La bête de l'auberge de Glozel

All Rights Reserved ©

Summary

La scène se déroule à Glozel, près de Vichy, en France. Un garçon de 17 ans nommé Emile Fradin marche aux côtés de son grand-père dans le champ audacieux un bastion inculte d'un hectare en pente et rempli de buissons de baies.

Status
Complete
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
16+

Chapitre 1

La date est le 1er mars 1924.

La scène se déroule à Glozel, près de Vichy, en France. Un garçon de 17 ans nommé Emile Fradin marche aux côtés de son grand-père dans le champ audacieux un bastion inculte d’un hectare en pente et rempli de buissons de baies. Deux vaches sont poussées par une charrue, et soudain, l’une d’elles trébuche et s’enfonce à moitié. En déblayant la boue, Emile et son grand-père découvrent une cavité ovale d’environ 2 m 80 sur 1 m, entourée de briques imbriquées les unes dans les autres et recouverte de 16 dalles d’argile. On y trouve des fragments, une tête humaine et de la glaise. Les Fradin se représentent tomber sur un trésor, ils cassent la poterie, mais quelle cruelle déception, il n’y a que de la terre. Le lendemain Emile revient sur les lieux et déterre des vases, des sculptures, des céramiques et une tablette d’argile gravée dans ce qui semble être une tombe.


Les découvertes antérieures ont été rejointes par 3 tablettes gravées de mains, une aiguille en os et des cailloux gravés portant des signes étranges similaires à ceux trouvés sur la tablette d’argile.

La nouvelle de la découverte du site funéraire est rapidement parvenue jusqu’au village voisin de Vichy, Glozel. Vinrent alors la découverte sur place, le prêtre, le docteur et l’instituteur. Pour le docteur en question, le docteur Antonin Morlet, il n’y avait aucun doute : c’était un site funéraire préhistorique datant du Néolithique entre 7 000 et 5 000 ans av. J.-C. Antonin Morlet, intéressé par l’antiquité, accordant à Fradin de lui réserver le champ Duranthon, qu’il rebaptisa sans délai le Champ des défunts. Le docteur Morlet avait ensuite fait débuter les investigations et rémunéré les employés de sa propre initiative. Rédacteurs descriptifs et écrivains : dans ce style d’écriture, les phrases sont généralement déclaratives et descriptives.

Il est préférable de suivre : comment développer la voix de votre écrivain pour rendre votre voix narrative plus vivante et convaincante ? La voix des écrivains est unique en raison de leur style d’écriture individualiste. Il est conseillé aux écrivains d’utiliser autant que possible un langage formel. Un ton formel et législatif doit être utilisé tout au long du texte. Vous n’êtes pas obligé d’écrire le texte de manière très formelle. Tenez-vous-en à la grammaire et à la syntaxe courantes. Votre essai doit être entièrement formel, en utilisant des structures de phrases répétitives et des mots de transition partout. De cette façon, vous pouvez garder le texte ennuyeux, ce qui est génial, car il semblera encore plus naturel.


Il conclut un accord avec la famille Fradin : les objets resteront la propriété de la famille, mais le médecin aura le droit de les publier. Les trouvailles seront cataloguées par le chercheur et des brochures seront publiées sur le site. Toute cette agitation aura occasionné beaucoup de curiosité. Tous seront prêts à s’y mettre à coups de pioche. Les fouilles disent proprement se dérouler dans l’anarchie la plus totale.



Depuis 1926, les archéologues les plus en vue de l’époque sont venus à Gozel. Ils avaient quitté le site très sceptique et étaient convaincus de l’authenticité du site et de ses trouvailles. Mais tout aussi vite l’enthousiasme s’était transformé en petites querelles. Certains de ces experts voulaient s’approprier la découverte du site à la place de Fradin, qu’ils qualifiaient de paysan inculte. Je ne ferai pas ici la description de la situation d’Emile Fradin face aux larcins, aux mensonges et aux tracasseries diverses causées par la vanité, l’égoïsme et non moins par la répulsion de certaines autorités scientifiques qui n’avaient aucune envie de réviser non seulement leurs déclarations (dans son cas, on l’accusa même de faux) mais aussi de prendre en considération les observations faites par leurs amis : il avait gagné plusieurs procès différents, même pour diffamation, mais avait particulièrement singulièrement perturbé la vie de cet homme.


Nous sommes en 1931.


Le docteur Morlet poursuit ses fouilles jusqu’en 1942 où une loi est votée attribuant la propriété du sous-sol à l’État français : en conséquence, toute reprise de fouilles sera soumise à autorisation officielle. Le docteur Morlet continue de se battre pour la reconnaissance du site jusqu’à sa mort en 1965.

Il faudra 10 ans et un séminaire en Angleterre sur l’arthrométrie pour que l’endroit de Glozel soit accepté comme inattaquable.


Nous sommes le 7 avril 1975.


Petit ajout :

Site archéologique ou imposture ?


Les planchettes et motifs en os récupérés sur l’emplacement datent de 700 à 100 ans avant JC, cependant, certains de ces objets en os datant de 17 000 ans avant J. -C 17 anciennetés de différence, de l’âge de pierre, mais plus est ancien que la guerre des Gaules dans un même lot de fouilles.


L’hypothèse d’une falsification intentionnelle ne semble pas très plausible, compte tenu de l’hétérogénéité des objets du site datant de différentes périodes. Cependant, en raison du grand nombre de pièces, on ne peut écarter a priori cette hypothèse. Il est difficile d’imaginer qu’Emile Fradin et le docteur Morlet, par une nuit de pleine lune, aient gravé des signes représentant une maison sur des tablettes et des animaux sur des os et des galets afin de conspirer pour tromper la communauté scientifique.


À l’auberge de Glozel, une atmosphère étrange et inquiétante régnait, imprégnant chaque recoin de la vieille bâtisse. Les rumeurs de falsifications archéologiques s’étaient intensifiées, créant une aura de mystère autour de ce lieu déjà réputé pour ses trouvailles controversées. Pourtant, peu de gens savaient qu’un autre secret, bien plus sinistre, hantait.

Depuis quelques semaines, des événements troublants étaient rapportés par les villageois et les visiteurs de passage. Des hurlements lugubres résonnent parfois dans la nuit, semblant provenir des bois entourant l’auberge. On parlait aussi de disparitions mystérieuses : des animaux, des objets personnels, et plus récemment, des personnes. Une ombre semblait rôder, et tous murmuraient que quelque chose, ou quelqu’un, était à l’œuvre.

Ce soir-là, une nouvelle pleine lune baignait la campagne de sa lumière argentée, reflétant sur les champs humides et les toits de l’auberge. Dans une des chambres à l’étage, Emile Fradin, le propriétaire des lieux et celui qui avait découvert les mystérieuses tablettes, ne trouva pas le sommeil. Il observait la lune à travers la fenêtre, son esprit tourmenté par les récentes découvertes et les accusations d’imposture qui pesaient sur lui. Pourtant, ce n’étaient pas ces soupçons qui l’empêchaient de dormir, mais une peur plus ancienne, celle qu’il refusait de reconnaître, une crainte viscérale.

C’est alors qu’il entendit un bruit sourd, suivi de grattements venant de l’extérieur. D’abord faible, puis de plus en plus distinct, comme si quelque chose ou quelqu’un rôdait près de la porte arrière de l’auberge. Il se leva en silence, attrapa une lampe à huile, et descendit prudemment les escaliers, tentant de ne pas réveiller les autres pensionnaires.

En arrivant près de la porte, les bruits cessèrent fréquemment. Le silence qui suivait était lourd, étouffant, comme si le monde entier retenait son souffle. Puis, un cri terrifiant déchira la nuit, semblant provenir des bois. Le cri était humain, mais portait avec lui une souffrance et une terreur animale. Sans gamberger, Emile ouvrit la trappe et la persienne.



Dehors, le vent s’était levé, faisant frémir les arbres. L’air semblait plus froid que de raison, comme si une présence invisible le glaçait. Les herbes hautes s’agitaient sous la brise nocturne, mais rien d’anormal ne semblait bouger. Emile resta immobile un instant, scrutant les ombres dansantes sous la lune. Son regard se pose sur un détail étrange à la lisière du bois : une forme, vaguement humaine, se tenait là, le dos tourné vers lui.

“Qui va là ?” Appela-t-il

La forme ne répond pas, mais elle semble se pencher légèrement en avant, comme pour observer quelque chose sur le sol. Puis, lentement, elle se redressa, et tourna la tête vers lui. Ce qu’Emile vit alors la paralysie de peur : le visage n’était pas humain. Des yeux brillants, jaunes et féroces, le fixaient. La bouche, ou plutôt la gueule, s’ouvre en un sourire grotesque, révélant des crocs acérés. C’était un personnage moitié homme, moitié animale, une horreur contre-nature.

Le cœur battant à tout rompre, Emile recula, mais son pied trébucha sur une pierre. Il tombe lourdement au sol, lâchant sa lampe qui s’éteint dans l’herbe humide. Dans l’obscurité, il entend la créature s’approcher, chacun de ses pas résonnant comme un coup de marteau. Il tente de se relever, mais avant qu’il ne puisse bouger, une main ou plutôt une patte monstrueuse se pose sur son épaule.

Alors qu’il s’attendait à sentir les crocs de la bête dans sa chaise, un autre cri déchira la nuit, mais celui-ci était différent. Plus humain. Emile leva les yeux et, à travers le voile de la peur, il distingua une silhouette qui se précipitait vers eux depuis l’auberge. C’était le docteur Morlet, brandissant une torche.

La bête cessa tout grognement, dans un hurlement épouvantable, disparut dans le brouillard de la forêt. Morlet aide Emile à se relever, essoufflé, mais indemne.

« Tu l’as vu ? » Demanda Morlet d’une voix grave, en regardant l’endroit où se trouvait l’animal. Emile hocha la tête, il ne pouvait pas parler. Ils courent vers l’auberge et verrouillèrent la porte de derrière.

Ce soir-là, Emile comprit que le mystère de Glozel allait bien au-delà des simples artefacts anciens ou des querelles scientifiques. Il y avait quelque chose de bien plus ancien et de bien plus dangereux.

Le silence revient sur l’auberge, lourd et oppressant. Morlet, le visage pâle, posait une main tremblante sur la table en bois massif de la salle commune, où il venait de déposer la torche. Émile, encore sous le choc, s’assit face à lui, ses yeux fixant le feu vacillant dans l’âtre. Le crépitement des flammes était le seul bruit qui parvenait à leurs oreilles, mais ils savaient tous les deux que ce silence ne durerait pas. La créature rôdait encore, tapie quelque part tout près dans la forêt.


Morlet prend une inspiration profonde avant de parler, sa voix grave et empreinte de gravité.

“Émile… Il faut dorénavant que tu sois informé de ce qu’il s’est produit. Ce qui se passe ici à Glozel, ce n’est pas une simple série de coïncidences ou de découvertes archéologiques étranges. C’est bien plus ancien que cela.

Emile fronça les sourcils, ses mains tremblant légèrement. “Le personnage, tu étais au courant de son existence, n’est-ce pas ?”

Morlet hocha lentement la tête. “Je l’ai vue, il y a bien des années, avant même que les fouilles ne commencent. C’est la raison pour laquelle je suis revenu à Glozel. Cette terre cache des secrets que l’humanité n’est pas prête à découvrir, ce n’est pas seulement une question de falsification ou de trésors perdus. Les objets que nous avons trouvés ne sont pas de simples artefacts. Ils sont liés à quelque chose de plus grand, quelque chose d’ancestral.

“De quoi parles - tu ?” Demanda Emile, sa voix à peine plus que inquiétante.

Morlet se leva et alla fouiller dans une vieille malle près du foyer. Il en sort un parchemin usé par le temps, ses bords effilochés, et le pose sur la table. J’ai découvert ces archives par hasard lors de mes premières enquêtes, non officielles ici, bien avant que le lieu ne devienne le centre d’une exploration officielle. Elles sont rédigées dans une langue très ancienne, presque perdue. J’ai passé des années à en décoder une partie seulement. Et le peu que j’ai décodé m’a informé des choses ahurissantes.

Emile se pencha pour examiner le parchemin. Des symboles complexes y étaient gravés, similaires à ceux qu’ils avaient trouvés sur certaines des tablettes du site, mais d’une précision plus inquiétante. Chaque ligne semblait vibrer d’une énergie ancienne, presque vivante.

“Ce texte parle d’une créature”, continue Morlet, “une bête qui vivait bien qu’avant l’homme, avant même l’arrivée de nos ancêtres sur ces terres. Elle était vénérée par une civilisation disparue, une société secrète qui croyait en des forces que nous ne comprenons toujours pas. Ils l’appelaient La Gardienne des Ombres.” . ”

Le cœur d’Emile se serre. « L’animal que nous avons approché, c’est elle ? »

« Oui, confirme Morlet. Mais elle est plus qu’une simple créature. Elle est liée à ces terres, à Glozel, par un pacte ancien. La civilisation qui la vénérait l’a emprisonnée ici, mais elle a aussi laissé des traces, des objets qui, s’ils étaient mal utilisés, pourraient la libérer complètement. »


Emile sentit un frisson le parcourir. « C’est pourquoi les parasites sont si étrangers, si opposés, qu’ils semblent provenir d’une civilisation étrangère. Pourquoi les a-t-on laissés ? Pour la maintenir séquestrée ? »

“Exactement. Ces objets sont des clés, des symboles de pouvoir. Mais si nous continuons à les déterrer, à briser les scellés placés par ces anciens, nous risquons de libérer entièrement La Gardienne. Et si cela se produit, elle ne se contentera pas de rôder dans la forêt. Elle apportera la destruction sur tout ce qui l’entoure.

Emile resta silencieux un moment, digérant ces révélations. Il se leva finalement, marchant lentement jusqu’à la fenêtre pour observer la lune, toujours suspendue haut dans le ciel. “Il faut prévenir les autorités, arrêter les fouilles. Nous devons sceller tout ça, avant qu’il ne soit trop tard”.

Morlet serra la tête, le regard sombre. “C’est trop tard, Emile. Ils ne nous croiront pas. Aux yeux du monde, nous ne sommes que des amateurs, des fraudeurs. Mais pire encore, il y a des forces qui veulent ces artefacts. Des gens puissants qui savent ce que nous avons trouvé et qui feraient tout pour mettre la main dessus”.

Emile se tourne vers Morlet, le visage grave. “Alors que pouvons-nous faire ?”

Morlet s’approche de lui, déterminé. “Il nous reste une chance. Il existe un dernier objet, caché dans les souterrains de Glozel. C’est le dernier des scellés, celui qui pourrait encore contenir la créature. Mais il est gardé, et pour le trouver, il nous faudra affronter des dangers que nous n’avons jamais eu à affronter”.

“Et si nous échouons”

Morlet fixe son vieil ami dans les yeux, une lueur de défi dans le regard. “Alors la bête de Glozel sera libre. Et ce ne sera pas seulement une menace pour nous, mais pour le monde entier.

Emile sentit un frisson glacé le traverser. Le mystère qu’ils avaient mis des années à tenter de résoudre ne faisait que commencer, et la véritable bataille pour Glozel ne se jouait pas dans les musées ou dans les revues scientifiques, mais dans les profondeurs de la terre, là où la lumière de la nuit.

Le silence revient sur l’auberge, lourd et oppressant. Morlet, le visage pâle, posait une main tremblante sur la table en bois massif de la salle commune, où il venait de déposer la torche. Émile, encore sous le choc, s’assit face à lui, ses yeux fixant le feu vacillant dans l’âtre. Le crépitement des flammes était le seul bruit qui parvenait à leurs oreilles, mais ils savaient tous les deux que ce silence ne durerait pas.


Morlet prend une inspiration profonde avant de parler, sa voix grave et empreinte de gravité.

“Émile… Il est temps que tu saches la vérité. Ce qui se passe ici à Glozel, ce n’est pas une simple série de coïncidences ou de découvertes archéologiques étranges. C’est bien plus ancien.

Emile fronça les sourcils, ses mains tremblant légèrement. “La créature… Tu la connaissais, n’est-ce pas

Morlet hocha lentement la tête. “Je l’ai vue… Il y a bien des années, avant même que les fouilles ne commencent. C’est la raison pour laquelle je suis revenu à Glozel. Cette terre cache des secrets que l’humanité n’est pas prête à découvrir, ce n’est pas seulement une question de falsification ou de trésors perdus. Les objets que nous avons trouvés ne sont pas de simples artefacts. Ils sont liés à quelque chose de plus grand, quelque chose d’ancestral.

“De quoi parles-tu ?” Demanda Emile, sa voix à peine plus audible.

Morlet se leva et alla fouiller dans une vieille malle près du foyer. Il en sort un parchemin utilisé par le temps, ses bords effilochés, et le pose sur la table. “Ce document, je l’ai trouvé lors de mes premières recherches ici, bien avant que nous ne commencions les fouilles officielles. Il s’agit d’un texte très ancien, écrit dans une langue oubliée. Cela m’a pris des années à en décrypter une partie, et ce que j’ai découvert est bien plus important.

Emile se pencha pour examiner le parchemin. Des symboles complexes y étaient gravés, similaires à ceux qu’ils avaient trouvés sur certaines des tablettes du site, mais d’une précision plus inquiétante. Chaque ligne semblait vibrer d’une énergie ancienne, presque vivante.

“Ce texte parle d’une créature”, continue Morlet, “une bête qui vivait bien qu’avant l’homme, avant même l’arrivée de nos ancêtres sur ces terres. Elle était vénérée par une civilisation disparue, une société secrète qui croyait en des forces que nous ne comprenons toujours pas. Ils l’appelaient La Gardienne des Ombres.” . ”

Le cœur d’Émile se serre. “La bête que nous avons vue… C’est elle.

“Oui”, confirme Morlet. “Mais elle est plus qu’une simple créature. Elle est liée à ces terres, à Glozel, par un ancien pacte. La civilisation qui l’a vénérée l’a enfermée ici, mais elles ont également laissé des traces, des objets qui, si mal utilisés, pourraient la libérer complètement.

Emile sentit un frisson le parcourir. “C’est pour cela que les artefacts sont si différents, qu’ils semblent venir d’époques variées. Ils ont été laissés pour… Quoi ? Pour la garder emprisonnée ?”


Exactement. Ces objets sont des clés. Symboles de pouvoir. Mais si nous continuons à les dissuader, si nous continuons à briser les sceaux placés par ces anciens, nous risquons de libérer entièrement la gardienne. Et si cela arrive, elle ne va pas simplement errer dans la forêt. Elle va tout détruire autour d’elle.

Emile n’a pas répondu tout de suite, réfléchissant à tout ce qu’il avait entendu. Il se leva enfin et alla se placer près de la fenêtre, regardant la lune. « Il faut le faire savoir aux personnes compétentes, contenir les investigations. Il faut tout fixer avant qu’il ne soit trop tard. » Morlet se mit les mains dans les cheveux, le regard pitoyable. « C’est sans espoir, Emile, ils ne nous croiront jamais. Tout le monde pensera que nous sommes deux amateurs noirs, deux escrocs. Il y en a d’autres qui veulent les Artefacts. Il y en a d’autres qui sont puissants et qui sont au courant de tout ce que nous avons appris, et qui ne ménagera aucun effort pour tout effacer. Les clichés sont permis quand ils existent déjà dans le texte original.

Emile se tourne vers Morlet, le visage grave. “Alors que pouvons -nous faire ?”

Morlet s’approche de lui, déterminé. “Il nous reste une chance. Il existe un dernier objet, caché dans les souterrains de Glozel. C’est le dernier des scellés, celui qui pourrait encore contenir la créature. Mais il est gardé, et pour le trouver, il nous faudra affronter des dangers que nous n’avons jamais.

Le silence, à nouveau, s’installe entre les deux hommes. Les flammes dans l’âtre continuaient de danser, projetant des ombres mouvantes sur les murs de l’auberge. Emile sentait la lourdeur des révélations s’abattre sur ses épaules comme un poids qui était beaucoup trop lourd à porter pour lui.

“Il faut partir immédiatement”, murmura Morlet en se levant, la détermination croustillante et les traits de son visage.

Emile hocha faiblement la tête, ses pensées toujours embourbées dans le doute et la peur. « Et si tout cela n’était qu’une légende, une histoire que les anciens racontent pour effrayer les enfants ? » Morlet se tourne vers lui avec un sursaut, les yeux soudains intenses et brillants. « Crois -moi, Émile. Ce que nous avons vu ce soir n’est pas une légende. Cette créature. Cette gardienne, elle est bien réelle. Et si nous n’agissons pas maintenant, elle se libérera entièrement, ce sera la fin du monde et elle détruira tout sur son passage. »

Le feu dans l’âtre rugit, se produit et projette une énorme lumière. Emile sentit un frisson d’inquiétude le parcourir alors qu’il se redressait, prêt à suivre Morlet. Ils avaient leur objectif, mais la route semblait semée d’embûches. Les deux hommes poursuivaient leur mission dans la nuit. Lorsqu’ils atteignirent le bâtiment délabré, les deux hommes entrèrent lentement pour pouvoir trouver d’autres indices.

Après plusieurs minutes, les deux hommes aperçoivent près d’un vieux buffet, un objet métallique assez moyen comme grosseur.



Morlet se précipita vers le socle, récitant une incantation à voix basse, ses mains tremblantes autour de l’artefact. Emile, sidéré par la peur, fit un pas en arrière. Mais la bête, rapide comme l’éclair, bondit vers eux.

“Non !” Hurla Morlet, levant l’artefact au-dessus de sa tête

Une lumière éclatante jaillit de l’artefact, illuminant toute la salle dans un flash aveuglant. La créature rugit de douleur, ses ombres se contorsionnant, repoussées par la force de la lumière. Pendant un instant, il semble que la bête allait disparaître, éradiquée par l’énergie ancestrale.

Mais alors que la lumière s’estompe, la créature reste là, affaiblie, mais toujours présente, ses yeux brûlent de colère. Morlet chancela, puis se tourna vers Emile et dit.”

“C’était notre seule chance”, murmura-t-il, désespéré.

Émile, les mains tremblantes, fixent la bête qui les observait avec une malveillance palpable. “Il doit y avoir un autre moyen”, dit-il, les yeux cherchant frénétiquement une solution

Morlet le regarda, ses yeux emplis de tristesse. Il n’y a qu’un plus.

C’est alors qu’un son inconnu résonna dans les profondeurs des souterrains. Un bruit de pas, mais nonhumain. Des voix murmurantes s’élèvent, se propagent comme une fraction de seconde.

Les deux hommes se figèrent. Ce n’était pas seulement la bête qu’ils avaient réveillée, mais d’autres forces, plus anciennes encore, s’étaient éveillées.

“Nous ne sommes pas seuls”, murmura Emile, le cœur battant à tout rompre.

L’authentique cauchemar de Glozel ne faisait que débuter.

Les murmures grandissaient, semblant émaner des murs eux-mêmes, comme si les pierres millénaires avaient retrouvé la parole après des siècles de silence. Des ombres mouvantes s’étiraient le long des paroisses, prenant des formes indéfinies, humaines mais distordues, comme si les âmes des anciens gardiens de la Gardienne se réveillaient.


Emile et Morlet se tenaient au centre de la salle, leurs cœurs battant à tout rompre. La créature, affaiblie mais toujours vivante, les observait, prête à bondir à nouveau. Mais c’étaient ces voix qui les paralysaient plus que tout. Une intimidation qu’ils ne peuvent ni apercevoir ni interpréter.

“Que se passe-t-il, Morlet ?” Demanda Emile, ses mains tremblantes serrant une pierre du sol, comme si elle pouvait lui servir de protection contre l’irréel.

“Ce n’était pas seulement des voix. C’étaient les esprits de la civilisation disparue. Ceux qui ont emprisonné le Gardien ici, dans ces terres maudites.” “Quoi ?” Morlet ” Soudain, un autre bruit bien plus étrange, puis plus rien, un immense silence s’installa.

Et puis les ombres commencèrent à s’éclaircir. Des murmures mouraient lentement et tandis que le Gardien gagnait en puissance, des mouvements violents devenaient plus forts, les esprits des anciens semblaient épuisés, incapables de maintenir leur emprise. « Non, ce n’est pas suffisant », marmonna Morlet. Il se tourna vers Emile, une nouvelle résolution dans les yeux. Viens de comprendre.” Emile fronça les sourcils. “Quoi ?”

Morlet inspire profondément. « Le dernier poinçon est celui que nous voulions. Je suis lié à lui. » Il fait un geste vers l’artefact dans ses mains. « Ce parchemin que j’ai trouvé, ce n’était pas seulement un texte ancien. Il portait une malédiction. Quiconque déchiffre le secret du Gardien déviant le dernier protecteur. »

Les yeux d’Émile s’écarquillèrent. « Tu veux dire… ? »

« O-oui », la voix de Morlet tremblait, mais elle était pleine de résolutions. « Je dois le sceller moi-même. Mon âme doit servir de verrou. C’est la seule façon de faire ça. » « Non, il doit y avoir une autre manière ! » pleure Emile, protestant avec les yeux remplis de larmes.

Morlet lui sourit tristement. “Il n’y en a pas. C’est ce que les anciens ont fait avant moi. Quelqu’un doit toujours payer le prix ultime pour que le mal reste enfermé.”

Sans un mot de plus, Morlet s’approche de la créature, tenant l’artefact devant lui. Les ombres, faibles mais présentes, semblent répondre à son geste, s’entremêlent avec son corps. La créature, voyant son ennemi s’approcher, rugit de plus belle, tentant de se libérer, mais Morlet sait qu’il doit accomplir sa mission.

“Va, Emile”, dit-il d’une voix calme, mais ferme. “Tu dois vivre pour raconter la vérité. Ne laisse pas ce lieu tomber dans l’oubli, mais protège -le du mieux que tu peux”.


Les larmes coulaient sur le visage d’Emile, mais il ne pouvait pas détourner le regard. Morlet leva l’artefact au-dessus de sa tête, prononçant des mots dans une langue que seuls les anciens pouvaient comprendre. Un rayon de lumière s’échappa de l’artefact, illuminant toute la salle. Les ombres réagissent, se référant une dernière fois sur la Gardienne, qui poussa un hurlement déchirant avant de disparaître dans l’obscurité.

Le corps de Morlet se dissipe dans la lumière, se mêlant aux esprits des anciens. L’artefact tomba au sol, désormais inerte, comme vidé de toute magie. La pièce retrouve le calme qui régnait auparavant. Emile se laissa retomber et resta à genoux, les yeux fixés sur le sol où se tenait Morlet quelques instants auparavant. C’était lui qui avait sauvé Glozel.

Il reste à genoux pendant des minutes avant d’avoir enfin la force de se relever. Il prend le morceau, le pose sur sa poitrine et quitte pour toujours le souterrain, triste au cœur, mais déterminé dans son esprit. Il savait maintenant que Glozel n’était plus à étudier. Ces terres devaient rester silencieuses, protégées de ceux qui voudraient réveiller les ténèbres à nouveau.

La lumière de la lune éclairait faiblement son chemin, mais Emile savait que le véritable poids de ce qu’ils avaient découvert restait caché dans l’obscurité, loin des yeux du monde, un secret trop dangereux pour être révélé, et trop ancien pour être oublié.