ont en effet un cycle de chaleur qui varie selon les individus, mais qui pour tous dure plusieurs jours durant lesquels l’oméga a de grandes chances de tomber enceinte si il ou elle est fécondé.e. Je préfère cependant tout de suite vous rassurer (ou vous décevoir), bien que ce soit un bl, il ne sera pas question dans cette fiction de mpreg, donc d’un homme qui tomberait enceinte et enfanterait. J’évoque le sujet, car il est important de savoir qu’un oméga, même de sexe masculin, peut tomber enceinte, mais ce ne sera que rapidement le sujet du récit qui va suivre.
Pendant leurs chaleurs, mais aussi en dehors, les omégas émettent également des phéromones pour attirer les alphas, qui peuvent aussi agir sur certains bêtas.
Toujours pendant leurs chaleurs et s’ils sont en relation avec un alpha, les omégas peuvent enfin être “marqués”. C’est un processus durant lequel l’alpha peut mordre la nuque de l’oméga et le marquer de manière permanente. Si un oméga est marqué, il sera incapable d’avoir une relation avec un autre alpha et ne sera plus sensible qu’aux phéromones de son alpha. Un oméga ne peut être marqué qu’une fois dans sa vie, c’est un procédé irréversible qui fait de l’oméga la propriété exclusive d’un alpha. C’est de ce fait une pratique dangereuse pour l’oméga qui peut être marqué de force par un alpha abusif. Il n’existe encore aucun moyen de se débarrasser d’une marque même si elle a été effectuée sous la contrainte.
Pour finir sur cette classe, les omégas sont des individus très convoités par les alphas qui sont plus nombreux qu’eux, ils verront donc d’un mauvais œil qu’un oméga ait une relation avec une personne d’une autre classe (oméga ou bêta). Ils pourraient percevoir cette relation comme du “gâchis”.
3. Les alphas
Hiérarchiquement considérés comme la classe dominante et supérieure aux deux autres, les alphas détiennent le pouvoir dans les sociétés de l’omegaverse.
Leur différence se fait dans leur capacité à émettre des phéromones puissantes qui poussent les omégas à l’obéissance bien qu’elles aient peu d’effet sur les bêtas.
Ils possèdent également des chaleurs aléatoires, la plupart du temps déclenchées par les chaleurs d’un oméga. Dans leur état de chaleur, aussi appelé rut, les alphas perdent tout sens logique et capacité de réflexion ou de retenue, ils ne cherchent qu’à s’accoupler ce qui peut les faire devenir violents.
Les différences entre les alphas et les autres classes sont aussi physiques. Les alphas sont pourvus d’une glande appelée knot (traduit en français par le mot “nœud”, mais je garderai le terme anglais dans tout le récit pour plus de praticité). Située à la base du pénis, cette dernière gonfle dans des moments d’excitation intense (chaleur de l’oméga ou rut de l’alpha), ainsi le pénis de l’alpha se retrouve bloqué à l’intérieur de son partenaire après l’éjaculation ce qui permet d’augmenter considérablement les chances de fécondation.
Dans ma version de l’omegaverse, les alphas possèdent aussi des crocs, qui apparaissent dans les mêmes conditions que le knot ou quand l’alpha est attaqué. Dans le premier cas, les canines des alphas poussent parce que leur corps se prépare à marquer leur partenaire, dans le deuxième, c’est un mécanisme de défense, les alphas gagnent la capacité de blesser ou d’impressionner leur opposent en montrant leurs crocs pour les dissuader de chercher à combattre.
Je m’arrête là-dessus pour les explications, j’espère que cette présentation vous permet d’y voir un peu plus clair sur le genre de récit que vous vous apprêtez à lire, si ce n’est pas le cas n’hésitez pas à laisser vos questions dans les commentaires, j’y répondrai avec grand plaisir.
Il me semble maintenant que cette mise en contexte devient bien longue, il est temps que je vous laisse à la découverte du récit que vous êtes venu chercher, en espérant que vous apprécierez le lire autant que j’ai aimé l’écrire.
Bonne lecture !